Le navire amiral Afer, victime de sa taille

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Avec 3,52 % de rendement net de frais en 2010 (contre 4,12 % en 2009), le « paquebot » Afer, selon l'expression de son président Gérard Bekerman, ne sert « pas un taux promotionnel mais le même pour tout le monde », soit pour 732.000 adhérents et 40 milliards d'encours. Sans réaliser de plus-values sur les actions en 2010 et sans pouvoir puiser dans la réserve de bénéfices (provision pour participation aux excédents) inexistante, le portefeuille Afer « délivre un taux plus élevé que celui du marché obligataire, grâce aux obligations acquises dans le passé », indique Jean-François Boulier, président du directoire d'Aviva Investors France et gestionnaire des fonds Afer. Dans le souci de « rester agile », malgré la taille de ce fonds garanti « l'un des plus gros du marché », il a choisi de conserver 11 % de trésorerie, soit plus de deux fois plus que la part d'actions (5 %) dans le portefeuille. L'exposition aux dettes souveraines des Piigs atteint près de 10 % du fonds garanti dont 7,5 % sur l'Espagne et l'Italie. Une manière de doper la rémunération pour que « l'Afer en 2011 [soit] le bouclier des épargnants », selon Gérard Bekerman.

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