Le casse-tête de la succession à la BCE

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Le rêve des thuriféraires de Jean-Claude Trichet, dans la guerre de succession qui s'est ouverte, serait qu'il se succède à lui-même ou tout du moins que son mandat qui s'achève le 31 octobre soit prolongé (lire ci-dessus). Car aucun candidat de son acabit n'apparaît sur la liste des prétendants putatifs. Avec le retrait d'Axel Weber, le seul postulant identifié est Mario Draghi, le gouverneur de la Banque d'Italie. Mais il semble exclu dans la crise actuelle que l'Allemagne accepte que les deux postes dominants de la BCE soient confiés à des pays du « club Med », la vice-présidence ayant été octroyée l'an dernier au Portugais Vitor Contancio. Si ses compétences sont indéniables, il se voit aussi reprocher ses affinités avec la sulfureuse banque Goldman Sachs, dont il est un transfuge. Les Allemands estimant leur tour venu pourraient pousser la candidature de Klaus Regling, l'actuel président du Fonds européen de stabilité financière. Mais l'intéressé ne semble pas tenté par l'aventure. À défaut, Berlin pourrait accepter de pousser les pions d'un petit pays « vertueux » de la zone euro. Les deux noms les plus fréquemment évoqués sont ceux du Luxembourgeois Yves Mersch, plus ancien membre du conseil de la BCE, et du Finlandais Erkki Liikanen. I. C.

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