Europe : le deuxième moteur de la crise a démarré

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François Leclerc, chroniqueur de l'actualité de la crise sur le blog de Paul Jorion, analyse ici les conséquences des derniers évènements politiques et économiques dans la zone euro. Pas très rassurant.

La série noire continue : après la défaite de Nicolas Sarkozy, la chute électorale des deux grands partis grecs (impliquant de nouvelles élections sans trop d'illusion sur leur résultat), et la raclée reçue par David Cameron aux élections locales, voici la débâcle municipale de la droite italienne qui se confirme.Sous ces pesants auspices, Angela Merkel et François Hollande entament la recherche d'un compromis stratégique, un plan A'. Ils sont pris de vitesse, la fragilité extrême du système bancaire espagnol enfin reconnue par Mariano Rajoy, prélude à un sauvetage inévitable, et le ralentissement du rythme du désendettement public le devenant également en Grèce, à moins d'accepter sa sortie de la zone euro. Le bénéfice devrait alors en être étendu à l'Espagne, puis au Portugal et à l'Irlande. Dans les deux cas, il y aura toutefois un prix à payer.

Ecartant ces sinistres présages, la croissance est devenue le maître mot du discours, prenant abruptement la succession de l'austérité. Ayant l'avantage de ne pas être opérationnels, Christine Lagarde et Olli Rehn tentent pour leur part de réaliser l'impossible synthèse entre les deux, comme s'ils siégeaient en commission de résolution d'un congrès ! D'autres, comme David Cameron, prennent le train en marche et expliquent que « nous devons faire les deux choses à la fois », sans expliquer comment. Inflexible, Jörg Asmussen de la BCE, entend qu'« il doit être tout à fait clair que le pacte budgétaire - augmenté d'une élément sur la croissance - ne doit pas être affaibli dans sa substance », sans « passer par une hausse de la dépense publique ».

Une grande négociation européenne s'engage à la mode des précédentes sous ce tir groupé de déroutes électorales. Mais l'offre de croissance présumée qui en sortira sera-t-elle à la hauteur de la situation et répondra-t-elle à la demande pressante ? Les « décisions essentielles » que la chancelière allemande s'apprête à prendre avec le nouveau président français ne vont-elles pas se résumer, une fois de plus, à l'expression insatisfaisante d'un compromis de circonstance ?

L'attente en est partagée par tous les dirigeants européens, confrontés chez eux au même échec stratégique. Une première réponse tactique va lui être donnée à l'occasion du dîner informel des chefs d'État et de gouvernement, le 23 mai prochain. En faisant dire que le gouvernement allemand ne pouvait pas bloquer toutes les portes à la fois - l'intervention de la BCE et les euro-obligations - François Hollande a laissé entendre qu'il allait tenter d'obtenir des project bonds (des obligations destinées à financer des investissements et non un déficit). Mais le volume financier qu'ils représenteront reste à négocier.

Jacques Attali et Pascal Lamy avancent pour leur part le montant de mille milliards d'euros, un montant devenu unité de compte par les temps qui courent. Ils ont estimé le moment venu pour exposer leur plan d'action, en tentant de slalomer entre les difficultés, rejoints par des personnalités européennes. Il comporte deux volets, l'un concernant les investissements et leur financement, l'autre la dette à résorber. Des project bonds pourraient être émis par la Banque européenne d'investissement, dont le remboursement serait financé par une rétrocession d'un point de TVA des États, ainsi que par deux taxes, l'une liée aux émissions de carbone, l'autre aux transactions financières. La Commission ne manque pas dans ses cartons, comme elle vient de le rappeler, de projets consacrés aux secteurs de l'énergie, des transports, du numérique, de la recherche cognitive...

Le second volet implique de « circonscrire les dettes du passé en en mutualisant une partie ». On pense immédiatement à la partie qui dépasse le ratio de 60% du PIB. La perspective de la création d'un Trésor Européen est tracée, l'équivalent de l'institut monétaire européen qui avait précédé la création de la BCE, ce qui permet d'occulter l'épineuse question des euro-obligations en la dépassant. L'accent est mis pour conclure sur une avancée fédéraliste de l'Europe, afin de donner une « légitimité démocratique » à l'ensemble, selon les auteurs du document.

