Alcan EP veut assurer sa croissance en s'implantant en Chine

 |   |  430  mots
Ce n'est plus qu'une question de jours. D'ici à la fin du mois, l'activité de produits usinés d'Alcan (Engineered Products, EP), ex-Pechiney aujourd'hui détenu par Rio Tinto, passera officiellement aux mains du fonds américain Apollo (51 % du capital) et du FSI (10 %), le solde des titres restants détenu par le groupe minier anglo-australien. Cette dernière étape marquera la fin d'un long processus entamé dès le milieu de l'année 2007 et perturbé par la crise. Les nouveaux actionnaires de la société ont reçu le feu vert des autorités de la concurrence et la consultation des comités d'entreprise est en cours.Une fois ces derniers détails réglés, Alcan EP pourra entamer, bientôt sous un autre nom, la prochaine phase de son développement. Car l'objectif d'Apollo et de ses partenaires est de lui faire prendre une nouvelle dimension. Aujourd'hui, le groupe compte 10.000 employés dans 26 pays. En 2009, son chiffre d'affaires s'est établi à 3,8 milliards de dollars (2,84 milliards d'euros), dont la moitié en France. En 2010, il devrait avoisiner 4,5 milliards de dollars. Le groupe fournit des pièces en aluminium aux constructeurs automobiles, à l'industrie aéronautique, aux transports collectifs (les TGV d'Alstom notamment)... L'écrasante majorité de son activité est réalisée en Europe et aux États-Unis. L'année dernière, ces deux seules zones ont représenté près de 90 % de ses revenus. L'enjeu pour Alcan EP est donc d'aller chercher des relais de croissance dans d'autres régions du monde. En tête de liste figure la Chine. Le groupe souhaite implanter et développer une plate-forme asiatique à partir de ce pays. Son idée : créer une co-entreprise (« joint venture ») avec un acteur local, en amont, afin d'alimenter, en aval, l'usine de production des produits finis, qui sera, cette fois-ci, détenue à 100% par Alcan EP. Des projets de développement similaires en Chine avaient été lancés en 2007, mais avaient finalement avortés. À ce jour, Alcan EP ne dispose que d'un site industriel en Chine, en « joint-venture », dans l'automobile. Le Moyen-Orient viséOutre le continent asiatique, l'ex-Pechiney observe également avec attention les opportunités existant au Moyen-Orient, où certains États cherchent à attirer des industriels occidentaux pour l'usinage des produits. Mais Alcan EP hésite encore en raison de la faiblesse des débouchés. Toutefois, cette région pourrait devenir une plate-forme d'exportation, le bémol étant le risque de concurrencer les usines européennes. En revanche, l'Amérique latine ne figure pas parmi ses zones de développement potentielles, en raison de la forte présence du canadien Novelis.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :