Le capitalisme est devenu pathétique

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Michel Santi est l'auteur de "Splendeurs et misères du libéralisme", ouvrage dans lequel il s'interroge sur les raisons de la crise qui secoue l'Europe.

S?il est contestable de parler de ?guerre des monnaies?, l?emploi de cette expression et l?usage de cette terminologie révèlent néanmoins une prise de conscience généralisée selon laquelle la dynamique du capitalisme est aujourd?hui sérieusement grippée. La parenthèse de coopération ? et d?harmonie ? globales est effectivement bel et bien fermée. Elle cède désormais la place à une période de fortes tensions marquée par le retour d?une compétition féroce entre nations. Et pour cause : comme la source de prospérité globale est sur le point de se tarir, les convives commencent à s?entre déchirer pour s?accaparer les dernières parts du gâteau.

La puissance chinoise s'est développée sans obstacles

Contraste absolu avec les trente années écoulées ayant vu l?émergence et l?enrichissement incontestés de la puissance chinoise. Que nulle nation au monde n?a tenté de remettre en question, et qui n?a provoqué aucune tension internationale et pas plus de friction avec ses voisins. Le développement spectaculaire de l?économie chinoise n?a-t-il pas engendré de vastes marchés, et profité du même coup à l?Asie du Sud-est, à l?Europe, à la Russie, aux Etats-Unis, aux exportateurs de pétrole et même au Japon ? L?antagonisme américano-chinois lui-même, avec les menaces proférées par les Etats-Unis quant aux manipulations chinoises sur leur monnaie comme le spectre de liquidations du stock chinois en bons du Trésor US, n?affectèrent quasiment pas le commerce international, pas plus que les profits des entreprises.

Les pays émergents et la financiarisation à l'origine d'une véritable orgie

En réalité, la richesse mondiale fut plus que quadruplée en moins de vingt ans, puisqu?elle est passée de l?ordre de 50 trillions de dollars au début des années 1990 à 200 trillions en 2007 ! La capitalisation globale des bourses à travers le globe s?étant, elle, appréciée de 11 à 65 trillions sur la même période. Orgie qui fut initiée et perpétuée par deux facteurs fondamentaux. D'une part, les délocalisations massives en termes de production industrielle en direction de pays à la taxation clémente, à la couverture sociale inexistante, aux salaires misérables et aux exigences laxistes dans le domaine écologique : les émergents.

D?autre part, le rapatriement des bénéfices des sociétés et des institutions financières vers leurs pays d?origine respectifs, aux économies intégrées. Liquidités qui autorisèrent ainsi la titrisation de prêts hypothécaires consentis à des familles insolvables et qui présidèrent à une progression sans précédent du marché immobilier. Liquidités qui furent donc canalisées vers les produits dérivés, vers les instruments à levier, bref qui profitèrent à toute la panoplie constitutive d?une bombe à retardement qui ne manquerait pas de ravager ses propres concepteurs : la financiarisation.

La modialisation appartient désormais au passé

La conjugaison de ces deux aubaines ? délocalisations et financiarisation ? permit le décrochage total des bourses. Car les flambées boursières révélèrent dès lors un univers en totale déconnection avec l?économie réelle telle que reflétée par les statistiques officielles comme le P.I.B. ou le taux de chômage. Cet enrichissement global ? et cette mondialisation heureuse ? appartiennent pourtant au passé.

Les entreprises, comme les Etats, devant désormais se partager une part de gâteau en peau de chagrin. Les nations souveraines elles-mêmes étant de nos jours réduites à se combattre ? voire à lutter contre des entreprises ! ? afin de préserver leurs intérêts toujours sur la sellette. C?est d?une part la Chine qui a sifflé la fin des réjouissances. Contrainte et forcée par la majoration de sa taxation des privés et des entreprises décidée pour compenser l?augmentation de ses salaires de l?ordre de 40% en quelques années. Tout comme ce sont les Chinois qui n?ont plus d?autre choix aujourd?hui que de se lancer dans des dépenses substantielles pour nettoyer leur atmosphère et leur pays des dégâts de cette production à outrance.

La compétition pour attirer les capitaux se transforme donc en une guerre des tranchées

Les ravages de la financiarisation et de ses effets les plus visibles (subprimes, crise du crédit, crise de la dette souveraine en Europe périphérique, implosion de la bulle immobilière espagnole, faillites bancaires en Irlande et en Islande, etc?) ayant par ailleurs achevé de transformer notre monde en un environnement ? hostile pour le capitalisme ? où la notion de profit facile est désormais à jamais éradiquée. La compétition pour attirer les capitaux se transforme donc en une guerre des tranchées, où même les Etats n?ont plus d?autre ressource que de créer de la monnaie (et donc de la dette) pour financer leurs déficits. L?autre bouée de sauvetage à leur disposition étant de remonter leurs taux d?intérêt afin d?attirer ces liquidités, au risque de délabrer davantage des économies mal en point et d?aggraver leurs déficits par un service de la dette ascendant.

