Vous reprendrez bien un peu de cheval !

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Dans cette affaire assez « abominable » et « dégueulasse », dixit Laurent Fabius, de lasagnes « pur b?uf » mais surtout pur canasson, on ne peut s'empêcher de penser aux subprimes, ces crédits toxiques à l'origine de la crise financière.

Dans les deux cas, il s'agit en effet d'une crise de confiance causée par une tromperie sur la marchandise. Comme les acheteurs de barquettes de lasagnes, les investisseurs du monde entier qui ont investi dans les conduits de titrisation bourrés de crédits toxiques ont tous cru, de bonne foi, acheter un produit sûr et à l'origine contrôlée. Notés « Triple A » par les agences de notation financière, ces produits étaient en réalité des mille-feuilles composés de tranches superposées mélangeant de façon invisible de bons crédits et de très mauvais crédits. Une fois le pot aux roses découvert, on a su que les fameux subprimes étaient des prêts immobiliers accordés à des ménages pauvres dans des conditions telles qu'il était certain que la plupart d'entre eux ne pourraient pas les rembourser.

Le parallèle fonctionne aussi parfaitement s'agissant du mécanisme de la fraude. Pour les subprimes, comme pour les lasagnes surgelées, une multitude d'intermédiaires se sont interposés entre l'épargnant-consommateur et le producteur. On le sait peu, mais les crédits subprimes n'ont pas été accordés aux États-Unis par des banques, mais par des courtiers spécialisés dans l'immobilier, plus ou moins véreux, et en tout cas insensibles au sort futur des emprunteurs. Ce sont les banques qui ont ensuite repackagé ces crédits et s'en sont débarrassées en les revendant comme produits financiers.

Dans le circuit complexe et opaque qui a conduit de la viande de cheval roumain dans l'assiette de lasagnes des Anglais, on trouve six pays, un trader chypriote, un autre aux Pays-Bas, des donneurs d'ordres en France et une usine au Luxembourg. Comment s'étonner que le régulateur alimentaire s'y perde. Certes, on finira bien par savoir par qui, quand et où a été trafiquée l'étiquette, et des sanctions financières et pénales seront sans doute prononcées. Mais peut-on compter seulement sur la peur du gendarme pour nous prémunir de la malbouffe ?

Aux États-Unis, l'affaire des subprimes est encore loin d'être terminée. Des banques, comme Goldman Sachs, ont été mise en cause en raison des conflits d'intérêt où elles ont pataugés. Washington est aussi en train d'envoyer une note salée aux agences de notation, à commencer par Standard & Poor's, à laquelle l'État fédéral réclame 5 milliards de dollars à cause des notations inadéquates accordées aux conduits de titrisation. Les banques et les agences ne sont pourtant pas les seuls coupables. Personne n'est à ce jour allé chercher en responsabilité le pouvoir politique qui, de Bill Clinton à George W. Bush, a cru bien faire en faisant du « tous propriétaires » le c?ur de sa politique du logement, ouvrant la porte à l'imagination financière débridée du secteur privé. Le régulateur américain aussi est coupable de n'avoir rien vu et en tout cas pas su arrêter cette folie à temps.

Dans notre « ChevalGate » européen, des décisions publiques sont en partie à l'origine de la crise : le gouvernement roumain, massivement aidé par l'Europe pour moderniser son agriculture, a créé une surproduction de viande chevaline en interdisant la circulation des charrettes et autres roulottes. Comme quoi un battement d'ailes de papillon à Bucarest peut provoquer un tremblement de terre à Londres ou à Paris. Enfin, de même que le virus des subprimes s'est propagé à la vitesse d'un cheval au galop sur toute la planète, jusqu'à provoquer l'infarctus de la finance en 2008, la crise de confiance alimentaire est en train de se disséminer partout, des lasagnes au chili con carne jusqu'au steak haché.

