Publicis a gagné son pari dans la tech
Marie-Pierre Gröndahl
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Arthur Sadoun, PDG du groupe Publicis qui a su se faire une place parmi les plus grosses entreprises mondiales.
LTD/JOEL SAGET / AFP
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Arthur Sadoun, PDG du groupe Publicis qui a su se faire une place parmi les plus grosses entreprises mondiales.
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C'est un club très fermé. On ne compte en effet qu'une poignée d'entreprises françaises au premier rang mondial de leur secteur, dont Airbus, L'Oréal ou LVMH. Et Publicis, depuis décembre 2024. Le groupe de communication, fondé par Marcel Bleustein-Blanchet en 1926 et dirigé par Arthur Sadoun depuis 2017, a réussi un exploit inédit. Car la publicité demeure un domaine historiquement dominé par les Anglo-Saxons - les « mad men », pionniers et géants de la réclame et du marketing. Cette première place représente aussi un retournement industriel majeur pour une entreprise jugée en perdition par ses concurrents et les analystes entre 2017 et 2019.
Avec une capitalisation boursière de 26,7 milliards d'euros, une hausse de l'action de 176,7 % en cinq ans et de 14,18 % depuis six mois - en dépit des soubresauts sur les marchés financiers -, le groupe, présent dans la communication, les médias, la data et la tech, revient de loin. Le titre, à 105,60 euros le 14 février, ne valait que... 19 euros en 2020. « Nous bénéficions de trois paris stratégiques en dix ans, inspirés par la vision de Maurice Lévy », estime son successeur, Arthur Sadoun.
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Parmi eux, deux acquisitions pourtant incomprises lors de leur annonce, celle du spécialiste du conseil en transformation technologique Sapient, en 2014 (3,7 milliards de dollars), puis le rachat en 2019 d'Epsilon (4,4 milliards), un expert en gestion de données. Deux conquêtes qui ont permis à l'entreprise française de prendre une nette avance sur ses rivales, alors que la data puis l'IA ont profondément bouleversé le secteur dans les années suivantes. Troisième pari, celui d'une mutation interne pour clarifier une organisation à la complexité croissante, avec la nomination d'un patron à la tête de chaque pays à la place de directions par activité.
Marie-Pierre Gröndahl
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