Les émissions de l'UE et de l'Espagne

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Les yeux toujours rivés sur la crise japonaise, les marchés obligataires européens ont parfaitement absorbé, ce jeudi, les émissions de dette de l'Union européenne, de l'Espagne et de la France. Destiné à financer l'aide à l'Irlande et à la Roumanie, dans les cadres respectifs du Mécanisme européen de stabilité financière (MESF) et celui de soutien financier des balances des paiements, le placement européen ? réalisé par la Commission européenne pour le compte de l'Union européenne ? a de nouveau rencontré une très forte demande, après le grand succès de la première émission réalisée en janvier.Garantis par le budget de l'Union des 27, les 4,6 milliards d'euros de titres de maturité 7 ans ont été placés à un taux dans le bas de la fourchette indicative de 8 points de base au-dessus du swap de référence, soit un rendement d'environ 3,20 %. L'opération a attiré un total de 15 milliards d'euros d'ordres, légèrement inférieur aux 19 milliards enregistrés le 6 janvier dernier, quand le MESF avait placé 5 milliards pour verser la première tranche du soutien financier à Dublin.Également très scrutée par les marchés, l'émission à long terme espagnole a été très bien accueillie, comme en témoigne le parcours des titres de dette ibériques après l'opération. Évoluant en sens inverse des prix, le taux à 10 ans espagnol augmentait en fin de journée de 6 points de base à 5,24 %, contre 5,21 % peu avant l'opération, alors que le rebond des Bourses mondiales mettait les valeurs refuge obligataires sous pression. Le Bund allemand augmentait ainsi de 8 points de base en fin de journée, à 3,16 %.Alors qu'elle prévoyait d'émettre entre 3 et 5 milliards d'euros de dette, l'Espagne a finalement placé 3,2 milliards d'obligations à échéance 2021 ainsi que 911 millions de titres de maturité 2041, des maturités longues désormais interdites au Portugal et qui soulignent le fossé qui se creuse entre les deux pays (voir ci-contre). Le Trésor espagnol a concédé des taux respectifs de 5,16 % et 5,87 %, contre 5,2 % et 5,95 % le 17 février dernier lors de l'adjudication de titres d'échéances 2020 et 2037, pourtant plus courtes, tandis que la demande des investisseurs a légèrement augmenté.La France, facilementSigne supplémentaire du regain de confiance dans la zone euro enclenché depuis les accords de vendredi dernier sur l'augmentation de la capacité de prêt du Fonds de stabilité européen (FESF) et l'élargissement de ses attributions opérationnelles, l'euro a atteint dans le sillage de l'opération espagnole 1,4053 dollar, son plus haut niveau depuis novembre. De son côté, la France a facilement placé 8,5 milliards d'euros d'obligations de maturité 2 ans et 5 ans et 1,8 milliard d'euros de titres indexés sur l'inflation.

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