Le documentaire se réinvente sur le Web

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Audiovisuel« Portraits d'un nouveau monde » : ce projet, lancé par France 5 avec la filiale France Télévisions Interactive, vise rien de moins que décrire le monde au XXIe siècle. La chaîne a choisi de produire cette fresque sous forme d'une collection thématique déclinée en vingt-quatre documentaires multimédias, alliant vidéo, photos, sons, textes, dans une navigation interactive. La diffusion, à partir de janvier 2010, sera réservée au site Internet France5.fr, avec éventuellement, des extraits sur l'antenne de France 5. « C'est une expérimentation qui entre dans la mission de l'audiovisuel public de participer à la création d'un nouveau genre », explique Pierre Block de Friberg, responsable du documentaire à France 5.scénario interactifLa jeune société de production Narrative spécialisée dans des « formats audiovisuels multimédias », choisie pour porter cette collection, a lancé un appel à projets en ligne dont la clôture s'échelonne selon les thèmes, du 1er novembre au 15 janvier. Elle est submergée de propositions. Un enthousiasme qui traduit l'appétit de nombreux indépendants ? journalistes de presse écrite, de radio, reporters d'images, photographes, réalisateurs? ? pour explorer de nouvelles formes d'écriture, à l'heure où le grand reportage trouve moins de lieux d'expression dans les médias traditionnels. Et où ces métiers veulent apprendre à collaborer avec ceux du Net pour s'adresser aux générations de l'ère Web.La vogue du « Webdocumentaire » s'est invitée au grand rendez-vous annuel du photojournalisme, Visa pour l'Image, à Perpignan. Elle s'expérimente sur des sites comme Rue 89, Lemonde.fr, Arte.tv? Pour « Portraits d'un nouveau monde », le budget global de l'ordre de 480.000 euros, largement financé par France Télévisions, est inégalé dans le genre, mais reste contraint. « Nous ne pouvons financer l'intégralité d'un voyage au long cours mais nous sommes prêts à partager les frais avec d'autres financeurs », prévient l'appel à projets. Si les reportages se font avec des équipes légères et polyvalentes, au montage traditionnel s'ajoutent les coûts « très lourds de développement du scénario interactif » qui permet la navigation de l'internaute dans le récit, précise Laurence Bagot, cofondatrice de Narrative. Le genre où tout reste à inventer, s'il séduit le public des internautes, devra asseoir son mode de financement. I. R.

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