Hydrogène : énième utopie de l'UE ou comment se chauffer en brûlant des sacs Louis Vuitton !

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Selon la Commission européenne, « les coûts estimés aujourd'hui pour l'hydrogène d'origine fossile sont d'environ 1,5 €/kg dans l'UE, [...] de 2,5 à 5,5 €/kg » pour l'hydrogène « vert ».
Selon la Commission européenne, « les coûts estimés aujourd'hui pour l'hydrogène d'origine fossile sont d'environ 1,5 €/kg dans l'UE, [...] de 2,5 à 5,5 €/kg » pour l'hydrogène « vert ». (Crédits : DR)
OPINION. L'hydrogène "propre", c'est-à-dire produit à partir de l'électricité générée par les énergies renouvelables intermittentes, a le vent en poupe et fait l'objet d'une promotion par la Commission européenne. Pourtant, en examinant les faits, cette solution relève davantage de l'utopie promue à des fins politiques que d'une alternative viable pour l'avenir. Par Samuele Furfari, Professeur en géopolitique de l'énergie à l'Université Libre de Bruxelles, Docteur en Sciences appliquées (ULB), ingénieur polytechnicien (ULB), et Président de la Société Européenne des Ingénieurs et Industriels.

La Commission européenne vient de présenter sa stratégie sur l'hydrogène (voir La Tribune de ce 15 juillet). Elle explique comment faire de l'hydrogène « propre » une solution viable pour une économie climatiquement neutre et construire une chaîne de valeurs dynamique de cette ressource en Europe au cours des cinq prochaines années. Elle calque ainsi l'Allemagne qui a lancé sa stratégie hydrogène il y a un mois.

Alors que les investissements en faveur de l'électricité d'origine renouvelable intermittente dans l'Union européenne (UE) ne suivent pas le rythme souhaité, des États membres poursuivent leur fuite en avant avec une solution mort-née. Pour rappel, lorsque l'UE et ses États membres parlent d'énergies renouvelables, ils ont en tête "éolien" et "solaire photovoltaïque", tout le reste étant démontré par les investissements comme étant marginal et sans intérêt environnemental. Pour eux, le fleuron des énergies renouvelables, permanentes, contrôlables, économiques et propres qu'est l'hydroélectricité est ainsi un sujet tabou. La production d'énergies éolienne et solaire étant par nature intermittente, en cas d'insuffisance de demande , l'excès doit être écoulé en payant pour s'en débarrasser, et ce coût est supporté par nous tous (voir La Tribune du 3 mars 2020). La solution serait de pouvoir stocker cette énergie, mais les promesses utopiques des politiciens et de certains industriels en matière de batteries n'ont pas et ne seront pas tenues pour des raisons intrinsèques liées à l'électrochimie.

Il ne reste plus qu'une solution : transformer par électrolyse de l'eau ce surplus d'électricité dont personne ne veut en hydrogène pour ensuite soit l'utiliser comme combustible soit le retransformer en électricité dans des piles à combustibles. C'est le rêve : une électricité propre produisant une énergie propre qui ne produit que de l'eau quand elle est consommée et qui permettra une diversification avec le véhicule électrique au cas où cette autre illusion ne ferait pas non plus long feu ! Qu'on se le dise, même les trains fonctionneront à l'hydrogène ! Cela dépasse de loin l'utopie des biocarburants, imposés en dépit du bon sens et des données scientifiques, et dont l'écho de l'échec reste fort discret. En 2008, à l'époque de la présidence Sarkozy, l'UE avait décrété une production de 10% de biocarburants pour le transport à l'horizon de 2020. Elle est maintenant passée d'un « minimum » à un « maximum » peu honorable, coûteux et polluant. A supposer que les opérations d'électrolyse et de pile à combustible aient chacune un rendement industriel de 80%, on aura perdu dans l'opération 36% de l'énergie injectée (0,8 x 0,8 =0,64).

Une première référence en 1972

La première référence à l'hydrogène que j'ai trouvée dans les rapports de la Commission européenne remonte à 1972, soit avant la première crise pétrolière. Le Journal des Ingénieurs de 1979 (n°2 - page 11) disait exactement tout ce qu'on dit aujourd'hui... avec les mêmes conditionnels. Lorsque je m'occupais de la transformation du charbon en pétrole - parce que le bruit courait qu'il n'y aurait bientôt plus de pétrole ! -, j'ai beaucoup travaillé sur l'hydrogène, élément essentiel dans cette synthèse. Ensuite ce fut en 2003 le énième retour avec cette fois comme « propandistes » le tandem Prodi-Bush. Hélas, depuis lors, aucun changement n'est intervenu, et jamais n'interviendra, car tout dépend des équations chimiques et de la thermodynamique qui régissent toute la question de l'hydrogène. Mais les politiciens n'ont que faire de la chimie, pour eux, la méthode Coué suffit : vouloir c'est pouvoir.

