Commodes commodes

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Le mobilier de style est totalement délaissé et les prix sont en net recul. C'est le moment d'acheter, notamment les pièces de bonne tenue. Une vacation en propose à des estimations raisonnables.

A part l'exceptionnel à des prix très élevés qui trouve encore des collectionneurs fortunés (et souvent âgés), le mobilier de style est aujourd'hui totalement délaissé, avec une baisse moyenne des adjudications de 25% ... quand il y a preneur, car les commodes, consoles, scribans et autres encoignures aux bronzes dorés et marqueteries travaillées sont passés de mode.

Pour les amateurs de mobiliers anciens, c'est l'occasion d'acheter. Car si les pièces estampillées les plus recherchées continuent à dépasser les 100.000 (et plus) euros, les bons meubles d'époque, des XVII et XVIIIèmes siècles, restent abordables, parfois inférieurs aux prix des copies du XIXème il y a encore quelques années.

La SVV Massol en propose à Drouot le 7 juillet quelques exemples, notamment les commodes. Ce meuble à tiroirs et à quatre pieds est le plus répandu, le plus vendu. Remplaçant le coffre de la Renaissance, il apparaît à la fin du XVIIème siècle créé par André Charles Boulle, maître ébéniste préféré de Louis XIV: son nom vient du sens donné au mot commode alors, "pratique". D'où son succès, car tous les styles suivants l'ont adopté. Chargée de bronze lors de la Régence, sobre sous Louis XVI, étoilée lors du Consulat, en bois jaune juste après la Restauration, la commode reprend le style Renaissance sous Napoléon III ...

Cette vacation présente notamment une commode cintrée dans le goût du travail des Hache , XVIIIème (12.000 euros), une autre en noyer et bois fruitiers formant des motifs géométriques à trois tiroirs (25.000), une pièce galbée et marquetée sur trois faces proche du travail de Lebrun (18.000), et moins onéreuses, une commode en bois polychrome et placage de loupe fin XVIIIème (5.000) ou une "arbalète" provinciale du XVIIIème (2.000).
A noter également quelques fauteuils, tables de jeu, consoles d'appliques, demi-lunes et encoignures, entre 3.500 et 20.000 euros.


- 7 juillet, 13h30, Drouot Richelieu, salle 16,
renseignements: www.massol-sa.com


 

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