Chaque samedi, Stéphane Soumier, animateur de « Good Morning...

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Chaque samedi, Stéphane Soumier, animateur de « Good Morning Business » tous les matins de 5?h?30 à 9 heures sur BFM, nous propose son bloc-notes de la semaine. TOUT COMPRISDans le hall de Free, il y a un four. Un vrai four, massif. « On y met les nouvelles box », me raconte Xavier Niel, « on les fait chauffer, 50, 51, 52 °C et puis on regarde comment ça se passe. Je suis sûr qu'il n'y a pas un seul opérateur qui fasse chauffer ses box ; nous, si, parce qu'en fait on adore ça ! » Et ce qu'il adore, ce n'est pas « faire chauffer les box », mais « voir comment ça se passe ». Pas de meilleur symbole de ce que Free ne veut jamais cesser d'être. Pour comprendre le succès de Free, il faut comprendre que ces types-là (cinq fondateurs) sont des fous de technos. De purs malades. Si vous avez la chance de passer une heure avec Xavier Niel, à un moment ou à un autre, forcément, il va saisir une de ses « box », la démonter en deux temps trois mouvements et vous montrer le dernier transistor qu'ils viennent d'inventer, la larme à l'?il, comme s'il vous montrait la photo de ses gosses. L'autre surprise, c'est l'épisode quasi obligé « mail des clients » (pardon, « abonnés », le mot client est interdit chez Free, je n'ai pas bien compris pourquoi) : vous trouverez le chiffre dans tous les portraits de Xavier Niel, chaque jour il répond personnellement à « 150 », « 200 », « 300 mails de réclamation » (l'indice varie au gré des sources). Ça sent la communication trop bien rodée. Alors, je voudrais juste prendre deux lignes pour vous dire que je suis convaincu qu'il le fait vraiment. Parce que je les compte sur les doigts d'une main, les patrons qui parlent avec une telle passion de leur boîte. Évidemment qu'il répond aux mails des clients, je crois même que c'est son oxygène. vous avez dit INJUSTE ?Non, François Pérol ne comprend pas ! Parmi les récompenses que remet BFM tous les ans, il y a la « performance boursière ». Et sur l'année 2009, c'est Natixis qui arrivait en tête (il faut peut-être encore rappeler qu'elle est filiale du nouvel ensemble BPCE que dirige maintenant l'ancien conseiller du président). Mais par égard envers les centaines de milliers d'actionnaires rincés, on a décidé de s'installer dans la durée, avec Stallergènesave;nes, meilleure performance sur cinq ans. « Je peux comprendre, dit François Pérol, je peux comprendre, mais vous ne m'empêcherez pas de penser que c'est un peu injuste. Quand on a pris cette banque, l'action valait 80 centimes d'euro, on est au-dessus de 4 aujourd'hui, ça valait peut-être un coup de chapeau. ». Et c'est amusant, parce qu'on réalise au fil de la conversation que personne ne lui avait signalé cette performance, et l'on sent bien qu'il continue d'y penser, en parlant d'autre chose (il en parlera d'ailleurs à deux confrères venus le voir le lendemain). En fait la récompense aurait été parfaite pour solder la fin d'une période de tumulte. Raté ! n le bloc-notes de stéphane soumie

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