Mais alors quoi de neuf pour l'hydrogène ? De la propagande politicienne, du rêve et rien d'autre.

Voici les faits scientifiques. L'hydrogène est une substance chimique produite à partir de gaz naturel selon un procédé banal et répandu dans le monde entier, appelé « vapocraquage ». Cette molécule est utilisée massivement par l'industrie de la pétrochimie et de toute la chimie qui en découle, principalement pour la production d'engrais. Avec une démographie mondiale croissante, la demande d'hydrogène pour la production de fertilisants agricoles croitra au rythme des nécessités alimentaires. Cette molécule de base déjà très recherchée le deviendra de plus en plus. Grâce à cette véritable surprise en matière de géopolitique de l'énergie qu'est le gaz naturel, son marché global est de plus en plus compétitif et fluide ce qui se traduira par une réduction de son prix sur les marchés internationaux. Il faut donc prévoir une diminution du prix de production de l'hydrogène, d'une part parce que la matière première sera moins chère et d'autre part parce que le marché s'élargit.

Cependant, sa production à partir d'énergies renouvelables revient par contre beaucoup plus cher et est compliquée. Selon la Commission européenne, « les coûts estimés aujourd'hui pour l'hydrogène d'origine fossile sont d'environ 1,5 €/kg dans l'UE, [...] de 2,5 à 5,5 €/kg » pour l'hydrogène « vert ». On observera la marge qui est est un signal... politique ! Malgré les promesses répétées depuis des décennies de coûts plus bas des énergies renouvelables alors que la réalité de votre facture d'électricité affirme l'inverse, l'hydrogène « vert » restera toujours plus cher que celui produit par le gaz naturel.

Manipulation du marché par la politique

Puisqu'un produit ne peut avoir qu'un prix dans un marché ouvert, l'hydrogène « renouvelable » devra être subsidié tant qu'il y aura du gaz naturel disponible, c'est-à-dire pendant au moins un siècle. Bien entendu, certaines industries profiteront de l'aubaine de la stratégie hydrogène - comprenez la manipulation du marché par la politique - , comme d'autres l'ont fait à l'époque des biocarburants ; elles bénéficieront de prix garantis et d'une image verte, bien entendu sur le dos des contribuables/consommateurs. Il n'est donc pas surprenant qu'elles aient le 10 mars dernier conclu avec la Commission européenne une alliance, comme l'ont fait d'autres pour les batteries... et les biocarburants.

Par ailleurs, de nouveau sur un marché global - sauf à vouloir créer un vaste marché de contrebande -, l'hydrogène a pour vocation d'être utilisé en chimie et non pas comme combustible. Brûler de l'hydrogène à des fins énergétiques, c'est comme se chauffer en brûlant des sacs Louis Vuitton. Inévitablement, tout hydrogène produit finira dans la chimie et non pas dans les moteurs des véhicules. Passe encore que l'UE endoctrinée pense à le faire, mais dire avec l'Agence Internationale des Énergies renouvelables (IRENA) que c'est « une opportunité stratégique pour verdir la relance mondiale » est inadmissible pour une institution internationale quand elle sait pertinemment bien que seul 35% des Africains sont connectés au réseau électrique. Et IRENA voudrait produire de l'hydrogène à partir de leur excès d'électricité ! C'est abracadabrant, c'est indigne, c'est éthiquement insupportable.

Le comble, c'est que pour vendre du gaz qui produirait en rien moins de CO2, les Russes de Gazprom promettent d'injecter de l'hydrogène dans le gaz naturel qu'ils vendront à l'UE - à l'Allemagne principalement. Cela revient à injecter du Clos Vougeot dans de la piquette pour mieux écouler cette dernière, ce qui est plutôt grotesque.

Souvent dans la vie, lorsque l'on fait une bêtise, on en commet une autre afin de cacher la première. C'est ce qui se passe avec l'hydrogène. Il est consternant de devoir constater l'entêtement et l'endoctrinement verts dans lesquels est tombé le monde politique européen.

