L'Europe, on la change ou elle meurt...

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Le moment décisif de l'entre-deux-tours sera le duel télévisé entre les deux finalistes, mercredi 3 mai. Tout laisse penser que l'Europe en sera le principal enjeu et le fil conducteur.
Le moment décisif de l'entre-deux-tours sera le duel télévisé entre les deux finalistes, mercredi 3 mai. Tout laisse penser que l'Europe en sera le principal enjeu et le fil conducteur. (Crédits : Reuters)
Le duel Macron-Le Pen voit s'affronter deux visions de la France et du monde radicalement opposées : ouverture à la mondialisation contre protectionnisme, poursuite de la construction européenne contre repli national et fermeture des frontières.

La campagne présidentielle se passe beaucoup sur les réseaux sociaux où des torrents de haine se déversent chaque seconde, signe d'une certaine... vitalité démocratique. Et il s'en passe des choses sur les réseaux sociaux depuis l'annonce des résultats du premier tour, dimanche 23 avril. Un hashtag fait fureur : #sansmoile7mai (avec son petit frère #jamaismacron). Il exprime la colère de ceux des électeurs des candidats vaincus qui, considérant que leur élection leur est « volée » en leur proposant un choix impossible, ont décidé d'aller à la pêche pour le second tour. Et donc de ne pas choisir entre les deux finalistes, renvoyés dos à dos. En cela, ce 23 avril 2017 ressemble un peu à un 21 avril inversé.

Un risque pourtant réel

Parmi les arguments utilisés, beaucoup, notamment parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, qui, à la différence de 2002, s'est refusé à participer au front républicain anti-FN, pensent que le danger d'une accession de Marine Le Pen à l'Elysée est nul. Et qu'il n'y a pas grand risque à faire le choix de l'abstention ou d'un vote blanc ou nul. Certes, Marine Le Pen aura du mal à trouver les 11 millions de voix en théorie nécessaires pour s'imposer le 7 mai. Mais, l'analyse des estimations de report de voix le montre, le risque est pourtant réel : le tiers des électeurs de François Fillon, près de 1 électeur de Jean-Luc Mélenchon sur 5 et 8% de ceux de Hamon déclarent donner leur voix au Front national. Cela fait déjà près de 4 millions de voix, sans compter ceux des près de 10 millions d'abstentionnistes du premier tour qui pourraient voter Le Pen au second. Sachant que 26% des électeurs de Fillon, 30% de ceux de Mélenchon et 12% de ceux de Hamon semblent décidés à s'abstenir, il y a intérêt à ce que les autres électeurs, ceux du camp #avecmoile7mai, se mobilisent. La marge de réserve de voix en faveur d'Emmanuel Macron est réelle, mais elle est friable et instable, dans un pays où 18 millions d'électeurs viennent de voter pour faire « turbuler » le système en éliminant le parti socialiste sortant et la droite censée incarner l'alternance.

Macron doit élever son niveau de jeu

Face à ce choc politique, le candidat d'En Marche, un centriste pro-européen, va devoir d'urgence élever son niveau de jeu face à une Marine Le Pen qui n'a rien à perdre. Son discours, jugé « pas à la hauteur », le soir du premier tour, n'a pas convaincu. Et la légèreté de son comportement avec un dîner de pré-victoire un peu prématuré a déçu même ses plus fidèles soutiens. Emmanuel Macron peut compter sur une opinion bien consciente qu'un moment décisif de l'histoire du pays et de l'avenir de l'Europe se joue. Mais on aurait tort de penser que le pire ne peut pas arriver.

Les plus nihilistes disent que de toutes façons, c'est reculer pour mieux sauter, que si Macron passe, ce sera le lit pour faire élire Le Pen en 2022. Mais l'argument, pour le moins immature, ne tient pas debout, parce que là, c'est du réel : si Macron ne passe pas, ce sera Marine Le Pen en 2017 !

L'Europe, le principal enjeu

Le moment décisif de l'entre-deux-tours sera le duel télévisé entre les deux finalistes, mercredi 3 mai. Tout laisse penser que l'Europe en sera le principal enjeu et le fil conducteur. Soutien d'Emmanuel Macron des premiers jours, le maire de Lyon, Gérard Colomb, l'a dit sans fioritures : le second tour sera « un référendum pour ou contre l'Europe ». Ce sera le match retour du référendum de septembre 1992 sur le traité de Maastricht, passé ric-rac avec 51,04% de « Oui » et de celui sur la constitution européenne de 2005 (54,68% de « Non »).

