Derrière la bataille des programmes d'économie

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Si les Français ne comprennent rien à l'économie, c'est parce que les programmes au lycée sont mal faits. Le ministre de l'Education a voulu y remédier, en faisant redéfinir les programmes de seconde. La levée de boucliers des associations des professeurs du secondaire contre ces nouveaux programmes révèle que derrière cette bataille, ce sont deux visions de la liberté et de l'abondance des ressources qui s'affrontent.

Quatre Français sur dix ne savent pas ce qu'est le chiffre d'affaires d'une entreprise, et le confondent avec ses bénéfices. Quant aux dividendes, ils sont six sur dix à les prendre tantôt pour une plus-value, tantôt pour une taxe, tantôt pour la valeur de l'action (1) !

"On peut vivre sans !", me direz-vous. Est-ce bien sûr ? Quand neuf Français sur dix ne savent pas calculer le taux d'intérêt effectif des emprunts qu'ils contractent (1), et qu'encore six sur dix se révèlent incapables de comparer deux abonnements de téléphone portable (1), c'est que leur lacune devient un handicap pour simplement bien vivre. Et ils le savent : trois Français sur quatre disent avoir besoin de "connaissances économiques" pour "réussir leur vie".

Cela fait un bail que, de gauche (Michel Rocard) comme de droite, les responsables politiques s'inquiètent de la faible maîtrise des concepts de base chez un peuple très prompt à épouser les thèses les plus complexes sur la mondialisation, les inégalités et la précarité. En économie les Français ont peu de connaissances et beaucoup de croyances.

Pourquoi ? Le rapport de l'économiste Roger Guesnerie ainsi que les travaux d'évaluation réalisés par des économistes de grandes universités étrangères à la demande de l'Académie des sciences morales et politiques (2) sont formels : c'est dans l'enseignement économique et social dans les lycées qu'il faut en chercher la cause. A savoir, dans des programmes balayant "les problèmes politiques, économiques et sociaux contemporains", ainsi que les thèses qui s'affrontent sur leur interprétation, au détriment de l'appropriation de quelques outils conceptuels et analytiques applicables à toutes les situations. Et qui négligent la microéconomie, sans laquelle la macroéconomie reste hermétique. Mais aussi des manuels pauvres en analyses et formalisation, où dominent illustrations, extraits d'articles, tableaux, etc...

C'est pour pallier ces déficiences que le ministre de l'Education, Luc Chatel, a demandé à deux groupes d'experts de redéfinir les programmes de la classe de seconde. Avec un objectif : les centrer sur l'exploration d'outils conceptuels et de raisonnements applicables à des univers distincts, plutôt que sur des thèmes, qui ne seront plus que des prétextes pour étudier le fonctionnement des outils eux-mêmes. Reprenant ainsi l'approche des "Principes d'économie moderne" de Joseph Stiglitz. Cet enseignement, désormais obligatoire, se déclinera en deux programmes : les sciences économiques et sociales et les principes fondamentaux de l'économie et de la gestion. Le premier n'a pas supprimé tous les défauts des programmes actuels : il poursuit toujours deux objectifs pas toujours conciliables - former les citoyens et préparer aux études d'économie -, et mêle encore sociologie et économie, deux disciplines distinctes dans leur concept et leur démarche. Avec deux fois plus de sociologie que d'économie.

Mais au lieu de tout embrasser, il se concentre sur quelques notions clés. Le second, en revanche, se consacre à l'activité strictement économique des acteurs, en particulier aux arbitrages des entreprises pour créer de la richesse, à l'utilité des banques, au rôle multiple de l'Etat, et a le rôle économique de l'échange. Le tout selon une pédagogie qui part de l'observation des faits, pour passer à leur analyse, à l'appropriation de concepts, puis à la formalisation d'un raisonnement.

A première vue, rien que de très raisonnable donc : moins d'ambitions, mais plus approfondies. En clair, maîtriser les concepts de base. Pourtant, la mobilisation des associations des professeurs du secondaire (voir La Tribune du 2 février) - dont l'une est présidée par Sylvain David qui a lui-même contribué à l'élaboration de ces programmes - montre que les enjeux de cette bataille vont bien au-delà d'une querelle de pédagogues. D'un côté, le gouvernement et les professeurs d'économie à l'université, qui s'accordent à dire que donner aux enfants une vision du monde sans leur donner la maîtrise des outils, c'est construire des préjugés sans capacité de s'en affranchir. Et que faire de l'économie, c'est apprendre à gérer la rareté des moyens.

De l'autre, les professeurs du secondaire, dont beaucoup sont historiens ou géographes avant d'être économistes, qui considèrent que les outils, comme l'offre et la demande, sont en eux-mêmes porteurs d'une idéologie. Ils estiment que la mise en perspective doit primer, même si cela revient à verrouiller la vision du monde donnée aux enfants. Et que la redistribution et la régulation importent plus que la production de richesses. Deux conceptions de la liberté et de l'abondance des ressources donc. Entre les deux, il faut croire que les Français ont tranché : les trois quarts disent ne rien comprendre à l'information économique (1). Ils veulent donc que cela change. Faut-il enfin confier l'enseignement de l'économie à des économistes ?

