Voiture électrique : les injections paradoxales

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Copyright Albert Caen pour La Tribune
Copyright Albert Caen pour La Tribune (Crédits : Albert Caen)
Si la tendance naturelle est au développement de la voiture électrique, la France, qui avait pourtant une longueur d'avance, accumule les retards, en raison notamment d'une absence de volonté politique.

Le premier véhicule électrique a été inventé vers 1830. C'était une sorte de carriole imaginée par un homme d'affaires écossais, Robert Anderson. En 1838, un autre écossais, Robert Davidson, invente une petite locomotive électrique qui roule à 6 km/h. La première batterie rechargeable, au plomb acide, est pourtant française. Bien avant Bolloré et sa Bluecar, Gaston Planté en 1859 puis Camille Faure en 1881, rendent possible le stockage de l'électricité. La première vraie voiture électrique est construite en 1891 par l'américain William Morrison. En 1896, la Riker électrique remporte une course automobile et un an plus tard, des taxis électriques roulent dans New York.

En 1900, plus du tiers des voitures sont électriques

En 1899, La Jamais Contente, une auto électrique en forme de torpille pilotée par le belge Camille Jenatzy, dépasse les 100 km/h. En 1900, plus du tiers des (peu nombreuses il est vrai) voitures en circulation sont électriques. Leur coût élevé, l'apparition de la Ford Model T en 1908 et la pression constante du lobby pétrolier imposeront une parenthèse d'un siècle à cette aventure, malgré plusieurs tentatives dans les années"1960 et dans les années"1990 chez quelques visionnaires. Et ce n'est finalement que depuis dix ans, avec le succès du moteur hybride du constructeur japonais Toyota, que la voiture verte décolle vraiment dans le grand public.

Tout laisse entendre que l'industrie automobile mondiale est de nouveau entrée dans une phase disruptive de son histoire. La prise de conscience des enjeux climatiques, avec la perspective d'une explosion du nombre de voitures individuelles en Chine et dans tous les pays émergents, impose un changement rapide de modèle énergétique.

Le combat sociétal de la voiture verte est gagné

Dans les pays occidentaux, les pouvoirs publics luttent contre la voiture « sale » et mettent en avant les dangers du diesel pour la santé humaine dans les zones urbaines.
Surtout, les technologies « propres » progressent et peuvent être produites en série à un coût de plus en plus raisonnable. Le combat sociétal de la voiture verte est gagné et les industriels
rivalisent d'imagination pour développer de nouveaux moteurs hybrides, plus économes en carburants, moins polluants.

Les États accompagnent le mouvement en proposant des aides fiscales de plus en plus incitatives. Pour l'industrie automobile mondiale, c'est un immense marché du renouvellement de la flotte de véhicules individuels et collectifs qui est à venir, ce qui devrait rendre optimiste pour un secteur majeur en termes d'emploi, de recherche et développement et de dynamisme industriel pour un pays. Il n'est qu'à voir l'attention permanente du ministre du Redressement productif à l'égard de nos deux champions nationaux, Renault et PSA Peugeot Citroën, aujourd'hui engagés dans une lourde mais impérieuse restructuration.

Une révolution industrielle qui prend beaucoup trop de temps

Dans ce contexte, il est pour le moins paradoxal de constater que cette révolution industrielle prend son temps, trop de temps. D'un côté, on pousse les automobilistes à rouler moins, à opter pour la voiture propre, et de l'autre, on ne fait rien, ou en tout cas pas assez, pour rendre crédibles ces injonctions. Selon les projections officielles, les moteurs hybrides et électriques ne dépasseront pas 20 % du marché total à l'horizon 2020 et le moteur thermique continuera pour de longues décennies encore à dominer les ventes.

