Groupama va renégocier avec l'italien Premafin

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Tout est remis à plat. Le conseil d'administration de Groupama, qui s'est réuni mercredi après-midi, a demandé à la direction générale d'étudier les options possibles pour la négociation d'un nouvel accord avec la famille Ligresti, actionnaire majoritaire de Premafin, « qui répondrait aux contraintes posées par la Consob », le gendarme de la Bourse italienne, a déclaré le groupe dans un communiqué. La Consob avait annoncé vendredi 4 mars que le groupe mutualiste d'assurances devait lancer une offre publique d'achat (OPA) sur Premafin, holding actionnaire de l'assureur Fondiaria, s'il souhaitait prendre une participation minoritaire dans ces deux entités. Le groupe avait alors indiqué vouloir étudier les motivations de l'autorité boursière italienne avant de se prononcer. La presse italienne avait pressenti que le mutualiste français serait prêt à rouvrir le dossier suite à la rencontre entre le patron du groupe, Jean Azéma, et la famille Ligresti, mardi à Milan.Selon certains analystes italiens, plusieurs actifs de Fondiaria, notamment sa filiale d'assurance Milano Assicurazioni, un acteur majeur du marché de l'assurance automobile italien, pourraient être cédés à Groupama. « Parmi les scénarios, on évoque la vente de Milano Assicurazioni à Groupama qui s'en satisferait », explique un analyste milanais. Le prix de cet actif s'élèverait à 1,5 milliard d'euros, précise-t-il, et Groupama devrait trouver de l'argent frais pour financer cette acquisition. Pacte de non-agressionUn scénario probable car une OPA engendrerait une opération de « tout autre nature, susceptible d'encombrer le groupe », selon une source proche du dossier. Une OPA remettrait en cause le montant de la participation de Groupama - 145 millions d'euros - dans l'augmentation de capital de Premafin, les actionnaires minoritaires de l'italien pouvant être tentés d'apporter leurs titres à la compagnie française lors de l'opération. En outre, la gouvernance du holding italien pourrait s'en trouver affectée. Groupama avait signé un pacte de non-agression en octobre dernier avec les Ligresti, la famille italienne ayant parallèlement accepté de lui céder une partie de ses titres. Le groupe français conditionnait sa prise de participation à hauteur de 17,1 % dans Premafin à l'assurance de ne pas devoir lancer une OPA. Dans ce cas, Groupama aurait acquis 7 % de participation indirecte dans Fondiaria, filiale du holding de contrôle Premafin, et envisageait de prendre une part directe dans cet assureur « dans le cadre de cette augmentation de capital ou en achetant des titres sur le marché ».

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