6e Tribune Women's Awards : Emmanuelle Duez & Laurence Onfroy, nommées dans la catégorie start-up

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Emmanuelle Duez (Women'Up & The Boson Project) & Laurence Onfroy (TemptingPlaces)
Emmanuelle Duez (Women'Up & The Boson Project) & Laurence Onfroy (TemptingPlaces) (Crédits : DR)
Cette année, 15 femmes remarquables sont en lice dans sept catégories (Sciences et Technologies, Numérique, Smart City, Startup, Entrepreneure, ETI, Manager) pour remporter la 6e édition de notre concours La Tribune Women’s Awards. Découvrez, les nommées de la catégorie Start-uppeuse.

Dans la catégorie start-uppeuse, deux femmes, deux entrepreneuses audacieuses ont défendu leur candidature devant le jury composé d'experts, qui s'est réuni le 3 novembre. La compétition s'achèvera par une soirée exceptionnelle, le 14 décembre, à partir de 19 heures, dans le somptueux cadre du Théâtre de Paris. En attendant les résultats, découvrez le portrait de ces deux femmes talentueuses et visionnaires.

Emmanuelle Duez : à la proue de la génération peur de rien

Emmanuelle Duez figure déjà comme l'une des figures phares de la génération qui n'a peur de rien. Emmanuelle va vite ; elle n'a pas de temps à perdre. « L'entrepreneuriat n'est pour moi qu'un moyen au service d'une fin : faire bouger les lignes, avoir de l'impact, embarquer derrière moi des convaincus et futurs convaincus. » Concrètement ? « Je suis née à Amiens dans une famille italiano/chti, j'ai grandi dans le Nord entre les tartes au maroilles et les lasagnes, puis migré à Clermont Ferrand. A 14 ans j'avais les cheveux rouges, à 15 ans les cheveux roses, à 16 ans 7 piercing dans les oreilles et autant d'années de pratique des arts du cirque en cumulé. Niveau rêve, je voulais devenir "justicier", un concept très personnel, savant mélange de détective privé, criminologue et flic. J'ai eu l'immense chance de grandir dans une famille soudée, où la liberté des choix de vie est absolue, j'ai 3 petits frères ; ils sont le socle de mon existence. »

Emmanuelle est une formidable communicante. Elle capte l'attention d'une salle en un clin d'œil. Mais, ses mots ont un sens, son parcours s'appuie sur des bases solides. Licence de droit à Clermont-Ferrand, Sciences-Po Paris, master de l'ESSEC avec une spécialisation dans l'entrepreneuriat et la diversité suivi d'un séjour à la Bocconi Universita de Milan et d'un séminaire grandes écoles de l'IHEDN.

« En bonne génération Y j'ai enchainé les petits boulots étudiants (hôtesse pendant 4 ans, équipière McDonald, vendeuse de piscine, animatrice de colo des neiges etc.), puis les stages (Le Printemps, le ministère des finances, Deloitte, SFR) avant de vivre ma première vraie expérience professionnelle avec la création de WoMen'Up, au cours de ma scolarité. » Première association mêlant les diversités de genre et de génération, Women'Up vise à sensibiliser et mobiliser la nouvelle génération de femmes et d'hommes autour des thématiques d'égalité / diversité / équilibre etc., avec une quarantaine de bénévoles, plus de 50 écoles partenaires, des dizaines d'événements organisés en France et à l'étranger. Très vite, Emmanuelle a été repérée par le Women's Forum (où elle intervient depuis 4 ans), mais aussi par l'OCDE ; elle est devenue ambassadrice pour la France de Once Young World, le Davos des jeunes.