C'est pourtant avant tout une question de volonté politique : le développement des véhicules électriques bute sur un lourd déficit d'infrastructures, avec plusieurs schémas possibles
d'aménagement du territoire : installer partout des prises de recharge faciles d'accès et/ou des dispositifs simples pour changer les batteries, comme l'a imaginé Renault. Avec l'Internet haut débit, on peut même imaginer, comme l'a fait le penseur américain Jeremy Rifkin, que les
voitures électriques soient connectées au réseau lorsqu'elles ne roulent pas, ce qui est le cas la plupart du temps, contribuant ainsi à l'optimisation de la production d'énergie.

La nouvelle tendance est à abandonner la voiture individuelle

En outre, on peut se demander si l'industrie autombobile n'est pas responsable du retard en freinant le changement de paradigme dans l'attente d'une rupture technologique qui permettra de gagner la confiance des consommateurs en garantissant suffisamment d'autonomie.

Résultat, alors que les usages changent déjà, en particulier dans les grandes villes, où la nouvelle tendance est à abandonner la voiture individuelle pour opter pour la location de
courte durée, les constructeurs et les pouvoirs publics semblent en retard d'une guerre là où il faudrait passer, enfin, à la vitesse supérieure. Le grand plan d'investissement d'avenir annoncé par François Hollande le mois dernier prévoit certes un volet Mobilités.

Mais il serait dommage que, par conservatisme, manque d'audace ou incapacité à coordonner les efforts collectifs, la France passe à côté d'une transition dans laquelle elle dispose pourtant d'atouts pour faire la course en tête.

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Commentaires
a écrit le 21/06/2013 à 17:44 :
Mon cher Philippe,

"Le combat sociétal de la voiture verte est gagné" ?
Bel exemple du gouffre qui s'est creuse entre une élite autoproclamée et un peuple qui même si il passe a la pompe quand il lui en reste les moyens, réussit à résoudre une équation du 1er degré (ax+b), et achète une Dacia avec un vieux moteur parce qu?une voiture électrique le mettrait sur la paille.
C?est d?ailleurs heureux, car le réseau électrique, sans même parler de ses moyens de production atomiques, ne pourrait pas supporter un engouement massif de la population pour les technologies modernes, non-polluants et hors de prix. C?est aussi le résultat d?une équation du premier degré, que le peuple français dans sa majorité sait résoudre, mais qui semble être hors programme à Science-Po.