Avec le duel Macron-Le Pen, la mère de toutes les batailles va enfin avoir lieu, entre deux visions de la France et du monde radicalement opposées : ouverture à la mondialisation contre protectionnisme, poursuite de la construction européenne contre repli national et fermeture des frontières. L'élection, probable, d'Emmanuel Macron, ne doit pas laisser croire que la question européenne sera tranchée définitivement. Celle, très improbable, de Marine Le Pen, serait un tremblement de terre de très grande magnitude. Plus grande que le Brexit ou l'élection de Trump. C'est pour cela que le monde entier et tous les investisseurs ont les yeux rivés sur la France.

Ce qui semble sûr, c'est que le principal frein à l'élection de Marine Le Pen, c'est moins la nature du Front national, que sa présence aux premiers rangs de toutes les élections locales et nationales banalise, que la crainte du « saut dans le vide » que représente sa volonté de sortir de l'Union européenne et de revenir au franc.

Un électeur sur deux pour une rupture radicale avec l'Europe

Le problème, c'est que cette crainte n'a pas dissuadé près d'un électeur sur deux de voter, certes avec des sensibilités différentes, pour une rupture radicale avec l'Europe telle qu'elle est. Emmanuel Macron, s'il veut rassembler le pays, va devoir en tenir compte. Il a commencé à le faire en soulignant qu'il n'était pas, contrairement à ce dont l'accuse Marine Le Pen, un « eurobéat ». Lucide, il a à plusieurs reprises reconnu que « si rien ne bouge, il n'y aura plus de zone euro dans dix ans ». Jean-Luc Mélenchon avait déclaré : « L'Europe, on la change, ou on la quitte ». Ce que l'élection inédite de 2017 en France annonce, c'est une autre certitude dont Emmanuel Macron devra porter le message pour contrer celui de son adversaire : « l'Europe, elle change, ou elle meurt ». Espérons qu'il est encore temps de la changer, en mieux, et que le message sera bien entendu de Bruxelles à Berlin.

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a écrit le 27/04/2017 à 9:29 :
Et j'ajouterais, si on ne le fait pas par la négociation, elle se fera par la révolution.
a écrit le 27/04/2017 à 9:17 :
Toute l'histoire économique de la France a consister à harmoniser les fiscalités entre les provinces; c'était l'objectif de la royauté jusqu'à la révolution. Il faut appliquer le même principe pour l'Europe. Au boulot!
Réponse de le 03/05/2017 à 22:49 :
La république une et indivisible qui est appelée à assurer des conditions de vie égales sur tout son territoire va de pair avec la centralisation. Donc proposez-vous de doter M. Juncker de tels pouvoirs centraux pour harmoniser les conditions de vie en Europe, en abandonnant la souveraineté nationale?
a écrit le 26/04/2017 à 16:22 :
L'Europe n'est finalement pas le problème. Elle peut très bien continué ainsi.
Le problème c'est la monnaie unique. Elle n'aurait jamais dû être créé.
Réfléchissez juste à ce que dise bc d'économistes dont certains des la création de cette monnaie. Une monnaie doit correspondre à la productivité d un pays.
On voit que les pays en grande difficulté maintenant sont ceux avec un faible taux de productivité. Et sans surprises Italie, Espagne, Portugal, Grèce, France etc...
Il faudrait qu'ils dévalue leurs monnaie ce qui est maintenant impossible.
Après tout le reste n'est qu accessoire. Schengen etc on peut très bien faire avec...
Bonne soirée de manille
Réponse de le 26/04/2017 à 19:21 :
Vous n'avez rien compris. Pour être respecté dans ce monde, il faut avoir une monnaie forte. C'est la raison pour laquelle les américains font tout ce qu'il peuvent (y compris tricher) pour maintenir la dominance du dollar et les chinois font de même. Le problème avec nous européens, c'est que nous avons fait tout à l'opposé du bon sens en fabricant une telle Union Européenne. Il eut fallut d'abord (comme a tenté de le faire De Gaulle) se débarrasser du joug américain. Hors actuellement toute l'Europe est devenue une colonie des USA. Pour eux le drone Macron, s'il devient président va être la cerise sur le gâteau...
a écrit le 26/04/2017 à 15:47 :
L'Europe doit se débarrasser de l'UE de Bruxelles, simple zone administrative, si elle veut encore survivre!
a écrit le 26/04/2017 à 15:39 :
Ne devrait-on s'interroger sur les bas taux d'emploi en Europe lorsque les traités proposent 75% comme objectif?
Si on publie dans la presse pour les USA un niveau de production de biens et services au niveau de 2007, mais pour l'Europe, on trouve des publications numériques qui proposent depuis le dernier trimestre 2010 jusqu'à Avril 2017, une production industrielle de +11,9% aux USA, +8% en Allemagne, +7% au RU, -3% en France et -6,1% en Italie.
La masse monétaire publiée à 4 fois celle des USA est-elle efficace?
L'objectif d'inflation de la zone serait au niveau vers 2%, ce qui a été le cas aux USA plus tôt, mais l'Europe n'est-elle pas perfectible dans la cohésion et l'effiscience?
Fait-on des dépenses pour produire moins de biens et services?
Aux USA on publie des ventes de logements neuf record en Avril 17 à 621k, 2ème plus haut après Avril 16 à 654k depuis le 4e trimestre 2010.
Ne devrait-on doubler la masse monétaire et le déficit mais qu'est-ce qui fait que les Allemands font plus de croissance sans déficit avec une balance positive et des baisses d'impôts pour un pib par habitant plus élevé ?
a écrit le 26/04/2017 à 15:26 :
L'Europe n'est finalement pas le problème. Elle peut très bien continué ainsi.
Le problème c'est la monnaie unique. Elle n'aurait jamais dû être créé.
Réfléchissez juste à ce que dise bc d'économistes dont certains des la création de cette monnaie. Une monnaie doit correspondre à la productivité d un pays.
On voit que les pays en grande difficulté maintenant sont ceux avec un faible taux de productivité. Et sans surprises Italie, Espagne, Portugal, Grèce, France etc...
Il faudrait qu'ils dévalue leurs monnaie ce qui est maintenant impossible.
Après tout le reste n'est qu accessoire. Schengen etc on peut très bien faire avec...
Bonne soirée de manille
a écrit le 26/04/2017 à 12:54 :
Pourquoi ? Pourquoi conserver à tout prix une europe qui, à tous points de vue, montre chaque jour ses étroites limites, ses graves dérives démocratiques, la corruption de ses fonctionnaires à tous les niveaux... ? La plus grande plaie de l'europe, c'est l'ue elle-même. Avec sa pléthore de fonctionnaires sur-payés et en sur-nombre (mais il faut bien caser les petits copains qui ont la bonne carte politique). Avec ses magouilles à tous les étages. Avec ses tergiversations. Avec ses écrans de fumée. Jamais, les peuples européens n'auront quelque chose de commun et c'est fort bien ainsi. Par exemple, le portugais ne doit pas être un fac similé du danois et le maltais du teuton. A chaque peuple ses spécificités, ses richesses culturelles, humaines, agricoles, industrielles... L'uniformisation forcée imposée par une europe en pleine dérive totalitaire, c'est avant tout le nivellement par le bas. Et, dans tous les cas, des processus et des manières de faire qui sont tout à l'opposé de la plus élémentaire démocratie. A ce sujet, il est "amusant" (ou affolant) de constater que ce sont justement les politiciens qui évoquent le plus l'égalité, la démocratie et la transparence dans leurs discours creux et mensongers qui sont les premiers à bafouer ces valeurs. Et à tromper les gogos qui n'ont pas le courage ou les neurones nécessaires pour penser par eux-mêmes et qui continuent à voter pour eux. Et qui méritent donc pleinement ce qui leur arrive : être méprisés, ridiculisés, trompés et exploités outrancièrement par ceux-là (ou celles-là) même qu'ils s'obstinent stupidement à élire. la meilleure europe ? C'est pas d'europe du tout ! Car il y a un choix à faire : c'est soit l'europe, soit la dignité et la démocratie.
a écrit le 26/04/2017 à 9:58 :
ce qui est formidable, c est que le blame est mit sur l UE ou l euro alors que le gros des problemes sont d origine francaise. C est pas l UE qui elit depuis 30 ans des politiciens corrompus et incompetants. C est pas l UE qui decide de sacrifier l industrie et de faire une economie de service ou de privilegier les baby boomers rentiers (politique du logement cher, taxation du travail et non du capaital pour payer retraites ou soins medicaux)
Réponse de le 26/04/2017 à 10:36 :
C est vrai mais c est l Europe avec l élite et les médias de chaque pays qui nous impose une ouverture totale des frontières a des migrations qui nous ramène au moyen âge et a une violence inconnue depuis les années 50.
Réponse de le 26/04/2017 à 10:54 :
C'est vrai que s'il n'y avait pas eu des politiciens corrompus et incompétents, comme vous dites, cette zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles n'existerai pas!
a écrit le 26/04/2017 à 9:56 :
L'article et beaucoup de com' parlent de Macron et Le Pen. Une question se pose : pourquoi ? En-dehors du vent et des effets de manche, la france n'a absolument aucun droit à la parole concret en europe et l'hexagone ne fait que répondre aux ordres et injonctions de wahington et berlin. Peu importe qui gagnera l'élection en france : comme c'était avec sarko et hollande, elle n'aura pas plus son mot à dire et, comme toujours, suivra bien docilement. le doigt sur la couture du pantalon (offert par un généreux donateur...). La france n'a aucune influence en europe et c'est fort bien comme ça. Mais bon, faut que le coq claironne... Le comptoir du café du commerce et l'élysée sont parfaits pour ça. kif-kif
a écrit le 26/04/2017 à 9:21 :
L'Europe ON la change....ON, c'est personne. L'Europe est aux mains des libéraux, du PPE, des lobbies industriels et financiers et de ce fait, l'Europe est anti-démocratique.
La conséquence est inévitable, l'Europe se meurt et avec elle l'Euro. Le PS et les LR (les usurpateurs) se sont fait éliminer AUSSI à cause de leurs positions sur l'Europe et leur impuissance à la faire changer. Pour aller au bout de ma pensée, je pense qu'aucun de la "bande des 4"ne sortirai de l'Europe, il y a trop d'atermoiements chez Le Pen et Mélenchon pour être sûr que c'est leur volonté. Ils sont tous acteurs conscients du "Système", ils n'ont d'ailleurs pas le choix s'ils veulent exister, mais au final ce ne sont que des "pantins" dans le jeu politico-médiatique... et sondagié.
a écrit le 26/04/2017 à 8:30 :
Bien certainement la vie doit continuer à battre dans le corps de l'Etat et la République doit continuer à faire tourner ses rouages sans blocage ni emballement ni détérioration.

Mais cette fin de règne très singulière devient de plus en plus pathétique.

Que peut bien signifier l'apparat d'un hommage appuyé à un serviteur de l'Etat décédé en présence de deux compétiteurs à la présidence en pleine campagne électorale ?
Quel message peut bien vouloir encore faire passer ce descendant solitaire du trône qui n'a jamais donné la parole au peuple en la donnant pourtant à des minorités ? Sinon un camouflet sans réponse possible donné à ce même peuple du haut d'une estrade intouchable réservée à un défunt.
Ce n'est plus un grand commis de l'Etat qui s'exprime. C'est un monarque déchu, donneur de leçon, moralisateur et manipulateur dénué de classe et de grandeur.

Tandis que de leur côté, à droite comme à gauche, les rentiers du système en faillite courent à perdre haleine après une gamelle et sa pitance. N'ayons crainte, l'héritier putatif tient la permanence avec une louche pleine.

En parlant de ces routards parlementaires, des cumulards assoiffés qui désertaient ses rangs, c'est ce que De Gaulle laissait entendre en disant qu'ils allaient à la soupe et qu'ils reviendraient quand la soupière changerait de main. En ce temps là déjà l'estime et la fierté filaient bas au ras des pâquerettes.
Si j'avais perdu tout respect de la personne humaine, je me risquerais à des métaphores très vertes, très crues et très désobligeantes.

Même les professions de foi de ceux qui nous rappellent à nos devoirs de civisme et de respect de la démocratie d'une voix mourante tremblante de trémolos habillent ces assoiffés du pouvoir de ridicule tant ils ont ignoré et méprisé la nation en refusant de la consulter par ce référendum pourtant prévu par la constitution.

Que nenni, rien n'y a fait. La France ne se gouverne pas ainsi. Les monarques en décident autrement et sont seuls habilités à décider de tout et à tracer la route.

Que de rendez-vous et d'occasions manquées depuis tant d'années. Que de réformes imposées verticalement sans l'accord de la nation.
Et ils n'ont manifestement rien compris si bien que nous vivrons sans doute encore un quinquennat pour rien dans le même égarement, la même ignorance du peuple et de ses volontés. A croire que le patriotisme, la nation et son pays la France n'existent plus pour eux.

Et pour mieux préserver leur pâturage, rien de mieux que d'agiter des croquemitaines et faire peur au citoyen de base à propos de personnages qui ne veulent pourtant que revenir à la souveraineté du peuple, un peuple français maître chez lui.

Autrefois, les anglais craignaient Jeanne d'Arc et ont fini par l'amener au bucher avec l'aide de bons français. Aujourd'hui les français ont peur de celle qui veut leur rendre leur souveraineté et qui sait s'ils ne seraient pas prêts à l'immoler elle aussi.

Car à bien y réfléchir, ce n'est tout de même pas à un élu, tout seul sur son podium, de décider du choix de vie de toute une nation. C'est exactement le même principe qui doit être appliqué pour le genre d'Europe dans lequel nous voulons vivre. C'est au peuple d'en décider.

Drôle de pays décidément !
a écrit le 26/04/2017 à 7:52 :
Il faut appliquer de toute urgence la note n°6 du conseil d'analyse économique consistant à répartir les charges sociales sur le travail et sur une taxe sur l'énergie. Mais qui est capable de le comprendre? Il faut faire comme les Allemands et les Suédois.
a écrit le 26/04/2017 à 7:46 :
Toujours a confondre l'Europe avec cette zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles! C'est un manip ou bien les journalistes ne font pas la différence?
a écrit le 26/04/2017 à 7:42 :
Comment peut-on écrire "l'Europe on la change ou elle meurt" et ne pas dire comment on veut la changer ? Est-ce parce que le changement irait dans le sens demandé par le Front National ? Mais dans ce cas là, pourquoi agiter la peur de l'horreur si en réalité on partage le constat et la volonté de réforme ? La schyzophrénie des élites dirigeantes atteint un paroxysme déroutant.
a écrit le 26/04/2017 à 7:37 :
Vingt-cinq lauréats du prix Nobel d'économie, parmi lesquels le Français Jean Tirole et l'Américain Joseph Stiglitz, fustigent le programme anti-européen, anti-immigration et protectionniste de Marine Le Pen.

"Les problèmes sont trop sérieux pour être confiés à des politiciens clivants", dénoncent-il. Les signataires, dont l'Indien Amartya Sen et l'Américain Robert Solow, citent la liste des risques.

Ils jugent notamment que "la construction européenne est capitale, non seulement pour maintenir la paix sur le continent mais également pour le progrès économique des Etats membres"

Ils estiment que "les politiques isolationnistes et protectionnistes et les dévaluations compétitives (...) sont de dangereux moyens d’essayer de générer de la croissance".

"Quand ils sont bien intégrés au marché du travail, les migrants peuvent être une opportunité économique pour le pays d’accueil", déclarent-ils encore.

