De lourdes failles dans l'analyse de Piketty sur les inégalités

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Le creusement observé des inégalités est d'abord un creusement des inégalités salariales qui marque un véritable délitement de la classe moyenne, explique Jean-Luc Gaffard.
Le creusement observé des inégalités est d'abord un creusement des inégalités salariales qui marque un véritable délitement de la classe moyenne, explique Jean-Luc Gaffard. (Crédits : DR)
Si le constat d'une hausse des inégalités est évident, l'analyse qu'en fait Thomas Piketty est sujette à caution. La hausse de la valeur du capital est en fait due surtout au logement, et les inégalités salariales jouent un rôle majeur dans les dernières évolutions. Jean-Luc Gaffard, OFCE et SKEMA Business School

Le livre de Thomas Piketty "Le Capital au XXIe siècle" a reçu un accueil à la mesure de l'importance du problème posé : le creusement spectaculaire des inégalités de revenus et de richesses pourrait saper les fondements des sociétés démocratiques.
La thèse que défend Piketty sur la base de données qu'il a constituée est que cette aggravation des inégalités résulte d'un affaiblissement du taux de croissance. Le point de départ de son analyse est l'hypothèse d'une stagnation séculaire qui ferait de la période de croissance forte et régulière de la deuxième moitié du XXe siècle une parenthèse dans l'histoire de l'humanité. Sa démonstration repose sur deux lois qu'il qualifie de fondamentales. La première énonce qu'une diminution du taux de croissance du revenu, si le taux d'épargne net et donc le taux d'investissement net restent constants, implique que le capital augmente plus vite que le revenu.

Une hausse de la part des profits dans le revenu

La deuxième loi énonce que ce poids accru du capital en regard du revenu entraîne une hausse de la part des revenus du capital (des profits) dans le revenu total, à la condition qu'il soit facile de substituer un capital abondant au travail et donc que le taux de rendement de ce même capital (le taux de profit) ne diminue pas ou diminue peu. L'analyse est complétée en expliquant que ce même taux de rendement du capital est redevenu supérieur au taux de croissance de l'économie avec pour effet d'aggraver encore les inégalités dans la mesure où une fraction croissante de la richesse est constituée d'un patrimoine hérité précisément rémunéré à ce taux.

Une vraisemblable baisse du rendement du capital


S'il est difficile de contester les faits, il est, au contraire, facile de mettre en cause la robustesse de l'analyse censée en rendre compte. En effet, il est empiriquement vraisemblable, contrairement à l'hypothèse faite par Piketty, qu'il est difficile de substituer du capital au travail et qu'en conséquence la hausse de la valeur du capital par rapport au revenu a pour effet de faire diminuer le taux de rendement du capital (le taux de profit),  au point de faire diminuer la part des revenus du capital (des profits) dans le revenu total.

Un modèle basé sur le capital productif, des données faisant la part belle au logement

En outre, on voit mal comment le taux d'épargne net (le taux d'investissement net) ne diminuerait pas quand le taux de croissance diminue. Comment, alors, est-il possible de réconcilier les faits avec la théorie? En dissociant le capital productif du capital improductif. Le modèle dont fait usage Piketty ne considère que le capital productif. Les données qu'il rassemble révèlent que la hausse de la valeur du capital est due, quasi exclusivement, à la hausse des prix des biens immobiliers assimilables à du capital improductif. Si l'on distingue le capital productif de la richesse globale et donc du capital improductif, il devient possible que la hausse du rapport du capital (assimilé à la richesse) par rapport au revenu, conformément aux données, aille de pair avec la diminution du rapport du capital productif au revenu et avec la diminution de la part des profits tirés de ce capital, désormais distingués des rentes. Il devient, également, possible de maintenir que le taux d'épargne net est constant dès lors que cette épargne n'est pas totalement investie.

