Pourquoi Hollande ne peut pas renoncer au symbole des "75%" (et comment sortir de ce piège)

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Quelles que soient les motivations de Bernard Arnault à demander la nationalité belge -prélude d'un exil fiscal ou préparation d'un investissement sensible chez nos voisins du plat pays, comme il l'affirme-, la révélation du possible départ de la première fortune de France constitue le deuxième choc de la rentrée politique. Après le mur du chômage à plus de 3 millions de personnes, voici venir, avec un peu de retard, le fameux mur de l'argent contre lequel la gauche s'est si souvent fracassée dans le passé.

Bien sûr, ce n'est pas encore la fuite à Coblence des nobles tentant d'échapper à la révolution française après l'arrestation de Louis XVI en 1791. Il ne s'agit encore que d'un cas isolé, très emblématique certes. Mais qui peut douter que derrière le possible départ de Bernard Arnault se cachent de très nombreux patrons, d'entreprises plus ou moins grosses, qui trouvent détestable le climat de chasse aux riches et surtout d'incertitude fiscale dans lequel François Hollande a plongé la France ? Comment investir, durablement, dans un pays qui n'est pas capable d'offrir un cadre stable, connu à l'avance, pour y faire des affaires ? Voilà le procès qui est fait aux « 75% », qui est assimilé par ceux qui se sentent concernés comme une sorte de répétition de la révocation de l'édit de Nantes qui, en 1685, avait précipité le départ des protestants de France.

Pour Bernard Arnault, ce n'est pas une première. Déjà, en 1981, l'héritier des maisons Férinel s'était exilé aux Etats-Unis... avant de revenir quelques années plus tard pour reprendre les décombres de l'empire Boussac, dans lequel il trouvera la pépite Dior, première pierre de l'empire du luxe qui fera sa fortune. Comme quoi le capitalisme sait fort bien s'accommoder avec le socialisme, lorsqu'il peut en tirer profit...

Personne ne peut croire que ce soit un hasard si la première fortune française a laissé filtrer samedi cette information sensible, deux jours après avoir été reçu par le Premier ministre à Matignon, et à l'avant-veille de la première interview télévisée du chef de l'Etat, ce dimanche sur TF1. Confronté à un intense lobbying de la part des patrons pendant tout l'été, le gouvernement est bien embarrassé avec la promesse de François Hollande de taxer à 75% les revenus supérieurs à 1 million d'euros. Toutes les voies de contournement ont été testées, pour tenter de limiter la portée de cette mesure. A la veille du week-end, des fuites savamment orchestrées ont évoqué divers scénarios : une mesure temporaire, pour deux ans, réservée aux revenus « prévisibles » pour exonérer artistes, sportifs et créateurs, « familialisation » pour placer la barre à 2 millions pour les couples. Informations officiellement démenties par l'Elysée, Matignon et Bercy à la veille du week-end, qui ont réaffirmé que tous les arbitrages fiscaux du budget 2013 ne sont pas encore rendus.

Une faute économique

De fait, à quoi sert-il de prendre une telle mesure qui ne concernera au final qu'à peine 1000 personnes et dont le rapport sera de quelques centaines de millions d'euros, à comparer aux 15 à 20 milliards d'euros d'impôts nouveaux qu'il est nécessaire de lever ? Tout ça pour ça. Alors bien sûr, François Hollande peut en théorie encore renoncer aux « 75% » ou en tout cas édulcorer cette promesse devenue empoisonnée. Un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche ne laisse-t-il pas entendre que les Français accepteraient, à 78%, que le chef de l'Etat renonce à certains de ses engagements de campagne en raison de la gravité de la crise...

Cette « indulgence » pourrait-elle s'appliquer aux 75% ? A l'évidence, c'est devenu impossible. Le président de la République ne peut pas se dédire sur cette taxe qui s'est imposée comme le marqueur de son élection. Quand bien même il sait très bien que cet impôt est une faute économique -dans son entourage même, on dit que c'est Cuba, sans le soleil !-, il ne peut pas commettre la faute politique d'y renoncer sauf à achever de perdre une crédibilité déjà bien entamée auprès des électeurs du 6 mai. Comme Jospin avec les 35 heures, c'est la crédibilité de la parole politique qui est en jeu. Et que de bêtises on a fait en France au nom de promesses électorales maladroites. En flattant la démagogie anti-patrons de l'opinion, le candidat Hollande a certes placé un smash gagnant pour l'élection. Cette mesure a été efficace pour calmer les drapeaux rouges agités place de la Bastille par Jean-Luc Mélenchon. Mais, quelques mois plus tard, c'est une bien mauvaise mesure pour l'économie française que s'apprête à prendre François Hollande, alors que, bien au-delà du cas individuel de quelques fortunes, ce sont des équipes entières de direction qui risquent de choisir la voie de l'exil pour échapper à un climat fiscal anti-business.

