La difficile dernière ligne droite de la réforme portuaire

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Restaurer la compétitivité des grands ports maritimes français face à la concurrence des ports de la Mer du Nord et de la Méditerranée. L'objectif, lancé dès juillet 2007 par Nicolas Sarkozy, reste plus que jamais d'actualité. «La moitié des marchandises qui arrivent en France par la mer sont débarquées dans un port étranger», déplorait le ministère du transport début 2008. Pour redonner des couleurs aux sept grands ports maritimes français (Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux, Marseille), le gouvernement a lancé une réforme portuaire, par une loi votée en juillet 2008. Au coeur de ce dispositif : le transfert des outils et du personnel chargé de la manutention sous statut privé. La loi donne deux ans aux directeurs de ports, soit pour la plupart jusqu'au printemps 2011, pour négocier ce transfert avec les syndicats, en l'occurrence la CGT ultra majoritaire dans ce secteur. La centrale a immédiatement posé comme condition préalable la signature d'un accord sur la pénibilité qu'elle négociait depuis ... 2005. En octobre 2010, les syndicats et le patronat des ports finissent par conclure -oralement- un accord sur ce volet pénibilité, qui prévoit des départs à la retraite quatre ans avant l'âge légal. Le nouveau secrétaire d'Etat aux transports Thierry Mariani s'empresse en arrivant d'annuler cet accord en sommant les deux parties de se mettre en conformité avec la réforme 2010 des retraites qui prévoit un maximum de deux ans pour les départs anticipés. Ce qui a remis le feu aux poudres et déclenché les grèves intermittentes qui perturbent les ports depuis le début de l'année. M.-C. L.

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