L'explication du creusement des inégalités disparaît


Mais, du coup, l'explication fournie du creusement des inégalités disparaît. Sauf à considérer l'effet présumé de l'écart positif entre le taux de rendement du capital et le taux de croissance sur la valeur des richesses héritées. En fait cet écart, dont on sait qu'il est dû au fait que les profits ne sont pas totalement investis dans des actifs productifs, est, aux dires de Keynes, le fruit d'un compromis social dont la pérennité repose sur la condition implicite que ce ne soit qu'une petite partie des profits qui soit effectivement consommée. Ce dont il est question ici c'est, en fait, de rente, dissociée du profit, en raison de sa destination. Les rentes alimentent des achats d'actifs improductifs ou des achats de biens de luxe, quand les profits alimentent l'investissement productif. C'est moins l'héritage qui pose problème que la concentration des richesses qui en est la conséquence et qui traduit l'importance croissante des rentes dans la répartition des revenus.

 Et si les inégalités étaient à l'origine de la faible croissance?


Cette discussion révèle des faiblesses analytiques qui tiennent au fait de considérer le taux de croissance comme exogène et de confondre capital (productif) et richesse. Si l'on entend interpréter correctement les données, il faut renverser ces propositions en considérant que le taux de croissance est endogène et que le capital est hétérogène. De fait, le taux de croissance dépend des comportements d'investissement des entreprises, eux-mêmes commandés par les profits attendus et réalisés.

L'hypothèse peut, alors, être émise qu'un creusement des inégalités qui prendrait la forme de la hausse des rentes au détriment des profits et des salaires est à l'origine de la chute de l'accumulation du capital productif et de la croissance. La rente est bien ici opposée au profit. Elle alimente une consommation improductive, en fait l'achat d'actifs qui ont une valeur mais ne produisent rien. Son poids accru explique la hausse du prix de ces actifs (financiers et immobiliers) assimilables à du capital improductif.

 Le creusement des inégalités ne vient pas du capital, mais d'abord des salaires


Encore convient-il d'expliquer l'origine des changements de répartition et la manière dont ils affectent la croissance. Le creusement observé des inégalités est d'abord un creusement des inégalités salariales qui marque un véritable délitement de la classe moyenne. Il tient aux évolutions technologiques permettant qu'un seul offreur capte la totalité de marchés très étendus en même temps qu'au pouvoir accru de la finance dans l'économie. Les salaires mirobolants qui sont versés à une très petite minorité (des chefs d'entreprise mais aussi et surtout des financiers et des personnalités du monde du divertissement ou du sport), sont pour l'essentiel des rentes. S'est alors formée une épargne excédentaire et s'est produit une modification de la structure de la demande au bénéfice de la demande d'actifs financiers ou immobiliers et de biens de luxe, au détriment de la demande de biens industriels (produits à large échelle) et des rendements croissants qu'elle suscite , c'est-à-dire finalement de la croissance.

D'abord, tenter de réduire les rentes


Reconsidérer ainsi le problème posé par Piketty devrait faire douter de la pertinence de l'hypothèse de stagnation séculaire et justifier de s'engager dans la voie d'une réduction du montant des rentes et, avec lui, de la valeur du capital improductif. Il est vrai que les politiques requises, loin d'être réductibles à de simples mesures fiscales, pourraient s'avérer aussi difficiles à mettre en œuvre en raison de leur complexité et de résistances sociales, que longues à produire leurs effets.