Le consommateur est floué et, même si rien ne prouve encore à ce jour que ce mélange de pasta aux subprimes présente un danger pour la santé humaine (ce qui n'est pas à exclure, en raison des médicaments utilisés pour soigner les chevaux), il sera long et difficile de rétablir la confiance, malgré les sanctions exemplaires promises aux responsables de cette fraude. La crise financière a de fait été suivie d'un tour de vis réglementaire peut-être excessif et négatif pour la croissance et la distribution de crédit, mais indispensable pour rétablir la confiance dans les banques. Il faudra sans doute en passer par là dans le domaine alimentaire. Car si, comme l'a dit le ministre délégué à la Consommation, on ne peut pas « mettre un fonctionnaire derrière chaque pain de viande », et si l'on ne peut demander aux producteurs de contrôler chaque ingrédient, il y a cependant de sérieuses questions à se poser pour simplifier la chaîne de valeur dans le commerce alimentaire, raccourcir les circuits de production et améliorer la traçabilité des produits. Au prix peut-être d'une hausse des prix pour le consommateur final. Car ce dont il s'agit ici, c'est de combattre les mafias de la viande qui profitent des failles de l'Europe pour s'engraisser.

Article paru dans La Tribune Hebdomadaire du vendredi 15 février 2013 - N°36

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Commentaires
a écrit le 18/02/2013 à 14:29 :
Peut bien s'indigner sur les Ondes....

Mais lui aussi en déclarant la course aux pris bas porte sa part de responsabilité. A force de vouloir des prix toujours plus compétitifs certains responsables de société que je ne blamerait pas forcément peuvent être tentés de frauder sur la marchandise pour ne pas perdre un marché. Il est tout aussi vrai que certain peuvent également frauder pour s'en foutre toujours plus dans les poches.

Et je trouve saisissant que le scandale touche des marques comme Findus ou Picard qui ont plutot un positionnement " premium ".

Nous aussi consommateurs nous sommes coupables, a chercher à rogner toujours plus sur la qualité de l'alimentation ( quelque chose de vital ) pour nous offrir ( A Crédit !!!!! ) le home cinéma, la berline allemande ou le dernier Samsung Galaxy que nous n'avons pas les moyens de nous offrir.

