Vibratec met le cap sur la Malaisie pour mieux rayonner sur l'Asie

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Comment s'implante-t-on en Asie du Sud-Est quand on est une PME de 80 salariés installée en région lyonnaise ? C'est le défi qu'a relevé la société Vibratec, qui s'apprête à ouvrir un bureau en Malaisie. Le principal atout de la société réside en son savoir-faire sur un marché de niche à haute valeur ajoutée technologique : le contrôle du bruit et de la vibration, qu'il s'agisse de localiser la source ou de réduire les nuisances. Son expertise s'applique aussi bien à des avions en mouvement qu'à des chaînes de montage ou à des machines sur des plate-formes pétrolières.La force de cette PME, qui affiche 9 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2010, est aussi son expérience des marchés étrangers, en particulier dans le sillage de Total. « Total nous a souvent placés comme un fournisseur référencé, ce qui nous a permis de répondre à des appels d'offres un peu partout dans le monde », explique Nathalie Frémion, responsable du département Énergie. La PME a ainsi décroché cet été son plus gros contrat d'études, avec la société coréenne DSME, choisie par Total pour participer à la conception de sa FPSO (barge flottante) « Clov », au large de l'Angola. Installation « légere »L'implantation de Vibratec en Asie obéit donc à un double impératif : d'une part se rapprocher de ses clients existants, coréens entre autres ; d'autre part tisser un réseau commercial dans la zone, vers laquelle converge l'ensemble des ingénieries pétrolières. Vibratec a choisi la Malaisie, après avoir lorgné du côté de Singapour. Les coûts d'implantation moindres du côté malais ont fait pencher la balance.La société a par ailleurs opté pour un modèle d'installation « léger », à savoir l'envoi d'un VIE (volontariat international en entreprise). Le choix s'est porté sur un salarié présent dans l'entreprise depuis quatre ans, un ingénieur centralien, âgé de 28 ans. Il assurera le support technique du projet signé avec DSME, mais se forme également à sa nouvelle mission, celle de commercial. Le soutien de Total, une fois encore, a été primordial, puisque le groupe a pris en charge l'accueil et l'hébergement du VIE de Vibratec dans le cadre du Pacte PME, un dispositif qui favorise les relations entre petites entreprises et grands groupes. Cet appui du pétrolier français a ouvert beaucoup de portes, reconnaît Nathalie Frémion.Sara Sampaio

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