Grâce au schiste, les États-Unis n'ont jamais autant pompé de pétrole depuis 1989

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Les Etats-Unis n\'avaient jamais produit autant de pétrole brut depuis 1989. En atteignant plus de 8 millions de barils par jour, la première économie mondiale a même connu sa plus forte progression en un an depuis 1953… et pourrait bientôt surpasser la Russie pour se hisser au deuxième rang des pays producteurs derrière l\'Arabie Saoudite pour l\'ensemble de sa production d\'hydrocarbures.L\'huile et le gaz de schiste dopent la production américaineCe boom de la production américaine s\'explique par l\'expansion rapide depuis le début des années 2000 du mode d\'extraction par fracturation hydraulique qui a permis aux Etats-Unis d\'exploiter à plein les réserves de pétrole et de gaz de schiste sur lesquelles ils sont assis.Ce malgré le fait que la fracturation hydraulique devienne de plus en plus impopulaire aux Etats-Unis. Selon un sondage effectué par l\'institut américain Pew Research Center en septembre, 49% des américains sont désormais opposés à l\'extraction par fracturation, contre 38% en mars dernier, en raison notamment de ses conséquences pour l\'environnement et ce malgré son impact bénéfique sur l\'économie du pays.Grâce à ce nouvel or noir, la banque américaine Citibank était même allée jusqu\'à affirmer il y a un an que les États-Unis atteindraient les 13 à 15 millions de barils par jour en 2020.Tous ne partagent pas l\'enthousiasme sur le schisteAlors que la production de brut en Russie, par exemple, a plutôt tendance à décroître et que ses exportations devraient se réduire de 25 à 30% d\'ici à 2015, selon l\'Institut académique russe de recherche en sciences de l\'énergie, cité par le Wall Street Journal. L\'actuel numéro deux mondial n\'ayant pas pris le tournant de l\'extraction par fracturation.Mais les hydrocarbures issus du schiste ne sont pas le Graal pour tout le monde. \"Nous sommes sceptiques à propos du gaz schiste… cette bulle de savon va finir par éclater\", avait expliqué le PDG du géant pétrolier russe Gazprom en mars, alors que la Russie serait assise sur de très importantes réserves.Un avis qu\'a partagé mardi dernier Abdallah Salem el-Badri, à la tête de l\'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), pour qui le boom pétrolier américain survenu grâce au schiste va s\'essouffler avant la fin de la décennie.La viabilité économique du procédé dépend en grande partie de la demandeLa méthode de la fracturation hydraulique a permis aux Etats-Unis de s\'approcher de l\'indépendance énergétique. Mais elle repose cependant sur des fondements fragiles car elle coûte plus cher que les méthodes conventionnelles.Un nouveau ralentissement de la croissance mondiale pourrait provoquer une baisse des cours en raison d\'une baisse de la demande et lui faire perdre toute rentabilité.Si l\'enjeu de l\'indépendance énergétique ne prend pas le dessus, l\'avenir de l\'extraction par fracturation et la pérennité du boom pétrolier américain sont en grande partie suspendus au maintien d\'une demande mondiale capable d\'absorber l\'augmentation de la production globale sans baisse des cours.>> Les États-Unis, le nouvel Edlorado des hydrocarbures grâce au schiste ?

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