"Il y a une grande différence entre choisir de ne pas rejoindre l'euro en premier lieu et en sortir après l’avoir adopté", font-ils enfin valoir dans cette tribune.
Réponse de le 26/04/2017 à 8:55 :
""Les problèmes sont trop sérieux pour être confiés à des politiciens clivants", dénoncent-il." c'est pour cela qu'il ne fallait surtout pas voter Macron.
"la construction européenne est capitale, non seulement pour maintenir la paix sur le continent ..." ben voyons, c'est en droite ligne de la politique américaine depuis la guerre 39-45. Informez vous un peu. Vous allez être surpris de voir le parcours des "pères de l'Europe". De Gaulle disait, à l'époque, que c'était une arnaque, il ne s'était pas trompé
"Quand ils sont bien intégrés au marché du travail, les migrants peuvent être une opportunité économique pour le pays d’accueil", pas de problème qu'ils les prennent chez eux.
Déjà dans ce commentaire il y a "peut être" ce qui veut dire "pas certain". Et puis, il faut faire le distinguo entre ceux, les sincères qui veulent s'intégrer parfaitement et qui veulent travailler, ceux qui ne viennent que parce que "la soupe est bonne", et les derniers qui veulent venir ou qui sont déjà chez nous, chez moi et qui veulent que nous nous plions, que je me plie à leur exigences culturelles et cultuelles, et là, ce n'est plus acceptable.
Alors, entre deux maux il faut choisir le moindre. Je ne voterai pas pour l' européiste et l'immigrationniste convaincu qu'est Mr Macron.
a écrit le 26/04/2017 à 0:04 :
"Espérons qu'il est encore temps de la changer, en mieux, et que le message sera bien entendu de Bruxelles à Berlin"....
Si Macron est tellement convaincu au point de reprendre les prévisions d 'Asselineau (l'euro est condamné à exploser...), alors il devra s'engager sur une ligne dure face à Bruxelles. Comme dit Mélanchon, la France ce n'est pas la Grèce ! si la planète entière est tournée vers la France actuellement, ce n'est pas par hasard !
Réponse de le 26/04/2017 à 9:49 :
Vous revez, la france c est 2 % de la population mondiale. Donc si on decide de se suicider en revenant au Franc, c est sur que ca fera qulques vagues en europe mais pour le reste du monde ca aura autant d influence que le changement de billet de banque en inde pour la france
Réponse de le 26/04/2017 à 13:18 :
C'est vrai : la france n'est pas la Grèce ! C'est effectivement un psdt français avide de diamants africains qui a magouillé avec Goldman Sachs pour faire entrer de force la Grèce (qui ne demandait d'ailleurs rien à personne; ça c'est la vraie Histoire avec un grand "H") afin de sauver les bq françaises en perdition. Et les "aides" imposées manu militari par un eurogroupe qui n'a aucune base légale (pas plus que ses diktats, d'ailleurs) l'ont été et le sont toujours que - selon la version désormais officielle... sauf e,n france, tiens donc !) le sont uniquement pour... sauver les bq françaises en perdition. Une fois de plus. Et donc, non, la france n'est pas la Grèce. Et la france et les français doivent dire un grand "Merci" à la Grèce et aux courageux Grecs qui les font vivre.
a écrit le 26/04/2017 à 0:03 :
Peut-on défendre une Europe si on critique l'attitude de l'Allemagne ou si le plein emploi n'existe pas ? La relance aurait rétabli les balances de l'Italie et de l'Espagne, mais pas de la France, existe-t-il un favoritisme?
Par ailleurs on trouve que nous aurions un PIB constant publié avec un S barré en valeur 2005, en PIB 1990 puis 2000 puis 2015, pour les
USA, l'Allemagne, l'Angleterre, la France, l'Italie, nous aurions:
37062 - 31470 - 26618 - 29424 - 30734
puis 45986 - 36979 - 32898 - 34773 - 36057
puis 52549 - 44053 - 38658 - 37306 - 33587.
Explique-t-on que l'Angleterre en 1990 d'un niveau plus faible que la France passe à un niveau relativement supérieur et que l'Italie d'un niveau supérieur à la France et l'Angleterre passe à un niveau moins élevé, en examinant les composantes ?
a écrit le 25/04/2017 à 22:31 :
Bon article dans lequel tout est dit entre les lignes. Mais ne vous en faites pas pour ma part je n'irais pas voter le pen malgré en effet l'urgence de faire revivre cette Europe de lui redonner, pardon, de lui donner une âme, enfin, et cela ne se fera pas sans une Europe des peuples que le Pen et Macron ne sont pas capables d'offrir, au contraire. Bref la peste et le choléra. Bravo à l'oligarchie mais à terme cela finira mal
a écrit le 25/04/2017 à 19:52 :
Avec les teutons , elle ne changera pas et Macron se fait des illusions en pensant qu'avec sa frimousse de jeune banquier , il va infléchir les allemands. Notre pays a des dettes (Macron était ministre des finances) 2150 milliards d'euros, notre déficit extérieur abyssal
et le chômage en pleine forme. Nos partenaires européens vont rigoler (comme avec Hollande) en le voyant gesticuler à Bruxelles.
Réponse de le 25/04/2017 à 21:29 :
La situation a bien changé depuis 2012, en Europe et dans le monde (Trump, Poutine, Brexit,...). Si les allemands ne bougent pas, ils le savent, ils en subiront aussi les dramatiques conséquences car c'est vrai, « l'Europe, elle change, ou elle meurt »...
Réponse de le 25/04/2017 à 23:59 :
Nos voisins allemands sont peut-être stupides.

Ils ne voient peut-être pas que l'Europe du Sud est en train de crever sous leur influence et qu'à ce rythme là les populistes finiront par tout casser.