Nous devons sortir de la société de consommation et entrer dans la société du mieux consommer.
a écrit le 17/02/2013 à 15:36 :
Je ne sais pas si j'ai bien compris votre message mais un pâté de lapin est excellant; Essayez un civet bien mijoté, c'est l'extase. Deux anecdotes : ==> 1 : Quand je faisais mon service militaire, dans les années 60, nous avions une chatte comme sorte de mascotte pour laquelle nous achetions des boîtes de conserves car c'était plus pratique. Un samedi soir, le collègue de chambrée, chargé du repas, se trompa de conserves et prépara notre plat avec l'une des conserves pour chats, à base de lapin justement, que nous avions mangé tout normalement. Il faut dire que le plat était fort bien accommodé. Nous ne nous en rendîmes compte que le lendemain matin au moment de jeter la poubelle. Que croyez-vous qu'il nous arrivât ? 60 ans ans après, je suis toujours vivant !... ==> 2 : Pendant ce même service militaire, j'avais un collègue de chambrée, cuisinier de son état dans le civil, qui devint le cuisinier au mess des officiers et sous-officiers et grâce à lui, nous nous régalions tous. Un jour, il nous fit une daube "à casser la baraque" qui régala la très grande majorité des convives et en particulier un adjudant-chef assis en face de moi. La daube était faite à base de cheval au goût bien reconnaissable. C'était excellant. Vous devinerez aisément ce que fît l'adjudant-chef quand on lui appris que c'était du cheval !... comme quoi, les préjugés culturels !...
Réponse de le 17/02/2013 à 17:06 :
Merci pour vos savoureuses anecdotes, j'ai eu mangé du chien en Chine dans les années 80 je suis toujours là moi aussi.. Mes invités ont apprécié ce pâté de lapin (boite à chat) sans se douter qu'il s'agissait de la nourriture de mes minets....la prochaine fois nous mangerons des croquettes pour chien ....l'essentiel étant de se nourrir et d'entretenir le train de vie de l'état avec nos impôts taxes et le reste...
a écrit le 17/02/2013 à 9:31 :
La composition des boites pour chats seraient identiques à la composition des viandes entrant dans les plats
cuisinés surgelés, conserves dixit un expert à la radio ce matin. Aujourd'hui j'ai des invités je sers en entré du pâté à base de lapin avec des cornichons pour décorer le plat!!!
a écrit le 16/02/2013 à 22:02 :
Pour éviter à l' avenir de tels problèmes , je propose un mix..1/3 de boeuf,1/3de cheval, 1/3de porc le reste en
sucre....vu la réactivité des consommateurs (si on ne leur dit pas que c'est de la M...ils en redemandent ? ) .
Il faut se mettre à la place des trafiquants , tant qu'ils gagnent ils jouent ....
a écrit le 16/02/2013 à 21:05 :
Ne vous trompez pas de sujet !.... Rien ne vous oblige de vous servir dans les hypermarchés si vous trouvez que leurs produits sont pourris. Jusqu'à preuve du contraire, en France, on est encore libre de le faire. Tous les problèmes dont se plaignent les français sont provoqués par les français eux-mêmes qui acceptent n'importe quoi du moment que ce n'est pas cher ou qu'ils peuvent frimer sans être capables de boycotter ce qu'ils critiquent ou contestent.
Réponse de le 17/02/2013 à 8:59 :
ben sur!!
evident!
a écrit le 16/02/2013 à 20:54 :
.... identifier les choses. ==> d'un côté : il y a un DÉLIT DE DROIT COMMUN qui consiste à faire des profits en dissimulant, à l'insu du consommateur, de la viande de cheval 4 fois moins chère que celle de boeuf officiellement proposée dans des plats cuisinés. Les sanctions voire les démantèlements s'imposent avec une sévérité sans égal. ==> d'un autre côté, des journalistes inquisiteurs SE GAVENT, pour le scoop peut-être, c'est ce que je ressens personnellement, à faire croire que la viande de cheval est une viande de second choix pratiquement incomestible. Désolé, pour moi bien sûr, si la viande de cheval est 4 fois moins chère que celle du boeuf, je la trouve 4 fois meilleure même plus. Cela fait plus de 60 ans que j'en mange et elle me régale. Aucune viande, cheval, boeuf, porc, chevreuil, sanglier, cerf, chamois, taureau, lapin, lièvre, hérisson et j'en passe, même avec le gibier, ne m'a rendu malade jusqu'à présent. Il faut donc cesser de faire croire que des lasagnes au cheval sont des produits incomestibles. Encore une fois, il ne faut pas se tromper de sujet.
a écrit le 16/02/2013 à 20:03 :
C'est l'effet papillon ! pour un anglais du cheval c'est comme manger du chien en France , alors que pour le chinois c'est très bon . C'est du bon ton écolo à la dure, où on veut à tout prix priver le consommateur de manger de la viande pour finir par avaler un jour des insectes . La notice sur emballage sera encore plus effrayante ...
miam miam ... huggy le cafard !!!
Réponse de le 17/02/2013 à 15:50 :
Vous mangez bien, probablement, du crabe, des crevettes, des couteaux, des bulots, des huitres et des moules, certes qui viennent de la mer et alors !.... ce sont toujours des espèces à sang froid comme les insectes, les serpents, etc.... remplies de protéines qui permettraient de lutter bien efficacement contre la fin dans le monde. J'ai bien mangé quand j'étais jeune des sauterelles grillées dans le sud de l'Algérie... aussi bon que les amuse-gueule d?apéritif à base de poisson et de fromage. Comme quoi encore, le néfaste culturel qui revient à chaque fois !...
Réponse de le 17/02/2013 à 16:08 :
.... il n'y aurait peut-être plus besoin de faire le slalom entre les "cagues" disséminées sur les trottoirs que les propriétaires inciviques de ces chiens ne ramassent pas en leur faisant faire toujours devant la porte des voisins ....
a écrit le 16/02/2013 à 19:47 :
Apres avoir fait miroiter aux investisseurs des produits rentables, nous voila cette fois ci encore en train de prendre les consommateurs pour des idiots notables.
Dans les deux cas , le legislateur devrait appliquer les lois (responsabilite penale et civile) sinon il ne faut pas s etonner que les derives se poursuivent s il n y a pas de sanctions ...
Chapeau quand meme d avoir identifie cette fraude, les responsables et entreprises concernees ne sont pres de retrouver la confiance des consommateurs...
a écrit le 16/02/2013 à 17:42 :
Indignation, scandale, pourris, tambours politiques médiatiques déchainés et demain nous passerons à autre chose .... après avoir sanctionné le bouc émissaire de service! Les usines à bouffe hypermarchés continueront elles, de prospérer en imposant leurs lois, leurs prix aux producteurs lesquels fourniront toujours plus de m...de.. pour les clients des hyperauchleclcarrfour etcetc ...Combien de magasins à taille humaine fermés en trente années,centre des petites villes désertiques, plus de boucherie plus de poissonnerie plus d'épicerie merci
aux hypermarchés et aux politiques qui les ont accueillis à bras ouverts dans leurs communes!!
Réponse de le 17/02/2013 à 9:38 :
Il suffit de ne plus y aller et de ré-attribuer la part de budget nécessaire à une alimentation de qualité et de proximité.