« J'ai ensuite fondée, au sortir de la Bocconi, la startup The Boson Project, un cabinet de conseil très alternatif, spécialisé dans la transformation des organisations vers des modèles plus agiles et human centric. Notre caractéristique est d'utiliser comme levier de transformation organisationnelle et culturelle la nouvelle génération de collaborateurs, dont nous sommes convaincus qu'elle est intrinsèquement porteuse d'un nouveau modèle d'entreprise. »

Autre particularité dans son parcours, il y a un an, Emmanuelle a été recrutée par la Marine Nationale pour intégrer la Réserve Citoyenne. Sa mission ? « Créer des ponts entre les marins et la société civile, mettre en lumière les femmes militaires et les carrières au féminin au sein de la Marine, et travailler sur les connexions entre les jeunes marins et la nouvelle élite politique et économique, afin d'ouvrir et de tirer ces deux mondes vers le haut. » Dans ce contexte, Emmanuelle Duez a ainsi notamment embarqué sur un porte hélico en mer de Chine, accompagnée d'une délégation d'entrepreneurs. En a-t-elle été impressionnée ? Intimidée ? Non, pourquoi ? Emmanuelle est un pur produit de la génération Y.

Laurence Onfroy : à la conquête du monde des boutiques-hôtels

Laurence Onfroy a un rêve : « faire de TemptingPlaces le relais & châteaux du XXIème siècle. » Rien de moins, et pour réaliser son ambition, elle déploie son énergie à 360 degrés. « J'innove et dépoussière un secteur traditionnel en accompagnant une nouvelle génération d'hôteliers qui révolutionnent l'industrie du tourisme. »

Originaire de Toulouse, Laurence Onfroy a grandi dans une famille de globe trotters, elle a vécu et travaillé à l'étranger toute sa vie. Le désir de l'ailleurs, l'esprit du voyage l'habitent ; ils sont sa passion. Elle en a fait son métier. Après son double DEUG anglais et sociologie à l'université Le Mirail à Toulouse, elle a intégré l'EFAP à Paris puis l'ICHEC et forte de ses deux masters, elle a bénéficié du programme Women Entrepreneur Executive sponsorisé par BNP Paribas.

Après des expériences dans la communication et le marketing, elle a lancé TemptingPlaces en 2010. La marque est un label de qualité international dont les hôteliers bénéficient pour affirmer leur positionnement et la qualité de leur offre et services sur un marché en pleine croissance. Grâce au Travellers Club, les voyageurs bénéficient d'un service de conciergerie de voyage en réservant aux meilleurs prix avec des avantages VIP. Laurence Onfroy a trouvé la bonne recette.

« En tant que start-up, il est essentiel de considérer le potentiel de développement avec la mise en place d'un business plan ambitieux à 3 ans ; c'est à dire, notamment, avoir dans notre collection les 600 meilleurs boutique-hôtels du monde d'ici 2018. Nous prévoyons d'atteindre l'équilibre financier en 2018. » Aujourd'hui, la société compte 6 salariés ; elle prévoit un effectif de 50 employés d'ici trois ans. Accompagnée par BPI, Tempting places a ouvert son capital en 2014 et 2015 avec l'entrée d'investisseurs privés et d'un fond d'investissement, le groupe Astek, présidé par Jean-luc Bernard ; elle va poursuivre sa levée de fonds en 2016 pour conforter son développement à l'international. Entreprise lauréate en 2014 du Welcome City Lab au Paris Incubateurs, considérée comme l'une des 100 start-ups où investir par le magazine Challenge, TemptingPlaces figure de favori parmi les leaders de demain.

« Je suis foncièrement optimiste et positive, audacieuse et ambitieuse. Comme tout entrepreneur, la création et la nouveauté sont les moteurs quotidiens, et il est quelques fois dur de garder la passion lors de l'application de process et de répétition de projets. J'insuffle la vision d'une société qui évolue sur un marché en pleine explosion à travers le monde. Chef d'orchestre, je me dois en tant que dirigeante d'être performante sur le maximum de sujets quelques fois éloignés de ma formation ou de mes expériences précédentes. L'entreprenariat est un mode de vie qui embarque l'entrepreneur et sa famille dans une formidable aventure avec ses hauts et ses bas, sans formule magique ! C'est un jeu d'équilibre délicat et j'ai la chance d'avoir un soutien sans faille de mon fils et mon mari qui sont très fiers. Mon mantra est «AOA » (Audace, Opportunité & Agilité). »

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