Les universités, plus attractives, restent une priorité du budget 2011

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Pour sa 4e rentrée universitaire, Valérie Pécresse a dressé lundi un panégyrique des réformes entamées en 2007. « Une nouvelle université est en train de voir le jour, une université offensive », a insisté la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, évoquant le « regain d'attractivit頻 de l'ensemble des filières universitaires (qui accueillent 58 % des 2,4 millions d'étudiants français). Loi LRU sur l'autonomie (51 universités sur 83 autonomes en 2011), revalorisation des bourses, plans « Réussir en licence » (730 millions d'euros sur 2008-2012), logement étudiant, opération campus (5 milliards d'euros), grand emprunt (22 milliards d'euros) et budget en hausse de 1,8 milliard d'euros par an rendent petit à petit l'université plus séduisante. La ministre en veut pour preuve la hausse des inscriptions observée depuis 2009 après 4 années de baisse (+ 3,3 % en 2009, + 1,6 % en 2010).un prétexteLes présidents d'université eux-mêmes reconnaissent ces progrès, mais s'inquiètent de n'avoir à ce jour aucune précision sur le budget 2011. « Nous réduisons notre différentiel avec les autres pays, mais nous ne sommes qu'au milieu du guêt. Il faut donc continuer les investissements », avertit le président de la conférence des présidents d'université, Lionel Collet, craignant que les plans en cours ne soient un prétexte pour raboter le budget en cette période de crise. Une crainte d'autant plus aiguë que la majeure partie de ces financements est non consommable (seuls les intérêts produits sont utilisables) et qu'aucun versement n'a encore eu lieu. A l'instar du chef de l'Etat lors de sa rencontre la semaine dernière avec des présidents d'université autonomes, Valérie Pécresse assure que l'enseignement supérieur et la recherche restent « une des priorités du budget 2011 ». Autre garantie : le maintien du gel des suppressions de postes en 2011. Les arbitrages ne seront connus que dans quinze jours. Mais, en haut lieu, on assure que si une inflexion n'est pas exclue, avec une hausse moindre que les années précédentes, l'Etat ne compte pas se désengager. De fait, le contraire aurait pour effet de briser la dynamique créée et serait un mauvais signal avant la présidentielle de 2012. Et serait malvenu alors que la ministre a demandé hier de nouveaux efforts aux universités en souhaitant voir émerger, comme le préconisait le rapport Aghion, un premier cycle d'études fondamentales pour rapprocher les filières, ainsi que des référentiels de formation pour harmoniser les pratiques en licence.

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