Nous n'avons plus de pouvoir avec nos bulletins de votes... mais par contre avec notre mode de consommation, nous sommes tout puissant dans cette société. Entre les nouvelles charges du type téléphonie/connectivité et la folie immobilière, l'alimentation, besoin de base, est reléguée aux rangs subalternes... . Reveillez vous. Vous hypothéquez votre santé et celle de vos proches avec ces arbitrages ...
a écrit le 16/02/2013 à 16:29 :
bien sur que c'est " dégueulasse et abominable " Mr Fabius,mais pas autant que l'affaire du sang contaminé,n'est-ce-pas Mr Fabius?Vous semblez avoir oublié votre responsabilité dans cette affaire pour donner des leçons!!!! Et cela était autrement plus dangereux!!!
Réponse de le 16/02/2013 à 19:27 :
Placarder Président du sénat à l'époque donc intouchable.... qu'elle politicien en France a fait un jour de la prison Les bottons , tapie et puis c'est tout , les autres du sursis, du sursis encore du sursis....
a écrit le 16/02/2013 à 16:11 :
" le gouvernement roumain, massivement aidé par l?Europe pour moderniser son agriculture, a créé une surproduction de viande chevaline en interdisant la circulation des charrettes et autres roulottes"

Une spéculation inepte et sans fondement aucun, que vous reprenez ici pour donner du spectaculaire a votre commentaire.