Comment ne pas relever dans cet exercice l'absence d'un troisième volet, indispensable à toute stratégie de désendettement ? et ne pas constater que rien n'est prévu au chapitre du désendettement du système bancaire européen, dont l'exemple espagnol montre qu'il mérite quelque attention ?Quant à l'offre de croissance qui sera annoncée à grand fracas d'ici la fin de mois, comment va-t-elle être accueillie si elle ne se traduit pas concrètement dans la vie quotidienne de ceux qui font les frais d'une austérité que David Cameron préfère renommer « efficacité », afin de chercher refuge derrière les mots ? Le temps est aux reconsidérations et il est en train de survenir ce que le gouvernement allemand craignait, le conduisant à ne rien vouloir céder : des premières mises en cause risquent d'en appeler d'autres.

Les Grecs viennent d'enrayer une machinerie péniblement lancée : il y a une limite à l'insupportable, au-delà de laquelle toute révolte trouve la première occasion qui lui tombe sous la main pour s'exprimer. Pour y répondre dans toute l'Europe, une inflexion stratégique fera-t-elle l'affaire, comme si ce n'était qu'une simple question de degré et de curseur ? Chaque chose en son temps : un deuxième moteur de la crise européenne vient d'être mis en route.

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a écrit le 12/05/2012 à 8:18 :
Je cite:
" La série noire continue : après la défaite de Nicolas Sarkozy, la chute électorale des deux grands partis grecs (impliquant de nouvelles élections sans trop d'illusion sur leur résultat), et la raclée reçue par David Cameron aux élections locales, voici la débâcle municipale de la droite italienne qui se confirme."

On rêve, je propose à François Leclerc de se jeter ce matin de la fenêtre du rez de chaussée, il ne se fera pas trop bobo.

ça s'arrange tjrs pas la tribune, pas de chance.
a écrit le 12/05/2012 à 0:33 :
On peut toujours disserter sur la crise, la dette, l'austérité, les dépenses, je ne lis pas souvent de commentaires qui prennent en compte le fait que derrière ces mots il y a des gens, de la misère. Chez nous...en France et de plus en plus. Penser que des politiques néo-libérales à l'Anglo-saxonne ou (n'en déplaise à certains) Allemandes sont la solution pour résoudre les problèmes est une erreur qui conduira inévitablement au retour de la barbarie.
a écrit le 12/05/2012 à 0:33 :
On peut toujours disserter sur la crise, la dette, l'austérité, les dépenses, je ne lis pas souvent de commentaires qui prennent en compte le fait que derrière ces mots il y a des gens, de la misère. Chez nous...en France et de plus en plus. Penser que des politiques néo-libérales à l'Anglo-saxonne ou (n'en déplaise à certains) Allemandes sont la solution pour résoudre les problèmes est une erreur qui conduira inévitablement au retour de la barbarie.
a écrit le 11/05/2012 à 11:43 :
Il n'est jamais question de réduire le train de vie de l'état.
Beaucoup de dépenses inutiles (voyages, personnel dans les ministères, voitures, logements de fonction) vous en voulez des économies je suis sur d'en trouver. Mais on me rétorque que ça ne représente pas beaucoup. OK mais l'exemple vient d'en haut ! recopiez ces même économies dans les régions les conseils généraux et les mairies vous verrez qu'à la fin on y arrive.
Alberto de brando
Réponse de le 11/05/2012 à 13:43 :
On ne peut plus d'accord avec vous. Je vois déjà une économie simple: M Rocard, 81 ans, ambassadeur auprès des régions polaires (sic!) nommé en 2009 par la droite...Une fonction toute honorifique, pour un dédommagement qui ne pas l'être. Et je suis bien persuadée qu'il n'est malheureusement pas le seul, loin de là. Combien d'économie ca ferait si déjà on s'attaquait à ce genre de positions abusives? La meilleure économie c'est encore ce qu'on ne dépense pas, pour parodier une formule dans l'air du temps...
Réponse de le 21/05/2012 à 18:22 :
100 % d'accord avec vous.
a écrit le 11/05/2012 à 10:07 :
Sans croissance pas de solution,on oublie souvent dans les debats la

