La Chine s'octroie le premier rôle dans le commerce mondial

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La crise économique a pesé sur le commerce international. Mais la Chine en a pâti moins que les autres pays. Même avec une baisse de 17 % de ses exportations totales en 2009 par rapport à 2008, elle a vu sa part dans les échanges mondiaux grossir, détrônant même le leader inconstesté depuis plusieurs années : l'Allemagne. Elle s'octroie ainsi 10 % des exportations mondiales en 2009 contre 3% dix ans auparavant. Au cours de ces dernières années, les ports chinois, notamment Shanghai, ont vu les porte-conteneurs se presser toujours plus nombreux dans leur rade. Avec des marchandises au meilleur prix, produites à de bas coûts de travail , et soutenu par un yuan faible, la Chine a envahi les étagères des commerces de la planète. Si elle conserve un tel rythme, cette part des exportions mondiales pourrait atteindre quelque 25 % d'ici à dix ans. D'ores et déjà, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit 12 % pour 2014. Ses experts ont d'ailleurs calculé que si l'économie conservait un rythme de croissance annuel de son PIB de 8 % avec une structure dépendante autant des exportations, celles-ci pourraient bondir de 17% d'ici à 2020.Cette montée en puissance pourrait en outre s'accompagner d'une évolution des caractéristiques des marchandises exportées, passant des produits textiles ou des chaussures à des produits à plus forte valeur ajoutée, comme les ordinateurs ou les voitures.En attendant, malgré la crise en 2009, les États-Unis sont restés de bons clients de l'ex-empire du Milieu, avec une part en recul de 15 %, alors que les importations chinoises de l'ensemble des autres pays s'effondraient de 33%.Lundi , les chiffres officiels du commerce extérieur, notamment les exportations, pour le mois de décembre devraient être publiés. Selon un sondage réalisé par l'agence d'information Bloomberg auprès de plusieurs spécialistes, les exportations pourraient avoir augmenté de 5% sur un an glissant. Cette hausse mettrait fin à une série de treize mois consécutifs de baisse (sur la base d'une comparaison sur un an glissant), signalant une accélération de la reprise économique. Conséquence, les autorités de la République populaire pourraient laisser apprécier leur monnaie, dont la faiblesse est l'objet de critiques répétées de la part des États-Unis et de l'Union européenne.

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