a écrit le 16/02/2013 à 15:23 :
Locavor
a écrit le 16/02/2013 à 14:59 :
Bien sûr qu'on se fait avoir sur tout, les gouvernements eux-mêmes qui devraient donner l'exemple nous piègent en nous mentant constamment, avant ou après les élections, des lois sont votées puis retirées, l'alimentaire, la dette, les dépenses publiques, la fiscalité...Quoi d'étonnant quand les lasagnes et autres préparations sont trafiqués ? Le consommateur comme le contribuable ne se fait pas respecter, car seule la loi de la meute compte. Sur les plats préparés, on ne peut même pas lire facilement les ingrédients écrits très petits volontairement, les mensonges sont partout. Bouder ces produits est aussi la sanction. Quant aux farines animales, merci de nous avoir prévenus ! Après les huîtres naturelles que vous ne pouvez plus trouver même en bord de mer puisque TOUTES ont été remplacées par des huîtres triploïdes dont on vous cache l'origine car pas l'étiquetage n?est pas obligatoire ! (qu'on soit pour ou contre, le consommateur a droit de savoir ce qu'il consomme). Quant au retour des farines animales?Désormais supposés plus sains que ceux des grands fonds, voici aux menus les poissons d'élevage au cheval, au boeuf, au porc ou à la volaille (produits parfois limite et bien désinfectés) Il faut le dire ! Bon appétit?
a écrit le 16/02/2013 à 14:20 :
Très bon article et le parallèle subprimes/Lasagnes est tout à fait justifié avec ces produits en multiple couches. De plus Morgan Stanley et Lion Capital sont les propriétaires de Findus, la boucle est bouclée.
a écrit le 16/02/2013 à 13:37 :
Rien d'étonnant ! en tout et pour tout, on se fait de longue b.iser ! point !
a écrit le 16/02/2013 à 12:59 :
L'éditorialiste a entièrement raison de faire le parallèle entre la malbouffe-fraude et le tsunami
sub-prime en appauvrissant des millions de gens.Cependant un autre drame est en préparation avec l'autorisation de l'UE:la vente par Internet de médicaments.L'Agence Européenne du Médicament a admis sa vacuité à controler le flux et surtout la qualité de ces derniers.Or 80% de ces médicaments sont soit des faux,soit sous-dosés,dangereuxet toxiques.
Réponse de le 16/02/2013 à 15:47 :
Pour tenir de tels propos, vous êtes probablement propriétaire d'une officine de pharmacie?.
Au début de la vente des marchandises sur internet, nous pouvions lire des avertissements similaires, et voyez aujourd'hui où en est la part de marché sur le net!..
Un monopole va se briser, et c'est très bien ainsi, nous avons 50 ans de retard sur certains pays, aux States, les médicaments sont vendus dans des épiceries.
Réponse de le 17/02/2013 à 3:03 :
Oui et aux States si tu n'as pas une carte de credit bien alimentee ou une assurance privee de nanti, tu creves a la porte des urgences... Va vivre aux States, c'est tellement mieux.
a écrit le 16/02/2013 à 11:47 :
Petite contribution graphique à propos du "Cheval Gate" et des problématiques qu'il met à jour : http://shar.es/YiORm [Humour noir inside hein]
Réponse de le 16/02/2013 à 13:22 :
permettez moi de vous dire que l'affaire des lasagnes n'a rien a voir avec la crise des subprimes , l'affaire des lasagnes illustre bien ou la France en est rendue pays en faillitte, sans morale chez les politiques , desormais assimilés a des voyous , les entreprises n'ayant plus de marge on fait n'importe quoi pour gagner un peu d'argent .......... les subprimes c'est le systeme financier qui a explosé et les subprimes ont bon dos cela fait 25 ans que les banques jouent avec notre argent et elles aussi ont perdu beaucoup d'argent voir affaire Kerviel et autres .............................
Réponse de le 16/02/2013 à 15:20 :
Si le problème des lasagnes au boeuf (=cheval) est identique aux produits financiers complexes a haut rendement appelés subprimes (=créances d'américains insolvables) , ce sont des tromperies a grande échelle , les deux. Les deux favorisés par la mondialisation dérégulée.
Réponse de le 16/02/2013 à 18:46 :
Plutôt d'accord avec Siiii. La crise des subprimes, tout comme la crise des lasagnes, montre à quel point certains peuvent faire n'importe quoi pour gagner toujours plus d'argent.
Les conséquences sont bien différentes c'est certain, mais de mon point de vue les raisons qui font qu'on en est où nous en sommes sont les mêmes. Le profit encore du profit toujours du profit.
Et je dis pas que c'est bien ou que c'est mal, mais sans régulations, on s'expose forcément à des abus et donc à des problèmes. Hier les subprimes, aujourd'hui
des tromperies sur des produits alimentaires et demain ?
a écrit le 16/02/2013 à 11:36 :
Très bon article. Ça fait plaisir d'entendre parler des agissements frauduleux de la pieuvre (Goldman Sachs) sur La Tribune. Cette même pieuvre qui contrôle plus ou moins les institutions politiques censées la réguler et dont les ex-dirigeants sont parachutés au sommet des Etats européens (Grèce, Italie, etc...).
