La MACSF s'est à nouveau distinguée en 2010

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La baisse des rendements des fonds en euros n'épargne personne. Après Axa, la Maaf ou Mutavie, la MACSF (Mutuelle d'Assurances du Corps de Santé Français) a annoncé le taux de rendement servi sur son principal contrat en euros RES au titre de 2010. Celui-ci sera rémunéré 4,05 % (taux net des frais de gestion), après 4,55 % pour 2009. « Notre gestion a généré un rendement supérieur, mais nous avons choisi de doter notre provision pour participation aux excédents pour un montant qui représente entre 0,10 et 0,15 point de taux [la PPE est une réserve qui permet à l'assureur de lisser les rendements dans le temps, Ndlr] », explique Marcel Kahn, le directeur général de MACSF. Deux raisons sont invoquées. D'abord, l'assureur a puisé dans cette réserve l'année dernière. Surtout, il anticipe une baisse des rendements dans les prochaines années. MACSF a encore enregistré une progression de son activité supérieure à celle du marché en 2010. « La croissance de notre chiffre d'affaires global sera comprise entre 10 et 15 % », a indiqué Marcel Kahn, tout en se félicitant de la diversification de l'activité du groupe. En assurance-vie, la collecte est passée de 1,4 milliard d'euros en 2009 à 1,6 milliard d'euros en 2010, soit une hausse de 14 %.Le principal fonds en euros (près de 15 milliards d'encours) du mutualiste pèse 90 % de l'encours total (plus de 16 milliards) et il a bénéficié d'un cash flow positif de près d'1 milliard d'euros cette année. Pourtant, MACSF ne cache pas sa volonté d'orienter les sociétaires vers des fonds multi-supports. En effet, certains choix de gestion du fonds en euros se sont révélés difficiles en 2010. Ainsi, la diversification obligataire sur les pays périphériques (Grèce, Irlande, Portugal et Espagne) reste intéressante en termes de rendement. D'autant plus que les futures normes Solvabilité II ne demandent aucune couverture en capital de ces titres souverains. Mais l'exposition à ces pays représente moins de 6 % de l'actif total de l'assureur car une potentielle restructuration de dette souveraine ne doit pas menacer le rendement distribué aux sociétaires. Sophie Rolland

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