Paradoxalement, la menace du départ en Belgique (ou à Monaco puisque telle serait la véritable intention du patron de LVMH) de Bernard Arnault rend le dossier encore plus délicat à régler. Tout recul du pouvoir serait interprété par l'opinion comme une capitulation devant les forces de l'argent et redonnerait du poids au Front de gauche et à Mélenchon pour dénoncer la dérive sociale-libérale du gouvernement. Au moment où celui-ci peine déjà à convaincre le PS d'adopter le traité budgétaire et la règle d'or, renoncer aux 75% porterait un coup de grâce à la capacité d'action du président de la République.

Un but contre son camp

De ce point de vue, Bernard Arnault n'a pas rendu service à la cause qu'il défend. Le risque est au contraire que la mesure soit durcie pour ne pas prêter le flanc à la critique. Le salut pourrait alors venir du Conseil Constitutionnel qui déjà à adressé au pouvoir un premier avertissement contre l'impôt confiscatoire à l'occasion de la création d'une contribution exceptionnelle d'impôt sur la fortune, sans aucun plafond. Un impôt à 75%, cumulé avec les autres impôts (CSG, RDS, ISF et impôts locaux) sera à l'évidence tout aussi confiscatoire et risquerait d'être annulé par les juges constitutionnels. Mais peut-on prêter à François Hollande une telle duplicité ?

Le président de la République s'apprête donc à faire sa première grosse bêtise du quinquennat. Son ambition, juste, de faire payer plus ceux qui ont le plus et ont le plus bénéficié du quinquennat de Nicolas Sarkozy avec le bouclier fiscal, se retourne contre lui. C'est que n'est pas Roosevelt qui veut : le moment n'est pas loin où l'opinion, qui ne sera pas apaisée par la punition fiscale infligée à quelques dirigeants d'entreprise trop gourmands, se rendra compte que la gauche a marqué un but fiscal contre son camp. Sans résoudre en rien la question de l'emploi et du pouvoir d'achat, ni même de la cohésion sociale. La France n'est pas une île dont les frontières sont closes. Combien d'investissements étrangers ne vont pas se faire, combien de centre de décisions vont continuer à partir, parce que l'on aura voulu faire un symbole ?

A moins, ce qui serait finalement la solution la plus sensée, de faire de ces 75% un plafond, une sorte de bouclier fiscal de gauche, qui, il faut s'en souvenir, ne serait rien d'autre que le rétablissement du plafonnement Bérégovoy mis en place en 1988, lors du rétablissement de l'impôt sur la fortune. Tous ceux qui ont encore un peu de mémoire savent que c'est la droite, sous Chirac, qui avait déplafonné en 1996 ce plafond (qui était à l'époque à 70%), provoquant la première grande vague d'exil fiscal en Belgique et ailleurs. On dit que pour Hollande, rétablir un bouclier fiscal serait impossible, parce que ce serait faire du Sarkozy. Mais qui le dit  et au nom de quoi un plafonnement de l'impôt à un niveau raisonnable, compatible avec les temps de crise que nous vivons, serait contraire au grands principes de notre démocratie ? Sauf à vouloir à tout prix continuer à faire de l'anti-sarkozysme, ce qui n'est plus vraiment le problème du jour, François Hollande a là une porte de sortie honorable pour à la fois tenir sa promesse et mettre fin à la panique fiscale qu'il a suscité.