Cordialement


a écrit le 21/06/2013 à 17:38 :
Si la location ou l'achat de la batterie plus sa recharge nous coûte autant que l'essence, c'est foutu d'avance. Et comme l'Etat voudra récupérer ses taxes et bien c'est foutu d'avance.
a écrit le 21/06/2013 à 15:22 :
On ne parle jamais du biogaz... C'est pourtant un carburant qui est facile à mettre en oeuvre (quelques Constructeurs ont les véhicules prêts et commercialisés...). Et il aurait de toutes facons été rejeté dans l'air, donc l'utiliser c'est être neutre en termes d'émissions de gaz à effet de serre.
a écrit le 21/06/2013 à 15:10 :
Ne serait-ce pas plutôt une injONction paradoxale. Quand l'illettrisme touche les journalistes, il y a tout lieu d'être inquiet...
a écrit le 21/06/2013 à 15:10 :
La voiture électrique est tout aussi polluante que la voiture à mazout ... l'électricité vient bien de quelque part ... plus de voitures électriques = consommations d'électricité plus grande = besoin de plus de centrale (nucléarie, charbon, pétrole, ...) Et qu'on essaie pas de me faire avaler que les énergies renouvelable couvriront les besoins !
Là-dedans, je ne compte pas l'impact de l'extraction du lithium, ainsi que le fait qu'il s'agit d'une resource non renouvelable ...
Pour résumer, retour à la case départ.
Réponse de le 22/06/2013 à 5:03 :
- les batteries sont en grande partie recyclable.
- la technologie Li-Ion n'est pas éternelle, d'autres arrivent
- une centrale + moteur électrique = rendement bien meilleur si on fait de la cogénération dans la centrale (centrale : 80-90%, moteur : 95%, soit environ 70-80%) que celle d'un moteur thermique (35% pour essence, 45% pour diesel). On n'a pas encore trouvé le moyen de faire de cogénération dans les voitures, sauf en hiver pour le chauffage (mais minime)
Qu'attend la France pour faire de cogénération...
a écrit le 21/06/2013 à 14:42 :
Le parc automobile français est de 38 000 000 de véhicules. La puissance installée moyenne est d'environ 65 Kw, ce qui fait une puissance globale de 2 280 000Mégawatt!
Une paille...Certes les véhicules ne roulent pas tous en même temps, ni 24/24 heures et n'utilisent pas en permanence la puissance disponible...mais cet ordre de grandeur est à rapprocher de la puissance d'un réacteur nucléaire qui produit environ 1000 mégawatt/heure mais plus que les chiffres, le constat c'est que nous consommons TROP d'énergie et que nous ne retrouverons jamais un produit comme le pétrole qui contienne autant d'énergie dans 1 litre... et nous le gaspillons...
Réponse de le 21/06/2013 à 15:42 :
120 000 TW (vs. 15TW, notre empreinte énergétique globale) pendant prés de 4 milliards d?années avant le bouquet final, ça nous laisse pas mal de temps et d?énergie disponible.... Pensez un peu plus au solaire!
a écrit le 21/06/2013 à 13:10 :
20 Janvier 2051, il est 19H34, plus de 40 millions de voitures et camions électriques se branchent sur le réseau EDF pour recharger leurs batteries. Les deux dernières centrales nucléaires en service, les centrales éoliennes et les barrages hydroélectriques ne suffisent pas à la demande. C'est le black-out européen, car Allemagne, Italie et tutti quanti sont dans la même configuration. Ce soir, on s'éclaire à la bougie, mais c'est pas grave, car demain on n'ira pas bosser, la batterie de la toto sera toujours vide.
Réponse de le 21/06/2013 à 14:40 :
c'est exactement ce qu'il va se produire.
Réponse de le 22/06/2013 à 4:40 :
Oui mais pas sûr qu'on passe 2020!!!
Réponse de le 22/06/2013 à 5:08 :
C'est exactement le contraire qui va se passer. 19h34. Pic de demande. les centrales ne suffisent plus à repondre à la demande. Mais 20 millions de voitures sont connectée au réseau et permettent d'assurer en rendant l'énergie qu'elles ont stockée.
22H35. Fin du pic de consommation. Au lieu d'arrêter les centrales et donc baisser leur rendement, elle peuvent désormais recharger les batteries des voitures connectées.
Grâce aux voitures électriques, nous avons évité d'investier dans de nouvelles centrales utilisées 3 heures par jour 5 jours par an lors des pics de consommation du soir en hiver lorsqu'il fait très froid.
Je croyais que la France n'avait pas de pétrole mais des idées : aujourd'hui elle n'a pas de pétrole mais semble en vouloir, car elle manque cruellement d'imagination, sauf pour se faire peur avec des scénarios catastrophe qui n'en sont même pas.
a écrit le 21/06/2013 à 11:22 :
Demander un soutient de l'etat a la voiture electrique ?
Et pourquoi pas renationaliser les autoroutes tant qu on y est ?.

