Laurent Gbagbo durcit le ton en Côte d'Ivoire

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En Côte d'Ivoire, le risque croissant d'une confrontation violente grandit entre les partisans du président sortant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu vainqueur à l'issue des élections présidentielles le 28 novembre. Après la nuit de vendredi, le bilan s'élevait à 30 morts et 150 blessés principalement à Abidjan, la capitale. Certaines chancelleries, à l'instar de la Grande- Bretagne, recommandaient à leurs ressortissants de quitter le pays. Le président sortant a par ailleurs menacé d'interdire la publication de journaux en cas « d'appel à la révolte ».Au président français Nicolas Sarkozy qui lui avait donné jusqu'à dimanche soir pour quitter le pays, Laurent Gbagbo, voyant là une « ingérence grave dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire », a répondu en demandant aux 10.000 casques bleus de l'ONU et aux 950 soldats du contingent français stationné dans le pays dans le cadre de l'opération Licorne, de quitter « immédiatement » le sol ivoirien. L'ONU assure notamment la sécurité de Alassane Ouattara, qui bénéficie du soutien de la communauté internationale.PIB prévu en 2011 : + 4,1 %Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, a indiqué être déterminé à ce que « l'Onuci accomplisse son mandat et continue de surveiller et de rassembler les preuves concernant toute violation des droits de l'homme, incitation à la haine et à la violence ou attaque sur les casques bleus de l'ONU ». L'organisation internationale se disait « préparée à tout ». Ce lundi, le Conseil de sécurité a prévu de discuter de la situation de la Côte d'Ivoire et du renouvellement du mandat actuel de l'Onuci, qui expire le 31 décembre.La Côte d'Ivoire, premier producteur de cacao, avec environ 40 % de l'offre mondiale, et disposant de ressources pétrolières, reste pénalisée par la fragile stabilité politique et la partition de fait du pays ces dernières années, ce qui pèse sur les investissements tant publics que privés, l'éducation et les services. Malgré cela, le PIB devrait progresser de 4,1 % cette année selon la Banque mondiale, et s'élever à 5,3 % en moyenne annuelle de 2011 à 2014. À condition que le pays sorte de l'impasse politique.

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