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Commentaires
a écrit le 27/11/2014 à 18:41 :
je partage la position de . Gaffard, peu importe l'analyse.
Pourquoi donc faut-il toujours qu'il y est des gens qui nous critique, heureusement en vain, d"essayer de gagner,par tous les moyens, le maximum d'argent possible.
c'est assomant à la fin
a écrit le 27/11/2014 à 14:44 :
Merci pour cet argumentaire. Cela explique le discours de Mr piketty qui en bon fonctionnaire, n’a jamais fait d’investissement productif, qui n’est surement pas propriétaire (Mr Piketty veut prendre un impôt au salarié qui ont économisé pour avoir un toit) et possède un logement de fonction ou une prime de logement et qui ne veut surtout pas que l’on parle des inégalités de revenus dont il bénéficie (avec la vente de son/ses livres).
Réponse de le 27/11/2014 à 18:30 :
Comment se ridiculiser (et contribuer à jeter le doute sur la pertinence de l'article) en moins de 5 lignes. Mais quand les failles sont lourdes, le propos s'enlise...
a écrit le 27/11/2014 à 13:25 :
Si je comprends bien votre position, l'analyse de M. Piketty serait totalement erronée, vue que le calcul ne serait pas le même pour la Roumanie (96,6% et 0,6% avec emprunts en cours en plus!) ou la Croatie, des Pays où le pourcentage de la population qui détiennent des biens immobiliers est le plus élevé et très faible taux d'emprunts (donc considérés en actifs), en comparaison par exemple de la Suisse qui a le plus bas taux de propriétaires (moins de 50%), puis l'Allemagne pas loin derrière, et la France pas loin non plus (avec 50% d'emprunts en cours), donc peu d'actifs immobiliers. Si l'analyse de M. Piketty était aussi dépendante de l'immobilier comme vous le dites, ce ne serait pas une faille, mais un gouffre. Et je pense qu'il se serait fait démonter un peu plus médiatiquement depuis le temps, vu que certains sont contrariés par son discours qui sort de la convergence habituelle.
a écrit le 27/11/2014 à 13:22 :
depuis quand les failles sont-elles " lourde " Moooossieur Gaffard
Réponse de le 28/11/2014 à 7:31 :
Bien vu!
a écrit le 26/11/2014 à 20:08 :
Marrant !
On demande a un type dont le métier est de faire e l'argent avec du vent pour les nantis ce qu'il pense de Piketty....
Etonnement je ne suis pas étonné de sa réponse !
a écrit le 26/11/2014 à 19:11 :
Je connais un système économique pour supprimer toutes les inégalités économiques.
Réponse de le 26/11/2014 à 20:54 :
Celui qui a fait une bonne centaine de million de mortsau XXieme siecle ?
Réponse de le 27/11/2014 à 13:34 :
Oui, le liberalisme
a écrit le 26/11/2014 à 16:59 :
Les analyses de Piketty se basent sur des données. Données qui sont disponibles en ligne. Elles en sont contestées par personne, sauf à la marge sur des erreurs qui peuvent être rectifiées si les sources sont disponibles. De ces données brutes sont extraits des tableaux synthétiques. Ils montrent, ce n'est pas une hypothèse mais un fait, que les inégalités s'accroissent partout, pour tendre à rejoindre celles d'avant 1914. La dessus Piketty propose des mesures fiscales simples et légères pour identifier plus précisément l'origine de ces inégalités. Cette tribune, en quelques paragraphes tente de remettre en cause ce travail, à l'aide d'hypothèses sans données. Que ce monsieur prenne la peine de travailler et de revenir avec des données et des études qui montrent que ses hypothèses sont vraies. Ce sera un vrai travail scientifique. Sinon ce sont des opinions, louables, mais discutables au café du commerce. D'ailleurs certains clients de ce café se sont déjà exprimés ici ...
a écrit le 26/11/2014 à 16:31 :
Très pertinente analyse de M Gaffard. La constitution de ces rentes aboutit à la constitution de ce que j'appelle "des culs de sacs financiers", asséchant l'économie mondiale. Certains Etats ont également participé à la constitution de ces culs de sacs par leur réserves monétaires excessives. Toute la croissance productive est accaparée ainsi et n'irrigue plus l'économie mondiale, d'où une grand part des dysfonctionnements actuels et les énormes endettements...
Réponse de le 27/11/2014 à 11:11 :
Je ne vois pas en quoi cette question de la rente invalide les hypothèses de Piketty, dès lors que les profits dégagés par le capital productif diminuent à l
a écrit le 26/11/2014 à 15:57 :
En quoi le creusement (supposé et non vérifié sur le long terme) des inégalités poserait un problème pour nos démocraties ? Si mon voisin est plus riche que moi, cela pose un problème pour qui ? les envieux seulement... Nos démocraties seraient donc peuplées d'envieux ? Possible, vu qu'elles sombrent dans le socialisme light qui est la social démocratie ...
Réponse de le 26/11/2014 à 17:12 :
SI ton voisin à la capacité de détenir des médias et influer massivement les peuples pour orienter leurs votes et organiser des soulèvements populaires, si ton voisin est capable de payer une armée plus puissante pour refuser les choix démocratiques, si ton voisin à le pouvoir de corrompre massivement les décideurs, pour obtenir des marchés et ou des lois qui protègent ses uniques intérêts... alors oui la démocratie est en danger!
Réponse de le 26/11/2014 à 17:18 :
Et pour continuer:
Comme tu as la prétention de te faire appeler Von Mises je vais prendre des arguments qui auraient sonné dans ses oreilles et dans celle de l'école autrichienne libertarienne.