Comme la quasi-totalité des nations de ce monde se retrouve aujourd?hui confrontée à ces dettes pharaoniques, leur unique issue consiste donc à générer des liquidités « fraîches » grâce au levier des exportations. D?où les dévaluations qui ne sont en réalité que la réponse ? ou la réaction pavlovienne ? à des profits et à des dettes évoluant en sens inverse. Voilà pourquoi cette « guerre des monnaies » ? qui a quelque chose de pathétique et de désespéré ? est appelée à perdurer, voire à s?amplifier. Voilà aussi pourquoi nous devons anticiper une situation conflictuelle à l?échelle mondiale. Même s?il est désormais évident que nos nations ont épuisé le filon de la création monétaire et de l?enrichissement par l?exportation.

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre de l'O.N.G. "Finance Watch". Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme"

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a écrit le 20/03/2013 à 11:35 :
la philosophie du capitalisme est "la maximisation du profit". (tout dirigeant qu'il soit d'accord avec ça ou non doit le faire sinon il sera viré) Il débouche donc nécessairement sur la surexploitation de la nature et de l'homme. On en voit les conséquences : surpêche dans les océans, destruction des forêts, amoncèlement de déchets, pollutions etc... il faut donc fixer des "bornes" à ne pas dépasser. Finalement le problème de l'être humain c'est le refus des limites. Il se croit tout puissant. Il est mû par l'avidité et l'orgueil.
Réponse de le 04/04/2013 à 9:34 :
la philosophie du capitalisme c'est la propriété privée des moyensde production. La maximisation du profit est un comportement humain qui se retrovue dans toutes les sociétés, et la polution est liée au non respect du droit de propriété, symbole du capitalisme, et nno du socialisme, voilà pourquoi les pays socialiste cad où l'on ne respecte pas le droit de propriété sont les plus pollués ... le reste de votre commentaire est du pur nihilisme anti humain ....
a écrit le 08/03/2013 à 15:01 :
Ce que vous décrivez n'a aucun rapport avec le capitalisme ou le libéralisme, mais tout avoir avec l'étatisme. Toutes les décisions prises par les gouvernements dits de gauche sont favorables aux grands groupes au détriment des entrepreneurs. L'inflation gigantesque des législations et du pouvoir des états, organismes internationaux et autres n'ont en rien favorisé l'entreprise ou la liberté, mais la rente de ceux qui sont leurs alliés objectifs, que ce soit pour leur financement, leur confort personnel (revolving door) ou la promotion de leurs agendas. Et vous le savez évidemment.
a écrit le 07/03/2013 à 8:43 :
Je ne vois pas le rapport entre le capitalisme( qui dépend du concept d'actionnaire et de contrat) et les dettes actuelles( la debtocratie), il me semble que c'est une volonté politique de couler les pays en les endettant par électoralisme( on a tous vu clairement nos dirigeants européens voulant couler et punir l'islande pour avoir appliqué la règle de base du libéralisme de laisser couler les mauvais gestionnaires) signe que le système était déjà pleinement vicié, et qu'autrefois, quand un pays se ruinait ainsi à cause de ses politiciens, il allait simplement faire la guerre pour voler les richesses de ses voisins( en général les métaux précieux et les esclaves donc l'énergie) et ainsi compenser.
Par contre le système actuel de création monétaire, oui, il cause problème et on peut l'améliorer, mais au final, c'est toujours une histoire de politiciens corrompus, vous savez que ce signifie corruption au moins ? cela n'a pas de lien avec le mal, cela signifie qu'une entité ne fait simplement pas son boulot pour lequel elle a été créée, "la politique c'est prévoir", un des rares à avoir prévu en France c'était Bayrou et vous avez bien vu que tout le monde se fichait de lui, maintenant tout le monde commence à reprendre son programme( sans le dire et en plus mal fait)avec des années de retard.
Vous aurez toujours à chaque génération des gens oubliant pourquoi il y a eu des crises auparavant, et pourquoi telle solution a été mise en place, et répétant les mêmes erreurs; là actuellement les économistes et les politiciens semblent tournés tout droit vers la planche à billet, et se disant que l'inflation ce n'est pas si grave au fond, énième épisode de la tragi-comédie humaine.
Il est toujours étonnant de voir tant de gens, à priori intelligents, vouloir trouver d'énormes explications et changer le monde simplement pour une chose toute bête( on se coltine la conjugaison de la crise de 1929 d'un excès de dette de consommation avec celui du japon de 1990 d'un vieillissement), la démographie s'arrête de croitre donc la consommation s'arrête donc la rentabilité s'arrête donc les prêts s'arrêtent, donc y'a plus de croissance, donc plus personne ne peut payer ses traites, c'est juste la fin du monde de la dette à court terme, il faut juste faire attention que la dette à long terme ne se transforme pas en esclavage( on oblige les fils à payer les dettes de leurs père et les intérêts s'accumulent) comme ce fût le cas plusieurs fois par le passé, pour cela il faut empêcher les prêts supérieurs à 30 ans et autoriser le défaut comme outil "normal", le prêteur n'avait qu'à ne pas prêter à de mauvais gestionnaires.
Réponse de le 07/03/2013 à 15:47 :
