Le crédit impôt-recherche, arme anti-crise/anti-récession

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Par Pierre Moustial, directeur général des Laboratoires Urgo.

D'après les premières informations dont dispose la presse quant à l'impact du nouveau crédit impôt-recherche (CIR), mis en place au 1er janvier dernier, il semblerait que le succès de cette mesure soit largement supérieur à ce que le gouvernement escomptait. Cette excellente nouvelle confirme l'importance de cette réforme qui favorise le développement de l'innovation et le renforcement de la compétitivité des PME en France dans un contexte économique difficile.
A titre d'exemple, chez Laboratoires Urgo, l'instauration du crédit impôt-recherche à hauteur de 30% s'est instantanément traduite par un quasi-doublement des investissements annuels e n recherche et développement. Entre 2008 et 2010, ils passeront de 7 à 13 millions d'euros ! Ce qui constitue un véritable challenge pour une entreprise familiale de cette taille. Ces montants auront un effet immédiat en termes de retombées industrielles et d'emplois locaux directs et indirects.

Le CIR est un élément important dans le choix de nos projets et de nos investissements en recherche et développement (R&D), facteur-clef de succès pour nos métiers. Il a facilité la démultiplication des efforts que notre entreprise a engagés dans le domaine de la cicatrisation et de la plaie, en créant des conditions permettant à une entreprise comme la nôtre de se développer. Dans un contexte de crise tel que nous le vivons actuellement, une PME à capital familial de la taille des Laboratoires Urgo peut donc investir, faire de la recherche et produire en France. Et elle le peut tout en gardant, voire en améliorant sa compétitivité face à des entreprises de taille autrement plus importante, des multinationales qui ont, bien souvent, décidé de délocaliser non seulement leurs sites de production mais aussi leurs centres de R&D.

Dans le même temps, le CIR contribue à apporter une part de la solution à l'un des handicaps de l'innovation française : l'insuffisance de la collaboration entre la recherche publique et l'entreprise. Un véritable gâchis alors même que la recherche publique française dispose de savants mondialement reconnus.
Ainsi, nous avons intensifié nos coopérations avec différents organismes de recherche publique comme le centre d'énergie atomique (CEA) et le CNRS, et d'universités telles que le CHU de Lyon ou encore l'université de Besançon. Bien des laboratoires privilégient exclusivement les partenariats avec des biotech américaines, japonaises, voire européennes, alors que nous disposons d'un réseau exceptionnel de chercheurs dans le domaine public à qui nous pouvons confier, nous laboratoires privés, des défis scientifiques.

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