Retraite : La CFDT ne jouera pas les bons élèves de la réforme

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On ne l'y reprendra plus. En 2003, François Chérèque avait payé au prix fort son soutien à la réforme des retraites de François Fillon. Plusieurs milliers de militants avaient quitté la CFDT pour faire connaître leur mécontement. En 2010, alors que le nombre d'adhérents vient tout juste de remonter au niveau de 2002, le leader de la CFDT ne retombera pas dans le piège de la décision en solitaire. Le congrès de son organisation, qui se tient du 7 au 11 juin à Tours, sera l'occasion rêvée de mener un débat démocratique et d'associer les militants aux décisions. "Le fait que notre congrès tombe en plein débat sur les retraites ne nous simplifie pas la tâche. Mais il n'y a pas beaucoup d'organisations syndicales qui ont la chance d'être aussi démocratiques", insistait, vendredi matin, François Chérèque devant la presse. Trois débats Lors du congrès, les retraites seront traitées à l'occasion de trois débats. Le premier portera sur les conditions acceptables d'une augmentation de la durée de cotisation, en lien notamment avec l'augmentation de l'espérance de vie. Le deuxième sur le financement des retraites et le dernier sur l'unification des règimes pour trouver une solution pour les polypensionnés, pénalisés faute d'harmonisation. Courage politique En faisant des retraites l'un des éléments centraux - même s'il est loin d'être le seul - de son congrès, François Chérèque temporise par rapport au calendrier très rapide voulu par le gouvernement. En réclamant un large débat de société et une réforme systémique, il souligne également en creux le manque d'ambition de la réforme envisagée par l'exécutif. "Le Premier ministre parle d'une réforme structurelle. C'est quoi une réforme structurelle où on ne touche qu'à un paramètre?", soulignait, vendredi, François Chérèque, s'interrogeant quelques minutes plus tôt sur "ce manque de courage politique". Autre manière de faire oublier le précédent de 2003, la CFDT participe activement aux travaux de l'intersyndicale au point d'en constituer le pivot avec la CGT. Reste à savoir si cette unité perdurera lorsque le projet gouvernemental se précisera. Mais dans l'immédiat, François Chérèque savoure le moment...

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