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a écrit le 29/12/2012 à 21:12 :
le gouvernement aurait intérêt à profiter de cette décision pour abandonner cette taxation extravagante, surtout après la dernière réforme de l'ISF.
a écrit le 12/09/2012 à 11:49 :
quand le chef d'etat et ses ministres commenceront par couper les deux tiers du senat et de l'assemblée nationale ,nous aurons franchit une etape cruciale dans les economies necessaires aux finances mais bien sur les loups ne se devorent pas entre eux.apres nous pourrons interdire le cumul des mandats surtout pour des gens qui prennent la paye sans effectuer le travail correspondant,puis supprimer tous les nombreux avantages dont beneficient ces messieurs et nous auront des milliards de plus dans les caisses et sans commettre d'injustice au contraire car c'est maintenant qu'il y a des injustices !
Réponse de le 29/10/2012 à 21:43 :
tous a fait d'accord
Réponse de le 31/12/2012 à 16:15 :
100? ok, et suppression des caisses noires, 120ke et 140ke par an par député et sénateur, un pur détournement d'argent public, et personne pour supprimer ces principes mafieux! si un député a proposé, mais rejeté ! bartolone leur a demandé de signer un papier pour qu'ils s'engagent à bien dépenser ! mais pas de contrôle ! et ils critiquent depardieu ?????
a écrit le 12/09/2012 à 11:15 :
« dont le rapport sera de quelques centaines de millions d'euros »: ce qu'a rapporté le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux durant l'ère Sarkozy.
a écrit le 11/09/2012 à 12:32 :
M. Mabille, je me permets de vous signaler que je trouve bien crétin d'établir des passerelles entre le fait de taxer énormément les revenus énormes et le fait d'avoir mis fin à l'édit de la tolérance signé par Henri IV en 1598.
Un peu de nuance, cher confrère, cette faute est acceptable d'un stagiaire mais vous êtes directeur adjoint!
Réponse de le 11/09/2012 à 13:39 :
+1, ainsi que quelque parti pris... i.e. : "Son ambition, juste, de faire payer plus ceux qui ont le plus et ont le plus bénéficié du quinquennat de Nicolas Sarkozy", qu'on soit d'accord ou non c'est loin d'etre neutre comme phrase...
a écrit le 11/09/2012 à 11:01 :
L'article transpire d'a priori idéologiques socialites qui sont faux et injustes. Une phrae au hasard : Son ambition, juste, de faire payer plus ceux qui ont le plus et ont le plus bénéficié du quinquennat de Nicolas Sarkozy avec le bouclier fiscal ?!?!?!?
E nquoi la progressivité de l'impôts sur le revenu est juste ??? démontré faux depuis Von Mises en 1932 (c'est la spolation légale des plus méritants) En quoi les "riches" un peu moins rançonnés sur l'isf avec Sarkozy mais allègrement massacrés partotu ailleurs (52 taxes ou impots nouveaux avec Sarko) ont bénéficié de la politique de Sarko ?? Quand l'iédologie tient lieu de raisonnement sans référence aux faits, cela s'appelle de l'idéologie, et elle se fracasse toujours sur le mur de la réalité ...
Réponse de le 12/09/2012 à 11:01 :
C'est vraiment très mal, l'idéologie.
a écrit le 10/09/2012 à 16:50 :
Pourquoi ne pas supprimer TOUTES les niches fiscales... qui permettent à certains de ne pas payer d'impôts et ainsi d'augmenter leur patrimoine (financé par les impôts des autres).
Réponse de le 11/09/2012 à 9:45 :
Tout simplement parce que pour la plupart, les "niches fiscales" (dont la définition est bien floue) ne permettent pas seulement de déduire des impôts : elles ont toute une contrepartie. Elles permettent par exemple de maintenir les investissements dans les DOM-TOM, dans l'immobilier (Scellier), dans les PME, dans les associations et fondations (à but humanitaire, scientifique, artistique), etc... etc...
Dans certains cas elles permettent de lutter contre le travail au noir ( restauration, emploi à domicile...), dans d'autres de réduire les émissions de CO2, etc...
Et comme on dit, dans chaque niche il y a un chien qui dort !

Certaines réductions d'impôts ont un rapport cout/bénéfice intéressant pour l'Etat, d'autres ne sont pas vraiment justifiées (voir le rapport de la cour des Comptes). Il y a donc du ménage à faire et surtout que chaque Ministre de passage arrête de pondre sa petite niche qui s'ajoute au mille-feuille fiscal.

a écrit le 10/09/2012 à 12:56 :
@eddofr/ Je suis d'accord avec vous mais les expériences dans le domaine privé, surtout petites boites, sans représentant du personnel, sont assez édifiantes - pas de salaire 15jours après la fin du mois - tickets restaurants à quémander régulièrement - voiture de fonction indiquée sur le contrat mais "fantom" au bout de trois mois de travail - pas de contrat de travail - heures supplémentaires exigées et payées heures normales - et licenciement si on n'est pas content, une centaine attendant dehors....proposition de travail "au noir" au bout d'un mois d'essai....quant aux salaires, le smig avec un bac +5, un bon salaire sans diplômes - du simple au double pour le même boulot......bref, rien à envier aux fonctionnaires, mais rien à envier au privé !. Il se passe que j'ai fait les deux et ce n'est pas "le paradis". Cela dépend évidemment des boites (il y en a des milliers, et des domaines ou on travaille)
Réponse de le 12/09/2012 à 11:04 :
C'est vrai qu'une Rolls Royce Fantom comme voiture de fonction, c'est un peu mesquin !
a écrit le 10/09/2012 à 12:31 :
Mon épouse est fonctionnaire et son salaire comporte une prime spéciale de rattrapage de 14? ... Parce que sans cette prime son salaire serait inférieur au SMIC.