_______

(*) Dernier ouvrage de Samuele Furfari : «Énergie 2019: Hystérie climatique et croissance des énergies fossiles »

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a écrit le 19/08/2020 à 18:14 :
Cet article condamné l' hydrogene vert pour son cout et l auteur refuse le principe même des subventions sans même parler des tendances des évolutions ni de l'intérêt de decarbonner à court terme. Certes l hydrogene vert est cher mais la filiere démarre à peine et ses couts très élevés amorcent leur decroissance. Ils devraient être compétitifs vers 2030 peut être avant. L hydrogene vert est une solution durable au contraire des fossiles qui vont se raréfier et devenir plus chers. En attendant que les couts de l hydrogene vert baissent il faut subventionner l hydrogene et les renouvelables si on veut decarbonner pour épargner le climat.

https://www.comwatt.com/blog/energie/actu/stockage/le-prix-du-stockage-hydrogene-seffondre/amp/
a écrit le 13/08/2020 à 19:24 :
Tout à fait d'accord avec cet article . Cette technologie fait l'objet d'une commercialisation totalement déloyale avec des moyens financiers publics colossaux gaspillés car le concept est immature techniquement, économiquement et écologiquement. A Pau 15 M€ pour 8 bus de 18 mètres mis en service il y a 8 mois.
La station est en panne depuis 5 mois, inadaptée au Covid et aux arrêts intempestifs de production ... Ils font venir des bouteilles de H2 depuis Lyon , n'arrivent à remplir les réservoir qu'à 30 % .... 3 petits tours et retour au dépôt ! C'est de l'écologie ca ?
Un fric fou gaspillé en fonctionnement, en subventions Européennes, de l'État, Régionales, locales. Pas de panneaux solaires et quand bien même il y en aurait ... Rendement zéro ! Par contre la communication autosatisfaite des politiques va bon train !
Mensonge sur toute la ligne et vaste ( très vaste ) escroquerie .
Merci de votre alerte Monsieur ! CONTINUEZ !
a écrit le 26/07/2020 à 17:14 :
Ridicule: l'interet n est pas de produire de H2 a tout prix, mais de convertir l'exces de production de electricité renouvelable qui arrive regulierement car non pilotables.
a écrit le 24/07/2020 à 20:51 :
Cet article relève du lobbyisme. Il ignore tout ce qui plaide pour l'hydrogène et confond argument et ironie (Vuitton). L'hydrogène est produit dans tous les pays qui ont de l'eau ! il stocke des excédents électriques perdus. Les panneaux solaires coûtent de l'argent mais la lumière ne coûte rien. L'H2 peut se transporter sur de grandes distances sans perte. Il emprunte les conduites de gaz renforcées (par de l'enduit), il peut être brûlé dans des centrales à cycle combiné. Il crée de l'emploi et des charges sociales locales au détriment de la facture pétrolière. Il peut être converti en méthane. Il peut être stocké dans des cavités géologiques par millions de m3 ... Essayez de stocker des TWh par batterie, c'est impossible. Même si tout le parc auto français était converti à l'électrique, toutes ces batteries ne sockeraient même pas un misérable TWh...
Ce qui effraie le secteur de l'énergie actuel, c'est que l'hydrogène bouleverse tous les secteurs. En particulier, il supprime le privilège du nucléaire piloté en créant du stock de volume géologique. Vous parlez de Tesla mais quid de Ballard ? Fuel Cell Energy, ... des pure players et une technologie qui dépose des brevets en pagaille.
a écrit le 24/07/2020 à 9:00 :
Il suffit d' avoir fait une fois un remplissage du réservoir de sa voiture en LPG pour se rendre compte à quel point il est illusoire d' envisager l' utilisation de l' hydrogène pour des véhicules de particuliers. Le temps de remplissage est au moins dix plus élevé que celui d' un carburant classique. Le gaz naturel est aussi utilisé comme alternative aux carburants liquides dans certains pays. Les "stations services" sont obligatoirement localisées loin de toute habitation et des files d' attente très inportantes existent pour s' approvisionner. Seuls quelques vehicules de particuliers utilisent donc le gaz naturel , qui n' est utilisé pratiquement que pour les camions.

