Au premier trimestre, le taux de chômage se stabilise à 9,5 %

Stable, mais à un niveau élevé, c'est en substance le commentaire fait jeudi par l'Insee au vu du taux de chômage en France, qui s'établit au 1er trimestre 2010 à 9,5 % de la population active en métropole (9,9 % avec les DOM). Dans un communiqué, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'est félicitée de cette situation, indiquant que c'est « la première fois depuis le début de la crise financière mondiale en 2008 » que la courbe marque le pas. sous-emploiDans ses prévisions, publiées fin mars, l'Insee s'attendait à une légère progression du taux de chômage en raison de la très faible reprise de l'activité en France. Pour Eric Heyer, directeur adjoint au département analyse et prévision à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), « on ne peut se réjouir de cette stabilisation à un niveau élevé du taux de chômage car cela traduit une augmentation du sous-emploi, caractérisé par le temps partiel et le chômage partiel. Une partie de l'ajustement s'est donc fait sur le temps de travail et aura un fort impact sur l'augmentation du taux de pauvret頻.Pour l'économiste, cette stabilisation du taux, « alors que la France continue de détruire des emplois (71.000 en 2010, selon le gouvernement, et 240.000 selon l'OFCE), ne peut s'expliquer que par une diminution de la population active. Ce qui n'est pas une bonne chose puisque cela s'explique par le renoncement de certains demandeurs d'emploi à rechercher un emploi ».Selon l'Insee, le taux de chômage des 25-49 ans est resté stable à 8,6 % en métropole au premier trimestre, touchant 1,579 million de personnes, tandis que le taux de chômage des 15-24 ans les plus touchés par la crise a reflué au premier trimestre à 23 %. En métropole, 634.000 jeunes cherchaient du travail au premier trimestre, dont une majorité d'hommes. Pour le gouvernement, « le repli du chômage chez les jeunes reflète la relance de l'apprentissage, le retour à des taux de croissance positifs et le dynamisme de l'intérim ». Gros point noir, en revanche, dont se serait passé le gouvernement en plein débat sur les retraites, le taux de chômage des seniors qui s'établit à 6,6 % (+ 0,1 point). Au premier trimestre, environ 477.000 personnes âgées de 50 ans et plus recherchaient un emploi. Le pari de l'emploi des seniors est loin d'être gagné. Le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, le reconnaissait mardi : « il faut arrêter de se voiler la face, les entreprises n'embauchent pas les seniors car ils coûtent trop cher ». C'est pourquoi il propose d'exonérer de cotisations patronales les entreprises qui embaucheraient des seniors.

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