Cyberdéfense : la France capable de lancer des attaques informatiques malveillantes

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Le dossier est très brûlant. \"Moins on en dit, mieux on se porte\", estime d\'ailleurs le sénateur du haut-Rhin (Union centriste), Jean-Marie Bockel, rapporteur d\'un ouvrage parlementaire \"la cyberdéfense : enjeu mondial, une priorité nationale\". De quoi parle-t-on précisément ? De la capacité de la France de lancer une opération offensive, à l\'image des deux virus célèbres FLAME ou STUXNET, des attaques informatiques de grande ampleur visant à ralentir et à déstabiliser le programme nucléaire iranien. \"On assume, on se dit que la France a la capacité de le faire\", précise Jean-Marie Bockel, qui ne souhaite pas en dire trop pour ne pas dévoiler la politique française définie en la matière. Et de rajouter, \"nous ne sommes pas manchots dans ce domaine\".La France a-t-elle une doctrine d\'emploi ? \"On a une doctrine\" même si \"nous progressons\" sur ce plan-là, dévoile Jean-Marie Bockel, qui en a livré que quelques petites bribes. \"Cette capacité est une forme de dissuasion\", explique-t-il du bout des lèvres. En clair, la France, \"pour se protéger, doit être capable d\'attaquer\". Pourquoi tant de discrétion ? Parce que, explique-t-on à \"latribune.fr\", \"lancer une attaque offensive relève de l\'infraction\". En clair, la cyberguerre est donc clairement dans l\'illégalité et n\'a pas encore la légitimité d\'une intervention armée, à l\'image de celles menées par l\'ONU et de l\'OTAN.Poursuivre le développement des capacités offensivesPour gagner cette guerre secrète, l\'Etat fait appel à des sociétés spécialisées dans le domaine de la cyberdéfense, à l\'image de Thales et EADS Cassidian, notamment. Interrogé par \"latribune.fr\" sur ce point, Jean-Marie Bockel a répondu franchement : \"sur le papier non, dans la pratique, oui\". \"Il existe des relations de confiance entre ces groupes et les responsables de l\'Agence nationale de la sécurité des systèmes d\'information (ANSSI)\", assure-t-il, tout en précisant qu\'il y \"une vraie connivence au bon sens du terme globalement de part et d\'autre\". Et de conclure, \"les prémices de ce réseau existent déjà\".En tout cas, Jean-Marie Bockel préconise dans ses recommandations \"de poursuivre le développement de capacités offensives au sein des armées et des services spécialisés\" et de \"s\'interroger sur la pertinence d\'un discours public, voire d\'une doctrine publique, sur les capacités offensives\".

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