mondialisation;le poids des BRICS est presque insupportable sans compter

le dumping social pratique par les pays emergents et les pays pauvres
a écrit le 10/05/2012 à 21:45 :
La crise, à mon humble avis, va commencer quand les gens vont s'apercevoir qu'on les prend pour des cons. Mais, ça va sdemander encore un petit peu de temps :-)
Réponse de le 11/05/2012 à 11:14 :
Depuis 5 ans , les Français ont compris que Sarkozy et l UMP les prenait pour des cons !
Réponse de le 11/05/2012 à 11:36 :
aprce que vous croyez vraiement que M. Hollande va trouver une solution miracle ??
Réponse de le 13/05/2012 à 13:01 :
laissez lui au moins le bénéfice du doute !
sarko nous prends officiellement pour des cons depuis 2002 !
a écrit le 10/05/2012 à 11:25 :
Project bond, fausse bonne réponse. Sans european buy act les revenus n'iront pas dans la relance de l'économie local. Par contre l'endettement, le remboursement impacteront les plus faibles ainsi que ceux qui le deviendront de fait (1982-1983).
a écrit le 10/05/2012 à 10:31 :
Série noire qui continue ou "bonne Ambiance" qui doit triompher de ces escrocs qui n'ont que ce qu'ils méritent ? " C'est le début de la fin" vient de déclarer ce matin Jacques Attali ! Sic.... et si c'était enfin vrai peut-être que l'An 1 de l'Humanité va pouvoir commencer et enfin respirer le bon air de la vrai vie !
a écrit le 10/05/2012 à 9:57 :
Ces jorionneries néo-marxistes sont toujours aussi comiques à lire. Il y a deux moteurs à la crise, ce sont les dépenses et les dettes publiques. L'austérité pour les secteurs collectivistes des économies européennes sont la prospérité pour les populations. Que les politiciens nous rendent notre argent, nous savons quoi en faire. Nous n'avons pas besoin des dépenses publiques qui produisent la récession, le chômage et la pauvreté.
Réponse de le 10/05/2012 à 11:00 :
C'est oublier un peu vite le plan de sauvetage des banques, qui a, me semblet-il, bien contribué à accroître de facon vertigineuse l'endettement public, non?C'est au contraire cette idée érigée en dogme absolu, qu'il faut toujours moins d'Etat qui pour que les populations prospèrent qui est à la base de la crise. Malheureusement le mythe voulant que l'économie se régule par elle même conduit surtout à soutenir des solutions court-termistes et qui favorise une partie réduite de la population laissant le plus grand nombre à l'abandon.

Je suis persuadée, que vous êtes content d'utiliser les infrastructures que l'Etat met à votre déposition (écoles, hôpitaux, police, justice) et tout ca a un prix...
Réponse de le 10/05/2012 à 11:50 :
Les dépenses et les dettes publiques existaient bien avant la crise des subprimes, elle-même conséquence d'un interventionnisme délirant, qui a favorisé l'endettement irresponsable des "ninja" et aggravé la situation par des manipulations monétaires pour sortir de la crise US de 2000/2003. En France, le chômage structurel existait bien avant la crise, parce que ce pays est depuis longtemps le plus socialisé au monde. Oui, les structures étatiques régaliennes (police, justice, armée) sont parfaitement justifiées, tandis que les autres secteurs collectivisés procèdent d'une spoliation. Les secteurs non régaliens collectivisés créent le chômage, la pénurie, la pauvreté et laissent les populations dans le dénuement et la crise. La gabegie, la pénurie et l'inefficience, la dette et la crise, le favoritisme pour quelques privilégiés, politiciens, hauts fonctionnaires et autres rentiers de l'Etat-providence, l'abandon des autres à leur sort, notamment des jeunes exclus, piégés par les rigidités du marché du travail, sont le vrai prix des structures étatiques non régaliennes. Nous subissons les conséquences du socialisme mis en oeuvre en France depuis plusieurs décennies : fuite des cerveaux et des capitaux, appauvrissement inéluctable, montagne de dettes publiques, société déstructurée et violente... On ne sait pas si le marché s'auto-régule. Il est en revanche absolument sûr que l'Etat incompétent est incapable de le réguler. Oubliez les ridicules jorionneries pour observer le monde réel. Ouvrez les yeux et pensez par vous-même !
Réponse de le 10/05/2012 à 13:12 :
Ce sont qui les guignols de l'économie, ceux qui nous disaient encore hier que tout va bien, que la crise est finie et qui n'ont rien vu venir ou bien ceux qui, comme Jorion, ont été les premiers à percevoir l'ampleur et les conséquences désastreuses de cette crise dont on a pas finit de voir les retombées ?
Réponse de le 10/05/2012 à 13:52 :
Mais je pense par moi-même justement et je ne récite pas un bréviaire ultra-libéral, qui excusez moi, mais est loin d'avoir fait ses preuves (UK et US).
Je ne suis pas non plus une adepte de Jorion, ni d'aucun autre gourou de l'économie. L'économie, telle qu'elle est pensée actuellement est une issue fatale. Il faut sortir du mythe de la croissance infinie, parce que nous sommes dans un monde fini. Vous vous insurgez contre l'endettement des Etats, mais cela ne vous gêne pas de vivre à crédit, écologiquement parlant, sur le dos des génération futures, qui auront en héritage une planète massacrée pour satisfaire d'illusoires piste de profits à court terme.