Pour ce prix là, elle travaille 41 heures par semaine car elle doit, comme tout le monde, atteindre les 1607 heures annuelles, et on lui impose tous les congés scolaires (son lieu de travail est fermé pendant les vacances scolaires).

Vous avez raison, mon épouse est une sale profiteuse, une assistée permanente, pire qu'une mendiante ou une voleurs : une fonctionnaire (on sent que dans votre bouche, se mot prend un goût amer et une odeur nauséabonde) !

Il est vrai qu'à vos yeux, les fonctionnaires ne servent à rien. selon vous nous faut un armée privée, une justice privée, une police privée, une médecine privée, un gouvernement privé, des routes privées. Sur un point vous avez raison, le privé est toujours plus efficace que le public ... quand il s'agit de distribuer des dividendes aux actionnaires !

Réponse de le 11/09/2012 à 11:05 :
@ eddofr : un gouvernement privé est une contradiction dans les termes.
Et si le privé n'était pas plus efficace que le public, l'URSS n'aurait pas fait faillite ... Si l'état est parfaitement incapable ne serait-ce que de produire des bagnoles, comment pouvez vosu imaginer qu'il sera efficace pour produire de l'éducation et de la santé, productions infiniment plsu complexes que des bagnoles ... dites ?
Réponse de le 12/09/2012 à 11:06 :
Qu'entendez-vous par l'URSS a fait faillite ? A mon avis, elle est toujours là, et de plus, c'est l'un des états les moins endettés du monde (et pour cause).
a écrit le 10/09/2012 à 12:22 :
Un question me tarabuste depuis un certain temps ...

On me dit sans cesse que l'argent (des riches s'entend) crée le travail et la richesse.

Pourtant, si j'investis des milliards d'Euro pour fabriquer et vendre des machines à écrire mécaniques, vais-je durablement créer de l'emploi ?
Non, parce que personne ne voudra acheter une de mes machines à écrire !

J'en conclu donc, un peu naïvement peut-être, que c'est la demande qui crée l'emploi.

Or ce n'est pas l'argent des riches qui fait la demande (quelqu'un qui gagne un million d'Euro par mois, n'achètera pas un million de baguettes, et son costume à 10K? ne fera pas travailler plus de monde qu'un costume à 100?).

C'est l'argent des pauvres et des classes moyennes qui fait la demande (augmentez le smic de 100? et vous verrez que ces 100 euros seront réintroduits à 99% dans le circuit économique, parce que le smicard s'en servira pour acheter ce qui lui manque, cruellement).

Bien sur, pour répondre à la demande, il faut fabriquer, et pour fabriquer il faut investir.

Et pour investir, l'argent des riches est utile. Mais ils en sont pas la seule source d'investissement. L'argent des classes moyennes est là, et si on ne les assomme pas d'impôts et de taxes, il sera investit, et pas dans le spéculatif.

Mais alors, pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas ?

Parce que l'investissement par les classe moyennes est collectif et qu'il passe donc par un intermédiaire : la banque. Et que dernièrement, "la banque" à fait tout, sauf son rôle de relais d'investissement.

Aujourd'hui un entrepreneur avec un projet solide, n'a aucune chance d'obtenir un financement s'il s'adresse à une banque.
Son seul espoir est de s'adresser aux "déjà riches", qui se foutent de son projet et ne s'intéressent qu'à la plus-value qu'ils réaliseront en revendu leurs parts de la "start up" dans deux ans !

Alors le taux marginal à 75% sur la part des revenus au dessus de 1M?, je m'en fout.

