Nokia redonne une lueur d'espoir avec ses smartphones Lumia

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Plus d'une décennie que cela n'était pas arrivé à l'action Nokia. : le titre du géant déchu de la téléphonie mobile a rebondi de 18% ce jeudi à la Bourse de Helsinki. A la clôture, la hausse était plus modérée (+12% à 1,53 euro). Les résultats du deuxième trimestre publiés à la mi-journée ne sont pourtant pas mirifiques : un chiffre d'affaires trimestriel en recul de 19% à 7,5 milliards d'euros, une perte opérationnelle ayant doublé à 826 millions d'euros et une perte nette de 1,5 milliard d'euros. Cependant, sur le plan financier, le groupe finlandais a maîtrisé sa consommation de trésorerie et se retrouve avec 4,2 milliards de cash (contre 3,7 milliards attendus par les analystes). Et sur le plan commercial a fait un peu mieux que prévu avec ses smartphones Lumia.Nokia vaut moins en Bourse que Free En effet, sa gamme de téléphones multifonctions tournant sous le système d'exploitation de Microsoft Windows Phone, qui doit devenir son unique plateforme logicielle pour les smartphones, s'est écoulée à 4 millions d'exemplaires au deuxième trimestre, qui s'ajoutent aux 2 millions vendus au premier trimestre et au million commercialisé en fin d'année. La semaine dernière, l'annonce d'une division par deux du prix du Lumia 900 aux Etats-Unis, ramené à 50 dollars avec un contrat de deux ans chez AT&T, avait fait craindre de mauvaises ventes et fait chuter l'action Nokia à ses plus bas niveaux depuis 1996. L'ex-leader mondial du téléphone mobile, détrôné cette année par le sud-coréen Samsung, ne vaut plus que 5,7 milliards d'euros en Bourse, soit 700 millions de moins qu'Iliad, la maison-mère de Free, et à peine 100 millions de plus que Gemalto. Comment en est-on arrivé là ? Plus de croissance, de lourdes pertes, une image de marque écornée, des produits qui peinent encore à rivaliser avec le haut du panier, etc. Le cours de Nokia a chuté de 57% en un an et de 80% depuis février 2011, à l'annonce de l'alliance stratégique avec Microsoft conclue par le PDG Stephen Elop, Canadien venu justement du géant des logiciels. Nokia valait près de dix fois plus il y a deux ans (plus de 50 milliards en mars 2010) et vingt fois plus en septembre 2007 peu après le lancement de l'iPhone (plus de 100 milliards). Seule consolation pour l'ex-étoile de la high tech européenne, sa capitalisation est encore près de deux fois supérieure à l'autre grand perdant de l'ascension d'Apple et Samsung, le canadien RIM, inventeur du BlackBerry (3,6 milliards de dollars)....  

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