Le groupe panafricain a renforcé ses fonds propres

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Sans renouveler sa performance record de 2008, le groupe Bank of Africa a réalisé une année 2009 correcte, avec des revenus en hausse (+?4,8 %). Détenu à 46,9 % par la marocaine BMCE Bank, au capital depuis 2007, BOA a néanmoins encaissé une baisse des profits de 36 %. Créances douteuses« La croissance économique a marqué le pas, à cause notamment de la chute des exportations de matières premières et de l'allongement des délais de paiement des États. Mais nous avons aussi été affectés par les créances douteuses, qui ont augmenté de moitié sur l'année », explique le président du groupe Bank of Africa, Paul Derreumaux, primé fin 2009 par le magazine « African Banker » pour sa « carrière exemplaire dans la banque ». En excluant les plus-values exceptionnelles engrangées en 2008 par sa filiale d'investissement Agora, le recul du bénéfice se limite à 16 %. Malgré ce ralentissement, le groupe africain a renforcé ses fonds propres de 12 % sur un an (123 % sur trois ans), à 257 millions d'euros. De quoi financer son développement et se plier aux obligations réglementaires, notamment en Afrique de l'Ouest, où le capital minimum est passé en 2010 de 1 à 5 milliards de francs CFA (soit de 1,5 à 7,6 millions d'euros), et doit être porté à 10 milliards de francs CFA (15 millions d'euros) d'ici 2012, mais aussi en Kenya et en RDC. En parallèle, le groupe compte faire passer son capital social de 40 à 80 millions d'euros d'ici le début 2013 avec le concours de ses actionnaires. « En tenant compte de la prime d'émission, ces 40 millions supplémentaires nous permettront de doper nos fonds propres de 135 millions d'euros », indique Paul Derreumaux. B. J.

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