Ajoutez à cela la dangerosité lors du transport et du stockage de l' hydrogène. Il est facile de comprendre pourquoi Elon Musk considère que l' hydrogène est la plus mauvaise des solutions et n' envisage pas de l' utiliser.
a écrit le 23/07/2020 à 14:42 :
Erratum, désolé : lire le Ministère des affaires étrangères...
a écrit le 23/07/2020 à 12:59 :
Lire le rapport paru sur le site du Ministère des Finances en oct 2018 sur : " L'hydrogène pour le futur de l'Australie" qui réfute en gde partie les arguments de cet article et d'autres de cet auteur.
l'Australie ! Champion tte catégorie de l'énergie charbonnière propre et moins propre, dt tte l'économie est basée sur l'extraction propre et moins propre des ressources de son ss sol.
l'Australie ultra conservatrice qui se convertit par nécessité économique à la production en masse d'H2 vert, cpte tenu de son énorme potentiel solaire et éolien, parce que des pays comme le Japon ou la Corée qui veulent rester leader ds le transport électrique à H2 face à la Chine ( cf: art paru en juin 2019 ds BFM business), lui commandent en masse de l'H2 qu'ils veulent "propre" .
Le CO2 c'est la vie !! " ( comme le proclame ce même auteur ds un art paru sur le Figaro du 20/6/20: "le pb n'est pas le rejet de CO2...")
Il est également promoteur du " charbon propre" et loue la politique des puissances économiques asiatiques ( Japon, Corée, Chine, bientôt Vietnam...) qui ont d'après lui, basé leur développement sur cette énergie, ds un article fleuve ( paru ds latribune du 26/3/20).
Mais ds cet article, l'auteur se garde bien de mentionner qu'ils ont aussi développé une industrie de masse de production de masques que doivent porter les citadins, de manière habituelle et quasi continuelle ( à l'extérieur et ds les lieux clos) pour compenser la pollution de l'air des villes et ttes les bactéries et virus qui vont avec.
Cet auteur, en dépit d'une information très documentée, s'acharne à démolir tte initiative écolo ou pas, visant à promouvoir la transition énergétique.
Ttes ces utopies st selon lui, issuent du lobby écolo de l'UE.
Mais elles passent sous silence tte l'armada d'ecolo d'Amérique du N qui luttent farouchement contre le complexe pétrochimique américain responsable de pollutions et d'empoisonnements majeurs perpétrés ss vergogne sur leurs sols ou ailleurs ( un film sorti récemment sur les méfaits de Dupont aux US ds les années 90, qui rappelle du reste le scandale à l'amiante de Pechiney des années 80).
Ne st bien sûr pas évoqués des Etats emblématiques comme le Texas, champion mondial des gaz de schiste, industrie en déconfiture par la crise et menacée à terme, qui se lancent à corps perdu ds les ENR, cpte tenu de leur énorme potentiel solaire, voire éolien sur leurs côtes et bien d'autres États richement dotés comme le Nevada, l'Arizona, la Californie...
Est également passé sous silence, le virage massif du PC Chinois vers les ENR et les industries futures du 21 eme siècle ( px solaires, batteries auto, autos et véhicules électriques comme des bus chinois déjà en service ds certaines agglomérations francaises, piles à combustible, filière EPR chinoise, TGV chinois en compétition avec Alstom aux US...).
Réponse de le 23/07/2020 à 20:57 :
Usurpateur !
Trop long et incompréhensible . H2 encore une mauvaise idée et vive le nucléaire .
a écrit le 23/07/2020 à 11:42 :
Monsieur Samuele Furfari
Merci pour cet article: H2 n'a aucun avenir mais les écolos bobos et certains dirigeants qui n'y comprennent rien aiment bien en parler.
Cordialement
Réponse de le 18/08/2020 à 17:31 :
Pardon mais je ne partage pas toutes vos cibles: les écolos bobos ont compris pour la plupart le mythe de l'H2. En revanche les dirigeants eux, rêvent de croissance infinie et sont donc volontaires. Les autres, ce sont les gilets jaunes et/ou les boomers, c'est à dire ceux qui n'y comprennent rien mais qui exigent, tout simplement.
a écrit le 23/07/2020 à 2:21 :
L'équation de la France en Chine se résume à trader de la technologie en échange de l'achat de biens de luxe ... , une équation perdante à long terme sur un marché , où nos entreprises industrielles n'ont quasiment jamais été rentables , après avoir été aspirées par leur partenaire chinois :)... Les communistes chinois ont bien manoeuvré et nos politiciens se sont bien faits berner au détriment des français qui en payent aujourd'hui les pots cassés. Merci aux grands amis de la Chine ...
a écrit le 23/07/2020 à 2:09 :
La vraie technologie pour produire l'hydrogene: Resonant Pulse Electrolysis. Casser le lien O-H physiquement par resonance. Meme principe que la spectroscopie infra rouge. On "contourne" la "deuxieme loi de la thermodynamique" car on est loin de l'equilibre thermique - tout comme dans un laser qui contourne egalement la "deuxieme loi de la thermodynamique" en creant une temperature negative dans la matiere - meme chose avec ce processus pour generer l'hydrogene.
a écrit le 22/07/2020 à 17:51 :
C’est un peu facile de critiquer l’hydrogène en ne proposant comme alternative que le gaz naturel. Personnellement je ne suis pas très à l’aise avec les 40 000 morts par an associés à la pollution de l’air, ni avec la catastrophe annoncée du réchauffement climatique. Comment peut-on aujourd’hui faire la promotion d’une source fossile ? Pour le petit confort de notre génération ?
Essayons de voir un peu plus loin et d’adopter une attitude responsable.