Réponse de le 21/06/2013 à 15:09 :
Les autoroutes n'auraient jamais du être privatisées, ce qu'elles rapportent aux sociétés d'autoroute serait bien utile à l'Etat, donc aux français qui les ont tout de même financées.
a écrit le 21/06/2013 à 10:36 :
Comment recharge t on les batteries ? avec quelles electricité ? Produite comment ? Les lois physiques disent qu'il faut autant, voire plus d"energie pour produire l'electricité pour la recharge d'une batterie que l'energie qui sera restituee.
Réponse de le 21/06/2013 à 11:53 :
c'est pas ce que disait Tesla, pourtant.
Réponse de le 21/06/2013 à 12:47 :
Tesla? Ou? Quand ? Comment ?
J ai rien vu la dessus dans mes livres de physique au lycee.
Réponse de le 21/06/2013 à 12:56 :
Les bonnes idées de Tesla ont étées tués avant de voir le jour par les pétroliers..
a écrit le 21/06/2013 à 10:30 :
Que va t'on faire des batteries une fois HS ? Comment va t'on les recycler ? Quel danger pour la nature ?
A voir si le mal ne sera pas plus important que le bien..... Dans 50, 100, 500 ans
a écrit le 21/06/2013 à 10:23 :
"installer partout des prises de recharge faciles d'accès et/ou des dispositifs simples pour changer les batteries, comme l'a imaginé Renault."

Ce n'est pas Renault qui a imaginé ça. C'est Shaï Agassi, fondateur de l'entreprise Better Place.
a écrit le 21/06/2013 à 10:14 :
"La nouvelle tendance est à l'abandon de la voiture individuelle, au profit de la location courte durée". Les constructeurs en mal de vente de voiture devraient s'inspirer de ce constat. Ils ont certainement des offres à faire dans ce sens. La voiture hybride qui semble être une solution raisonnable est en fait un non-sens économique, trop chère à construire, parce que trop technologique, donc très chère à l'achat, à l'entretien, tout cela pour quelques litres de carburant économisés...
Réponse de le 08/07/2013 à 1:59 :
C'est la tendance que les politiques veulent instaurer en france. Mais la physique et l'histoire ont montre que la puissance vient de la conjugaison d'entites les plus petites possibles. Pas de leur agglomeration.
Le oays qui donnera a chacun la possibilite d'aller le plus vite possible dans ce qu'il fait, creera plus de richesse que les autres qui continueront a prendre le bus.
a écrit le 21/06/2013 à 7:40 :
La meilleure voiture hybride est actuellement la volvo "plug en play" v60 diesel electrique : un coup tu roule au gas-oil en rechargeant les batteries, un coup tu roule à l'électrique et ainsi de suite.et c est pas moche comme une boîte à savon comme prius...
Réponse de le 21/06/2013 à 9:06 :
... qui elle, ne roule pas un coup au gas-oil, un coup en électrique, mais joint les deux énergies de manière transparente et progressive, selon la consigne de l'accélérateur, la vitesse, et l'éventuel mode actif. Pour la moitié du prix de la v60.

C'est la différence entre une hybridation complète et partielle: la prius intègre sa partie électrique au coeur de sa propulsion (le système toyota utilise une transmission épicycloïdale d'une géniale simplicité), la v60 - pour la 508, la civic, et plus généralement toutes les "half-hybrid" - possède un moteur distinct par essieu.

Résultat: 3.6l au 100 sur un trajet péri-urbain de 20km avec ma prius. Et ce n'est même pas une plug-in. Rien à regretter des 20k dépensés.