Petite maxime à méditer : "Si tu prends aux riches, ils partirons à l'étranger. Mais si tu prends tout aux pauvres, c'est peut-être toi qui devra partir à l'étranger ..."
Réponse de le 10/09/2012 à 18:30 :
Malheureusement cette phrase d'Alphonse Allais sonne terriblement vrai ! Mais tous les politiques en jouent !
...... "Il faut prendre l'argent là où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres. Bon d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres."
Réponse de le 11/09/2012 à 11:07 :
@ Eddofr : vous raisonnez avec un a priori keynésien faux. Ce n'estp as la consommation qui crée la croissance, c'est la production, donc l'investissement, donc le capital. toute votre pseudo démonstration s'effondre car ses prémisses sont faux ...
Réponse de le 11/09/2012 à 11:32 :
"Non, parce que personne ne voudra acheter une de mes machines à écrire", exactement, mais voyez-vous, ce qu'il y a bien dans ce cas la, c'est que l'entrepreneur en question perd ses billes et ne gaspille pas l'argent des autres (contrairement a l'Etat qui decidera de soutenir tel ou tel secteur "d'avenir" avec l'argent du contribuable...). a l'inverse si ca marche parce que vous creez des machines a ecrire innovantes et design (ca donne un petit cote retro dans votre salle d'ordinateur, les gens adorent et en achetent plein), vous aurez gagne votre pari (et idealement, pourriez jouir de vos profits suite a votre prise de risque, sans avoir a vous faire cracher dessus par des politiques qui n'ont jamais pris le moindre risque, ou des medias bien-pensants qui relaient le fumeux et nauseabond appel a "la solidarite nationale", autrement dit les doleances des pleurnichards). "J'en conclu donc, un peu naïvement peut-être, que c'est la demande qui crée l'emploi." vision tres keynesienne, avec laquelle je ne suis pas d'accord. Prenez l'argent, redistribuez-le pour que les gens consomment plus, vous croyez vraiment que ca va creer de la croissance et de l'innovation?? C'est par le progres technique, l'amelioration des process, les strategies d'entreprise adaptees (tout cela necessite des investissements) que l'on fabrique mieux, ou pareil qu'avant mais moins cher, et c'est ca qui cree de la veritable croissance et les emplois/structures innovantes qui vont avec.
Réponse de le 12/09/2012 à 11:08 :
Le facteur multiplicateur est toujours une notion valable mais ce qui a changé, c'est la mondialisation des échanges. Autrement dit, si vous distribuez du pouvoir d'achat, vous relancerez bien la demande mais le problème c'est quand cette demande se situe essentiellement à l'extérieur de vos frontières.
Réponse de le 13/01/2014 à 15:45 :
Sur une ile déserte, donnez-moi de la farine et de l'argent : J'aurais de la farine et de l'argent.
Sur une ile déserte, donnez-moi de la farine et un boulanger : J'aurais du pain.

