Le "X" surclasse les autres genres en VOD

Sensible, le sujet incite les opérateurs de télécoms ou de télévision à une certaine retenue. Et pourtant, les films classés "X" représentent aujourd'hui une grande part de leur activité dans la vidéo à la demande. "Sans films X, aucune plate-forme de VOD ne serait rentable", assure même Ghislain Faribeault, le responsable de la VOD chez Marc Dorcel. Ce producteur de films pour adultes réalise 22 millions d'euros de chiffre d'affaires rien qu'avec la VOD et fournit ses plateformes ou ses catalogues à plus de 50 opérateurs TV dans plus de 25 pays.Les opérateurs restent très discrets sur les chiffresSelon des chiffres obtenus pour la plupart "sous le manteau", un tiers du chiffre d'affaires d'Orange dans la VOD viendrait ainsi du X. Chez SFR, la proportion serait légèrement supérieure, entre 35% et 40%, avec 24.000 utilisateurs réguliers. Et elle monterait à 40% chez Free et à 50% chez Numericable qui éditent leurs propres plateformes de VOD X. 36% des recettes VOD de la plate-forme de Vidéo Futur sont barrées d'un X.Des films vendus plus chersPour les opérateurs de services de VOD, le X offre un gros avantage : il est extrêmement rentable. Les films pour adultes sont souvent vendus plus chers que les films classiques ("parfois plus de dix euros", selon le dirigeant d'un opérateur) avec des coûts de production et des reversements de droits d'auteurs bien inférieurs, notamment pour ceux réalisés à l'étranger. Les chiffres du très sérieux Centre national de la cinématographie le démontrent. S'il n'a représenté que 4% des volumes téléchargés en 2009, ce genre cinématographique a généré un tiers du chiffre d'affaires de la VOD, soit 25 millions d'euros.Des plateformes "spécialisées" par abonnementEt encore, ces montants ne tiennent pas compte des revenus générés par les plate-formes dites "spécialisées" comme celle de Marc Dorcel ou celle de Dreamnex. Ce dernier a réalisé l'an dernier 25 millions d'euros de chiffre d'affaires dans la VOD "X" sur ordinateur, avec un système d'abonnement "plus pratique que l'achat à l'acte", explique Patrice Maccar, le président de Dreamnex, une société cotée à la Bourse de Paris. Résultat, 60.000 vidéos sont téléchargées par mois sur la plate-forme de Dreamnex. Le groupe est d'ailleurs en train de négocier avec les opérateurs de télévision un nouveau service payant permettant de brancher une webcam sur son téléviseur.

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