Black & Decker et Stanley Works s'apprêtent à finaliser leur union

Un nouveau géant de l'outillage et du bricolage s'apprête à voir le jour : ce vendredi, les actionnaires du groupe d'outillage électrique Black & Decker, créé en 1910, et ceux du fabricant d'outils à main Stanley Works, fondé en 1843 et propriétaire notamment du français Facom depuis 2005, se prononceront sur le mariage des deux géants américains du secteur. Baptisée Stanley Black & Decker, l'entité fusionnée affichera un chiffre d'affaires d'environ 8,4 milliards de dollars. Ses dirigeants veulent profiter de leur nouvelle force de frappe pour obtenir des concessions de leurs fournisseurs et de leurs distributeurs, dans un marché pénalisé par la crise de l'immobilier américain. Et pour accélérer leur croissance dans les pays émergents.Début novembre, Stanley Works avait annoncé l'achat de Black & Decker dans une opération par échange d'actions alors évaluée à 4,5 milliards de dollars. Au terme de cette transaction, les actionnaires de Stanley Works possèderont 50,5 % du futur ensemble et ceux de Black & Decker, qui avaient obtenu une prime de 22 %, en auront 49,5 %. Ce « deal », préparé en toute discrétion depuis le printemps 2009 après trois négociations infructueuses depuis le début des années 1980, maintiendra les dirigeants des deux groupes à la tête du nouvel ensemble. Le PDG de Stanley Works, John Lundgren, deviendra directeur général et celui de Black & Decker, Nolan Archibald, sera « président exécutif » du conseil d'administration pour trois ans.« Bien que nous soyons satisfaits de la prime initiale d'environ 22 %, la principale motivation derrière cette transaction, ce sont les synergies, valorisées à 350 millions de dollars », sur trois ans, s'est félicité Nolan Archibald. Propriétaire de 1% de Black & Decker, un groupe qu'il dirige depuis 1986, il peut se frotter les mains. Depuis l'annonce du mariage, le titre Black & Decker a gagné près de 60%. De plus, selon le « Wall Street Journal », sa rémunération pourrait s'élever à «plus de 89 millions de dollars » au terme de ses trois années de présidence. près de 4.000 postes menacésLe quotidien ajoute que cette enveloppe comprend un « bonus lié aux synergies » de 45 millions de dollars, une somme anormalement élevée aux Etats-Unis pour ce type de prime. De plus, Anthony Burns, l'un des membres de la commission chargée par le conseil d'administration de Black & Decker de valoriser la transaction et d'approuver la rémunération d'Archibald aurait investi dans une opération immobilière avec le responsable.Dans un communiqué, le groupe a assuré de l'indépendance de Burns malgré ses «relations d'affaires personnelles» avec Archibald. Interrogé par La Tribune, le siège de Black & Decker a refusé «à l'approche de l'assemblée générale» de commenter les informations concernant la rémunération de son PDG, mais a confirmé l'existence d'un bonus de 45 millions lié aux synergies. Lorsque la fusion a été annoncée, Black & Decker et Stanley Work employaient respectivement 22.100 et 18.200 personnes. Leurs dirigeants comptent supprimer moins de 4.000 postes, essentiellement au niveau administratif. n

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