Norsk Hydro met la main sur les mines de bauxite de Vale

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Le producteur norvégien Norsk Hydro renforce son accès aux matières premières de l'aluminium (le minerai de bauxite et le semi produit alumine) en annonçant la plus importante acquisition jamais réalisée à l'international par un groupe de ce pays. Il achète pour 4,9 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros)l'ensemble des actifs de bauxite et d'alumine du géant minier brésilien Vale. Il met ainsi notamment la main sur 60 % de la troisième plus grande mine de bauxite de la planète, Paragominas, et monte de 34 % à 91 % dans la plus importante raffinerie d'alumine du monde, à Alunorte. En avalant Pechiney fin 2003, le canadien Alcan avait ouvert la voie de l'intégration verticale dans l'aluminium, logique parachevée par le géant Rio Tinto qui a racheté le tout en 2007. « Nos besoins en alumine sont désormais couverts pour les cent prochaines années », se félicite Norsk Hydro, troisième producteur européen d'aluminium. « Nous sommes définitivement en position longue pour nos matières premières, ce qui pourrait nous offrir de nouvelles opportunités de développement dans l'aluminium », a déclaré son directeur financier. Les regards se tournent vers la nouvelle usine d'électrolyse d'aluminium du groupe qui a démarré au Qatar l'an dernier. Coentreprise avec Qatar Petroleum, cette usine, qui doit produire 600.000 tonnes, a un potentiel de 1,5 million de tonnes, a souligné Svein Richard Brandtzaeg le patron de Norsk Hydro. vale se renforce dans le ferAu terme de cette opération en cash (1,1 milliard de dollars), en reprise de dette (700 millions) et en titres, Vale devient le deuxième actionnaire de Norsk Hydro, avec 22 % du capital, derrière l'État norvégien dont la participation va tomber de 43,8 % à 34,5 %. À terme, celle-ci devrait remonter à 40 %, selon l'État. De son côté, le groupe brésilien, dont les activités bauxite et alumine ne représentaient que 8 % du chiffre d'affaires et 3 % du résultat opérationnel, a estimé qu'il n'avait pas les ressources en énergie nécessaires pour se développer dans l'aluminium. Il vient de perdre un appel d'offres au Brésil pour une centrale géante d'hydroélectricité. À l'inverse, il s'est renforcé vendredi dans les mines de fer, dont il est le premier producteur mondial, en prenant 51 % d'un extracteur guinéen pour 2,5 milliards de dollars. M.-C. L.

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