Berlin rejette une aide fédérale à Opel

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C'est non. Le ministre allemand de l'Economie Rainer Brüderle a rejeté mercredi la demande d'aides du constructeur automobile Opel. Sa maison mère américaine GM, qui emploie un peu moins de 50.000 salariés en Europe dont la moitié outre-Rhin, réclamait 1,1 milliard d'euros de garanties à Berlin. Toutefois, les jeux ne sont pas entièrement faits. Et GM conservait hier un espoir. La chancelière Angela Merkel a en effet convoqué ce jeudi les chefs de gouvernement des quatre Länder concernés par les activités d'Opel, pour évoquer le dossier. GM a demandé aux gouvernements européens 1,8 milliard d'euros au total pour financer sa restructuration, qui prévoit la suppression de 8.000 postes en Europe, dont la moitié en Allemagne. manière peu diplomatique Le gouvernement fédéral est engagé dans un plan draconien d'austérité. Par ailleurs, la chancelière a été échaudée par la manière peu diplomatique dont GM avait décidé in extremis de conserver sa filiale allemande, fin 2009, après avoir laissé les pouvoirs publics négocier vainement avec le canadien Magna, favori à la reprise. Enfin, le redressement de GM, nationalisé par Washington, n'incite pas Berlin à desserrer les cordons de la bourse. GM affirme toutefois qu'il ne peut utiliser les fonds publics américains pour renflouer ses activités européennes. Opel ne prévoit pas de retour à l'équilibre financier avant 2011. A.-G. V.

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