La corruption existe, elle est réelle et condamnable, mais elle n'est pas le problème réel. Si nous avons un système de création monétaire absurde, c'est parce qu'aucune solution meilleure ne peut être trouvée. Notre problème n'est pas de créer de l'argent (ça c'est facile, il suffit d'imprimer des billets) mais de créer de la valeur, qui est le concept abstrait et impalpable qui s'exprime de manière concrète dans l'argent. Or la valeur ne se crée que par la dépense de travail humain. Dans le capitalisme, la nature même du marché pousse tous les acteurs économique à augmenter continuellement leur productivité, ce qui ne peut se faire qu'en se débarrassant du plus possible de travail humain. Il n'y a qu'à voir ce que dit le gouvernement en ce moment : si on augmente pas la compétitivité (donc la productivité) des entreprises, celles-ci couleront et l'économie en pâtira. Donc pour que l'économie ne s'effondre pas, il faut augmenter la productivité, c'est-à-dire produire de moins en moins de valeur. C'est une contradiction fondamentale de ce système. Pour se maintenir en vie, il doit se détruire à petit feu. Jusqu'ici, on a compensé les effets de cette destruction par une augmentation du volume de marchandises produites et vendues (nos grands-parents seraient étonnés de voir tout ce qu'un français moyen possède aujourd'hui : voiture, ordinateur, électroménager, gadgets divers, produits jetables, etc). Cela compense très bien la destruction de valeur. En effet, si une marchandise contient deux fois moins de valeur parce qu'on a augmenté la productivité, eh bien si on en veut deux fois plus, cela revient au même. Pour éviter l'effondrement économique, il a fallu générer des volumes énormes de marchandises. Ce qui a donné ce qu'on appelle à tort "la société de consommation". Mais dans les années 70, la révolution micro-informatique a démultiplié la productivité dans des proportions gigantesques. Les machines electro-mécaniques, complexes et très limitées, ont été remplacées par des machines intelligentes, basées sur des micro-processeurs. A partir de cette époque, la productivité à augmenté de manière démente, et donc la création de valeur s'est effondrée. Mais nous n'avons pas pu augmenter suffisamment les volumes de marchandises pour compenser cela. Les gens ne vont pas acheter 5 voitures, 10 téléviseurs, 4 frigos chacun, il fallait créer de nouveaux marchés, de nouvelles marchandises. On l'a fait (ordinateurs, téléphone portable, plats préparés, après-shampoing, domotique, on peut citer mille choses nouvelles qui n'existaient pas auparavant), mais on a pas pu le faire de manière suffisante pour compenser une telle chute de la quantité de valeur créée. Tout simplement parce que nos besoins et nos envies ne sont pas extensibles à l'infini, et on ne peut pas passer notre vie à faire du shopping du matin au soir. Donc dès les années 70, il a fallu trouver une nouvelle manière de compenser la chute de la quantité de valeur. C'est là qu'on a décidé que l'Etat ne battrait plus monnaie, car dans une telle situation, cela revient à imprimer du papier coloré sans aucune valeur. On a décidé qu'il faudrait désormais emprunter sur les marchés financiers. Comme il faut payer des intérêts, cela incite à faire davantage attention, cela est moins facilement tentant que d'imprimer de la monnaie. Ca n'a pas marché non plus, et plutôt que d'avoir une inflation gigantesque, on a eu un endettement gigantesque. Ce qui revient un peu au même : les deux méthodes permettent d'obtenir de l'argent qui n'a aucune valeur réelle, car il n'est issu d'aucune activité économique réelle. La difficulté d'investir de manière rentable dans l'économie réelle a poussé les investisseurs vers les marchés financiers, dans lesquels il est possible de dégager un profit aussi bien quand les cours montent que quand ils baissent. Tandis que dans l'économie réelle, il faut réussir à vendre. En pariant sur la baisse du cours des actions d'une entreprise, on peut faire un profit avec une entreprise qui se casse la figure. Si depuis les années 70, l'endettement augmente continuellement, c'est parce qu'il n'est plus possible, techniquement, de compenser la chute de la quantité de valeur produite par notre société. Comme on ne sait plus quoi faire, les Etats sont contraints d'injecter de l'argent dans les pays au bord de la faillite. Donc après avoir transféré la création d'argent des Etats aux banques, voilà que l'Etat reprend la main pour financer les pays en difficultés. C'est symptômatique du fait que personne n'a de solution, et personne n'a de solution parce que techniquement il ne peut y avoir aucune solution. Voilà le rapport entre le capitalisme et les dettes actuelles. Le capitalisme implique obligatoirement ces dettes un jour ou l'autre. Marx le savait déjà, quand il parlait de "capital fictif", c'est à dire de dette. Mais aujourd'hui, tout le monde choisit de l'ignorer ou de le réfuter, car nous voulons tous croire que le capitalisme est un système durable, ce qu'il n'est pas. Nous refusons de faire une croix sur le confort matériel qu'il nous a apporté, sur la société de consommation, dont on croit jouir (alors qu'en réalité, la plupart des choses qu'elles nous offre sont oubliées en un rien de temps, il n'y a qu'à voir ce qu'on appelle à tort la "mode", un jour quelque chose est génial, le lendemain il est sans intérêt, parce