(1) Sondage TNS-Sofres - Codice Les Français et l'économie 2008
(2) "Commentaire", automne 2008

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Commentaires
a écrit le 02/04/2010 à 15:59 :
Comment ne pas être choquée par un tel article alors que l'enseignement des sciences economiques et sociales et une passion?
Vraiment, bravo, et merci, pour cet article qui a au moins le merite de faire rire...
et dire que les professeurs d'économie sont plus géographes ou historiens... LOGIQUE!!! d'une évidence à couper le souffle!
comme quoi, Internet!
a écrit le 03/03/2010 à 5:19 :
Total Respect à "La Tribune" de laisser s'exprimer les internautes à propos de cet article. Après tout, leurs réactions sont tellement hostiles (et avec raison !!!) que le rédac' chef aurait pu bloquer le forum.
"La Tribune" a donc prouvé que c'était un journal ayant à la fois de l'humour (en laissant Mme Segond publier son hilarante contribution) mais aussi une certaine déontologie.
a écrit le 02/03/2010 à 18:59 :
que vérifier ses sources était indispensable mais pas suffisant quand on veut être un très bon journaliste. Avec cet "éditorial" de La Tribune, je découvre que ce n'est même pas nécessaire ! Where can I apply ?
a écrit le 24/02/2010 à 18:19 :
CHERS AMIS ENERVES (ET A JUSTE TITRE),
DITES-VOUS QU'ON A UN ARTICLE PRESQU'AUSSI INEPTE DANS LES ECHOS, DONT JE VOUS LIVRE LE LIEN CI-DESSOUS.
C'EST CONSTERNANT.
http://www.lesechos.fr/info/france/020337699004.htm
a écrit le 17/02/2010 à 11:15 :
Des commentaires ont été effacés après le 10.02.10 !
a écrit le 15/02/2010 à 6:32 :
Vous avez bien raison, Madame. Le jour où les français seront moins nuls en économie, ils arrêteront peut-être de lire ce genre de "tribune" inepte, remplie d'inexactitudes, et suintant le mépris. Vous devrez alors songer à vous reconvertir. Mais dans quoi ? Vous savez, les employeurs ne sont pas tous aussi indulgents que La Tribune... :)
a écrit le 14/02/2010 à 20:57 :
Premièrement ces sondages devraient être fait au sortir d'une classe de terminale ES pour connaitre le réel effet de l'enseignement des SES sur les compétences de français. (cela ne concerne que 1/3 des élèves de lycée général, donc si méfait il y a je plaide non coupable pour tous les autres français)
Deuxièmement : demandez aux élèves de SES puis à tous ceux qui n'ont pas eu cet enseignement de répondre à ces questions :
Que signifie concrètement 2% de croissance?, Comment calcule-t-on un taux de chômage? Qu'est ce que la création monétaire? Comment expliquer l'inflation et quelles sont ses conséquences? Qu'est ce que le modèle de concurrence pure et parfaite? Quelles sont ses limites? Qu'est-ce qu'une externalité positive ou négative? Quelles sont les conséquences en terme de politiques économiques de la création de l'union monétaire européenne? Comment expliquer les échecs des politiques keynésiennes depuis le milieux des années 1970 et dans les années 80 (tiens les prof de SES ne seraient donc pas tous des gauchistes primaires?)....

Vous constaterez que les SES sont un enseignement qui fournit les capacités de comprendre les enjeux économiques et sociaux contemporains. Par contre concernant la gestion et la comptablité et la finance d'entreprise... (ce qui n'est pas de la science économique contrairement à ce que vous pensez) oui là je veux bien plaider coupable... mais rien ne vous empêche de critiquer mes collègues d'Eco-gestion... c'est vrai... qu'est-ce qu'ils sont nuls ceux-là! quand vous pensez que la moitié des français ne savent pas calculer un taux d'intérêt effectif de leur emprunt... ou sinon, allez voir vers les journalistes de la presse économiques, ces bougres n'ont aucune formation semble-t-il ni en éco et encore moins en journalisme.
a écrit le 14/02/2010 à 20:36 :
Peut-être est-ce votre vision de l'économie qui est très restrictive? Bien souvent, ceux qui reprochent aux français de manquer de connaissance en économie, confonde science économique (ce que j'enseigne) et comptabilité, gestion management, finance... ce qui relève d'un autre enseignement. En effet les but des SES (enseignement général) , n'est pas de former des gestionnaires (tout comme la filière "S" ne forme pas directement des ingénieurs, ou des chercheurs en laboratoire). Il me semble cependant dans mon entourage que les personnes ayant suivit un enseignement de SES sont capables d'expliquer ce qu'est la croissance, le PIB, la valeur ajouté, un prix d'équilibre, un modèle de concurrence pure et parfaite, les différents mode de financement de l'économie, les fonctions et les effets de la monnaie, de débattre du rôle que doit jouer l'Etat dans l'économie.
Ce qui dérange il me semble, c'est que nous formons des jeunes à disserter sur des sujet d'économies, or confronter les théories économiques demande de réelles compétences... bien plus formatrices qu'un calcul de prix de forfait téléphonique.
PS : "au fait n'ayez crainte, contrairement à ce que vous dites il n'y aura pas deux fois plus de sociologie dans le nouveau programme de seconde, ... les 10 premiers thèmes (économie) sont obligatoires et les suivants facultatifs (essentiellement les sujets de sciences sociales); apprenez à vous renseigner!!! vous pouvez dormir tranquille nos jeunes ne seront pas corrompu par une discipline qui offre un éclairage différent de votre pensée unique.
a écrit le 12/02/2010 à 16:32 :
"En économie les Français ont peu de connaissances et beaucoup de croyances."
=> ne prenez pas votre cas pour une généralité ;-)
a écrit le 12/02/2010 à 13:28 :
La bonne nouvelle, Mme Segond, c'est que vous êtes habillée pour un certain nombre d'hivers à venir, avec toutes les vestes que vous venez de vous faire tailler. Ne boudez pas votre plaisir : vous avez bien mérité cette garde-robe.
a écrit le 11/02/2010 à 22:08 :
Allez, Arthur, enlève ton masque ! Au fait, tes sketches, toujours aussi nuls !
a écrit le 11/02/2010 à 15:48 :
Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'auteur de l'article ne sait pas de quoi il parle...
Qu'est-ce qui vous permet de dire que les profs de SES sont historiens ou géographes avant d'être des économistes? C'est tout à fait stupide et démontre l'inanité de votre position. renseignez-vous avant d'écrire de telles bêtises!
Si une majorité de Français manquent de connaissances en économie, c'est bien sûr la faute des SES, évidemment!
Je ne détaillerai pas les fautes commises par le "journaliste" qui a écrit ça, je m'interroge juste sur son intention : pourquoi un tel ramassis de bêtises? Pour faire du chiffre sans doute.
a écrit le 11/02/2010 à 15:37 :
un tel article est pitoyable. Cela nécessite des excuses immédiatement!
En tous les cas je sais quel journal je n'acheterai plus, car si le reste des articles est aussi sérieux que celui là, cela me donne envie de vomir d'en avoir acheté précédemment
a écrit le 11/02/2010 à 15:35 :
Cet édito est scandaleux et quelQues cours de SES feraient le plus grand bien à votre " journaliste". J espère qu elle comprendra l ' usage des guillemets tant elle est dépourvue de bien des qualités néceSsaireS au métier de journaliste ! Une seule remarque : insinueriez vous que les enEignants de SES recrutes par l 'État n ' ont pas de formation en économie ? C'est grotesque ! Heureusement que les enseignants sont plus rigoureux dans leur travail.
a écrit le 11/02/2010 à 15:12 :
"les professeurs du secondaire, dont beaucoup sont historiens ou géographes avant d'être économistes" les bras me tombent devant tant d'inexactitude et de bêtise... je ne commenterai pas le reste de l'article, Madame Segond ne mérite pas que je passe du temps à cela. Franchement ! Je retourne à mes copies de terminale de Sciences Economiques et Sociales : "les inégalités sont elles efficaces économiquement ?". Tout un programme...
a écrit le 11/02/2010 à 15:12 :
En tant qu'ancienne élève de SES, je conseille à tous les élèves de prendre cette option en seconde. J'ai apprécié les méthodes de travail (en groupe, sur ordinateur, ludiques) , les questionnements (Qui est au chômage? Qu'est ce que le revenu, Quelles sont les inégalités? la répartition des tâches à la maison, Qui épouse qui? ...etc) et le outils pour y réponde (stats). Je conseille aussi à l'auteur de cette article de retourner au Lycée et de suivre cet enseignement.....!
a écrit le 11/02/2010 à 15:04 :
Face à un tel niveau d'incompétence, face à une si mauvaise connaissance du sujet abordé, c'est l'ensemble du journal "La Tribune" qui est décrédibilisé. Si vous traitez l'ensemble de vos informations avec si peu de rigueur, je vous sanctionne avec la seule chose qui me reste à faire: non seulement je ne vais plus utiliser votre journal pour mes cours d'économie, mais surtout, je ne compte plus acheter votre journal avec la préoccupation d'éviter le monopole de l'autre journal économique. Finalement, vous n'en valez pas l'effort!
a écrit le 11/02/2010 à 11:06 :
Chère madame,
La déontologie et l'éthique du journaliste commandent, me semble-t-il, de collecter un minimum d'informations sur le sujet que l'on traite (de sorte à ne pas tomber dans l'écueil du déficit d'informations) et par ailleurs de vérifier la correction de ces informations (pour ne pas tomber dans l'écueil de la faillite de l'info). Or vous transgressez ces deux principes élémentaires. 1exemple pour s'en convaincre (mais votre article est un tissu de contre-vérités) :
Sachez chère madame que la quasi-totalité des enseignants de sciences économiques et sociales ont une solide formation en sciences économiques ; il suffit pour s'en convaincre : un, de regarder le nombre de postes d'enseignant en SES ouverts chaque année aux concours, en regard du nombre de postulants (le ratio est de l'ordre de1%), deux, de regarder la nature et le niveau de diplôme de ceux qui les obtiennent (une très large majorité ont fait des SES et les nouveaux arrivants ont en général fait un 3ième cycle). Et pour un chiffrage précis, je vous invite à consulter les statistiques sur le recrutement disciplinaire des prof de ses. C'est par là qu'aurait du commencer votre travail.
a écrit le 11/02/2010 à 9:20 :
Bonjour, pour répondre aux propos tenus par votre journaliste et qui dénotent une mauvaise foi mâtinée d'ignorance, voici une dizaine d'exemples récents de sujets de baccalauréat ES, épreuve de S.E.S. :
- Les effets de la productivité du travail sur la création d'emploi (France métropolitaine, 2007)
- L'innovation, facteur de compétitivité ? (France métropolitaine, 2008)
- Avantages et limites desm esures protectionnistes pour l'emploi (France métropolitaine, 2008)
Ah, c'est sûr, ce n'est pas aussi utile que de "comparer des forfaits de portable", mais peut-être trop compliqué pour votre journaliste. Heureusement les élèves de ES y parviennent sans trop de mal ! Ils planchent aussi sur des sujets comme :

- Les effets des mutations du travail sur les conflits du travail (DOM, 2006)
- L'exclusion sociale aujourd'hui (France métropolitaine, 2007)
- L'influence de l'école dans la mobilité sociale (DOM, 2008)

Mais peut-être que votre journaliste juge ces sujets indignes de son intérêt !
Un professeur de S.E.S., académie de Versailles
a écrit le 11/02/2010 à 8:35 :
Tout ou presque est ahurissant de mensonge et de bêtise dans cet article. Son auteur serait bien inspirée de s'informer de la réalité de l'enseignement des S.E.S. au lycée, bien loin des poncifs qui détonnent dans un journal comme "La Tribune". Quelle blague ! Je vois, en lisant les commentaires, que je ne suis pas le seul à le penser !
a écrit le 10/02/2010 à 21:59 :
une définition possible de l'économie serait : science qui étudie la consommation, la production, la répartition des richesses créées et les échanges... (on pourrait la proposer à des élèves de seconde).
Vouloir réduire cette science à la comparaison des prix de deux forfaits téléphoniques me ferait suggérer à l'auteur de cet éditorial de revenir suivre quelques cours d'économie (au lycée voire à l'université puisque que Valérie Segond méprise les enseignants du secondaire), elle en a visiblement bien besoin.
De plus on ne voit pas comment l'enseignement de modèles formalisés totalement abscons pour des élèves de 15 ans pourra les aider à réussir leur vie... si ils comprennent mieux le monde qui les entoure ca sera déjà pas mal non? à moins qu'un autre éditorial nous soit proposé par le même auteur pour expliquer la crise économique, si c'est fait avec autant de sérieux il y'aurait encore certainement matière à bien rigoler...
a écrit le 10/02/2010 à 20:15 :
Votre article est tout simplement scandaleux : quelle mauvaise foi, ou alors quelle idéologie bete et méchante
Je propose à chacun de lire les programmes actuels de 1ere et Terminale ES : vous verrez à quel point ils sont rigoureux, neutres idéologiquements et riches pr développer ses connaissances en économie, en sc politique et en sociologie.
Madame, sachez que l'économie, ce n'est pas "savoir comparer deux abonnements de tel portable" ah oui, si, vous avez raison, c'est l'économie de La Tribune....vous confondez sciences économiques et émissions de TF1 genre Combien ca Coute!
HONTE A VOUS D ECRIRE DE TELLES MENSONGES "par ex les profs de SES sont des gens formes en histoire géo" je reve!!!!!
a écrit le 10/02/2010 à 19:39 :
Cet édito est une honte,

- honte à la profession de journaliste car faisant fi de la moindre exigence déontologique de vérification des informations (le reproche de service d'une commande idéologique semble à rechercher davantage auprès de son auteur qu'auprès des professeurs qu'elle incrimine bassement et sans savoir de quoi elle parle).
- honte à un journal sérieux qui laisse vraiment écrire n'importe qui...

Comme quelqu'un l'a dit plus bas, je viens de lire un édito de franchement petit niveau...
a écrit le 10/02/2010 à 16:00 :
Je suis chef d'entreprise et cet article est à mourir de rire ! Cette journaliste n'a sans doute jamais fait d'économie de sa vie (moi oui, en SES justement) ou alors elle fait preuve d'une mauvaise foi bien douteuse !
a écrit le 10/02/2010 à 15:20 :
"Faut-il enfin confier l'enseignement de l'économie à des économistes ?" Dites-vous, madame ?
Après avoir lu le résultat de votre travail, je vous retourne la question :
"faut-il vraiment confier le travail de transmission et d'analyse de l'information à des journalistes, qui plus est des éditorialistes ?"
Franchement, la question mérite d'être posée. J'espère de tout coeur que vous n'êtes pas passée par une école de journalisme... Parce que sinon, je crois bien que les enseignants devaient vraiment y être mauvais...
a écrit le 10/02/2010 à 15:10 :
quand on est hors-sujet à ce point sur un thème, on se tait, non ? n'est-ce pas ce que l'on enseigne à tout en chacun ? Alors quand en plus on a la prétention d'avoir une carte de journalisme et de s'en prévaloir dans un quotidien aussi prestigieux que la Tribune : que doit-on faire ? Faire passer la Tribune pour un journal qui publie n'importe quoi sous prétexte qu'une de ses éditorialistes écrit sans même se renseigner sur son sujet ?
C'est pitoyable. Sur internet on trouve toute l'information possible là-dessus, sauf sur les sites qui se prévalent d'informer...
Corrigez le tir : les enseignanhts de SES on toujours enseigné l'entreprise, la valeur ajoutée, le profit, etc. et veulent toujours l'enseigner. Le problème ne se situe pas à cet endroit... Voyez les prises de positions de nombreux universitaires, économistes, sociologues, politistes, enseignants du secondaires, APSES, ... Cherchez, vous trouverez : n'est-ce pas votre travail ? N'êtes-vous pas payée pour informer, vraiment ?!

itires
a écrit le 09/02/2010 à 22:34 :
Mme Segond devrait vérifier ses sources et aller sur le terrain, au lieu de répéter ce qu'on lui dit. Affirmer que les prof de SES sont historiens ou géographes avant d'être économistes en est la preuve. Je suis prof agrégé de SES, j'ai plus de 50 ans et je suis diplômé de l'Université (DEA) en économie !
Du haut de son statut d'éditorialiste, Mme Segond n'a pas daigné s'intéresser d'un peu plus près à la spécificité de l'enseignement des SES au lycée, à la richesse de son programme qui n'a rien de dogmatique mais qui donne les clés pour lire La Tribune, à la réussite des élèves de la filière ES.
a écrit le 09/02/2010 à 20:22 :
un point de vue idéologiquement biaisé et pauvre en contenu tellement les erreurs factuelles sont nombreuses!
avant de faire de la mauvaise rhétorique, merci de vous renseigner afin d'éviter de raconter vraiment n'importe quoi!
a écrit le 08/02/2010 à 18:39 :
un seul mot me vient à l'esprit en lisant cet article: consternant....

a écrit le 08/02/2010 à 12:14 :
Je suis surpris par cet article.