a écrit le 16/02/2013 à 11:26 :
Le parallèle avec les excès financiers n'est pas sans intérêt: in fine, la question qui se pose est simple: cette crise est elle due à un manque de régulation, ou tout simplement à un manque de respect de règles par des pirates prêts à faire n'importe quoi pour gagner un peu de fric, y compris couler une entreprise. Je crois sincèrement que rajouter de la régulation n'est pas une solution pour empêcher un crétin de faire consommer à ses poulets des huiles de vidanges, ou de faire des mélanges de viandes sans respecter les règles d'étiquetage pourtant bien simples à comprendre. Il en est aussi ainsi de l'univers de la finance. On ne "réglera" pas ses questions, mais on peut cogner très durement sur les fauteurs de trouble qui nuisent à l'ensemble de la filière..
a écrit le 16/02/2013 à 11:26 :
Il joue bien le naïf le PDG de Spanghero, par ailleurs et surtout Vice Président de la coopérative Lur Berri: pour lui une étiquette BF "0205 0080" c'est du boeuf, il affirme ne pas connaitre le code douanier 0205 0080 de la viande de cheval. 750 tonnes de commandées sur plusieurs mois ! Et maintenant, il joue sur le registre de l'emploi pour ses 300 salariés. Pour info, le chômage partiel sera payé par la Préfecture de l'Aude donc le contribuable. Dans cette histoire, Lur Berri fait attention à limiter la communication sur Spanghero et à ne pas éclabousser ses autres filiales dont Labeyrie (saumon/foie gras).
Réponse de le 16/02/2013 à 22:04 :
avec tout le foie gras des landes qui se vend ce departement occupe 1/4 de la france
Réponse de le 18/02/2013 à 13:55 :
Est on bien sur qu'il provient bien de ferme du sud ouest et non pas d'élevage hongrois ?
a écrit le 16/02/2013 à 10:08 :
Aprés le cheval dans le boeuf pourquoi pas du vieux ?
Réponse de le 16/02/2013 à 11:11 :
ah non !! pas du vieux !! avec tous les médicaments qu'ils ingurgitent c'est un coup à tomber malade :-))
Réponse de le 16/02/2013 à 11:45 :
bah siiii du José Bové Bio !
Réponse de le 16/02/2013 à 12:50 :
Vous croyez pas si bien dire : http://shar.es/YiSFd ;)
Réponse de le 16/02/2013 à 15:12 :
Du vieux ? excellente idée , pour beaucoup c'est bien gras et gouteux ...
Réponse de le 16/02/2013 à 18:49 :
Des recettes ? Pouaha ok je sors.
a écrit le 16/02/2013 à 9:45 :
La nourriture est chose trop importante pour déléguer l'approvisionnement à des commerçants internationaux. Chaque scandale sanitaire de cet ordre est une pub parfaite pour l'agriculture bio de proximité... Je souhaite un bon appétit à tous les clients de la grande distribution !
Réponse de le 16/02/2013 à 11:13 :
les clients veulent des prix bas , donc la grande distribution pressure les fabricants qui pressurent leurs fournisseurs pour toujours faire moins cher que moins cher .. et il y a toujours un petit malin qui trouvera le truc pour faire moins cher que ses concurrents ... ajoutez à cela les montages monstrueux de l'UE .. la machine infernale est en marche
Réponse de le 16/02/2013 à 13:44 :
les clients veulent des prix bas, quitte à manger de la m.....e, je suis désolé, mais, j'ai entendu un jour, en parlant des doutes sur certaines nourritures, justement d'un magasinhard discount "eh! oui, mais il faut bien manger, nourrir les enfants , tant pis!", parce qu'ils n'ont pas les moyens de s'acheter du "correct", la mal bouffe, voilà, ou nous en sommes arrivés pour ne pas crever de faim, en France !! Bravo, nos hommes politiques et tout le reste! eux, évidemment, n'ont pas "les mêmes valeurs " !
a écrit le 16/02/2013 à 7:35 :
Nous l'avons échappé belle ! Je n'ose imaginer ce qui se serait passé, si à la place du cheval, c'était du porc ? En tout cas, j'espère que tous ces produits retirés du marché, seront donnés à des associations caritatives, comme les restos du coeur !
Réponse de le 16/02/2013 à 8:02 :
Votre commentaire, c est une plaisanterie de mauvais gout, sans jeu de mots!, ou de la provocation?
Réponse de le 16/02/2013 à 8:02 :
Votre commentaire, c est une plaisanterie de mauvais gout, sans jeu de mots!, ou de la provocation?
Réponse de le 16/02/2013 à 8:02 :
Votre commentaire, c est une plaisanterie de mauvais gout, sans jeu de mots!, ou de la provocation?
Réponse de le 16/02/2013 à 8:37 :
cette remarque ( double ) est parfaitement fondée et pleine de bon sens ! et les "mafias" Européenne sont prètes à tout .. et maintenant il vont noyer le poisson avec de la farine ............
Réponse de le 16/02/2013 à 8:52 :
même commentaire de plus ... ce n'est pas de la viande de cheval (trop cher d'ailleurs) mais des raclures d'os et collagènes ( le canard enchainé de cette semaine) Le seul soucis serait que le politique demande à la population de baisser de 5 ou 10 % la consommation de viande pour laisser respirer la filière d?abatage..car çà aussi c'est plutôt cauchemardesque...
Bon appétit mais plutôt Bon WE les amis
Réponse de le 16/02/2013 à 8:55 :
@ Dd