que nous sommes dans une fuite en avant qui correspond au caractère intrinsèquement dynamique du capitalisme). Nous croyons que ce que nous appelons économie est un concept vital et qui a toujours existé, alors qu'en réalité, il ne sert à assurer la subsistance de la société que depuis quelques siècles, et avait un rôle marginal et facultatif dans les sociétés pré-capitalistes. Donc notre système va s'effondrer sous peu, car tout l'argent fictif que nous avons créé va, au fur et à mesure qu'il va circuler, révéler sa vraie valeur, c'est-à-dire rien du tout. Lorsque le système aura coulé (d'ici quelques mois ou années à priori), la société sortira instantannément du capitalisme. Il ne sera plus question d'aller fabriquer des choses qui ne servent à rien, pour gagner un salaire, et ensuite s'acheter à manger. On fabriquera à manger et on le mangera directement, sans passer par une transformation en argent. Le concept de valeur marchande disparaitra, il ne restera que la valeur d'usage, c'est-à-dire ce qu'on peut faire concrètement avec quelque chose. C'en sera fini des usines polluantes, de la nourriture chimique, et de toute la modernité. Le concept de productivité disparaitra lui aussi, car s'il est toujours utile de fabriquer une chose plus vite, fabriquer une chose plus vite n'augmentera pas sa valeur. Un steack sera un steack, et sac Louis Vuitton sera un sac Louis Vuitton. Personne n'échangera un steack contre un sac Louis Vuitton, ce que tout le monde ferait aujourd'hui puisqu'un steack coûte 3 euros et un sac Vuitton 800 euros. Donc si j'achète un steack, que je l'échange contre un sac Vuitton, puis que je revends le sac, je suis assuré de gagner plusieurs centaines d'euros. Dans une société où la valeur marchande n'existe plus, cela n'a plus de sens. Il n'y a plus de dynamique pour valoriser le capital, ce que nous sommes obligés de faire à l'heure actuelle. Et du coup, il n'y aura plus non plus de faux besoins, tel que le besoin d'envoyer un signal "j'ai un sac Vuitton" à ses proches. Ce narcissime découle du fait que la médiation sociale s'effectue dans le capitalisme par le travail (la production de biens solvables sans égard à leur utilité réelle). Il faudra certes surmonter une phase de colère, de destruction, mais ensuite, il sera temps de reconstruire une nouvelle société. Avec un peu de chance, on ne reprendra pas le capitalisme de zéro pour tout recommencer...
Réponse de le 07/03/2013 à 23:05 :
La capitalisme n'est pas rose mais jusqu?à preuve du contraire il reste le moins pire de tous les systèmes ayant existés. L'un des corollaire du capitalisme et de l'économie de marché est que les marchés financiers se régulent eux même et limitent les abus ou la corruption. C'est dans la nature humaine de vouloir toujours plus, mais des qu'un groupe d?intérêt s'engouffre dans une faille, le marché répond par une correction rapide et ainsi s'auto contrôle. On appelle cela une bulle. En clair des qu'il y'a une bêtise, on se fait taper sur les doigts et on revient sur le droit chemin... jusqu?à la prochaine. Dans le capitalisme on peut s?élever socialement et améliorer son niveau de vie a condition d'avoir une idée, un don, une compétence particulière. Aucun autre système de société n'a jamais pu le permettre par le passé, car chacun d'entre eux est basé sur une élite et une hiérarchie sociale figée (des castes peut être). Quelle frustrations de devoir toujours restés a sa place et de n'avoir aucune possibilité d'avenir si l'on n'est pas naît dans une bonne famille. Le retour a la monarchie ou au communisme, très peu pour moi.
Réponse de le 08/03/2013 à 3:51 :
Le moins pire des systèmes, mais le seul à avoir engendré deux guerres d'ampleur planétaire, ayant causé la mort d'une partie significative de l'humanité, dans des conditions d'horreur inédites dans toute l'histoire, et cela en un rien de temps. Le moins pire des systèmes, mais le seul à faire disparaître 26280 espèces vivantes chaque année (selon l'UICN). Le moins pire des systèmes, mais le seul à avoir rendu inhabitables deux villes dans deux pays, pour des millions d'années. Le moins pire des systèmes, mais le seul dans lequel 25% de la population aura recours aux antidépresseurs au moins une fois dans sa vie, et où 13,5% de la population en consomme de manière régulière (en France, source OFDT). Le meilleur des systèmes, mais le seul dans lequel la dépression est sur le point de devenir la 2ème cause d'invalidité dans le monde (source OMS). Le meilleur des systèmes, mais le seul dans lequel on voit des massacres gratuits de gamins dans des écoles tous les ans, sans qu'on ne se demande pourquoi c'est apparu. Le meilleur des systèmes, mais le seul où le français moyen passe 50% de son temps libre devant un écran (source Insee). Le meilleur système, mais le seul de toute l'histoire où 1 milliard de gens se trouve en situation de famine. Il y a davantage de personnes en situation de famine aujourd'hui qu'il n'y avait d'humains sur toute la planète il y a 200 ans (donc on progresse, c'est clair, et vite en plus). Le meilleur système, mais le seul dans toute l'histoire où la famine n'est plus causée par une pénurie de nourriture (mauvaises récoltes, catastrophe naturelle), mais par une pénurie d'argent, alors que la productivité agricole est de loin la plus élevée de toute l'histoire de l'humanité.

