Les entrepreneurs du FCE d'Algérie mettent le cap sur l'Afrique et la diversification

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Le tout nouveau Centre international des conférences d'Alger accueille le Forum africain d'investissements et d'affaires, du 3 au 5 décembre 2016.
Le tout nouveau Centre international des conférences d'Alger accueille le Forum africain d'investissements et d'affaires, du 3 au 5 décembre 2016. (Crédits : DR)
Organisé par le Forum des chefs d'entreprise (FCE) algériens, le premier Forum africain d'investissements et d'affaires, qui se tient à Alger du 3 au 5 décembre, consacre la nouvelle stratégie algérienne : cap sur l'Afrique et la diversification économique.

Il était temps ! Après plus de cinquante ans passés à biberonner la rente des hydrocarbures, l'effondrement du cours du baril, depuis deux ans, constitue évidemment un grand sujet d'inquiétude pour les autorités algériennes, mais il est aussi le catalyseur du renouveau. C'est en tout cas l'ambition du Forum (algérien) des chefs d'entreprise (FCE*), organisateur du Forum africain d'investissements et d'affaires (Alger, 3-5 décembre). Son vice-Président aux questions économiques, Brahim Benabdeslem, en réclame d'ailleurs clairement la paternité : "Le forum, c'est nous !" Le FCE revendique aussi d'être l'inspirateur du gouvernement pour le double mouvement qui paraît s'affirmer en Algérie : une ouverture économique volontariste à l'Afrique ; la diversification de l'économie.

Un plaidoyer du FCE  "Pour l'émergence de l'économie algérienne"

De fait, dès après l'élection de l'actuel président Ali Haddad, en novembre 2014, des commissions ont été créées au sein du FCE afin d'analyser la situation de l'économie algérienne et surtout, de proposer une vision d'avenir. C'est l'objectif du plaidoyer "Pour l'émergence de l'économie algérienne", un rapport (téléchargeable ici) de quelque 90 pages, présenté au Premier ministre Abdelmalek Sellal en février 2015, et rendu public au mois de juin de la même année.

Rencontré il y a quelques jours à Paris où il se trouvait en tournée de promotion du Forum d'Alger, Brahim Benabdeslem martèle la proposition-clé autour de laquelle s'articule le rapport du FCE : sortir l'Algérie de la dépendance au pétrole, et donc diversifier l'économie. Dans cette perspective, "le FCE considère qu'il y a trois secteurs prioritaires : l'agroalimentaire, l'énergie et le numérique".

"Il est temps pour les Algériens de produire ce qui les nourrit"

Concernant le secteur agroalimentaire, Brahim Benabdeslem plaide pour l'augmentation conséquente de la production : "Il est temps pour les Algériens de produire ce qui les nourrit", affirme-t-il. Cela serait doublement bénéfique au pays, car aujourd'hui les importations agroalimentaires coûtent quelque 10 milliards de dollars par an aux ménages algériens.

Le développement du numérique est bien sûr une autre priorité, et d'autant plus que "l'Algérie est l'un des rares pays en Afrique à disposer de plusieurs milliers de kilomètres de fibre optique. Par exemple, on le sait peu, mais la route Transsaharienne qui relie Alger à Tamanrasset sur 3000 km est aussi totalement équipée en fibre optique", précise Brahim Benabdeslem.

"Arrêtons de vendre du brut, transformons-le"

L'énergie est le troisième secteur que le FCE propose de développer : "Arrêtons de vendre du brut, transformons-le. Nous pouvons aussi vendre notre savoir-faire pétrolier en Afrique, tout en devenant un acteur majeur de l'énergie du continent, y compris avec les EnR, dont le solaire. Nous disposons pour cela d'un avantage comparatif conséquent, avec un prix du gaz très bas... De nombreux pays nous ont déjà contactés pour coopérer", confie le vice-Président du FCE.

Assouplir la règle du 49/51

Une autre préoccupation du Forum des chefs d'entreprise est l'amélioration de l'environnement des affaires, qui laisse encore beaucoup à désirer, tandis que la fameuse règle du 49/51 (selon laquelle aucun investisseur étranger ne peut détenir plus de 49 % du capital d'une entreprise de droit algérien) joue depuis son entrée en vigueur en 2010 comme un repoussoir qui dissuade bien des IDE de choisir l'Algérie.