Je vous concède cependant que l'argument du prix tombe avec les Hondas, et je serais curieux de voir ce que, sur route, ces dernières peuvent réaliser en terme de consommation.
a écrit le 21/06/2013 à 7:36 :
Depuis quand l'Hybride est-il vert ?
a écrit le 21/06/2013 à 7:33 :
Là ou vous vous trompez, c'est que les gouvernements ne luttent pas contre la voiture "sale" .c'est simplement un pretexte pour nous faire payer plus.les voitures à hydrogène sont prêtes; mais comme elles signent la fin du lobby pétrolier, vous ne les conduirez j'aimais, ni vous, ni vos enfants.seul la découverte d'une énergie "libre" pronée par certains pourrait nous sortir du carcan politico-économico-lobbyste des magnas du pétrole.il faut aussi voir plus loin : plus de pétrole, des centaines de milliers de chomeurs et des pays comme l arabie saoudite réduit à l age de pierre et au retour des chameaux.
Réponse de le 21/06/2013 à 8:21 :
Pour info , l'Hydrogene est produit par les pétroliers ;)
Réponse de le 21/06/2013 à 8:43 :
L'hydrogène est majoritairement produit par électrolyse (qui nécessite d'importantes quantités d'électricité, elle-même pas toujours produite par le vent ou le soleil), ou par déconstruction de gaz méthane (qui peut être du biogaz mais en France la production est très limitée). ll faut le stocker à très hautes pressions ou à très basses températures pour espérer avoir une autonomie décente, ce qui nécessite encore plus d'énergie. Pas vraiment vert non plus l'hydrogène...
Réponse de le 21/06/2013 à 10:19 :
Comme il faut de grandes quantités d'électricité pour produire de l'hydrogène, seul la production électrique nucléaire peut parvenir à cet objectif. Compte tenu du parc automobile français et des kilowatts nécessaires pour faire avancer des dizaines de millions de voitures, il faut doubler le nombre de centrales nucléaires.
Réponse de le 21/06/2013 à 11:31 :
@ ccqjr: http://www.cea.fr/jeunes/themes/les-energies-renouvelables/l-hydrogene/les-modes-de-production-de-l-hydrogene
Aujourd?hui, 95 % de l?hydrogène est produit à partir des combustibles fossiles par reformage : cette réaction chimique casse les molécules d?hydrocarbure sous l?action de la chaleur pour en libérer l?hydrogène.
Réponse de le 21/06/2013 à 15:14 :
Merci, ce n'est donc pas une solution viable pour l'environnement. D'autant que les piles à combustible ont une durée de vie limitée à quelques dizaines milliers de kilomètres (50 à 100.000 selon l'usage).
a écrit le 21/06/2013 à 2:35 :
Article très pertinent. Les régions ne sont pas très pressées d'investir actuellement dans les points de recharges vus les dettes et par ailleurs les prix des véhicules électriques et ventes. Les constructeurs eux attendent que ce soient pour beaucoup les pouvoirs publics. Et les réseaux automobiles comptent encore profiter des véhicules thermiques qui rapportent plus en maintenance et entretien que les électriques. Des véhicules moins cher venus de l'étranger pourraient venir booster ces lentes avancées, de même que des batteries moins coûteuses types Na-ion Na-air etc. Les temps de recharge peuvent être très rapides désormais (voir Volvo etc). A noter que le solaire arrive de plus en plus dans les véhicules. On connait la Solarworld GT qui a largement fait ses preuves. Toyota va sortir un modèle de véhicule solaire. Et beaucoup intègrent de plus en plus le solaire dans la carrossserie mais aussi les vitrages. L'apport n'est pas négligeable, environ 30% d'autonomie voire plus selon le type de véhicule (sur le nouveau Twike qui sort prochainement l'apport est important). Il ne faut pas oublier la filière hydrogène qui demande aussi à se développer.
a écrit le 20/06/2013 à 21:38 :
La question primordiale : quelle quantité d'électricité sera nécessaire pour alimenter ces véhicules ? et comment sera-t-elle produite ? pétrole, charbon, gaz, nucléaire, énergies renouvelables ? qui veut une centrale électrique dans son jardin ?
Réponse de le 20/06/2013 à 22:47 :
Faux problème, notre production d'energie est constante, notre consommation variable. Charger les voitures electriques la nuit ne nécessite aucune capacité de production supplémentaire. Avec les réseaux intelligents, (d'içi quelques années en France), les voitures électriques permettront même de diminuer les pertes de production en restituant de l'éléctricité au réseau en période de pointe. Au Japon Nissan a même modifié la Leaf pour qu'elle permette de servir de stockage d'éléctricité dans les logements (suite au Tsunami et à la crise énergétique qui a suivi).
Réponse de le 21/06/2013 à 0:05 :
@Gil78