Ou peut-être qu'ils ont déjà un peu peur et qu'ils finiront par mettre de l'eau dans leur vin.
Réponse de le 26/04/2017 à 0:11 :
Et la montée des nationalismes, vous en pensez quoi ? que l'Allemagne va les mater ?? Sur le long terme, l'UE actuelle est condamnée et les allemands le savent bien.
Réponse de le 26/04/2017 à 9:41 :
@BA
Les Allemands sont Allemands et pragmatiques, ils servent de l'Europe au mieux de leurs intérêts parce qu'ils sont nationalistes avant d'être européens.Peut-on les soupçonner de vouloir toujours réaliser leur rêve de domination en Europe? La réponse est "Oui". La conscience de cette domination Allemande par les Anglais est-elle un élément à ajouter au Brexit, la réponse est "Oui". Si l'Allemagne ne change pas sa vision de l'Europe (et je pense qu'elle ne la changera pas), alors l'Europe est morte.
Les partis nationalistes sont là pour nous le rappeler avec le souci que le "nationalisme, c'est la guerre"... et que ce sera encore une fois le fait des Allemands.
Réponse de le 26/04/2017 à 9:54 :
C est sur que si Macron arrive en expliquant qu il faut faire une UE a la francaise : union des dettes avec un centre (paris) qui dicte ses ordres a la peripherie (qui est la juste pour payer) ca va pas marcher...

Il faut quand meme pas oublier que la france est sur le frein sur pas mal de sujet : on veut continuer d engloutir le gros du budget de l UE dans la PAC, on refuse de donner un role plus important au parlement de l UE (car les fancais y ont une influence marginale vu qu on y envoie que des 3eme couteaux)

C est sur que la RFA y perdrait en cas d explosion de l UE. Mais nous probablement encore plus. Car on se retrouverai avec une monnaie devalue et fuite des capitaux, une industrie asphyxiee. bref la situation argentine. Du cote allemand, il referont une UE bis avec les pays "sains" : Hollande, autriche ...
a écrit le 25/04/2017 à 18:55 :
Rien de bon ne pourra arriver a l'Europe si on la fait avancer par des gens qui ne souhaitent que toujours moins d'état. C'en est même contradictoire.
a écrit le 25/04/2017 à 18:39 :
Le titre de l'article est parfait, il résume bien la situation. Le seul problème c'est que nous allons "élire" un président qui est allé à Berlin pour dire tout le bien qu'il pensait de la politique européenne dictée par le couple Merkel - Schauble. Ainsi, avec Mr Macron, président soit disant europhile, l'Europe ne changera pas et elle mourra donc. En effet, la vision altérée de l'Europe et de l'Allemagne qui est celle de Mr Macron ne lui permettra pas d'empêcher la mort de l'Europe puisque le trio qu'il forme avec Mme Merkel et Mr Schauble ne veut surtout pas changer l'Europe. Paradoxalement, le candidat le plus virulent contre l'Europe actuelle et contre l'Allemagne, à savoir Mr Mélenchon (soit disant europhobe), aurait été le mieux placé pour changer le cours de l'Europe car lui seul aurait engagé un bras de fer avec l'Allemagne et il aurait ainsi été le seul à pouvoir sauver l'Europe. Ainsi, contrairement à toutes les apparences et en accord avec le titre de l'article, la victoire de Mr Macron sur Mr Mélenchon est un jour noir pour l'Europe.
Réponse de le 26/04/2017 à 11:02 :
Le titre de l'article est faux, car ce n'est pas de l"Europe dont il est question, mais de cette simple zone administrative que l'on nomme UE de Bruxelles et qui vous impose ses directives!
Réponse de le 26/04/2017 à 14:43 :
Vous vous trompez car vous croyez que l'essentiel des autres pays européens veulent une autre europe faàon Mélenchon/Le Pen.
C'est faux. Si on respecte la démocratie, on s'incline devant le fait le projet européen actuel n'est peut être pas le meilleur, mais qu'aucun autre projet alternatif ne fédère de la même façon.
Vous voyez déjà que l'Europe de Mélenchon est incompatible avec celle d'Orban ou de la Pologne, ni avec celle des pays bas ou de l'Irlande.
Aucun projet européen alternatif ne peut fédérer d'avantages que le projet actuel.
a écrit le 25/04/2017 à 18:21 :
Il est bien trop tard pour changer l' Union Européenne, 40 ans de sédimentations de nationalismes et d' intérêts divergents, il fallait écouter ASSELINEAU ...


On va dans le mur à vitesse supersonique, vous avez manqué de la perspicacité à accompagner le bal des menteurs mais ce n' est ps tout à fait votre faute, on vous a encore fumé.

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