La robotique d'ECA a fait carton plein en 2010

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Et un succès de plus pour 2010 ! ECA a remporté pour quatre ans un contrat de maintien en condition opérationnelle (MCO) des équipements du Cephismer (cellule plongée humaine et intervention sous la mer), une structure de la Marine Nationale, chargée notamment de la recherche d'épaves ou de boîtes noires d'avions abîmés en mer. Le groupe aura pour mission de veiller à la maintenance de tous les robots et engins sous-marins. Cette opération, dont le montant est gardé secret, ajoute une nouvelle référence à une année très positive pour la société installée à Toulon (Var). Pour la sixième fois consécutive, elle enregistrera en effet une « croissance rentable ». Spécialisée dans la robotique, la simulation et les systèmes de contrôle et de sécurité dédiés à la protection des vies humaines, ECA avait prévu 105 millions d'euros de chiffre d'affaires. Elle devrait achever son exercice à 110 millions d'euros, contre 95,6 millions d'euros en 2009. « Nous allons rééquilibrer notre chiffre d'affaires entre nos activités pour la défense, de 61,5 % l'an dernier, et celles pour le civil, grâce à la montée en puissance de nos contrats aéronautiques pour l'Airbus A350 qui dureront jusqu'en 2012 », explique le PDG, Dominique Vilbois. Simulateurs « full flight »Filiale du groupe Gorgé, qui détient 52,8 % de ses parts, le groupe a également engrangé des contrats dans le secteur ferroviaire, sur des systèmes d'assemblage de rames, et dans le domaine de la simulation pour l'apprentissage du pilotage, via notamment un partenariat entre FlightSafety International et sa filiale ECA Faros pour des simulateurs « full flight » de l'A320. Cette dernière, implantée à Lannion (Côtes d'Armor) a convaincu aussi l'Éducation nationale d'installer des simulateurs de scooters dans les collèges et lycées pour aider les élèves à acquérir sans danger les bonnes attitudes de conduite pour leur éviter à l'avenir, autant que possible, d'allonger la liste des jeunes victimes de la route...Si Dominique Vilbois ne s'engage pas sur des prévisions pour 2011, ECA ne manque pas de projets aptes à la propulser encore plus haut. Le site varois va augmenter sa surface de 1.700 m2 pour 2 millions d'euros. La société travaille également avec STX Europe sur un projet de navire multifonctions intégrant l'ensemble de ses robots. Et l'ambition de croissance externe, annoncée tout au long de 2010, mais non concrétisée, reste à l'ordre du jour. « Nous avons pourtant pris contact avec plus de cinquante sociétés. Nous continuons de prospecter. L'objectif est d'enrichir notre panel de technologies en robotique de défense ou de nous ouvrir l'accès à des marchés où nous sommes peu positionnés », confie le PDG.Enfin, ECA attend beaucoup de ses deux filiales créées cette année à Singapour et au Brésil. « La première intégrera à terme un service support pour nos clients asiatiques, explique le dirigeant. Quant à la deuxième, elle nous sert de base commerciale pour trouver les industriels locaux qui nous assisteront sur nos prestations liées à la fabrication des quatre sous-marins Scorpène commandés par le Brésil à la France. »

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