Le Rafale porté par des vents favorables

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Brésil, Émirats arabes unis (EAU), Koweït? Trois pays qui ont, à des degrés plus ou moins avancés, des discussions pour acquérir le Rafale, l'avion de combat de Dassault Aviation, vendu par Nicolas Sarkozy en personne. Trois pays qui doivent concrétiser (ou non) leurs intentions à court et moyen terme.Au Brésil, le Conseil de défense, qui devait initialement annoncer son choix aujourd'hui pour entrer en négociation exclusive avec l'avionneur sélectionné, a semble-t-il reporté sa décision de quelques jours, voire de quelques semaines. Le Rafale devrait sortir vainqueur face au Super Hornet F/4-18E/F de Boeing (États-Unis) et au Gripen NG de Saab (Suède). Et ce, malgré la mauvaise humeur de l'armée de l'air brésilienne (FAB), qui préfère de façon étrange le monomoteur suédois pour survoler l'Amazonie. Après avoir tordu le bras à la FAB lors de la visite de Nicolas Sarkozy en septembre en annonçant déjà sa préférence pour le Rafale, le président Lula doit concrétiser un choix politique en faveur de la France et repousser les offres rivales, dont celle des États-Unis. Mais il chercherait à obtenir la neutralité de la FAB ? avec laquelle les relations sont très compliquées ?, dans le rapport technique sur les offres.Une question de tempsPourtant, loin de baisser les bras, les Américains, qui auraient eu accès à la proposition de Dassault Aviation déposée quinze jours avant la leur, selon nos informations, auraient remis aux Brésiliens une proposition extrêmement intéressante (voir Latribune.fr). Un report n'arrange pas les affaires françaises. Car, une fois le Rafale choisi, Paris prévoit un calendrier serré, soit environ six mois de négociation pour ficeler le contrat des 36 appareils avant de rentrer dans la période critique de la campagne de l'élection présidentielle en octobre 2010, selon une source proche du dossier.Autre succès annoncé, les EAU. Selon une source proche, « le verrouillage technique a été effectué et la signature du contrat est balistique ». Sous-entendu, ce n'est qu'une question de temps pour conclure les discussions sur le prix des 60 Rafale entre Dassault Aviation et Abu Dhabi, où les négociateurs sont réputés être très bons. Même la question de la vente des Mirage 2000-9 émiriens à un pays tiers n'est plus un point d'achoppement : la France n'exclut plus de faire un « portage momentan頻, note-t-on à Paris, alors que la piste indienne semblait se refroidir. Enfin, il semble, à ce jour, hors de question d'attendre une annonce au salon aéronautique de Dubaï.Enfin, le Koweït semble très intéressé par l'achat de 36 Rafale (voir Latribune.fr). Mais ce pays pourra-t-il résister à la pression américaine et s'offrir la technologie française ? À suivre. nLes Américains auraient remis aux Brésiliens une proposition extrêmement intéressante.

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