L’économie des sources fossiles est biaisée parce qu’elle n’inclue pas les externalités associées à la production des pollutions. Bruler des hydrocarbures revient à faire de la dette qui sera payée par les générations futures. Même sur le plan économique, votre argumentaire ne tient pas. Par pitié, la tribune mérite mieux que ça.

Ps: le rendement d’une pile à combustible pour la mobilité est de l’ordre de 50%
a écrit le 22/07/2020 à 17:38 :
Problème no 1 - La surpopulation
Problème no 2 - L'évolution de la démographie
Problème no 3 - Le capitalisme
Bizarrement, les problèmes de fond ne sont jamais discutés
Si on s'attaque aux vrais problèmes, ce sera certes très très douloureux mais... il y aura une issue. Sinon... Après, on peut continuer à dire que tout va bien (regardez l'état de la planète avec google. C'est édifiant...et terrifiant à la fois. Nos pauvres enfants)
Réponse de le 23/07/2020 à 9:23 :
" Problème no 1 - La surpopulation"

Non, avec 20 milliards d'habitants nous pourrions vire sans polluer la planète, c'est notre mode de vie et donc nos responsables qui sont déficients.

Donc le problème numéro un définitivement c'est notre système oligarchique.

Votre manque de recul est effrayant.
a écrit le 22/07/2020 à 17:18 :
Article à charge.
L'hydrogène est un vecteur énergétique pertinent en cas de surplus énergétique en Europe et de surproduction intermittente des énergies renouvelable.
Dans l'instalation des parc éolien et solaire thermique pour palier à l’intermittence la surproduction de jour peut-être utilisée pour faire fondre des sels minéraux qui permettrons de gérer les périodes de creux en se servant de la chaleurs des sels pour continuer à produire de l'électricité, ou bien on utilise le surplus pour faire d elélectrolyse de l'eau permettant de revendre l'O² d'uncpté et de stocker l'hydrogène de l'autre pour gérer les creux.

Par ailleurs pour une marine propre l'hydrogène sera la seule solution afin que nos navires ne polluent plus les océans avec des fuels lourds.

En dernier lieu tous les technologues et ingénieurs sérieux savent que le règne de la voiture dans les grandes agglomération touche à sa fin. Nous sommes amenés à avoir moitié moins de véhicules personnels sur la planète dans les 30 ans qui viennent donc l'hydrogène sera une solution viable parmi un mix de solutions (hybride, pile à combustible et hydrogène).

Je rajouterais que BMW a réussi le tour de force de ramener le prix de production de l'hydrogène au prix du baril de pétrole il y a cinq six ans grâce au procédé de cryocompression. Donc cela devient rentable et industrialisable.

Le seul frein c'est qu'il est bien entendu non concevable de produire de l'hydrogène avec des énergies grises ou noires.
La production d'hydrogène pour être propre devra être accolée à du nucléaire, de l'hydroélectrique et des énergies dites renouvelables.

L'amélioration réelle du confort thermique et de l'isolation des bâtiment européens accompagnée du réchauffement climatique qui devrait limiter les périodes de grands froids va probablement permettre de dégager des excédents de production notamment dans le nucléaire qui seront réorientés vers de grands centres de production d'hydrogène afin de stocker cette production électrique et ne pas la perdre (une centrale nucléaire ne pouvant pas moduler sa puissance).

Donc l'hydrogène est très pertinent dans le tableau complet du mix énergétique en tant que vecteur et stockage d'énergie mais également en substitut du pétrole et enfin les sous produits comme l'O² permettrons de garder la souveraineté sur notre fourniture hospitalière.

