"Trust", ou les dangers d'Internet

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Avec Trust, le 18 janvier sur les écrans, David Schwimmer (le Ross de "Friends", le célébrissime "sitcom" des années 90) nous livre un film superbe sur un sujet délicat : la manipulation psychologique des enfants à des fins sexuelles sur Internet.

Annie est une adolescente de 14 ans équilibrée et sans histoire. Elle vit dans la banlieue de Chicago avec ses parents, son frère et sa s?ur et comme tous les jeunes de son âge. En tchattant sur des forums de discussion avec d?autres étudiants, elle entre un jour en contact avec Charlie, un étudiant de 16 ans, avec qui elle se trouve des points communs, un garçon sympathique qui la comprend, l?apprécie, avec qui elle échange des idées et qui la conseille. C?est même grâce à lui qu?elle va intégrer un groupe de filles qu?elle rêvait d?intégrer. Même si Charlie lui ment deux fois sur son âge - il lui avoue avoir 20 ans, puis finalement 25 ans - elle ne se méfie pas. Charlie propose de la rencontrer dans un centre commercial alors que ces parents se sont absentés. Annie découvre alors que le soi-disant garçon de 25 ans est en fait un trentenaire.

A partir de là, le spectateur assiste, impuissant, à la manipulation menée par le prédateur qui conduira sa proie à l?accompagner dans un motel, alors qu?elle vient de le rencontrer.

Le casting est formidable. Clive Owen joue le rôle du père d?Annie. Il nous avait habitué à des rôles plus physiques comme dans Sin City, Dérapage, Inside man ou Les Fils de l?homme. Il est ici bouleversant. Catherine Keener (actrice de cinéma et de théâtre confirmée), qui joue la mère, est également remarquable. La véritable révélation de ce film, c?est la jeune Liana Liberato (14 ans pendant le tournage) qui joue Annie avec une rare authenticité. L?enjeu était de taille pour elle car il fallait qu?elle soit crédible et suffisamment expérimentée pour jouer des scènes chargées d?émotions avec beaucoup d?intensité et de maturité.

Le scénario d?Andy Bellin est très bien construit. Le metteur en scène et son scénariste ont su trouver le ton juste. Le film ne tombe jamais dans le voyeurisme malgré le sujet sensible et malsain dont il parle. Les acteurs saluent d?ailleurs le travail de David Schwimmer qui leur a laissé une grande liberté dans l?interprétation de leurs émotions.

Rarement au cinéma, un tel sujet n?a été traité avec autant de vérité et de sincérité. Ne passez pas à côté.

Sortie au cinéma le 18 janvier 2012.

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Commentaires
a écrit le 17/01/2012 à 19:49 :
merci pour cette super critique !

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