Si ça ce n'est pas le meilleur système, alors je ne sais pas ce que c'est. Et encore, j'en passe et des meilleures.

Si nous trouvons que c'est le meilleur système, c'est tout simplement parce que nous sommes né dans ce système. Imaginer une frustration de ne pas avoir du pouvoir ou de l'argent dans le passé, c'est transposer le point de vue actuel sur les sociétés précédentes. Il est extrêmement probable que ce genre de frustration n'existait pas ou peu dans les sociétés qui ont précédé le capitalisme. Il est aussi très probable que la majeure partie du confort matériel moderne eut paru sans intérêt à la quasi-totalité de l'humanité. Tout comme nous ne souffrons absolument pas le moins du monde de ne pas avoir tout ce qui sera inventé dans 100 ans, puisqu'on ne sait même pas ce qui sera inventé dans 100 ans. Toutes les sociétés se croient meilleures que les autres. Nous nous croyons meilleurs que les sociétés précédentes, mais il est à peu près évident que si les Anciens pouvaient nous voir, ils auraient la nausée, car notre époque représente à peu près l'opposé de toutes leurs croyances. Et nos croyances représentent à peu près l'opposé des leurs. Mais filubin, quand le capitalisme se sera effondré, donc d'ici peu de temps, vous réfléchirez à tout ça. Vous verrez que ce que vous désirez vraiment, ce n'est pas la réussite économique, l'argent, le prestige social, et ce genre de chose.
a écrit le 06/03/2013 à 9:04 :
Ils (???) profitent des avancees scientifiques avec l invention des machines a billets, on imprime et on verra apres (Quand?????????????????????????????????????)...
a écrit le 06/03/2013 à 0:31 :
il me semble, comme d'autres l'ont écrit avant M. Santi, que si la situation est bien pathétique, le capitalisme quant à lui est fondamentalement pathogène. Il en est d'ailleurs de même d'à peu près tout ce que l'homme pense ou créé... Le pb, me semble-t-il, est d'un autre ordre qui s'appelle la régulation. Les dirigeants de la planète, y compris les socialistes dont le radical "social" n'est qu'une diversion, ont choisi depuis bientôt deux générations de déréguler pour de basses questions de pouvoir. Ce qui sera vraiment pathétique à mes yeux, c'est la façon dont ils pourraient le perdre et celle avec laquelle ils se défendront d'avoir pris part d'une quelconque manière à la débâcle. Wait and see...
a écrit le 06/03/2013 à 0:20 :
ce sont les multiplicités d'interconnexions qui ont autorisé la libre circulation de l'énergie (bien et personne) et de l'infomation (argent, données). Rendus possibles par les progrés de la science et des transports. Ce qui résiste est l'état nation, timbre poste à produire du droit local quand la notion de communauté n'est plus géographique. Le Darwinisme économique est un fait et seule une gouvernance mondiale le modèrera, pas les intérêts de fiefs régionaux
a écrit le 05/03/2013 à 20:42 :
Pourquoi un tel titre d'article '' Le capitalisme est devenu pathétique''? On c'est très bien d'avance que sans le capitalisme, notre société ne fonctionnerai tout simplement pas. Bien que nous ayons des dettes jusqu'au cou, ou que l?Europe ne fonctionne pas forcement comme prévu, nous ne pouvons revenir en arrière. ASSUMONS NOUS !
Réponse de le 05/03/2013 à 22:31 :
Pas du tout,
le capitalisme d'une simple idée de régir les échanges ( qui existaient avant le capitalisme )
a permis d'handicaper l'avenir, pour enrichir le présent, en mettant en place de plus en plus d'endettement. Seulement voilà il arrive un moment où les échéances ne peuvent plus être repoussées.
Le capitalisme du XIXe est devenu malade car la croissance infini ( et en partie exponentielle ) qu'il prône mécaniquement, n'est pas possible dans un monde fini ! C'est de la physique élémentaire. C'est pourtant tellement logique que toutes les philosophies précédant notre époque moderne l'avaient banni !
a écrit le 05/03/2013 à 15:24 :
Mr Santi confirme l'affirmation de Von Mises p 104 de son livre "le socialisme, étude économique et sociologique" => "le socialisme, c'est la supression du rationnel et par là même de l'économie"
a écrit le 05/03/2013 à 14:10 :
Je ne partage pas le pessimisme de l'auteur, ni d'ailleurs le commentaire sur les "economistes de l'OTAN"...(qui n'a toujours rien compris à la réalité économique: le capitalisme n'est que la conséquence des échanges monétarisés...il réapparaitra toujours ...).
Certes nous souffrons d'un manque de régulation, sans la quel le libre échange ne peut parvenir au marché idéal, et oui la bulle financière existe et menace les monnaies etc...