Bref article à charge qui n'est pas assez objectif.
a écrit le 22/07/2020 à 16:26 :
Article clair et sensé qui démontre avec l'hydrogène ce qu'on pourrait dire de tous les plans et investissements "écologiques". Ceux-ci n'ont pas d'autre but que d'engraisser un capitalisme incapable de faire face à la compétitivité des produits étrangers dans tous les domaines dont les consommateurs ont vraiment besoin. On impose aux contribuables de payer les produits bidons de la transition énergétique pour maintenir des entreprises et des emplois bidons.
C'est pourquoi, malgré l'antagonisme résolu et déclaré des verts, Macron continuera à faire semblant d'adopter l'idéologie écolo. Il roule pour le capitalisme vert, lequel n'oublie pas de financer et soutenir les écolos.
Que l'écologie soit une idéologie, donc une menace grave pour la liberté et la libre pensée des personnes, ne dérange pas les capitalistes verts, pas plus qu'il ne dérangeait les industriels qui soutenaient les nazis.
a écrit le 22/07/2020 à 15:54 :
Très bonne analyse par un expert réellement compétent, ingénieur ou similaire. On avait remarqué les logorrhées des "expert politiques et écologiques" souvent diplômés de la faculté d'écologie de Caracas, qui affolent tout le monde avec des prédictions farfelues et des solutions totalement utopistes.
Malheureusement leurs avis sont publiés à longueur de pages, parfois ici même. C'est regrettable.

L'Ecologie est bien trop sérieuse pour être laissée à des idéologues ignares et on souhaite plus d'articles de ce genre pour rétablir les faits.
a écrit le 22/07/2020 à 15:45 :
Article particulièrement critique, je ne suis pas du tout convaincu par vos arguments.
Cette orientation vers l'hydrogène me semble au contraire, être une très bonne idée.
Outres les arguments concernant l'emploi, j'en vois d'autres.
- D'une part l'hydrogène ne remet pas en cause les investissements dans la voiture électrique.
Les voitures restent électriques mais la pile à hydrogène les complète parfaitement en permettant des batteries plus petites tout en augmentant leur autonomie.
Si on peut réduire notre dépendance aux batteries importées, tant mieux.
- L'hydrogène peut être transportée dans les canalisations de gaz actuel dans des proportions suffisantes pour accompagner la montée en puissance de cette énergie.
Pas d'investissement à prévoir dans ce domaine dans un premier temps donc. ça permet de voir venir.
- Comme vous le dites très justement, l'hydrogène peut être produite à partir de gaz naturel dès maintenant. Pas besoin d'attendre que la production à partir des énergies vertes soit au point ou suffisante donc.
On ne peut rêver mieux en terme de risque d'investissement.
- S'il s’avérait cependant que la production d'hydrogène verte n'est pas rentable, alors la produire à partir de gaz naturel serait un pis-aller.
En effet. Actuellement chaque véhicule thermique doit comporter des dispositifs anti-pollution. Ces dispositifs seraient beaucoup plus efficaces s'ils étaient concentrés dans de grosses usines chargées de produire de l'hydrogène à partir du gaz naturel alors que les véhicules qui seraient mus par cette hydrogène, ne rejetteraient que de l'eau.
On perdrait certes de l'énergie dans cette transformation mais le coût de la pollution de nos villes est probablement beaucoup plus important.
Enfin pour finir.
- L'Europe ne peut pas rivaliser avec les grandes puissances concurrentes dans beaucoup de domaines mais si elle peut être leader et exemplaire en écologie, j'adhère totalement et j'en serai très fier.
Réponse de le 22/07/2020 à 23:56 :
"Comme vous le dites très justement, l'hydrogène peut être produite à partir de gaz naturel dès maintenant. Pas besoin d'attendre que la production à partir des énergies vertes soit au point ou suffisante donc."

Bah non, parce que quand il est produit à partir de gaz naturel, il rejette 70 à 100g de CO2 par km parcouru.

Pas très propre !
a écrit le 22/07/2020 à 15:37 :
"Il est consternant de devoir constater l'entêtement et l'endoctrinement verts dans lesquels est tombé le monde politique européen"

Merci.

Une belle analyse indispensable, un contre argument qui fait du bien surtout quand on connait la mythomanie croissante de nos dirigeants européens, ces gens qui ne sont pas élus démocratiquement soit dit en passant. Ils ont même réussi à se débarrasser de ce fardeau que pourtant ils maitrisent plutôt bien.

Donc plus on avance, plus on cherche à comprendre et plus la décroissance semble inévitable si on veut sauver la planète et son humanité ? On est donc foutus jamais les propriétaires de capitaux et d'outils de production ne le voudront ils sont totalement lobotomisés par leur cupidité on peut donc raisonnablement penser qu'ils sont en train de construire, nombreux le sont déjà d'ailleurs, des bunkers gigantesques pour quand ils auront fait totalement s'écrouler le monde.

