« On voit de plus en plus d'opérations avec un élément de garantie »

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terview / Hubert ClerboisComment se porte aujourd'hui l'actionnariat salarié en France??Il y a clairement eu un ralentissement des opérations d'actionnariat salarié en 2008 et 2009 à cause de l'environnement boursier. Pour les salariés actionnaires, il y avait beaucoup de réticences?: si vous allez bientôt partir à la retraite et que votre épargne salariale a fondu de 30 % ou 40 %, vous allez hésiter. Pour les entreprises, c'était tout aussi délicat. Les opérations ont aujourd'hui repris, même si les taux de souscription des salariés sont plus bas qu'auparavant.Quels sont les dispositifs les plus prisés??On trouve de plus en plus d'opérations avec des fonds structurés, soit avec un élément de garantie, soit un effet de levier. Certaines entreprises s'y refusaient auparavant, arguant que l'actionnaire salarié est avant tout un actionnaire et doit donc prendre un risque. Mais aujourd'hui ces entreprises réfléchissent?: elles veulent maintenir leur rythme d'une opération par an ou tous les deux ans, et prennent en compte ce qui s'est passé pour proposer des formules plus sécurisées. L'Autorité des marchés financiers, l'AMF, qui vise tous les règlements des fonds, est d'ailleurs devenue plus tatillonne sur la notion de garantie et sur l'information que l'on donne aux salariés. Elle impose quelquefois un tel nombre de précisions que cela risque de nuire à la compréhension du montage par les salariés. Par ailleurs, la décote et l'abondement restent très utilisés, même si on constate quelques réductions, budget oblige.La fiscalité de l'actionnariat salarié pourrait-elle évoluer??Avec le projet de réforme des retraites, une taxation accrue sur l'épargne est en vue. Mais a priori l'actionnariat salarié, qui dispose d'une longue tradition en France, en serait exclu, s'il est réalisé au travers des mécanismes d'épargne salariale. En revanche, certains éléments discrétionnaires comme les stock-options ou les retraites chapeaux vont subir une augmentation de leur coût (fiscalité, contributions sociales). Les attributions d'actions gratuites pourraient suivre le même chemin. Propos recueillis par F.P.

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