Le site Voyage-prive.com double de taille tous les ans

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Cinq ans après sa création, le site voyage-prive.com n'a toujours pas de concurrents. Une situation qui étonne son fondateur, Denis Philipon. Le groupe Thomas Cook a décidé de combler ce vide. Ce succès aurait dû susciter des vocations bien plus tôt. Après son départ de Lastminute, Denis Philipon avait construit un modèle simple sur le papier : les clients s'inscrivent sur le site et reçoivent ensuite des ventes flash de voyage à prix intéressant. « Ce modèle répond à l'envie des clients d'être chouchoutés et il permet de s'affranchir de la dépendance au référencement par les grands moteurs de recherche », résume son fondateur. Sa base de données compte 6 millions d'inscrits actifs. Le site se classe au troisième rang des audiences pour le tourisme, selon le classement de la Fevad publié jeudi. Tout a été très vite. Créé il y a cinq ans, le site devient rentable dès 2007. Après un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros en 2009, il enregistrera plus de 200 millions d'activité en 2010 grâce à 1 million de clients et dégagera 15 millions de bénéfices. En 2011, un nouveau doublement de ventes est programmé. Depuis trois ans, l'entreprise s'est étendue hors de France. Après l'Espagne, l'Italie et le Royaume-Uni, voyage-privé.com s'attaque aux états-Unis. Denis Philipon vient de s'installer cet été en Californie. « Lorsque je suis allé faire les premiers repérages en 2008, ce mode de vente était inconnu aux états-Unis. Aujourd'hui, je suis confronté à des mastodontes tels que l'américain Gilt qui réalise déjà 500 millions de dollars de chiffre d'affaires après deux ans d'existence », note-t-il. énorme marché« La compétition est hors normes »... comme le marché : 100 milliards de dollars pour le tourisme en ligne aux états-Unis. Denis Philipon est convaincu qu'il pourra s'imposer car il n'existe pas pour le moment de spécialiste des ventes privées de voyages. « Il va falloir du temps et de l'argent pour se faire une place », estime-t-il. Détenant la totalité du capital du groupe avec les cinq fondateurs d'origine, il dispose de 50 millions d'euros de trésorerie et n'exclut pas d'ouvrir son capital. Son rêve le plus fou : une cotation au Nasdaq, comme ses voisins de la Silicon Valley. Héléna Dupuy

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