Si les agrégés normaliens ne sont pas des économistes, il faudra plus que 1600? en début de carrière pour attirer plus compétents.

Traiter ainsi les enseignants du second degrés est très maladroit de la part de la Tribune.

Mr Chatel prévoit de confier les cours de droit de la filière L à des enseignants d'histoire-géographie, alors même que la filière éco-gestion regorge de bon enseignants de droit.

Allez vous faire un article pour dénoncer cette approche comptable au détriment de la qualité de l'enseignement?


a écrit le 08/02/2010 à 7:06 :
Cet article est proprement scandaleux !
a écrit le 07/02/2010 à 21:08 :
Faut-il enfin confier l'enseignement de l'économie à des économistes ?

Faut-il confier des postes d'éditorialiste à des gens qui ne lisent pas les programmes avant d'écrire? Clairement, le journal la Tribune répond : OUI!
a écrit le 07/02/2010 à 19:12 :
1-La majorité des professeurs de SES sont économistes de formation. Les historiens et les géographes ont été recruté lorsque la discipline a été crée...avant le CAPES. Donc, avant de dire n'importe quoi, allez donc, madame, chercher des statistiques...c'est ce que l'on apprend à nos élèves!
2-Moins d'ambition, plus approndie!!!! un non sens! l'horaire est réduit de moitié d'une part...et c'est un enseignement d'exploration d'autre part..donc il est hors de question d'approfondir!
3-L'apses a participé au programme: erreur! La version confectionnée par le groupe d'expert et celle que le ministère a rendu public n'ont pas grand chose en commun...c'est le ministère qui a eu le dernier mot.
4-Nous enseignons l'économie et la sociologie...d'ailleurs les seuls lycéens aptes à lire vos articles sont ceux qui ont fait la filière ES. Venez assister à nos cours et vous arrêterez de vous baser sur des "on dit"
Idéologie contre idéologie...ce 'n'est pas de cette façon que l'on sert l'intérêt général.
a écrit le 07/02/2010 à 17:59 :
D?abord je vous trouve très pessimiste. Lorsque vous écrivez que six français sur dix se révèlent incapables de comparer deux abonnements de téléphone portable, je trouve la performance remarquable quand on sait que ces abonnements sont rédigés par des spécialistes pour que précisément il n?y parviennent pas comme le montrent la plupart des études des organismes de consommateurs Cependant en vous lisant on comprend au moins pourquoi les français ont toutes les chances de ne jamais rien comprendre à l?économie. Les malheureux élèves de seconde vont aborder ce monde redoutable avec pour seul viatique quelques outils de base décrivant un monde virtuel très éloignés de ces basses contingences, monde virtuel qu?ils visiteront en 1h30 par semaine, horaire le plus faible de toutes les disciplines enseignées. Monsieur Chatel habile communicateur, a présenté une opération de tourisme pédagogique au rabais comme une introduction de l?enseignement de l?économie dans l?enseignement français. Plus de six français sur dix risquent de ne pas déceler la manipulation. Votre article apporte sa petite contribution à cette duperie.
a écrit le 07/02/2010 à 16:01 :
les profs de SES enseignent bien jusqu'ici la distinction entre CA, VA et bénéfices, ils expliquent bien ce que sont les dividendes, mais ils ne le feront plus, avec le nouveau programme... de même disparait l'organisation du travail (taylorisme, fordisme, toyotisme)...
a écrit le 06/02/2010 à 14:53 :
"Quand le journalisme sera-t-il fait par de véritables journalistes ?" Des journalistes qui ne sont pas seulement dans la posture partisane en ne vérifiant aucune information, et se basant uniquement sur des clichés les plus ridicules. Les profs de ses abordent des question de société, où il y a souvent dissensus . Tout la noblesse et la difficultés de ce métier consiste donc dans une posture la plus neutre et laÏque possible , à présenter clairement les différents points de vue théoriques qui s'opposent , tout en essayant de proposer des constats statistiques les plus fiables possibles J'avoue que la campagne idéologique néoconservatrice actuellement à l'?uvre en France, qui veut mettre au pas l'enseignent des SES , est assez efficace et implacable. J'ai effectivement peur qu'ils arrivent in fine à imposer "leurs réalités", servant leurs intérêt. Mais ce genre d'article aussi caricatural et assez "léger" intellectuellement., me redonne envie de me battre ... Nos adversaires sont trop surs d'eux et sont sclérosés intellectuellement par leurs certitudes par ces certitudes. Nous pouvant encore les faire échouer ...
a écrit le 06/02/2010 à 11:07 :
Madame,
Vous donnez là un bel exemple de mauvais travail qui cherche à donner l'illusion du savoir, alors qu'il n'est qu'un condensé d'affirmations gratuites et formulé sur un ton péremptoire. Ce n'est pas de cette manière, j'espère, que vous avez obtenu votre diplôme de journaliste. Dans le cas contraire, il serait intéressant de nous indiquer les coordonnées de l'école dont vous êtes issue afin d'éviter le pire à nos élèves. En outre, je doute que vous croyez véritablement à ce que vous écrivez, sinon, c'est sur votre journal que vous faîtes porter le discrédit. Je me verrais obliger, de désabonner mon lycée de ce canard et n'utiliserais plus aucun article de la tribune, par souci de rigueur et de scientificité. Vous avez également un piètre représentation de la citoyenneté que résumez lamantablement à la connaissance de quelques notions polysémique voir polémique.

Sur ce, je vous invite à revoir votre façon de considérer, le droit d'expression et la liberté d'expression. Je vous rappel que la presse joue dans de nombreuses exériences totalitaires un rôle très important.