L'argent est utile, pour permettre la mise en commun et l'échange de ressources. Mais l'argent ne crée pas la richesse, seul le travail crée !
a écrit le 10/09/2012 à 12:07 :
Les fonctionnaires (et fonctionnaires retraités) coûtent 500 Milliards d'Euros chaque année. Il suffirait de baisser leur rémunération de 4% et chaque année la France gagnerait 20 milliards d'Euros !! Efficacité immédiate. Tous les pays d'Europe ont baissé le salaire des fonctionnaires avec la crise, SAUF la France. Oui mais voilà, nos amis fonctionnaires ne sont pas très patriotes, il sont très égoïstes...
Réponse de le 10/09/2012 à 12:21 :
En montant les individus les uns contre les autres, on fait s'élever le débat, sans aucun doute !! Et quid des fonctionnaires au SMIC ou juste au dessus, on crée un SMIC- pour eux ?
Réponse de le 10/09/2012 à 15:45 :
Si vous pensez que vous vous êtes patriote, alors je suppose que vous êtes pret à abandonner aussi 4% de votre salaire n'est-ce pas?!
Au fait, combien coute la masse de personnes qui sont au chômage parcequ'ils refusent certains emplois qu'ils jugent trop difficiles (je ne parle que de ceux ci)? Ou aux horaires trop matinaux?
La critique systématique des fonctionnaires est en général émise par ceux qui les jalousent, ce qui prouve bien leur méconnaissance étendue de la fonction publique. Il est vrai qu'il y a beaucoup de branleurs et d'inactifs (comme dans le secteur privé d'ailleurs) mais ils sont aussi nombreux à avoir beaucoup plus de travail qu'ils ne peuvent en faire. A tous ceux qui les critiquent par principe, passez donc vos concours et on en reparlera après, à moins que ce soient les concours qui empêchent certains de devenir fonctionnaire car qui dit concours dit aussi travail chez soi le soir pour se remettre à niveau.
Si j'en parle de la sorte, c'est parceque j'en fais partie et que je connais bien cet univers. J'ai des jeunes enfants et néanmoins j'ai travaillé le soir pour repasser 3 concours. Bien sur ça demande un effort que beaucoup de grognons ne sont pas capables de faire.
Quelle est votre profession PAT34? Etes vous certain de bien l'éxercer, de ne pas lambiner, de faire tout votre possible en bon patriote? Non????? Comme c'est étrange!
Continuez donc à dénigrer sur des idées préconçues, c'est constructif.
Réponse de le 10/09/2012 à 16:04 :
@gwen ... Pat34 à raison
Réponse de le 10/09/2012 à 23:42 :
Il faut avouer que les fonctionnaires abattent beaucoup de travail et l'idée reçut du fonctionnaire qui fous rien , je crois que ça n'existe plus !! moi je tire mon chapeau a ces gens souvent responsables et travailleur ! Mais je suis aussi revoltés contre ces allocations chomages qui plombent les entreprises (cotisations salariales) et l'economie, si on diminuait ses allocations les sociétés aurait plus d'argent le cout du travaille moins chere donc plus d'embauche, et ça forcerait les milliers voir centaine de milliers de chomeur un peu traine savate ou pas motivé de bosser car les cotisations sont la !! c'est scandaleux !! certains pays du nord on durcit leur politique et on vois que leur taux de chomages est particulierement bas !! mais on touche pas a l'assistanat en France !! par ailleur moi je suis pas solidaire de la politique du gouvernement et je comprends ce qui parte bosser dur et donner 75 % des ses gains aux autres la pillule peut etre dur , alors mois je suis plus a l'heure du nationalisme quand l'economie est a l'heure de la mondialisation !! .. a vous de voir ..
Réponse de le 12/09/2012 à 11:11 :
Mouais mouais mouais... vouloir remettre tout le monde au travail, c'est ne pas s'interroger sur l'efficacité de ce tout le monde. Il y a un certain nombre d'actifs qu'il vaut mieux payer à ne rien faire qu'à aller désorganiser le monde du travail par leur inadaptation. Ceci étant dit sans hostilité, simplement pour battre en brèche une idée un peu trop simple.
Réponse de le 12/09/2012 à 13:05 :
Evidement je ne parles pas d'emploi qualifié qui necéssites une formation, mais il existe de nombreux boulots qui ne nécéssites pas de formations, avant d'exercer mon metier actuelle , j ai exercer plus d'une quinzaine d'autres metier .. Oui il faut mettre la France au travail si on veus sortir de la crise .. combien coute les allocations chomages a l'etat environs 30 milliars chaque années ne pourrions nous pas obtimiser cela et gagner quelques milliards faire repartir l'economie, plustot d'augmenter les impots qui n'est pas une solution en soit !!
a écrit le 10/09/2012 à 9:01 :
Oui,...et le climat d'incertitude fiscale ne date pas, malheureusement, du gouvernement actuel, mais est bien lié au populisme des gouvernements de gauche comme de droite, depuis Chirac.. La chasse aux riches, aux exiles fiscaux, a bel et bien pris sa dimension avec des irresponsables comme Woerth..aussi, point de salut, et c'est bien là la raison des départs, car plus aucun espoir dans une sagesse de nos politiques..
a écrit le 10/09/2012 à 7:09 :
Et combien de moins riche, mais riches quand même, quittent notre pays ? n'oubliez pas que c'est eux qui font marcher le pays, la chasse aux riches n'est pas la solution, France: la misère c'est maintenant...
a écrit le 10/09/2012 à 1:09 :
dans 4ans nous verrons une vague RATE,c'est une vague qui arrive de nulle part et qui peu faire entre 20et 30metres,et cette vague sera de couleur BLEU MARINE,qui va balaye tout sur son passage.D'ici la nous serons a plat ventre,et ruines.
Réponse de le 10/09/2012 à 16:05 :
J'aimerais être 4 ans plus agé ....
a écrit le 09/09/2012 à 22:49 :
le prdt de la republique n a pas voulu prendre martine aubry comme premier ministre de crainte quand lui srt les 35h et maintenant c est pire....
a écrit le 09/09/2012 à 21:40 :
La chasse aux riches est tout aussi détestable que la chasse aux classes moyennes ou aux pauvres.
Mais nous sommes dans le système social français par répartition.
Donc les impôts sont proportionnels.
Depuis 10 ans, on tape toujours sur les classes moyennes sous prétexte qu'un bon impôt est un impôt qui frappe beaucoup de personnes mais avec des petites sommes.
C'est donc toujours la classe moyenne qui paye. Et les petites sommes n'en sont pas vraiment. 50 euros d'un côté, 50 euros de l'autre; au final ça représente plus de 10% du revenu qui s'évapore avec les nouvelles taxes. Pendant ce temps, on offrait la défiscalisation Sellier et Robien aux hauts revenus, les ?uvres d'art défiscalisées, et tout autres niches fiscales aux personnes les plus aisées.
Au bout d'un moment, il faut arrêter de prendre le fric des classes moyennes parce qu'elles ne peuvent plus consommer. Si elles ne consomment plus, je ne vois pas comment relancer la croissance dans ce pays.
Il faut donc taxer d'autres personnes que les classes moyennes.
Il est impossible de taxer les pauvres, donc on est obligé de prendre aux plus aisé.
Est-ce juste? OUI.
Il serait tout aussi bon de réduire les dépenses de l?État, mais en premier lieu ça doit passer par une diminution des indemnités des députés et sénateurs.
On ne peut pas réduire le budget de l'éducation nationale qui est déjà trop faible (de nombreuses universités sont proche de la faillite), ni même de la police ou de l'armée.
En revanche, on peut supprimer la totalité des niches fiscales.
On peut aussi revoir certaines choses.
Je trouve anormal (et le président en avait déjà parlé) de voir certaines familles aisées voir leurs enfants toucher des bourses sur critères sociaux. C'est anormal. Ils prennent la place des autres qui en ont le plus besoin. De même, ils touchent les APL et ont droit aux logements étudiants du CROUS.
Les parents doivent être responsables jusqu'au bout de leurs enfants.
S'ils préfèrent partir en vacances plutôt que de payer les études de leurs enfants, alors c'est anormal.