Avec les compteurs "intelligents" EDF pourra adapter plus finement sa production électrique majoritairement d'origine nucléaire et ne bradera plus sa production aux heures creuses ce qui sur le plan comptable devrait lisser ses tarifs sur la journée (les pertes des heures creuses sont rattrapées en heure pleine) cependant ce sera plus probablement une hausse du kWh qui sera pratiquée pour faire face aux démantèlements des centrales historiques sous peine d'un accident majeur. Au final le point de rentabilité de la voiture électrique calculée sur la tarification actuellement de l'énergie électrique sera repoussé au calendes grecques tout comme celui du photovoltaïque depuis la dernière révision de son prix de rachat du kWh.
Réponse de le 21/06/2013 à 2:46 :
Vos remarques sont exactes. En complément voir le solaire dans l'automobile (30% d'apport supp. au moins) et les enr pour le chargement en journée (bureaux, centres commerciaux etc). A noter que les énergies renouvelables font baisser les prix de l'électricté sur le marché spot. @ Michel : le point de rentabilité du solaire PV est d'autant plus rapide que le prix de l'électricité nucléaire augmente ! En plus on fait désormais des panneaux hybrides ou double faces solaire PV + thermique, qui captent la quasi totalité de l'énergie (voir DualSun, Fototherm etc) pour la production d'électricité + chauffage + eau chaude sanitaire ECS, ce qui réduit encore le délai d'amortissement !
a écrit le 20/06/2013 à 18:24 :
Loyer sur 5 ans en location, prime gouvernementale, premier loyer, assurance et 10 ? d'électricité, mon budget mensuel est de 187 ? pour utiliser chaque jour comme une voiture normale ma Peugeot i On depuis un an.
Le reste, c'est du bla-bla
Amsterdam m'offrirait une place de parking, à Angers, pas une seule prise rapide


a écrit le 20/06/2013 à 17:43 :
Bien d'accord avec Philippe Mabille. Le pétrole a été conçu comme un véhicule financier et les états sont convertis par les taxes qu'ils peuvent y puiser. Encore des impôts. Les constructeurs font ce qu'ils peuvent avec ce contexte. ce sont les recettes de l'état qui sont en jeu ainsi que des milliers d'emplois. Le moteur électrique demande trois fois moins de personnel pour être produit et monté. On compte donc aborder pour tous cette question avec précaution. Pour les constructeurs l'hypothèse de voir de nouveaux entrants se pose, puisque pour une automobile électrique le réseau SAV nécessaire est moins important, la fabrication du moteur maîtrisée par beaucoup de monde, seule l'incrémentation battery/body relève du savoir faire spécifique. Aussi pour le moment la cible de la voiture électrique n'est-elle pas le particulier mais les collectivités locales et certaines professions a fort roulage de proximité comme médecins, taxis, représentants, livreurs, etc. Les stratégies se mettent en place sans retard. Les "études" correspondent souvent une action de propagande, on le sait, dans ce secteur comme dans d'autres. Mais pour le consommateur nous sommes face à une pensée moderne : Il est probable qu'il n'y aura plus une seule voiture atmosphérique vendue en France à l'horizon 2030.
Réponse de le 20/06/2013 à 18:12 :
Je ne suis pas totalement d'accord avec vous. il manque un certain nombre de point. Comment recharger un parc de voiture electrique. Il va y avoir de vrai changement d'infrastructure a réaliser. Ensuite ne revez pas, il faudra remplacer la TIPP ( ou le nouveau nom) donc adieux le plein a 5 ? et vive le plein a 50?. Le plein électrique permettra encore d'augmenter le ratio d'impot. De plus les subventions seront terminées, et le prix des autos electriques remontera. Il y aura peut d'économie d'echelle. Le peut de gain de prix sera compensé par l'augmentation du prix des batteries. On peut penser que le prix du lithium va aller vers la hausse avec la rarefaction de la matiere premiere.
Réponse de le 20/06/2013 à 19:00 :
@ Coyote: Bercy l'avait prévu ! En 2011, le nom de la TIPP a été changé de taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers à taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, TICPE, rendant ainsi plus clair le fait qu'elle s?applique aussi à des sources d?énergie qui ne sont pas d?origine pétrolière. Les futurs compteurs intelligents serviront aussi à ça...
Réponse de le 21/06/2013 à 3:07 :
Le prix des battteries n'est pas amené à grimper mais plutôt à baisser : le lithium est contournable par d'autres ressources en très grande quantités (voir Na-ion, Na-air etc)
Réponse de le 21/06/2013 à 8:48 :
Je pense que M. Mabille est totalement à côté de la plaque, tant du point de vue technique qu'économique.
D'abord, il y a une volonté politique bien marquée de mettre en place la voiture électrique (bonus malus écologique, défiscalisation de 2000 ?, pression sur les administrations pour l'achat de flottes électriques...).
Pourtant, ça ne marche pas.
Et la raison en est très simple : ce sont des véhicules très chers et dont l'autonomie est pitoyable (moins de 100 km).
La technologie des batteries a progressé depuis 100 ans, mais les moteurs à explosion également et dans les mêmes proportions, voire plus. En revanche il faut toujours 8 heures pour recharger une batterie et 5 minutes pour faire un plein de carburant.