Le capitalisme moderne se nourrit de l’État, le capitalisme moderne organise les ententes, les marchés protégés, érige de barrières à l'entrée... le capitalisme moderne et la Chine en est un extraordinaire exemple et un système économique qui essaye de façonner la société dans l'intérêt d'une minorité de possédants.
Le libéralisme, et la démocratie, ne sont plus associés à ce capitalisme... et aucun libéral ne peut accepter les dérives de ce capitalisme moderne.

Mais êtes vous un libéral et un démocrate?
Réponse de le 17/12/2014 à 23:41 :
La liberté, pour ce chez commentateur, c'est celle du riche de s'enrichir indéfiniment, et celle du pauvre de mourir de faim.
a écrit le 26/11/2014 à 15:15 :
En fait si je comprends bien ce Monsieur, il faut critiquer Piketty dans le titre, reprendre des arguments deja lus et pour partie devoiles par Piketty (Cf. le logement) et conclure en disant comme lui, tout en precisant que ce n'est pas pareil.
a écrit le 26/11/2014 à 15:10 :
Encore un génie incompris ! Le prix Nobel a été attribué à un francais mais c'est pas lui.
Sinon, plutôt que de philosopher, tout ce qu'écrit Piketty (le fonds de sa pensée par les tartines de données) a déjà été démonté eau 19ème siècle par Frédéric Bastiat, notamment dans sa critique des théories de Victor Considérant (Propriété et spoliation)
Comme disait Lavoisier .....
a écrit le 26/11/2014 à 14:50 :
Piketty est un franchouillard qui croit que le bonheur de l'humanité passe par la taxe. C'est du racolage populiste pour ne pas dire commercial. Ce pays est tellement décevant ! Voilà ce que la France dit au monde : TAXE. C'est une forme d'auto-mutilation, de castration, de nihilisme forcené. A pleurer ou à se pendre. Heureusement que le monde est peuplé à 99% de non-français, sinon ce serait l'horreur sur cette terre.
Réponse de le 26/11/2014 à 15:13 :
Lisez le livre avant d'avancer vos arguments a 3 sous. Piketty enseignait l'economie aux states a 23 ans, comme franchouillard, il y a pire. Par ailleurs Harvard a devance la publication de son livre, oups. Et vous en qualite d'expert(e) international ?
a écrit le 26/11/2014 à 14:11 :
c'est tres fort de faire des analyses seculaires, alors qu'on a du mal a fiabiliser des donnees, meme apres 1950 !
Réponse de le 26/11/2014 à 17:33 :
Comme les données historiques d'avant 1950 sont elles aussi de qualité inversement proportionnelle à leur ancienneté, je propose aussi de faire commencer l'histoire en 1950!!