Mais au fond tout cela n'est "qu'une crise" d'adaptation: les puissants d'hier ne veulent pas perdre leur pouvoir, aussi se sont ils endettés pour maintenir leur train de vie...alors que la puissance émergeante des Chines and co... est une donnée historique incontournable. Alors la tempête monétaire va-t-elle se déclencher et entraîner avec elle une véritable guerre entre les nations? Je ne le crois pas, au contraire tous les mécanismes de concertation (G20, ONU et autres "machins") bien que peu efficaces chacun séparément, ont crée une situation totalement inédite. De même l'explosion du commerce grâce à des coûts du transport maritime extraordinairement faibles, a créer une interdépendances des acteurs économiques fantastique. Je crois tout simplement que les baudruches vont se dégonfler mollement, avec des soubresauts et encore bien des crises ici et là et tout doucement, moyennant l'impact de la hausse de matières premières, première grande conséquence de la crise écologique, va obliger au retour au réalisme.
Mais tout cela se fera avec des injustices, des inégalités, les classes moyennes des ex grandes puissances de l'ouest vont payer très cher (ou plutôt vont continuer à) etc...pas joli du tout...
a écrit le 05/03/2013 à 11:48 :
On remarque toujours trois problèmes chez les économistes de l'OTAN.
1) Cette façon d'ignorer la nocivité du capitalisme comme système de production. Autant expliquer directement que la fin justifie les moyens et donc que les bénéfices justifient de dépouiller son propre pays de toutes les industries et entreprises d'états. Et aujourd'hui de faire monter les prix pour toujours avoir l'impression d'être dans un âge d'or...
2) Ce racisme qui ne dit pas son nom: la Chine, les émergents. Les pays à histoire de production esclavagiste n'ont fait que continuer d'utiliser l'étranger, l'autre, "l'inférieur" pour produir à moindre coût. Encore une erreure fondamentale que l'expérience de l'histoire aurait put contrer, car l'économie est aussi chose humaine, pas seulement chose d'argent, ce sont des échanges humains. Et en l'occurence le dit sauvage comme l'a montré Hegel, finit par prendre son indépendance avec la conscience d'être le seul levier de production humaine. Et voilà le fondamentaliste du bénéfice dans la merde qu'il a créé.
3) L'effort de guerre pour maintenir cette domination qui empêche le dit sauvage de prendre en main à 100% sa production donc les bénéfices du capitaliste. Celui ci coûte extrêmement cher, plus que les sur primes ou autres et pour un résultat plus que douteux même en Afghanistan ou y'a pas grand chose. Personne ne se pose la question Irak et planche à billet; mythe ou réalité???
La solution: une sortie rapide et consciente de ce modèle toxique pour son utilisateur et la recherche de bénéfices autres que monétaires pour équilibrer la balance. Des moyens humains et efficaces pour une fin qui a du sens...
Réponse de le 05/03/2013 à 15:11 :
pouvez vosu expliquer cet a priori dans votre argument : "la nocivité du capitalisme" ??? et aussi : "les pays à histoire de production esclavagiste " ??? l"l'économie est échanges humains" ??? Sauf que Hegel est le maitre à penser de tous les socialistes, avc les succès économiques que l'on sait .... bref, encore un charabia socialiste incompréhensible. Du gloubi boulga... Comme diait Von Mises : "le socialisme, c'est la supression du rationnel et par là même de l'éocomie" et votre prose est complétement irrationnelle ...
Réponse de le 05/03/2013 à 16:28 :
@ john galt, d'autant plus drole que ces pseudo-philosophes qui s'essayent à l'économie sont souvent des bons bourgeois bobo bien trop nourrit par un système qui leur a offert une certaine forme d'éducation; c'est juste leur petit fonds de consciences de bisounours moralisateur qui les font culpabiliser ; ) peace and love et surtout, RTT.
Quand ils parlent de la "nocivité du capitalisme" comme système de production, c'est qu'ils imaginent que leurs écrans plats et autres iPhone poussent dans les arbres du service public? comme leur fiche de paye d'ailleurs. Ils insultent le capitalisme, traitant de raciste mais ils sont effrayés par l'ouvrier chinois, l'ouvrier étranger qui leur retire le pain de la bouche. C'est pas les bénéfices qui dépouillent le pays, leurs bulletins de vote qui adoubent leurs chefs politiques. Ils vous parlent des dit sauvages esclaves sans savoir qu'ils sont d'abord vendus par leur semblables.