L'impasse oligarchique.
a écrit le 22/07/2020 à 15:24 :
Article particulièrement critique, je ne suis pas du tout convaincu par vos arguments.
Cette orientation vers l'hydrogène me semble au contraire, être une très bonne idée.
Outres les arguments concernant l'emploi, j'en vois d'autres.
D'une part l'hydrogène ne remet pas en cause les investissements dans la voiture électrique.
Les voitures restent électriques mais la pile à hydrogène les complète parfaitement en permettant des batteries plus petites tout en augmentant leur autonomie.
Si on peut réduire notre dépendance aux batteries importées, tant mieux.
L'hydrogène peut être transportées dans les canalysations de gaz actuel dans des proportions suffisantes pour accompagner la montée en puissance de cette énergie.
Pas d'investissement à prévoir dans ce domaine dans un premier temps donc. ça permet de voir venir.
Comme vous le dites très justement, l'hydrogène peut être produite à partir de gaz naturel dès maintenant. Pas besoin d'attendre que la production à partir des énergies vertes soit au point ou suffisante donc.
On ne peut rêver mieux en terme de risque d'investissement.
S'il s'avèrait cependant que la production d'hydrogène verte n'est pas rentable, alors la produire à partir de gaz naturel serait un pis-aller.
En effet. Actuellement chaque véhicule thermique doit comporter des dispositifs anti-pollution. Il serait beaucoup plus efficace de concentrer ces systèmes anti-pollution dans de grosses usines chargées de produire de l'hydrogène à partir du gaz naturel et que les véhicules à hydrogènes ne rejettent eux, que de l'eau.
On perdrait certes de l'énergie dans cette transformation mais la pollution de nos villes est probablement beaucoup plus important.
Enfin pour finir.
L'Europe ne peut pas rivaliser avec les grandes puissances concurrentes dans beaucoup de domaines mais si elle peut être leader et exemplaire en écologie, j'adhère totalement et j'en serai très fier.
a écrit le 22/07/2020 à 14:28 :
Malgré tous les inconvénients, coûts, production, stockage, c'est pourtant dans un futur proche la seule solution "raisonnable" pour les transports routiers... Le gazogène peut être ?
a écrit le 22/07/2020 à 14:08 :
Toujours intéressant de lire tous les points de vue mais je trouve la démarche un peu trop critique.
J'ai eu un peu cette réflexion quand j'ai vu ce nouvel engouement pour l'hydrogène car il est vrai que plusieurs tentatives ont déjà eu lieu. Par exemple les initiatives sur les piles à hydrogène ont même été abandonnées assez récemment.
Cependant, ce n'est pas parce que quelque chose ne marche pas à un moment que ça ne marchera jamais. Le timing est très important.
Pour en revenir à la production d'hydrogène à partir d'électricité verte, ce sera peut-être plus cher initialement car les équipements d'électrolyse devront être construits mais après ? Les coûts de production hors ce coût fixe initial sont très très bas, non ?
Si en plus on allège notre balance commerciale en n'important plus d'énergie fossile et, cerise sur le gâteau, on ne pollue plus, on a tout à y gagner non ?
Soyons ouverts et positifs sur ces choix d'investissement qui apparemment, vont dans le bon sens.
a écrit le 22/07/2020 à 13:55 :
Tout à fait d'accord , encore une fois , ces multinationales sous couvert d’écologie avec la complicité des associations , veulent mettre en place des infrastructures pour reproduire le modèle pétrolier avec ses millions de camions pour ravitailler des stations ou nous serions contrant d'aller nous ravitailler .
Bénéfices à la construction d’éoliennes à faible durée de vie (20ans) , benefices à l'installation : énormes travaux de genie civil avec des milliers de tonnes de beton pour ancrer ces gigantesques mats dans les terres , bénéfices constants à la distribution

Au niveau ecologique c'est à perte vu que les matières fossiles pour construire et installer (sans compter leurs désinstallation&destruction) sont supérieures à ce qu'elles vont produire en terme d’énergie : il serait plus rentable de bruler directement ces matières fossiles .
Sans compter que la fabrication d'H2 demande des quantités d'energie bien supérieures à ce que l'H2 produit va offrir , on y gagnerait beaucoup plus à fournir l'electricité que d'utiliser pour produire de l'H2