Pour votre flexibilité du travail, merci j'ai donné. Je n'ai jamais travaillé en France depuis le début de ma vie d'adulte. Et bien que je sois très diplomée (et pas anthropologie, hein), votre flexibilité du travail tant souhaité, m'a fait enchaîner situation précaire sur situation précaire. Parce qu'on veut bien vos compétences, mais on ne veut pas les payer.

Bien-sûr que les Etats étaient endettés avant la crise, bien-sûr qu'il est abérant de voir dans quels projets l'argent du contribuable est englouti. Mais justement il est temps de recentrer ses dépenses. Pour moi l'éducation est une fonction régalienne de l'Etat. Où seraient vos cerveaux qui fuient sans l'éducation?
Réponse de le 10/05/2012 à 17:53 :
Jorion est un membre éminent des guignols de l'économie. Jorion, c'est le guignol qui annonce la crise tous les jours pendant des années et qui s'imagine avoir raison alors que l'économie est bêtement cyclique. Il n'a pas pu anticiper cette crise pour la simple raison qu'il est incapable de l'analyser correctement. La principale jorionnerie, c'est de croire que c'est une crise du capitalisme alors que le capitalisme ne s'est jamais aussi bien porté à travers le monde, dans chaque pays qui a fait les réformes libérales indispensables et renoncé aux illusions collectivistes. Cette crise n'est pas mondiale : elle est circonscrite aux Etats providentiels plus ou moins obèses des pays occidentaux. Partout où l'Etat tend à être réduit à ses missions régaliennes naturelles, les économies sont aujourd'hui en pleine forme. Cette réalité est indépassable, cruelle pour les démagogues, et ce ne sont pas quelques jorionneries néo-marxistes insignifiantes qui y changeront quoi que ce soit.
Réponse de le 10/05/2012 à 18:18 :
Vous avez raison de ne pas écouter les jorionneries. Toutefois, il semble que vous tombiez dans le malthusianisme, autre guignolade économique. A vous lire, vous confondez croissance économique et ressources naturelles. Les deux n'ont que peu à voir, sauf à croire que les pays sans ressource naturelle sont condamnés et ne peuvent avoir aucune croissance, ce qui est particulièrement faux. Par définition, la croissance est tout aussi infinie que l'est la créativité humaine. Vous évoquez l'éducation : elle relève exclusivement de la famille. Quant à l'instruction, c'est un service économique et à ce titre, elle ne peut être que privée et concurrentielle. La seule fonction régalienne de l'Etat est de s'assurer que tous les enfants bénéficient d'une instruction leur permettant de gagner en autonomie, outil de la liberté et de la responsabilité. Pour cela, un système de chèque instruction en faveur des familles en difficulté financière est amplement suffisant : nul besoin d'un ministère de l'éducation.
Réponse de le 10/05/2012 à 18:44 :
US et UK ne sont pas des pays libéraux, loin s'en faut, alors qu'ils mobilisent entre 40 et 50% de leur PIB respectifs en dépenses publiques. Leur crise est de même nature que la nôtre : trop de dépenses publiques inefficientes, trop de dettes publiques, trop de pouvoirs, notamment monétaire, concentrés dans les mains de politiciens irresponsables et de quelques hauts fonctionnaires incompétents, trop d'argent "gratuit" distribué aux insiders qui vivent par, pour et en l'Etat, aux dépens des outsiders abandonnés à leur sort, nouveaux esclaves des premiers pour la part de leur travail spolié par les taxes, la dette publique ou l'inflation volontairement provoquée.
Réponse de le 11/05/2012 à 11:00 :
Eh bien permettez-moi d'avoir un avis divergent du votre. Non le capitalisme ne se porte pas mieux que jamais. Il n'y a pas de réelle situation cincurrentielles à grande échelle, dans la mesure où le circuit est fermé par des oligopoles tentaculaires. De plus si le capitalisme productif est en soi une machnie à prospérer, le capitalisme financier lui est en crise et n'apporte que l'entassement des richesses pour un plus petit nombre au détriment du plus grand.