Vos collègues, doivent vraiment s'inquiéter de l'image que vous venez de donner de votre profession, qui mérite plus que cette stigmatisation.
Bien à vous.
Un petit professeur de sciences économiques et sociales, qui contrairement à vous prépare ses cours avant de se lancer dans un exercice de réthorique.
a écrit le 06/02/2010 à 10:49 :
Faut-il enfin confier l'enseignement de l'économie à des économistes ?njour,
Je ne reviens pas sur les multiples erreurs que contient votre article et qui ont déjà été signalées ci-dessous.
Je ferai simplement deux remarques concernant la phrase conclusive de votre article : "Faut-il enfin confier l'enseignement de l'économie à des économistes ?"
1) l'implicite est que les enseignants "d'économie", en fait de sciences économiques et sociales ou d'économie-gestion, ne sont pas des économistes. En réalité, ils sont dans leur très grande majorité des "économistes" au sens où ils ont un diplôme - très fréquemment bac+5 en économie. Les trois-quarts des professeurs de SES, par exemple, sont "économistes" de formation.
2) cette même phrase semble suggérer que les "vrais" économistes, les économistes du supérieur, seraient bien plus à même d'enseigner la "vraie" économie aux lycéens. Pari dangereux ! Ces mêmes économistes universitaires - pas tous bien sûr, mais beaucoup - ont réussi à vider les facs d'éco, à faire fuir les étudiants à cause d'un enseignement dogmatique, très abstrait, ultra-formalisé. Est-ce cela que vous souhaitez pour les lycéens ?
a écrit le 06/02/2010 à 10:12 :
Je crois que tout a été dit. Venez faire un tour dans les classes, rencontrez les profs, renseignez vous sur les concours et leurs contenus... Il y a tout de meme une partie tres interressante dans votre article: les commentaires!
a écrit le 06/02/2010 à 9:34 :
Mais quelle méconnaissance du sujet!!!
La Tribune ne fait ici pas honneur au métier de journaliste!
a écrit le 06/02/2010 à 8:05 :
Même quand on y connait quelquechose, on est obligé de constater qu'il y a des économistes de tous bords. Et pire encore, que la pertinence de leur analyse dépend des ingrédients du moment. Mais quand on voit les programmes démagogiques que doivent produire les candidats politiques ou syndicaux pour obtenir le vote des français, on se voit loin de pouvoir voter pour une Merkel aux présidentielles. Aubry peut en chercher le look, le texte n'y est pas, et surtout, les électeurs non plus... on a ce qu'on mérite collectivement. Les grecs aussi!
a écrit le 06/02/2010 à 7:16 :
Article consternant de bêtise et d'à peu près... La Tribune ne se grandit pas en publiant cela et en employant un "éditorialiste" de cet acabit...
a écrit le 05/02/2010 à 21:33 :
Que dire ???
Un enseignement de SES vous aurait été fort utile. Vous auriez appris à utiliser les statistiques avec prudence et pertinence :cf Jérôme Mahout. Cela vous éviterait de vous ridiculiser avec des corrélations entre enseignement de SES et méconnaissance de l'économie qu'aucun de vos chiffres n'est en mesure d'attester ou même de présager. Vous auriez également été précautionneuse dans votre utilisation des sondages : vous faites dire aux Français sondés, qui je le rappelle sont un échantillon qu'on construit comme représentatif, ce qu'ils n'ont jamais dit, à savoir que l'enseignement de l'économie doit changer. D'ailleurs, la plupart des Français méconnaissant cette question, on voit mal comment ils pourraient avoir un avis dessus.
Entre paresse et mauvaise foi, on ne sait que choisir pour interpréter vos propos. Si nous laissons de côté l'hypothèse de la mauvaise foi, il nous reste une paresse dans le recueil et le traitement de l'information. Plutôt que d'incriminer les professeurs de SES des lycées dans la méconnaissance de l'économie (qui je le rappelle se limite visiblement aux questions de vocabulaire), ne vaudrait-il pas mieux regarder du côté des journaux "économiques" et en particulier de la tribune, et se demander s'ils ne sont pas responsables d'une déformation du propos des SES au lycée et d'un manque de rigueur intellectuel qu'on penserait davantage trouver chez un élève de seconde que chez un "journaliste".
a écrit le 05/02/2010 à 18:35 :
CONSTERNANT de mauvaise foi ou pire de méconnaissance absolue du contenu des SES au lycée et de leur poids effectif dans la population française.
Chère Madame,
comme beaucoup de commentateurs le notent il faut se poser la question de la proportion de jeunes dans une génération sur une année qui reçoit effectivement un enseignement de SES.
Réponse :
30 % des élèves de l'enseignement général qui suivent la filière ES
qui eux mêmes ne sont que 50 % des élèves de lycée avec le technologique et le professionnel, ce qui réduit les élèves de ES à 15 % des lycéens.
Mais il y a aussi des jeunes qui n'entrent pas en lycée, ce qui fait
que les lycéens ne représentent que 65 % des jeunes,
on aboutit donc à ce qu'actuellement moins de 10 % d'une génération suit des cours de SES en lycée.
On pourrait encore faire remarquer que les personnes nées avant 1950 donc qui atteignaient l'âge de 15 ans (entrée en seconde) avant 1965 (date où ont commencé les SES en lycée) n'ont pu bénéficier de cet enseignement, on peut encore ajouter le fait que la proportion d'élèves suivant une filière ES était très faible avant les années 90.
Tout cela nous mène à une proportion finale de citoyens français ayant suivi effectivement un enseignement de SES qui doit avoisiner les 5 % dans la population totale.
Alors maintenant on peut inviter notre chère journaliste à enquêter sur le niveau de connaissance en économie des 5 % de formés en SES et de le comparer aux 95 % de la population non formée, on devine déjà le résultat.
Concernant l'idée totalement décalée dans le temps, d'au moins une trentaine d'année, selon laquelle nous serions en fait des professeurs d'histoire et géographie recyclés, on invite Madame à consulter les annales de concours du capes et de l'agrégation pour se rendre compte du niveau d'exigence requis en formation économique pour espérer un succés.
Concernant le niveau de nos élèves faut il rappeler qu'ils sont nombreux à intégrer les grandes écoles de commerce, les IEP, les ENS, qu'ils ont des taux de réussite à l'université dans les filières économiques dignes de ce que l'on attend d'eux.
Le contenu de l'enseignement des SES est fait de sciences économiques et de sciences sociales déployées à partir de questions de société qui sont à dominante économique, on y confronte des données (qu'il faut savoir chercher, recouper, analyser) et des grilles de lecture (qu'il faut savoir décrypter, confronter), tout cela s'accompagne de la maîtrise incontournable d'une série de notions de base, de fondamentaux.
Chère Madame je vous invite à vous y mettre, cela vous sera d'un grand service pour constituer des articles charpentés et argumentés.
a écrit le 05/02/2010 à 18:07 :
Non les professeurs de SES ne sont pas majoritairement des professeurs d'histoire géographie; Peut-être devriez vous observer le contenu du programme du CAPES et agrégation pour devenir professeur de SES. Pour le reste, votre article manque du sérieux que l'on est en droit d'attendre de ce journal
a écrit le 05/02/2010 à 16:31 :
Cet article est malhonnête intellectuellement. Pourquoi ?