Et vive le travail à la chaine, à condition que quelqu'un donne une valeur à ce qui en sort ;) le client est roi, et le client aime la concurrence, lui.
Réponse de le 05/03/2013 à 16:52 :
@ zéphir : + 10000 !! vous soulignez les contradictions fondamentales de tous ces "penseurs" à la petite semaine
Réponse de le 06/03/2013 à 2:23 :
Je ne suis pas un bourgeois, je rappelle qu'une économie est une science humaine qui se base avant tout sur une idéologie. Le discours naïf de la régulation des échanges existe de tout temps et partout. Celà ne change qu'il recouvre toujours une idéologie des relations humaines.
Le secret de la Chine est là plus que dans l'explication d'un mécanisme qui ne se comprend même plus aux USA; au passage aucune guerre pour eux (pour l'instant mais c'est bien le moment pour rester calme). Mais peut être que j'ai tort et celà se vérifiera puisque le capitalisme est en réforme, on verra ou on en sera dans 10 ans.
J'espère tout de même voir l'Europe changer de direction pour garder ses partenaires et sa production toujours viable car c'est tout ce qui compte. Qu'il y ait moins de bénéfice ou de domination économique, peu m'importe du moment que le tissus économique reste vivant et bien vivant!!!
a écrit le 05/03/2013 à 11:15 :
article très interressant mais qui aurait été inaudible voilà 5 ans , la mondialisation comme en 1929 c'est bientôt fini , problèmes sociaux , problèmes fiscaux , le privé qui donne une dette colossale aux états qui eux meme ont coupés les recettes fiscales , dans cette fuite en avant on est entré dans le mur et a présent il va falloir tout revoir , surtout en europe sinon l'Europe ne sera bientôt plus qu'un souvenir tellement les peuples auront eu l'impression d'avoir été grugés , la mondialisation ne pouvait pas marché quand on regarde le dumping social , fiscal et monétaire c'était cousu de fil blanc , mais on a essayé de nous faire croire au mirage économique total et global , on a vu cela dans les années 20 et cela a fini en tragédie , esperont qu'on évitera de faire bis repetitas
Réponse de le 05/03/2013 à 15:23 :
"la mondialisation comme en 1929 c'est bientôt fini" ???? c'était comment la mondialisation en 1929 ? Vous pensez que la mondialisation va s'arrêter en consultant votre Ipad conçu aux USA, fabriqué en chine avec des composants allemands et japonais, et importé en france par un transporteur grec battant pavillon nigerian avec un équipage philippin ? soyons sérieux ...
Mais c'est vrai, la mondialisation ne marche pas (la spécialisation du travail ça ne marche pas pour s'enrichir peut-être ???), alors qu'il n'y a jamais eu aussi peu de pauvres... allez dire cela à quelqu'un d'autre qu'un français, vous le ferez bien rire. En tout cas, vous me faites bien rire, merci bcp !!!
Réponse de le 05/03/2013 à 22:40 :
@john galt
"alors qu'il n'y a jamais eu aussi peu de pauvres"
d'où vous vient cette citation ? C'est bien une Citation j'espère ? Vous ne vous aventureriez pas à imaginer une telle affirmation sans aller la vérifier par vous-même ?
Je veux bien qu'on le croit en Europe, mais la courbe a déjà commencé à s'inverser, y compris en Allemagne où le nombre de bas-salaire est en augmentation depuis 2 ans.
a écrit le 05/03/2013 à 11:00 :
Sombre analyse mais oh combien clairvoyante.
a écrit le 05/03/2013 à 9:36 :
Ils ont le beau rôle ces économistes qui ne voient rien venir en majorité,les quelques rares qui arrivent a faire de la prospective par chance ou grâce a leurs talents sont ignorés par leur pairs.
Qui croire sur la même page on peut trouver tout et son contraire
a écrit le 05/03/2013 à 9:32 :
L'humanité est une impasse.
Réponse de le 05/03/2013 à 10:02 :
La vie tue, lustucru?
a écrit le 05/03/2013 à 7:56 :
Qu'est-ce que c'est, ces "trillons" ? Il existe une façon normalisée de désigner les multiples : méga, giga, téra. Si chaque branche se fait son petit vocabulaire dans son coin en ignorant le reste du monde, pas étonnant que ce soit le bordel et que les gens ne se comprennent plus.
Réponse de le 05/03/2013 à 8:57 :
Un trilion est un million de milliard selon la seule nomenclature en vigueur s'agissant d'unités monétaires. Ouvrez autre chose que l'Equipe de temps en temps çavous évitera de vous galvauder dans ce genre de commenatires.
Réponse de le 05/03/2013 à 9:22 :
effectivement
Réponse de le 05/03/2013 à 9:37 :
Exact, Diamanti.
Vrai, c'est un système complètement normalisé qui existe depuis le quinzième siècle et qui a valeur légale : décret 61-501 du 3 mai 1961.
C'est donc la seule façon de quantifier des valeurs monétaires compréhensible par tous.