En ce qui concerne "la prise de conscience des enjeux climatiques", je crois que vous manquez de lucidité, il n'y a qu'en France qu'on nous bassine à ce point sur le "dérèglement climatique ", partout ailleurs on sait que les températures ne montent plus depuis 15 ans et que la "science" du climat n'en est pas une.
Quant au pétrole et ses dérivés, vous n'en verrez probablement pas la fin ce siècle, il y en a partout (voir les conf. de Maugeri, patron d'ENI).

Invoquer le "lobby" pétrolier pour parler de l'échec de la voiture électrique, c'est faire preuve d'un manque de lucidité, d'ignorance ou de mauvaise foi ; la voiture électrique ne décolle pas car elle est moins performante pour plus cher et que le consommateur n'est pas un imbécile, voilà tout !
Par contre, l'offensive contre la prétendue dangerosité du diesel est une véritable escroquerie, depuis que la France a un parc diesel développé, on devrait tous mourir comme des mouches, est-ce le cas ?
Après, j'espère que Renault et PSA n'ont pas mis tous leurs ?ufs dans le panier de la voiture électrique, car ils risquent de disparaitre.
Le véritable avenir, c'est encore la voiture thermique qui se conduit toute seule...
Réponse de le 21/06/2013 à 9:14 :
Ce qui freine la recherche, c'est surtout le manque d'investissement du côté des batteries - les moteurs sont maintenant bien au point, l'électronique de puissance aussi. Seulement voilà: il y a derrière la recherche sur les moteurs à combustion tout l'argent du pétrôle. Derrière les batteries, forcément, pas vraiment grand-monde à part les principaux intéressés - fabricants, constructeur auto spécialisés dans l'électrique, et puis basta.
L'avenir se trouve sans doute dans les super-condensateurs qui peinent pour le moment à passer à la phase d'industrialisation. Il faut dire qu'on touche ici à des technologies relativement récentes - nanotechnologie, principalement, qui demandent la mise en oeuvre de choses amusantes comme la sublimation sous atmosphère contrôlée ou vide partiel. Si on mettait ne serait-ce que le tiers des budgets R&D automobiles sur ce genre de technologie, l'autonomie des véhicules pures électriques seraient rapidement supérieure à celles de thermiques.
La Tesla Model S est déjà donnée pour plus de 450km, on est donc proche de la solution.
Réponse de le 21/06/2013 à 9:57 :
Non. C'est pas "l'argent du pétrole" qui est la cause de l'échec de la voiture électrique, ce sont les qualités énergétiques du pétrole. 1 litre de pétrole : 36 Mégajoules ; 1 litre de batterie au Lithium : moins de 5 Mégajoules. Sans parler de la masse qui est encore plus pénalisante.
Pour ce qui est de la recherche sur le stockage de l'électricité par méthodes électrochimique, vous pouvez toujours courir, il y a des limites physiques avec lesquelles on fera pas mieux.
Perso je n'investirai pas un centime dans la voiture électrique, c'est juste une technologie "éternellement émergente", quand j'étais môme on m'en parlait déjà comme l'avenir...
Réponse de le 21/06/2013 à 13:21 :