Aujourd'hui, un jeune sur trois a l'opportunité de préparer un baccalauréat général (ES, S ou L). Parmi ces jeunes (qui sont une minorité), 30% choisissent de préparer un baccalauréat économique et social.
Donc sur 100 jeunes d'une même classe d'âge, 90 n'ont pas la chance de suivre des cours de Sciences Économiques et Sociales (SES). Les SES ne peuvent absolument pas expliquer la méconnaissance économique des français. En revanche, ce que vous venez de faire c'est typiquement de la désinformation.

a écrit le 05/02/2010 à 16:24 :
Théorème de Sonnenschein : théorème (considéré comme un résultat "robuste", puisqu'il demeure vrai même si l'on modifie la plupart de ses hypothèses) selon lequel il n'est pas possible de déduire à partir des comportements maximisateurs des ménages et des entreprises en concurrence parfaite des conditions sur la forme de leurs offres et de leurs demandes.
Ce qui veut dire en clair que la microéconomie ne sert à rien pour faire de la bonne macroéconomie...

Le théorème n'est pas dans le Stiglitz qui ne cite pas d'auteurs, mais vous le trouverez dans n'importe quel bon manuel universitaire. Quant à Stiglitz, le modèle microéconomique ne l'intéresse que pour l'analyse des situations dans lesquelles les hypothèses de la concurrence pure et parfaite (la si utile micro économie) ne sont pas respectées, c'est à dire à peu près tout le temps... (information imparfaite, entreprises manipulant les prix, ajustement par les quantités, etc.).

On s'étonne qu'une personne ignorant tout cela se prononce sur la pertinence des programmes actuels... Roger Guesnerie savait de quoi il parlait, lui, et il a défendu avec pertinence l'intérêt de la formation que nous donnons à nos élèves (qu'il n'ait pas défendu les manuels, c'est un problème d'éditeurs. Car combien de profs résument leur cours à ce qui est dans le manuel ???).
a écrit le 05/02/2010 à 16:08 :
Une de nos fonctions d'enseignants est aussi d'apprendre aux élèves à faire de la recherche documentaire. Donc à savoir distinguer les sources, leur fiabililé. Cela est plus ardu que par le passé avec la place prise par Internet. Nous avons coutume de leur indiquer que les informations produites par les journalistes dans des organes de presse ont plus de valeur que celles du premier blog venu... car des règles professionnelles président à l'activité de ces derniers (la fameuse "déontologie" si souvent brandie comme un étendard). L'avantage de votre travail est qu'il permettra au moins de faire la démonstration que toute règle souffre des exceptions.
Petite précision concernant les Historiens-Géographes que nous serions. Les SES sont apparues aux lycées à la fin des années 60, époque où elles étaient confidentielles : une poignée de profs d'Hist-Géo sont entrés dans le corps des professeurs de SES au milieu des années 70. Ce sont aujourd'hui d'honorables retraités...
a écrit le 05/02/2010 à 16:04 :
C'est du grand n'importe quoi . Aucune vérification des informations ! Que des préjugés sans fondement factuel
a écrit le 05/02/2010 à 16:03 :
Cet article est un excellent exemple de ce l'auteure dénonce elle-même: un point de vue qui ne repose sur aucune observation des faits. C'est vraiment n'importe quoi. On a du souci à se faire si les journalistes économiques se montrent incapables de se hisser au-dessus de la caricature.
a écrit le 05/02/2010 à 15:59 :
Si les enseignants de SES déployaient autant de professionnalisme qu'en investit cette journalisme dans son article (ignorance de la formation des enseignants de cette discipline, ignorance des programmes enseignés, ignorance des débats et des véritables conflits portant sur la refonte des programmes, etc.), les français auraient effectivement du souci à se faire sur l'enseignement actuel de l'économie. Bref, renvoyons la balle au lanceur. Faut-il enfin confier les articles d'un quotidien économique à de véritables professionnels ?
a écrit le 05/02/2010 à 15:41 :
Je n'arrive pas à croire ce que je viens de lire... Cet article est une grosse blague! Il semble que vous ayez également d'énormes lacunes en économie puisque tout au long de votre "papier", vous confondez Sciences économiques et outils de gestion et de comptabilité. Je suis d'accord avec vous sur ce point, les profs de Sciences économiques et Sociales ne font pas de Gestion ni de Comptabilité... Ce n'est tout simplement pas la même discipline. Quelle magnifique caricature d'un enseignement dont vous ne connaissez visiblement rien...
a écrit le 05/02/2010 à 15:11 :
Affligeant par manque de professionnalisme.
Pour entrer dans un débat, quel qu'il soit, et défendre une position de façon crédible, encore faut-il se donner les moyens d'avancer des arguments fondés sur des faits.
A l'évidence, le travail d'investigation minimal n'a pas été consenti.
a écrit le 05/02/2010 à 13:47 :
L'auteur réussit l'exploit prodigieux d'avoir écrit l'article le plus ridicule depuis longtemps sur les SES (et pourtant il y en a eu). Aucune recherche sérieuse sur le contenu réel des programmes, sur la formation des enseignants (pratiquement plus aucun historien ou géographe parmi eux), sur les connaissances des Français en économie (environ 5000 enseignants sont responsables à eux seuls de leurs éventuelles lacunes même pour ceux qui n'ont jamais assisté à leurs cours), sur les débouchés,... C'est affligeant de certitudes. J'ai également du mal à comprendre pourquoi il serait difficile de préparer à la fois aux études d'économie et de former le citoyen ; un économiste n'est pas un citoyen ? il est en dehors du monde ?
a écrit le 05/02/2010 à 13:34 :
Chère Madame,