(Planète des humains ou Comment le capitalisme a absorbé l'écologie (Jeff Gibbs, Michael Moore) ) -> https://youtu.be/ycN3mVW1fow
a écrit le 22/07/2020 à 13:42 :
Je croyais que c'était 25% le rendement de la pile à combustible (un peu comme les réacteurs nucléaires vs l'électricité produite). Rien n'est parfait, hélas.
Ça serait étonnant de n'avoir qu'une technique, tout est mosaïque de systèmes complémentaires.
On va voir les limites de la voiture à batterie quand y aura trois véhicules devant nous, ayant besoin de 20 minutes pour recharger partiellement, 3*20 = une heure, faut être patient !
Réponse de le 23/07/2020 à 0:03 :
Sauf que les stations de recharge bien faites (Tesla et les quelques Ionity) n'ont pas qu'une borne.
Pour Tesla c'est 8 en moyenne et souvent 12 voire 16.
En plus ils déploient des chargeurs plus rapides, en 15mn on aura récupéré suffisamment.

Et surtout... Ces charges rapides ne servent que pour les longs voyages, au quotidien on se recharge chez soi et là ça ne prend pas de temps, ça se fait pendant qu'on dort.
Ce qui sera impossible avec l'hydrogène... trajets quotidiens ou départs en vacances, même combat : tous les 500km voire moins il faudra retourner faire la queue à la station !
a écrit le 22/07/2020 à 13:16 :
d'accord pour la critique mais dans ce cas , quelles sont vos solutions ?
Réponse de le 22/07/2020 à 15:10 :
Je présume que la solution raisonnable est de continuer avec les fossiles. Faire de la recherche sur les éventuels coups de chance en renouvelables et attendre que l'énergie de fusion devienne commercialement rentable. (Horizon 2100 en l'état de la recherche plus une sécurité)
Mais ca c'est ma vision
Réponse de le 22/07/2020 à 18:55 :
On peut démarrer par des solutions simples.Limitation du poids et de la cylindrée des véhicules.Gratuité des transports en commun.fluidification des axes routiers.Relocalisation de la production.Tarifs progressifs de l'électricité.etc....Tout ceci est très facile a mettre en oeuvre.
Réponse de le 23/07/2020 à 0:09 :
La solution, pour les particuliers au moins c'est les véhicules électriques à batterie avec réseau de chargeurs digne de ce nom pour les longs voyages.

2 ans et demi en VE, devoir aller faire mon plein 1 ou 2 fois par semaine (comme c'était le cas en thermique et comme il faudrait le faire avec l'hydrogène d'ailleurs) ne me manque pas !


J'ai le plein chaque matin, sans me salir les mains, sans me poser de question quant à mon autonomie et, cerise sur le gâteau, avec nettement moins d'entretien qu'avec un thermique.
Réponse de le 23/07/2020 à 10:40 :
Continuer à consommer de l'énergie abondante et pas chère grâce à la trouvaille chère à l'administration Trump de " charbon propre" pour détricoter la réglementation pénalisante mise en place sur cette filière par Obama.
Du reste, cette initiative a soulevé un tollé ds les Etats fédérés comme la Californie qui poussent plein pot les ENR avec des procès à répétition. Car là bas aussi, il y a des écolos de conviction et pas des moindres, ce que cet auteur se garde bien d'évoquer.

Une autre trouvaille de cet ingénieur patenté, bardé de diplômes, et celle là est de taille : c'est que le CO2, c'est la vie !!
Et oui, sans vie, il n'y a pas de CO2, comme il n'y a pas de m...e, pas d'urée...
Dc, faut produire du CO2 en pagaille, puisque c'est la vie.
Sauf que tt un chacun sait, sans avoir les diplômes ronflants de cet ingénieur, que ttes ces substances ne sont que des déchets de la vie et que Dame Nature, ds sa gde bonté les recycle en les éliminant par la photosynthèse pour le CO2 et les micro organismes du sol pour qu'ils soient assimilables par les végétaux comme l'azote.

Et en tte logique, bannir l'H2 vert, lubie mortifère du lobby écolo qui a contaminé l'UE, pour le maintien de la production d'H2 par l'idyllique lobby pétrochimique ambiant en vapocraquant le GN, opération doublement energivore en énergie fossile, tt en inondant de ses bienfaits, une production de CO2 de masse.
Bref, le jackpot quoi !!

Mais, restons objectif et notons un dégât collatéral positif: une telle consommation d'énergie pas chère devrait nous permettre de dégager de quoi financer une production stratégique de masse de masques pour supporter au mieux ces atmosphères devenues irrespirables ds les villes comme ds les mégapoles chinoises ou coréennes qui se gavent (mais pour combien de tps encore?) d'énergie charbonnière pas chère.

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