Le Social Club fête ses quatre ans

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Le Social Club est devenu en quatre ans la référence en matière de musique électronique sous la houlette de ses fondateurs, Manu Barron, Arnaud Frisch et Antoine Kraft. Plus qu'une discothèque, le club de la rue Montmartre à Paris est la vitrine d'une scène "électro" avant gardiste. La programmation est pointue, sans être élitiste, et le club propose chaque soir un plateau de DJ différent avec le souci constant de décloisonner la musique, de favoriser les nouveaux talents, de parier sur l'éclectisme.

Le Social Club fête ce mercredi ses quatre ans. Au programme, des DJ de renoms, comme 2ManyDJs et Busy P (Pedro Winter) et quelques invités surprises. Pas étonnant, en quatre ans, le Social Club s'est imposé comme "la" référence de la scène électro parisienne, presque une "institution" sans perdre pour autant la vitalité, l'empreinte musicale avant-gardiste, le goût du graphisme et du design et, surtout, la clientèle aussi jeune que passionnée de ses débuts. Le pari n'était pas pour autant gagné à l'ouverture en janvier 2008 après la reprise d'un club en déclin, le Tryptique, à un moment où Paris s'endormait gentiment, sous l'?il protecteur de la Préfecture de Police.

Le succès a été pourtant immédiat. Et jamais démenti depuis. Les fondateurs - Manu Barron, Arnaud Frisch et Antoine Kraft - ont réussi un étrange cocktail de culture populaire et de programmation musicale pointue, avec un plateau de DJ différent tous les soirs. Une recette que Manu Baron avait déjà testée avec succès à Lille, à Roubaix et dans de nombreux festivals ou manifestations culturelles. Ce ne sont pas en effet des novices qui ont lancé le Social Club mais bien une équipe déjà bien rodée dans la production d'artistes et la programmation. Mais la chance a été également au rendez-vous: l'ouverture du club a coïncidé avec l'émergence d'une nouvelle scène "électro" parisienne, particulièrement créative, avec le label Ed Banger (P Busy, DJ Medhi, Justice, Uffie...),Yuksek, Birdy Nam Nam Nam ou bien Phoenix.

Autant d'artistes aujourd'hui reconnus qui ont fait les belles nuits du "Social" et qui ont contribué à la renommée du club, y compris à l'étranger. Aujourd'hui, la relève est déjà là, avec des talents comme comme Brodinski, le Club Cheval ou Joakim de Tigersushi, tous fidèles au logo à deux barres du club. Car c'est sans doute ce qui fait la singularité du club, celui d'une perpétuelle quête aux nouveaux talents, malgré le succès, et qui constitue son ADN. Certains d'ailleurs n'hésitent pas à désigner le Social Club comme le "CBGB" de l'électro, du nom de ce fameux club du Bowery qui accompagna l'explosion de la scène punk new-yorkaise dans les années 70.

L'autre clé du succès réside dan sa clientèle, très jeune, biberonné à l'internet, à la culture musicale encyclopédique. Ce sont ces passionnés, curieux de la moindre nouvelle tendance, relayeurs d'infos sur facebook et autres réseaux sociaux qui font "le" Social Club. On y vient moins pour danser que pour écouter et découvrir.

Aujourd'hui, le Social Club est devenu une véritable machine de guerre créative, qui comprend, outre le club, une société de management et de production d'artistes ou d'évènements (Savoir Faire), un nouveau club très privé, le Silencio, dont le design a été inspiré par David Lynch, et un label, Bromance, tout juste lancé par Brodinski et Manu Barron. Bref, une belle PME de quelque 70 salariés avec, paraît-il, de nombreux projets dans les cartons. Déjà, le site du Social vient d'être entièrement refondu et chaque fois des artistes seront invités à revisiter les visuels graphiques du club, toujours autour de leur fameuse signature à deux barres. Cela bouge très vite et c'est cela qu'on aime.

Retrouvez le site du Social Club ici.

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