Tout comme en économie cette amnésie, permettra d'ignorer des faits importants à la compréhension, mais servira les intérêts de ceux qui refusent la vérité.
a écrit le 26/11/2014 à 13:11 :
L'analyse des 5 "économistes" donnera forcément 5 avis différents. L'analyse de Piketty a le mérite de démontrer qu'on a des problèmes sérieux :-)
Réponse de le 26/11/2014 à 17:23 :
Non, le travail de Piketty n'est pas contesté par des économistes sérieux.
Réponse de le 26/11/2014 à 17:35 :
Non, pas si ce sont 5 vrais économistes!

Par contre les solutions proposées peuvent diverger car les modèles différent, mais l'analyse des faits est elle incontestable, même si elle peut être améliorée et complétée.
a écrit le 26/11/2014 à 13:01 :
Encore un "économiste" qui veut défendre les plus riches. Ca finit par devenir lassant, cette protection de poule aux oeufs d'or...
Il est tellement évident que la diminution de la circulation d'argent bloque la sacro-sainte "croissance" que seuls ceux qui défendent des intérêts particuliers ne voudront jamais le voir. Logique.
Réponse de le 26/11/2014 à 14:04 :
on va se cotiser pour vous payer un aller simple pour Cuba : la bas bas de millardaires, de boite du cac 40, de dividendes a payer, de libéralisme dechaine...Tout est controle par l'Etat : Juste la rationnement et la pénurie socialiste pour tous... euh non sauf pour la nomenclatura!
Réponse de le 26/11/2014 à 15:14 :
Vous ne croyez pas si bien dire avec votre poule aux oeufs d'or
a écrit le 26/11/2014 à 12:48 :
Piketty a simplement oublier de faire intervenir l'énergie dans son raisonnement.
a écrit le 26/11/2014 à 12:41 :
@Rond2Cuir,

"En tant qu'agent économique ne suis je pas en train de cherche le taux de rendement maximum pour mes investissements?", c'est évident sauf qu'à un moment l'égoïsme économique (bon dans un premier temps) doit être un minimum encadré par des lois protégeant également la communauté pour éviter d'en arriver à terme à un système oligarchique favorisant les plus forts et les plus armés. Au fond, derrière l'économie et quoiqu'on en pense, il y a des questions de fond sur ce que nous voulons ensemble (question du contrat social).
a écrit le 26/11/2014 à 12:33 :
bonjour,

Peux-t'on en 1200 mots assénner des "vérités" comme celles-ci tout en développant une critique qui se veut argumentée? Ma réponse est non d'autant que le style employé ne rend pas la lecture de l'article très agréable. On use de mots techniques pour au final donner une solution on ne peut plus simpliste: saisissons l'épargne improductive et tout ira mieux... à moins que je ne sache plus lire ma langue maternelle.
Par ailleurs, le cadre de l'analyse n'est pas très clair, de quelle échelle parle t'on, quelle période? Cela nourrit une grande confusion dans les propos.
a écrit le 26/11/2014 à 12:25 :
Bonjour, je suis désolé de m"immiscer dans un débat de spécialiste, j'ai lu le livre de
M. Pickety effectivement l'été passé, en faisant appel à mes souvenirs de cours d'économie.
Son analyse m'a fait pensé au débat sur le réchauffement climatique, on prend des séries extrêmement longues (depuis l'antiquité) puis on constate que : ce qui se passe dans nos
sociétés depuis de financiarisation de l'économie (années 80) c'est "la hausse des inégalités".
De plus sa démonstration se mord la queue d'après l'inégalité suivante
(le rendement du capital à long terme est supérieure au taux de croissance à long terme) donc cela crée une société inégalitaire de faite (qu'arriverait-il si les glaçons, au lieu de flotter sur l'eau, coulaient?). En tant qu'agent économique ne suis je pas en train de cherche le taux de rendement maximum pour mes investissements?

cordialement

un vulgum pecus

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