Mirabaud Gestion souhaite se renforcer auprès des investisseurs institutionnels

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Au 1er janvier 2011, Lionel Aeschlimann deviendra associé-gérant de Mirabaud, en charge de la gestion d'actifs. Et comme le veut la nouvelle gouvernance du groupe bancaire privé suisse, il sera assisté par Yves Mirabaud, associé, et Gilles Morland, également nommé associé le 1er janvier prochain en charge de l'intermédiation.Avec la gestion privée et l'intermédiation, la gestion d'actifs constitue la troisième ligne de métier de la banque genevoise. En termes d'encours, la société gère 18 milliards d'euros, en hausse de 12 % sur les dix premiers mois de l'année. Sans donner de chiffre, la banque annonce une collecte nette qui a compensé la baisse des encours liée à un effet de change négatif. Les clients privés représentent 80 % des encours, les 20 % restant sont des « zinzins ». C'est sur ces derniers que Mirabaud veut passer à la vitesse supérieure avec pour objectif une croissance de 10 % par an. Ce qui est le cas en France puisque « leurs encours institutionnels ont augmenté de 35 % à 250 millions, soit 25 % des encours globaux français qui sont de 1 milliard d'euros », se félicite l'associé-gérant. Cette croissance est donc supérieure à l'ensemble du groupe. « L'important pour les investisseurs institutionnels est de pouvoir bénéficier d'une vision à long terme, d'une solidité du processus dans la gestion des risques et de la proximité des équipes », déclare Lionel Aeschlimann. Pour cela, les équipes commerciales seront renforcées. Ce qui est le cas à Hong Kong avec une équipe de trois personnes qui leur est dédiée.actions émergentesEn termes d'offre produits, Mirabaud propose des fonds actions européennes, mais aussi des taux, même si ce n'est pas un axe de développement du groupe. Les actions émergentes sont aussi jouées via des titres d'entreprises qui réalisent dans ces zones une grande partie de leur chiffre d'affaires. Quant à la gestion alternative (4 milliards d'encours gérés), Mirabaud en propose depuis 1970 sous forme de fonds de hedge funds ou de « managed account » (comptes gérés). Pour la banque, cette classe d'actifs ne doit plus être considérée comme une poche à part dans l'allocation d'actifs. Lionel Aeschlimann se dit d'ailleurs très attentif à la mise en place de la directive AIFM.Enfin, uniquement présente à Londres auprès des institutionnels, Mirabaud a mandaté un « business developper » pour étudier le marché local des CGPI. T. S.

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