"La règle du 49/51, c'est une décision souveraine d'un gouvernement issu d'une élection, c'est la loi, souligne à son tour le vice-Président aux Relations internationales, Mehdi Bendimerad, participant lui aussi à la tournée parisienne. Elle n'est pas si extraordinaire, tous les pays du Golfe appliquent ce type de règle. Et puis, la dernière loi sur les investissements a allégé cette procédure en l'exfiltrant du code des investissements. On revient ainsi à une temporalité plus réduite d'une année, comme la loi de finances, ce qui permet d'en aménager la portée dans de nombreux secteurs", relève-t-il.

D'autre part, tandis que l'article 43 de la dernière révision constitutionnelle (mars 2016), consacre la liberté d'investir et d'entreprendre, l'usage a montré que la règle du 49/51 peut être assouplie, tout simplement via le pacte d'actionnaires qui permet d'attribuer des droits de vote supplémentaires.

"Notre position, concluent de concert Mehdi Bendimerad et Brahim Benabdeslem, c'est que la loi est faite pour s'adapter à l'évolution de l'environnement et des secteurs. Nous sommes tout à fait favorables à la levée de cette règle pour les PME, mais bien sûr "les bijoux de famille" (les grandes entreprises à activités stratégiques, ndlr) doivent rester aux Algériens, ceci n'est pas négociable".

L'Algérie veut rayonner plus en Afrique

L'ouverture à l'Afrique est l'autre grande ambition du changement que les chefs d'entreprise algériens du FCE veulent promouvoir. Selon eux, l'Algérie dispose de sérieux atouts pour rayonner plus sur le continent : une étendue géographiques qui, de la rive sud de la Méditerranée, s'enfonce en profondeur dans le continent, jusqu'au Niger ; sa légitimité historique, issue de la participation active du pays à la recherche de solution à plusieurs grands conflits (Grand Lacs, Corne de l'Afrique, Sahel, Mali...) ; les équipements logistiques et infrastructures dont dispose l'Algérie : par exemple la route Transsaharienne qui relie Alger à Bamako (route fibrée sur les 3000 km de la partie algérienne), et qui réduit le temps de livraison entre les deux villes à 3 jours, au lieu de 35 ; un équipement électrique de 98 % du territoire algérien, qui pourrait être utilement prolongé au Mali, où le niveau d'électrification est seulement de 10 % - "avec Sonatrach et Sonelgaz, qui disposent du savoir-faire et sont déjà présents dans plusieurs pays d'Afrique, nous sommes prêts à participer à l'effort d'électrification du Mali", précise Brahim Benabdeslem.

Puis, élargissant son propos, le vice-Président du FCE explique que le Forum d'Alger marque la première étape d'une vision fédératrice du projet économique africain, auquel l'Algérie est prête à apporter son expertise : "Il s'agit pour nous de construire pour l'Algérie une vision stratégique africaine, car nos entreprises sont mûres pour s'y projeter. C'est pour nous une nécessité d'aller vers le continent, y trouver aussi des partenaires, par exemple dans les secteurs de la santé, de la parapharmacie, des médicaments, mais aussi de l'agroindustrie et de l'énergie, ou encore de la banque et de l'aéronautique... Bref, toute une dynamique est à construire, et nous voulons développer la marque Algérie ! Le Forum d'Alger, du 3 au 5 décembre, est le point de départ de cette nouvelle stratégie".

Enfin, répondant à une question de La Tribune sur l'état des relations algéro-marocaines, Brahim Benabdeslem affirme que le FCE est "très favorable à la construction d'une vraie région économique maghrébine" et considère que Maroc et Algérie sont "complémentaires" pour se projeter économiquement "ensemble" dans la profondeur de l'Afrique.

Alfred Mignot

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* : Le FCE, Forum des chefs d'entreprise algériens, rassemble 3500 entreprises dont 90 % de TPE-PME, et représente 300 000 emplois marchands.

