« On ne constate plus de défiance vis-à-vis de la dette espagnole »

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STRONG>Frédéric Gabizon, HSBC * Comment les investisseurs perçoivent-ils l'Espagne depuis le début de l'année ? Les dernières adjudications espagnoles se sont bien passées. Les deux placements par syndication, et en particulier celui de d'échéance 15 ans dirigé la semaine dernière par HSBC, ont également souligné la crédibilité de Madrid auprès des investisseurs étrangers, notamment les banques centrales asiatiques, et ce, malgré le retour des turbulences sur les marchés obligataires à la fin du mois de février. On ne constate plus de défiance des investisseurs vis-à-vis de la dette de l'Espagne, comme l'a montré la réaction limitée et temporaire des marchés secondaires à l'annonce de la dégradation de l'Espagne par Moody's. En revanche, le Portugal souffre sur les marchés... Les investisseurs redoutent en effet que le Portugal ne fasse appel à l'aide européenne, ce qui les incitent à être davantage attentistes à l'égard des titres de dette lusitanienne sur les marchés secondaires. Du coup, Lisbonne a actuellement plus de mal à se refinancer à long terme et doit concéder des taux de plus en plus élevés lors des émissions courtes. Dans un contexte politique difficile, le gouvernement fait, lui, de gros efforts budgétaires et met en place des réformes structurelles, et par ailleurs communique ardemment sur le fait qu'il ne sollicitera pas d'aide auprès du mécanisme d'aide européen. Chacun est dans son rôle. Qu'impliquerait le sauvetage d'un deuxième État par l'Union européenne ? L'Union européenne et le Fonds de stabilité européen, qui sera porté à 440 milliards d'euros comme annoncé la semaine dernière, devraient réviser le calendrier et le montant de leurs émissions pour financer l'aide d'un nouveau pays en plus de celle de 40,2 milliards d'euros concédée à l'Irlande en novembre. Outre le placement de 4,6 milliards d'euros de dette émis jeudi, deux placements d'un total de 10 milliards d'euros ont pour l'instant été réalisés en janvier. Ces deux émissions inaugurales dirigées par HSBC, avaient rencontré un succès historique, ce qui avait renforcé la crédibilité de l'Europe et contribué à l'apaisement des tensions sur les marchés. Propos recueillis par J. B.* Responsable marchés obligataires souverains en zone euro chez HSBC.

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