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Par latribune.fr  |   |  242  mots
Selon une enquête de l'Association des avocats pour les droits de l'homme (rusadvocat.com), qui a recueilli 6.589 plaintes entre juillet 2009 et juillet 2010, la moitié des richesses vont dans la poche de fonctionnaires corrompus. Le rapport estime, en se fondant sur les statistiques officielles et les témoignages des plaignants, que « le marché de la corruption représente 50 % du PIB » et que le montant moyen d'un bakchich a doublé depuis le début 2010 pour atteindre 1.500 euros. Les exemples sont nombreux. Un poste dans la police routière s'achète pour 40.000 euros et une décision de justice favorable pour 26.000 euros. Selon le témoignage du secrétaire d'un tribunal à Kizliar, au Daguestan, l'une des républiques les plus pauvres du Caucase russe, les pots-de-vin peuvent atteindre 800 euros dans les affaires civiles et jusqu'à 26.000 euros dans les affaires criminelles. « La fusion du monde criminel et des forces de l'ordre a un caractère universel », souligne le rapport. En Russie, où le salaire moyen mensuel est inférieur à 600 euros, le poste d'assistant du procureur dans un parquet de district coûte 7.800 euros. Les responsables de la police censés lutter contre le crime organisé gagnent jusqu'à 15.600 euros par mois en protégeant des activités criminelles. Les Russes estiment que la lutte contre la corruption est l'un des principaux échecs de Vladimir Poutine, président de 2000 à 2008, puis Premier ministre, selon un récent sondage réalisé par le centre indépendant Levada.R. Ju.