En Europe, le train a encore du chemin à faire pour réduire son impact environnemental

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Le transport ferroviaire représente moins de 1% du total des émissions de dioxyde de carbone dans les 27 pays de l’Union européenne, selon l’agence internationale à l’énergie et l’Union internationale du transport ferroviaire. Ces deux organismes ont mis leurs données en commun et ont publié le 18 juillet un rapport dans lequel ils donnent les détails de ces enquêtes. En 2009, date des derniers relevés disponibles, le secteur des transports était responsable d’environ 31% du total des émissions de CO2 provenant de la combustion d’énergie fossile en Europe. Le transport ferroviaire contribue à 1,8% de ces émissions dues au transport (soit 0,6% du total des émissions au sein de l’UE).Progrès dans la réduction des émissions de CO2\"Du fait de son faible niveau d’émissions de CO2, le transport ferroviaire constitue un outil extrêmement efficace au service du développement durable\", pointent les rédacteurs de cette étude. Or, les membres de l’Union européenne se sont donnés pour objectif de réduire de 30% le niveau d’émission de gaz à effet de serre par passager et par tonne de marchandise transportée entre 1990 et 2020. Et, selon les derniers relevés, ces objectifs ont été atteints à la fois pour les particuliers et pour le fret. Pour 2013, de nouvelles cibles ont été choisies qui visent notamment une réduction de la consommation finale par train de 30%.Mix énergétique : des bons et des mauvais élèvesL’analyse rend également compte, pays par pays, des différentes sources d’énergie utilisée pour faire fonctionner les trains. Globalement, en 1990, 30% des lignes ferroviaires étaient électrifiées, contre 53% en 2009. Environ huit trains sur dix qui circulent dans l’UE sont électrifiés. Mais, dans ce domaine, les progrès réalisés en matière de développement durable sont très contrastés selon les pays. Les pays nordiques font figures de bons élèves avec 100% de production d’électricité ferroviaire provenant de l’énergie renouvelable au Danemark, en Finlande, en Norvège, et en Suède (selon des données de 2007 dans ce dernier cas).A l’inverse, la France, pour laquelle les données remontent à 2005, est encore loin de ce niveau puisque près de 90% de son électricité utilisée pour les trains était d’origine nucléaire, la plus grosse proportion en Europe. Moins de 5% provenaient de sources renouvelables. En République Tchèque, Pologne et surtout au Pays-Bas, où le gaz est encore en 2009 une source majeure d’énergie électrique pour les trains, la part de renouvelable est, là aussi, congrue.Dans le fret, le choix du transport routier progresse au détriment du train Enfin, il est à noter que, si le rendement énergétique des trains progresse (la consommation par voyageur au kilomètre s’est réduite de 12 %, celle par tonne de marchandise de 19% depuis 1990) le choix du train comme moyen de transport n’est toujours pas prioritaire. \"Aucun changement significatif n’est intervenu dans la répartition intermodale pour le transport de passagers \", signale l’étude. D’après les dernières données disponibles, seuls 6% du transport de passagers en Europe est réalisée par le train. Dans le cas du transport de fret, \"la situation a légèrement évolué au profit de la route\", note cette enquête, qui indique que la part des chemins de fer en transport de marchandise est de 7%.

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