A part ça, pour avoir une croissance en Europe digne de ce nom, il va falloir penser à faire un NEW DEAL à l'Européenne. Le collectif Roosevelt 2012 a de bonnes idées là dessus.
a écrit le 09/09/2012 à 20:38 :
Mollande tu as été élu sur un concours de circonstance, tu as une chance de devenir un grand homme. Dis a la gauche que tout cela c est de la connerie et que la seule facon de reduire le chomage est de liberaliser l economie. Ils te hairont mais tu les sauveras et tu seras reconnu dans l histoire comme un grand. Choisi la voie facile de la demagogie socialiste et tu ne seras rien qu une erreur de l histoire. Un peu d'honneur que diable!
a écrit le 09/09/2012 à 19:11 :
Les grilles de salaires s'arrêtent vers 5000 euros/mois. Les hauts salaires ne sont pas encadrés au-delà. Ils sont souvent exagérés par rapport à la richesse réelle créée par ceux qui en profitent, souvent inférieure à la richesse créée par certains de leurs subordonnés. Beaucoup d'individus (traders, PDG voyous, intermédiaires qui ont fait leur trou pour détourner une partie de l'économie) ont même un effet négatif, leur activité détruit les richesses et accroît les gaspillages dans le public, l'associatif et le privé. L'Etat (UMP et PS) oublieux de la notion de service public a laissé déréguler ces salaires et facilité l?action parasitaire de ces intermédiaires; triomphe de la cupidité et du clientélisme.
Aujourd'hui en manque financier pour alimenter ses clients, cet Etat dévoyé réclame sa part à certains de ces profiteurs. Les millions d'employés et entrepreneurs des entreprises pillées ou coulées par cette complicité et la France, dont l?économie a été ainsi vérolée, ne seront malheureusement pas indemnisés.
a écrit le 09/09/2012 à 19:03 :
À méditer !!!!

EXCELLENT ......................Conte des deux poules :

- Camarade, si tu avais deux maisons, tu en donnerais une à la révolution ?
- Oui ! répond le camarade
- Et si tu avais deux voitures de luxe, tu en donnerais une à la révolution ?
- Oui ! répond de nouveau le camarade.
- Et si tu avais un million sur ton compte en banque, tu en donnerais la moitié à la révolution?
- Bien sur que je le do...nnerais ! répond le fier camarade.
- Et si tu avais deux poules, tu en donnerais une à la révolution ?
- Non ! répond le camarade.
- Mais ..... pourquoi tu donnerais une maison si tu en avais deux, une voiture si tu en avais deux, 500 000 si tu avais un million........et que tu ne donnerais pas une poule si tu en avais deux ?
- Mais parce que les poules, je les ai !