Et quant-à l'instruction...et bien en fait tout tourne encore une fois en circuit fermé, selon votre modèle. Parce que c'est oublier que tous les parents ne peuvent pas soutenir leurs enfants dans leur domaine de l'instruction/éducation et je ne parle pas de moyens financiers. Et donc factuellement les enfants dont les parents ont un capital culturel élévés sont favorisés. Ils maîtriseront les codes, le langage, auront été dans les écoles qu'il faut etc.. et vos chèques n'y changeront rien. ´La seule chose qui permette à L'ascenceur social de fonctionner est plus de mixité. Et un Etat se donne les moyens d'atténuer les inégalités les plus flagrantes. Après, il y en aura toujours. Nous ne sommes pas égaux devant l'intélligence, le caractère etc...Mais je trouve votre darwinisme social très regrettable, mais bien dans l'air du temps.
Quand aux BRICS, plus leur classe moyenne s'étoffe, plus ils attendront de leurs Etats. Ca aussi c'est inéluctable. Tout le monde aime son confort, non?
Réponse de le 11/05/2012 à 19:04 :
Votre vision du monde avec deux capitalismes opposés n'est pas opérationnelle. Elle fait peut-être mouche dans les discours démagogiques politiciens mais elle ne correspond à aucune réalité tangible. Plus que jamais, les activités productives nécessitent des capitaux en grande quantité et une ingénierie financière performante. Les pays qui le comprennent s'adaptent au monde et s'en sortent. Les autres, dans l'impasse de leurs vieilles lunes collectivistes, seront exclus de la prospérité et mis au ban des nations, à ressasser leurs dettes, leur chômage et leur appauvrissement inéluctable.
Réponse de le 14/05/2012 à 12:11 :
L'accent est à mettre sur ingénierie financière performante: ce serait en effet souhaitable, mais en fait c'est vous qui n'êtes pas dans le réel. Parce que la vérité, c'est que sur le terrain, nos PME et TPE ne sont pas soutenues comme elle le devraient. Les produits financiers complexes et difficilement contrôlables (cf encore JP Morgan Chase) phagocytent un financement sain du système.
a écrit le 10/05/2012 à 9:50 :
Bankster rendez l'argent des paradis fiscaux, les banquiers ne supportent pas que les peuples soit heureux, ils sont riches à milliards avec du pouvoir plein les poches, mais ce n'est pas suffisant, ils veulent contrôler les gens et en faire des esclaves, ils ont ouvert la boite de Pandore, maintenant leur image est ternit à jamais avec leur amis politiques et multinationales qu'ils financent avec le remboursement des intérêts payer par les contribuables depuis la loi de 1973 Pompidou- Rothschild, et ils nous font la morale quand on est à découvert, et pillent sans vergogne les peuples en s'octroyant des privilèges colossaux, mais demain le peuple se lèvera, cela commence et ont a pas besoin de Mélanchon acteur poussif de la gauche...
a écrit le 10/05/2012 à 8:54 :
Bon ... les Etats renflouent en permanence les banques pour que celles ci-puissent les renflouer eux-même à prix fort et ça tourne en rond et en spirale vers l'apauvrissement et la récession ...
C'est tout ce qu'on trouvé les "soi-disant" économistes ?
Il faut virer tous ces incapables.
a écrit le 10/05/2012 à 8:27 :
une monnaie commune à des économies trop différentes (Allemagne, Grèce et même la France) n'a jamais marché et ne peut pas marcher. La monnaie d'un pays exportateur augmente et celle d'un pays importateur diminue. L'Euro bloque ces mécanismes nécessaires.Les dettes découlent des écarts export/import non corrigés par la monnaie. La seule issue est l'explosion de la zone Euro, mais c'est politiquement incorrect de le dire (PJ reste politiquement correct mais je suis certain qu'il y pense).
Réponse de le 10/05/2012 à 12:26 :
C'est tellement évident que c'en est à pleurer
Réponse de le 11/05/2012 à 16:56 :
En attendant, la majorité des échanges commerciaux des pays de la zone euros se font entre pays de la zone euros. Il est donc bien plus avantageux d'avoir une monnaie commune. Le problème est ailleurs...
a écrit le 09/05/2012 à 23:02 :
1-la BCE a livré 1000 milliards d'euro aux banques privées: ou est cet argent, notre argent publique?
2-les banques privées ont elles les compétences et l?honnêteté suffisante pour permettre la gestion correcte de ces fonds publiques?
Permettez moi d'en douter...
Sans nul doute la crise est monumentale: financière, économique, politique et morale
Sans nul doute les banques privées ont montré leurs limites
Sans nul doute l'argent publique est rare