Dites donc dédé, vous avez un problème avec le cochon ? Mais sinon,c'est quoi la provocation monsieur le commissaire politique ?
Réponse de le 16/02/2013 à 9:34 :
Jen ai aucun probleme avec la viande porc. Ce qui ma pose un probleme, c et qu on affiche viande boeuf et qu on y mette du cheval.
Ceci dit, la viande de cheval etait beaucoup consomme il n y a pas si longtemps que cela. Le nombre de boucheries chevaline faisait parti du paysage des rues commercantes. On ne mange plus de cheval parceque c est politiquement incorrect, la tendance etant pour s extasier devant la plus belle conquete de l homme. C est tendance, c et bobo....
Renseignez vous sur les qualites nutritives de la viande de cheval.
Ce qui me pose aussi un probleme de politiquement correct, c est que si cela avait ete de la viande porc, on aurait assister au meme scandale mais puissance 1000. Pourquoi? Parceque bientot la consommation de porc en France et en Europe risque ausii de devenir un sacrilege....suis je assez clair?
Réponse de le 16/02/2013 à 9:38 :
tout est bon
Réponse de le 16/02/2013 à 10:20 :
En l?occurrence c?était de la m... (des raclures d'os et collagènes) cité plus haut...et ça c'est un soucis!!
Ceci dit vos justifications sont pédagogiques et éclairantes . Merci
Réponse de le 16/02/2013 à 10:58 :
provocation? je ne pense pas.. bizarre...personne ne dit rien pour les yaourts BIFIDUS ? .;j'ai vu un reportage sur ARTE.....des semi-remorques entier avec "de la peau de porc"... c'est broyée.. transformée....berck...( je tais le nom du pays) si non censuré... jetez un ?il sur ce reportage... qui lui n'a pas été censuré....je ne peux plus en manger.. et ce n'est pas de la provocation... je suis juste éc?uré de la malbouffe....qu en pensez vous?
PS; Et UE qui va autoriser la farine animale pour les poissons.. bientôt volailles et porcs?
Réponse de le 16/02/2013 à 13:45 :
Pas mal !!!!!+ 1000
Réponse de le 16/02/2013 à 13:52 :
ça démontre bien, que l'on mange n'importe quoi, de la m.rde! de la peau de porc dans les yaourts! quelle imagination ces fabricants ? avant, nous avions du yaourt avec du bon lait, crème, différents parfums, à présent..! ...Dégueulasse! les hypers ont beau être pleins à rza bord, la qualité n'y est plus...elle a laissé la place à la " sale quantité"Vous avez dit" mangeons sain"! ou ça????
a écrit le 16/02/2013 à 7:32 :
Demonstration par 1 + 1 = 2, que l europe, ca ne marche pas ou quand ca marche, c est sur la tete
Dixit....les contributions europeennes ont produit un accroissement de la viande chevaline pour cause d interdiction de transport en charette.....quel monde de dingues!
Réponse de le 16/02/2013 à 7:56 :
+1000!
Réponse de le 16/02/2013 à 9:45 :
les arnaqueurs n'ont pas attendu l'europe pour exister: principaux changements= l'echelle de l'arnaque( qui en l'occurence ne merite pas tout le tralala actuel), les controles(plus nombreux qu'autrefois), les medias (qui se concentrent tous sur le meme fait divers).
a écrit le 16/02/2013 à 6:43 :
Bravo Mr. Mabille!
a écrit le 16/02/2013 à 2:44 :
Excellent article, superbe rédaction,
a écrit le 16/02/2013 à 0:33 :
C'est sûr qu'après l'affaire du sang contaminé, Fabius est bien placé pour parler :-)
Réponse de le 16/02/2013 à 13:53 :
Responsables, mais pas coupables....
Réponse de le 16/02/2013 à 14:18 :
@ @ patrickb: +1, très belle formule qui restera dans les annales...
a écrit le 15/02/2013 à 23:42 :
Lehman a été fermé immédiatement Spanghero aussi. Cela a-t-il rétabli la confiance? Non, faire des exemples en cas de dérapage est "dégueulasse" autant que les moralistes qui le pronent.
Ce qui convient est une bonne règlementation, simple à appliquer et des tribunaux qui l'appliquent rapidement quand ils sont saisis. Aux US les sanctions de financiers sont déjà tombées (Madoff, Gupta, etc.) et continuent de tomber. Les malversation du Crédit Lyonnais n'ont jamais été jugées.
Quand la justice est efficace, il n'y a de place pour aucune mafia. Les mafias créent un ordre seulement dans les zones de non droit ou illicites.
Réponse de le 16/02/2013 à 7:13 :
Lehman a été fermé immédiatement, une erreur de Paulson qui à coûté cher à la planète.

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