Clairement vous ne vous n'avez pas fait le travail d'investigation indispensable pour le crédit que vous accordent les lecteurs sur la question de l'enseignement des sciences économiques et sociales au lycée.
Les professeurs de SES ne sont ni historiens, ni géographes. Ils ont une une formation d'économiste pour la grande majorité d'entre eux.
Vous n'avez pas non plus consulté avec grand professionnalisme nos programmes actuels qui donnent une place importante à la maîtrise d'outils statistiques élémentaires (ne figurant plus dans le projet Chatel de seconde). Ils n'écartent, par ailleurs, ni les dimensions macro ni les dimensions micro...(voir nos programme de première (http://www.education.gouv.fr/bo/2001/28/encartd.htm ).
Vous n'avez sans doute pas plus consulté le projet de programme de seconde (http://media.eduscol.education.fr/file/consultation/66/7/seconde_projet_prog_2010_exploration_SES_135667.pdf) car si vous l'aviez lu, vous auriez pu vérifier que 3/4 au moins du programme de 90 minutes par semaine est économique (9 items du 12...et les derniers, sociologiques ne sont pas obligatoires)et qu'il n'aidera pas beaucoup les Français à choisir leur forfait de mobiles.
L'UFC "Que choisir" fait un travail de clarification, je vous rassure.
En revanche, le programme actuel permet aux élèves de comprendre pourquoi les opérateurs rendent la comparaison si difficile.
Enfin, économiste de formation, je saisis mal votre propos :"négligent la microéconomie, sans laquelle la macroéconomie reste hermétique. "..
Le dernier paragraphe me paraît très confus. Je ne comprends pas du tout ce que vous entendez par mise en perspective : la comparaison des données internationales,dans le temps ?..les différentes lectures scientifiques des faits observés ?
De quel côté est donc le souci de neutralité ? Peut-on encore croire qu'il est du côté d'une journaliste mal informée mettant en cause un enseignement qui fait réussir les lycéens de la filière ES y compris en Science Eco ou en écoles de commerce ?
a écrit le 05/02/2010 à 9:28 :
Un argumentaire ridicule :
1) Les difficultés des Français à calculer n'ont rien à voir avec la compréhension de l'économie
2) Seuls 30% de lycéens vont en SES, tous les problèmes ne peuvent donc venir de là
3) Les débats idéologiques n'opposent pas "professeurs d'université" et "professeurs de lycée". Ils traversent la discipline, et en sont sa sève !

Voir ici : http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2010/02/05/nouveau-programme-de-ses-en-seconde-une-perle-darguments-nuls-en-leur-faveur/
a écrit le 05/02/2010 à 8:46 :
Vous êtes bien mal renseignée, ce qui est toujorus gênant pour une journaliste.
1) Les professeurs du second degré sont généralement économistes ou Sciences Po de formation, jamais historiens géographes.
2) Le bénéfice, le chiffre d'affaires, le dividende ne sont (hélas) pas dans le projet de programme concocté par Luc Chatel et son cabinet. On n'y trouve que des abstractions (courbe d'offre, facteurs de production, etc...)
3) Les professeurs veulent un programme concret, attractif et faisable. Les 5 principes de Stiglitz ? Avec plaisir ! Mais aucun d'entre eux ne figure dans le projet que nous rejetons.
4) Le lien entre approches éco et socio que vous rejetez sert à comprendre des choses telles que l'entreprise (sociologie des organisations, par exemple).
5) Nos élèves font des études d'économie et y réussissent ; en particulier dans des formations telles que Sciences Po ou les prépas commerciales, qui accordent peu de place aux courbes d'offre et beaucoup à une solide culture générale.
6) Pour affirmer que le projet de programme de SES comporte plus de sociologie que d'économie, il faut ne pas l'avoir lu. Est-ce bien sérieux ?
Ce journal m'avait habitué à mieux.
Cordialement,

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