Le Bélier est prêt à passer à la vitesse supérieure

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Avec 8 millions d'euros d'investissement en cours sur l'ensemble de ses usines dont près de 3 millions d'euros - avec l'aide du conseil régional d'Aquitaine - sur le site historique à Vérac (Gironde), le groupe Le Bélierte;lier entend bien répondre aux attentes de ses clients, après s'être remis en ordre de marche. Fondeur aluminium de niveau mondial travaillant pour l'industrie automobile, le groupe créé en 1961 est présent en Hongrie depuis 1994 ; sa forte croissance de 1998 à 2003 avait entraîné des implantations en Chine, en Italie, au Mexique, en Serbie. Une croissance peut-être trop rapide, car en 2005, les pertes se montaient à 10 millions d'euros.« De 2006 à 2008, commente Philippe Dizier, le directeur général du groupe, nous avons redressé la société en mettant toutes les opérations sous contrôle dans nos différentes implantations. Nous avons réfléchi à des stratégies de niche à haut contenu technologique. Quand la dernière crise est arrivée, nous avons pu réagir avec beaucoup de flexibilité ». Pour autant, les sites de production à l'étranger n'ont pas été remis en cause car les pièces qui y sont fabriquées sont destinées au marché local pour éviter les coûts de logistique et les problèmes liés aux changes. En 2010, le chiffre d'affaires du groupe devrait avoir progressé de 30 % par rapport à celui de 2009 qui s'élevait à 153 millions d'euros avec un résultat opérationnel courant de 5,6 millions d'euros. « Cette augmentation est plus liée à notre spécificité qu'au marché lui-même », précise Philippe Dizier.Les effectifs de plus de 2.000 salariés du groupe Le Bélierte;lier se trouvent principalement à l'étranger : en Hongrie, en Serbie, au Mexique et en Chine. Le site français compte 280 salariés dont 80 affectés à la R&D. L'implantation en Italie a été fermée en 2008. Des réflexions sont en cours pour déterminer l'opportunité d'ouvrir des sites au Brésil et en Inde.Coté sur Nyse EuronextConnue pour son savoir-faire, l'entreprise réalise des pièces de freinage (65 % de son activité). Elle est même leader mondial dans ce créneau avec 30 % de parts de marché. Le groupe s'est engagé dans la fabrication de pièces pour turbo (15 % de ses volumes) qui se développe car ce type d'admission d'air participe à la réduction de CO2. Il produit également des éléments de liaison au sol. Ces pièces jouent un rôle stratégique car elles lient les roues à la plate-forme. « Nous les développons de A à Z. Notre société fait le design pour les constructeurs », précise Philippe Dizier. Si d'autres typologies de pièces à haute valeur sont à l'étude, Le Bélierte;lier cependant « restera un spécialiste sur quelques niches ». Autres pistes étudiées : de nouvelles façons de mettre en oeuvre l'aluminium ou de le rendre encore plus robuste à moindre coût.Sa technicité permet au site girondin de fournir des pièces pour trains d'atterrissage et moteurs destinés aux Airbus ou aux avions de chasse. Mais la part de l'aéronautique, aujourd'hui très peu importante en volume, ne devrait pas augmenter de façon significative, alors que Philippe Dizier prévoit que Le Bélierte;lier traitera 47.000 tonnes d'aluminium en 2013, contre 38.000 tonnes en 2010, les plus forts volumes ayant été atteints en 2007 avec 44.000 tonnes.Au cours de l'été dernier, le groupe a procédé à une augmentation de capital de 12,3 millions d'euros réalisée avec le Fonds de consolidation et de développement des entreprises (FCDE). Elle avait pour objectif de « rassurer les partenaires et d'améliorer le haut de bilan », explique Philippe Dizier. Introduit en Bourse en 1999, le groupe est coté sur Nyse Euronext (compartiment C).

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