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Commentaires
a écrit le 02/12/2016 à 22:06 :
je comprend pas des qui l ya un article qui parle de l Algérie, on trouvent toujours des marocains qui viennent nous parler du maroc,bon ça commence a être agaçant,a les entendre le maroc ces la suisse, la jalousie ça ce soigne, moi a votre place je vais pas dormir,réflichisser comment vous allez paye les 40 milliards de dollars de dette, alors que les donateurs des pays du golf son a sec,et letourismeon chute libre,
nous même avec un baril a 30 dollars on arrive a récolter 35 milliards, part ans de quoi tenir des année et on et pas endetter comme vous ,contraire plus de 150 qui son dans les caisses et je vous dit pas les usines qui ouvre chaque jour, vient voir setif, berrara el hadjar zone industriel de rouiba ,les camions mercedes qui sorte de nos usines et laque le début ,
a écrit le 02/12/2016 à 9:37 :
Le Maroc l'à fait .... l'Algérie en rêve. ..
Le Maroc une obsession pour l'Algérie
Réponse de le 02/12/2016 à 21:47 :
jais visiter plusieurs foie le Maroc,a vous entendre le Maroc et la suisse ou la suède, 85 % de la populations illettrée, pas de sécurité sociale, 70% de la populations au chaumage, une dette de 40 milliards de dollars, le secteur du tourisme en chute libre,et je parle pas de 40% de augmentation dernièrement
sur les denrée alimentaire,arrêter de vendre le vent,et maintenant que les pays du golf son a sec,bay bay les aides,
Réponse de le 02/12/2016 à 22:09 :
jais visiter plusieurs foie le Maroc,a vous entendre le Maroc et la suisse ou la suède, 85 % de la populations illettrée, pas de sécurité sociale, 70% de la populations au chaumage, une dette de 40 milliards de dollars, le secteur du tourisme en chute libre,et je parle pas de 40% de augmentation dernièrement
sur les denrée alimentaire,arrêter de vendre le vent,et maintenant que les pays du golf son a sec,bay bay les aides,
a écrit le 01/12/2016 à 13:29 :
Un forum qui est comme toute manéfestations algériennes hors sujets puisque les motivations ne sont que contrarier la marche du Maroc tout en copiant sa stratégie .
Freiner le développement de la coopération sud sud qui est mise en marche san l'Algérie et que Bel Mokhtar n'a pas pu bloqué
Les responsables algériens ne peuvent pas vu crédible car plus de 63 ans d'ex^moitations pétrogaz qui ont appauvrit l'Algérie au lieu de la développer .
Avec la chute des cours, ces reponsables veulent exploiter toute l'Afrique et surtout le Maroc et notamment son sahara qui est plus développé que la région d'Alger même.
Des gens qui ont oublié que si les hommes qui créent l'argent et les richesses en général et non le contraire, surout si ces hommes sont jaloux et haineux et ne pensent qu'à manipuler et déstabiliser le voisinage.
Réponse de le 01/12/2016 à 18:44 :
En français, ça donne quoi?
Réponse de le 01/12/2016 à 20:57 :
Monsieur on parle de projet, vos ragots de café n'ont pas sa place dans un journal d'économie...
a écrit le 01/12/2016 à 3:21 :
Ami français, une nouvelle dynamique algerienne est en marche... vous constaterez que quand l'Algerie négocie c'est avec des hommes en costards, l'époque du tout militaire est fini... meme si vos médias ne l'ont pas encore constaté je vous assure qu'on est dans la bonne direction... et il est temps d'aider le Mali et le Niger qui sont des bases arriérés du terrorismeà cause du manque de développement... je pense qu'on ne pourra pas faire cela seul, donc on espéré que vous nous accompagnerez dans notre nouveau projet... je pense qu'il y a plus de choses qui nous relie que de choses qui nous séparent... L'Algerie est le bras prolongé de la France en Afrique comme la France est le bras prolongé de l'Algerie en Europe... finis le temps des chamailleries, on doit passer au stade de la construction commune!!!
Réponse de le 03/12/2016 à 21:01 :
Non monsieur , l'Algérie francaise c'est fini
Débrouillez vous sans nous et arrêter de vous accrochez a nos jambes
La France doit défendre ses intérêts et uniquement ses intérêts
Mais apparemment vous etes encore nostalgique de l'époque coloniale

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