@ Hybridé: il n'y a pas de solution miracle, les 450 km d'autonomie sont obtenus en rajoutant des cellules pour obtenir le pack de 85 kWh (300 kg de plus par rapport au pack de 40 kWh et suspensions spéciales). En prime, installation spéciale pour la recharger dans son garage...
Réponse de le 21/06/2013 à 23:38 :
@Murps : Certes le pétrole a des qualités énergétiques indéniables mais ce qui a surtout permis son essor, c'est son rapport qualité/prix défiant toute concurrence (au début du siècle il n'y avait même pas besoin de creuser il suintait du sol). Aussi lorsque le pétrole deviendra plus rare et donc plus cher, il ne sera plus nécessairement aussi compétitif que ça par rapport au énergie nouvelles. Par ailleurs, se raréfiant, il faudra aller le chercher de plus en plus profond et dans des endroits de plus en plus inaccessibles, irons nous chercher 1 litre de pétrole s'il faut en dépenser la même quantité pour le récupérer ? Penser d'ailleurs que l'énergie numéro 1 de ce début de siècle tend à devenir... le charbon. Quel progrès !
Et même si les "lois" de l'économie de nous rattrape pas, d'autres "lois" naturels se chargeront de nous rappeler ce qu'est intrinsèquement le pétrole à savoir du carbone que la terre a mis plusieurs millions d'années à digérer et que nous relâchons dans l'atmosphère en à peine un siècle...
Mais vous semblez Croire que ça n'a pas d'impact (méthode Couet ?), les rapports scientifiques sont si probants qu'ils ne sont même plus contestés par tout scientifique honnête qui se respecte, sauf à croire à une conspiration mondiale voulue par... Ben oui par qui ? Les vendeurs de vélos ?
a écrit le 20/06/2013 à 17:26 :
Ne faut-il pas voir du côté de la propulsion des ovnis, abusivement cachée depuis des décennies par le gouvernement US (rétro-ingénierie E.T.) la raison de cet attentisme mondial...; étant donné que la population jeune est de plus en plus consciente de l'existence de ces engins (photographiés de partout) ; que le trafic routier est venu à saturation, sans solution de rechange...: et qu'il faudra tôt ou tard passer en 3D au lieu de rester à tourner en rond sur le plancher des vaches ?

Ne serais-ce pas, dès lors, à une rupture technologique complètement différente et infiniment plus conséquente et performante (que la voiture électrique) à préférer devoir s'attendre ?
Réponse de le 20/06/2013 à 18:02 :
>J.T
Les psychotropes, vous les prenez en intraveineuses ou en cachet?
Réponse de le 21/06/2013 à 0:10 :
@J.T.

Fox Mulder sort de ce corps!
Réponse de le 21/06/2013 à 9:16 :
Je pense qu'il faut créer un permis pour avoir le droit de poster sur internet....
Réponse de le 21/06/2013 à 12:12 :
JT : impossible. Ce serait révéler leur présence sur Terre et compromettre l'esclavagisme programmé de l'espèce humaine... ;)
A moins d'un débarquement officiel, consenti ou non, d'une autre faction entre temps...
Réponse de le 22/06/2013 à 4:43 :
JT remarquerez que les OVNI des années 1960 sont moins perfectionné que ceux des model récent niveau design, et oui les tendance mode ne sont pas les mêmes !!! Savez vous plantez les choux à la mode de chez nous !!!

La bible ouvre les yeux !!!

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