Moralité : Il est toujours facile d'être socialiste avec la propriété et le travail des autres !
Réponse de le 09/09/2012 à 19:10 :
Joli. Il est toujours facile de vouloir partager ce qui ne vous appartient pas. Quant aux pieds nickelés qui nous gouvernent, les voilà qui se prennent en toute logique les pieds dans le tapis. Logique. À suivre...
Réponse de le 10/09/2012 à 16:39 :
Trés belle illustration mais cela ne résoud pas le problème: comment éponger cette catastrophe financière ?
Ces mêmes riches que vous défendez font-il vraiment le maximum pour leur entreprise ou plutôt pour augmenter un salaire déjà largement suffisant ? "Toujours plus" disait F. de Closet.
J'entendais à la radio qq dire qu'il faudrait imposer tous les citoyens même ceux qui ne paie pas d'impôts ! C'est pas un OS de Renault qui tient ce genre de discours !
A mon avis, la responsabilité de cette crise n'incombe pas aux politiques de droite ou de gauche mais plutôt à la mécanique "consommation" qui s'est enrayée petit à petit.
Certaines entreprises ne vendent plus car le consommateur n'a plus les moyens et apprend à s'en passer. Et quand le pli est pris, difficile de le défaire !
Le président va devoir ruser et faire très attention à ce qu'il fait et à ce qu'il dit. Contenter tout le monde est un exercice périlleux.
Puisse la chance lui venir en aide !
a écrit le 09/09/2012 à 18:54 :
Si cette idée du 75 % a été soufflée au candidat par des "conseillers", alors, devenu président, il doit savoir où manier la hâche. Pas si sur néanmoins, pour avoir accepté depuis un chirurgien comme ministre du budget et un énarque sans aucune expérience d'entreprises comme ministre des finances.... Que des entrepreneurs privés estiment devoir fuir cet environnement malsain ne peut en aucun cas être une surprise. Mes ancêtres avaient bien quitté le royaume de France pour trouver refuge de leurs croyances en Suisse....
a écrit le 09/09/2012 à 18:30 :
Fran Fran la Tulipe ( de Hollande) arrêtez de chasser les rîches avec les supers taxes, arrêtez d'attirer les pauvres avec tous les avantages Mr Arnault a raison de partir, il prévoit sa retraite. Que dire de tous les exilés fiscaux (acteurs, chanteurs, sportifs etc...) il n'est pas le seul . Fabius veut plus de pédagogie, il nous prends pour qui? alors que nous voulons des actes. Nous ne voulons pas être la Grèce ou l'Espagne
a écrit le 09/09/2012 à 18:19 :
C'est une farce, il aurait mieux fait de réduire son salaire de 75% car ça ne vaut pas ce qu'il touche, même avec une réduction de 30%
a écrit le 09/09/2012 à 17:56 :
Il a eu raison de reculer, il ferait mieux de mettre se truc à Mélanchon au panier et passer aux choses sérieuses.
Pas la peine de perdre du temps a des naiseries qui ne rapporte rien et qui nous font passer pour des pitres au niveau mondial. La tranche à 45% existe non? trop d'impôt tue l'impôt, mieux vaut encaisser 45% que rien.
a écrit le 09/09/2012 à 17:50 :
C'est ce que je deteste chez les socialistes, ils sont stupides et persistent dans leur betise par peurbdes deleures qui les ont elus. Ce sont des anti leader.
Réponse de le 09/09/2012 à 18:31 :
remettre au pouvoir un faciste au pouvoir nous venons dans sortir
Réponse de le 09/09/2012 à 19:32 :
@ que faire, il faut continuer votre commentaire etr ne pas être sectaire, un esprit Corée du Nord au PS avec une élection digne des de l'ex URSS, une bougeoise au FN et un vacancier bob "chavetiste" au Front de Gauche, belle, belle, belle,la politique qu'elle soit de droite ou de gauche NON??????
a écrit le 09/09/2012 à 13:50 :
On a remplacé "Casse toi pauv'con" par "Cassez-vous, pauv'cons".
C'est ça la justice sociale
Réponse de le 09/09/2012 à 17:58 :
Pour quoi faire? Rester entre smicards? Qui financera l'Etat?
Réponse de le 11/09/2012 à 8:58 :
Quelle pauvreté lit-on dans ces messages. Probablement sont-ils déjà victimes de la bêtise humaine, qui ne pense pas plus loin que le fond de son bas de laine, enfin s'il y en avait un !
l'Economie internationale ce n'est pas leur POINT FORT, car la France fait partie de l'Europe pour ceux et celles qui l'auraient oubliés.
Que reste t-il alors, la critique, fût-elle stupide.

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