l'Europe joue sans doute sa dernière cartouche
si elle rate la cible, c'est le chaos

et Barroso a une fâcheuse tendance a loucher
Réponse de le 10/05/2012 à 8:29 :
Chère Madame, les banques privées, comme toutes les entreprises privées ont une obligation de résultat. Il n'est que de regarder les bilans (puisque le mot est à la mode) des conseils généraux, régionaux et autres institutions pilotées par la gauche, pour voir la gabegie d'argent public. Il est vrai qu'ils appliquent le principe de base du socialisme: " Tout ce qui est à moi est à moi, tout ce qui est à toi est à moi "
Réponse de le 10/05/2012 à 9:25 :
"Les banques privés ont une obligation de résultat." Allez dire ça à Lehmann Brothers, Dexia et tant d'autres qui se cassent la gueule. Et d'accord sur le principe, si dans leur chute, elles n'entraînaient que les investisseurs portés sur le risque et les spéculateurs mais elles prennent en otage les Etats, les collectivités et les citoyens du monde entier. Il faut un nouveau Glass Steagal Act à l'échelle mondiale.
a écrit le 09/05/2012 à 21:26 :
Il est clair que chacun aura remarqué le "La série noire continue...". Paul Jorion est un psychanalyste vivant de la crise par son blog et la vente de ses livres. Bien d'autres trouvent aussi un revenu en essayant d'expliquer ce qui se passe et/ou en "rassurant" la populace incapable de frauder ou d'influencer son gouvernement. Il nait 1 église tous les 5 jours en France...
Réponse de le 09/05/2012 à 22:42 :
Quelle condescendance ! Quel ton fielleux !
Vous avez un mal vécu sur le blog de Paul Jorion ?
François Leclerc a fourni un suivi précis, constant et documenté de la crise, ce qu'on appelle du journalisme, engagé certes mais du journalisme.
Sur Fukushima il a effectué un travail remarquable par ailleurs.
Réponse de le 10/05/2012 à 0:30 :
Yvan, P. Jorion n'est pas psychanalyste mais anthropologue. Il est egalement economistes et il est malheureusement un des rares à avoir prévu la crise des subprimes avant 2007... Vous avez le droit de ne pas partager ses opinions mais sur les faits, leurs conséquences et les méthodes pour s'en sortir je pense qu'il vous faudra quand meme un sérieux argumentaire un peu plus détaillé que votre commentaire aigri pour nous convaincre du contraire.
Réponse de le 11/05/2012 à 14:32 :
Vous confirmez donc bien que François Leclerc aurait mieux à faire que de rester sur un blog. La Tribune, cela donne à réfléchir, non..??
Réponse de le 11/05/2012 à 14:44 :
Lutner. Je n'éprouve franchement pas le besoin de devoir développer un argumentaire sérieux alors que vous le défendez farouchement sans qu'il n'ait aucun diplôme d'état. Cette possession n'est pas importante en soi, mais votre défense acharnée montre, par contre, tout le problème.
a écrit le 09/05/2012 à 20:55 :
Il faut reconnaître,malheureusement, que FL a souvent eu raison dans ses analyses et observations sur la crise financière...

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