Attique antique

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Les pièces d'avant notre ère ont leurs amateurs, et dans l'ensemble, sauf pièces muséales, les prix restent encore abordables. Une vacation leur est dédiée. Avec notamment nombre de vases grecs.

Le marché des objets antiques, jusqu'à la fin de l'Empire romain, est peu spéculatif et, sauf pour les pièces d'exception, les prix restent raisonnables même si les collectionneurs sont de plus en plus nombreux et de plus en plus connaisseurs. Parmi les pièces qui retiennent l'attention des initiés, les céramiques de l'Attique, les vases grecs ornés de peintures évocatrices. Essentiellement utilitaires, on trouve des cratères à grande ouverture dans lesquels on conservait le vin coupé d'eau, les hydries que les femmes portaient sur la tête pour chercher l'eau, les lécythes ou vases cylindriques reposant sur un pied contenant de l'huile parfumée, les amphores pour transporter les liquides, les alabastres ou flacons à parfum, les coupes à boire, etc... généralement datés entre 550 et 450 avant JC.

Si ces récipients sont fréquemment en (assez) bon état, c'est que contrairement aux autres objets grecs exposés au grand air, ceux-ci ont été retrouvés enfouis dans les tombes, bien rangés pour que les défunts puissent s'en servir dans l'au-delà. Outre leur état et leur taille, c'est leur ornementation qui en détermine le prix. Scènes de la vie quotidienne, légendes, mythologies, rarement signés, ces ?uvres utilisent deux techniques.

Avec la figure noire, les personnages se détachent en silhouettes sombres sur le fond d'argile rougeâtre, les détails étant gravés au burin ou parfois marqués par des rehauts blancs. Avec la figure rouge, plus recherchée, plus onéreuse, le décor ressort en rouge recouvert d'un fond noirâtre et les traits des héros comme le drapé de leurs toges sont tracés au pinceau.

Pendant deux jours, Christie's France met aux en enchères la collection Mariaud de Serres consacrée aux objets antiques et orientaux. Parmi les 400 lots proposés, une douzaine de céramiques grecques dont une élégante amphore aux poignées entortillées et décorée de palmettes, attribuée au groupe de Leagros, vers 530 avant JC (estimé 70.000 euros), plusieurs lecythes à fond blanc (entre 4.000 et 20.000 euros), deux amphores à figures rouges (2.500 à 8.000 euros), une amphore à anses torsadées (70.000 euros) ou un plat à vernis noir (3.500 euros).

Egalement mis à l'encan des bustes romains en marbre dont celui de Néron (120.000 euros), un torse sculpté (90.000 euros), une déesse grecque (7.000 euros), des bronzes égyptiens, des pierres semi-précieuses, des bijoux, des cachets, des mosaïques, etc....

Les 16 et 17 février, 14h30, 9 avenue Matignon, 75009 Paris, renseignements: www.christies.com

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