Réponse de le 05/03/2013 à 9:39 :
un peu de calme: méga, giga, téra ne sert que pour l'informatique. Un trillion est un milliard de milliards. Mais il est probable que l'auteur de l'article maîtrise mal les langues, et ait mal traduit de l'anglais: aux US, "one trillion" représente 1000 milliards. Précisons que les unités monétaires sont les mêmes que pour compter des billes, des litres ou des voitures....
Réponse de le 05/03/2013 à 10:03 :
Les gens qui ne connaissent pas l'échelle longue, adoptée officiellement en France en 1961, ont peu de chance de connaître le préfixe « exa », qui correspond à trillion.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelles_longue_et_courte#Noms_des_grandes_puissances_de_10
a écrit le 05/03/2013 à 3:10 :
Un économiste, c'est un peu comme le manuel de montage du meuble IKEA acheté durant le WE: on le prend en compte, mais ce n'est ni grâce à ses instructions, ni grâce à ses muscles que l'on construit finalement le berceau du bébé. Ces "pseudos-experts" ont tous des trucs racoleurs et dingues à raconter. La morale - récente - de l'histoire est que ces gens ne pigent rien à rien - pas plus que nous, humble faiseurs, en tous cas.
Réponse de le 05/03/2013 à 9:30 :
Ah les experts de l'Internet.... Ils pullulent sur les forums et ont des avis définitifs sur tout. En général, ils écrivent du PMU.
a écrit le 04/03/2013 à 23:59 :
Ce n'est pas le capitalisme qui est ici décrit mais le mercantilisme étatique le plus obtus qui voit s'affronter les nations entre elles dans une guerre absurde sans foi ni loi. Le capitalisme quant à lui, pour ce qu'on en sait, ne s'est jamais aussi bien porté, partout où on veut bien le laisser rendre les populations plus prospères. Dès que les nations auront renoncé à leur prétentions criminelles de lutte sans fin, le monde entier pourra pleinement profiter des bienfaits du capitalisme. Un signe fort de ce renoncement sera la suppression des monnaies nationales par des monnaies privées concurrentielles.
Réponse de le 05/03/2013 à 2:18 :
Vous ne changerez pas la vérité donnant de faux chiffres. L?Afrique a vu ses populations sous-alimentées de près de 20% sur la période que vous citez.
Réponse de le 05/03/2013 à 6:55 :
Vous voulez dire bien moins que lors de la présence forte de démocraties socialistes florissantes? Cessez donc de toujours vouloir détourner les débats: ce qui est en cause n'est évidemment pas le capitalisme, mais ses dérives rendues possibles par les mêmes qui ont permis celles du socialisme: les étatistes et collectivistes de tout poil.
Réponse de le 05/03/2013 à 8:15 :
Le seul pays "liberal" en Europe, c'est l'Angleterre. L'auteur doit revoir sa copie !!
Réponse de le 05/03/2013 à 15:12 :
@Neuneu : avec 52 % de part dans le pib pour les dépenses publiques, vosu repasserez pour le libéralisme de l'angleterre ....
a écrit le 04/03/2013 à 21:25 :
Le capitalisme est donc devenu "pathetique". Sauf que selon les dernières statistiques des Nations Unies sur le Developpement, le taux de pauvreté a connu un recul spectaculaire au cours des dix dernières années. Désormais un humain sur deux vit dans la classe moyenne au lieu de un sur trois il y a dix ans. La manultrition recule partout meme en Afrique. Une chose est sûre : le capitalisme est le plus mauvais des systèmes ... à l'exception de tous les autres. Aucun système n'est encore parvenu à le détroner et certainement pas le communisme.
Réponse de le 04/03/2013 à 22:46 :
le capitalisme n'est pas un système, c'est un bricolage historique. Personne n'a jamais pensé le capitalisme, sauf après coup
Réponse de le 04/03/2013 à 22:57 :
Sauf que le communisme n'est qu'une variante du capitalisme, d'où son surnom de "capitalisme d'Etat". Le capitalisme va connaître le même sort, l'effondrement. Il augmente en effet les conditions matérielles de la vie, mais souffre d'un gros défaut : il n'est pas durable (pour les raisons que j'explique dans mon autre commentaire plus bas).
Réponse de le 05/03/2013 à 15:26 :
@ Raco : le capitalisme d'état est le nom technique du socialisme, absolument pas du capitalisme. Le capitalisme, c'est la propriété privée des moyens de production. Le capitalisme est le seul système économique durable, car c'est le seul système rationnel de gestion des ressources rares ... et oui ...
Réponse de le 05/03/2013 à 20:05 :
Il est peu intéressant de nommer des variantes de forme quand le fond reste le même. Le fond, c'est la marchandise. Peu importe qui possède les moyens de production des marchandises si la marchandise est là dans les deux cas. Le fétichisme de la marchandise et le sujet automate qu'est la valeur sont là dans les deux cas. Ce n'est pas changer le nom sur un titre de propriété qui change quoi que ce soit aux mécanismes sous-jacents à tout ça. Le capitalisme est un système au développement exponentiel (vous avez lu l'article, notamment le passage qui parle de multiplication de trillons ?), c'est pourquoi il n'est pas durable. Il requiert une croissance exponentielle de son PIB, donc de sa production marchande, et cela même si tous les besoins humains sont satisfaits et bien plus. Voilà pourquoi la société des chasseurs-ceuilleurs a duré 200 000 ans (sans épuiser une seule ressource, même pas le début d'une seule ressource), celle des cultivateurs 10 000 ans, et pourquoi celle des marchands va durer beaucoup moins que ça.
a écrit le 04/03/2013 à 20:23 :
Vite..très vite enrayer cette spirale mortifère infernale et ces accoutumances à voir l'homme uniquement comme un loup pour l'homme et qui occasionne si peu d'espoirs aux luttes qui doivent obligatoirement surgir comme on le voit au Portugal, en Espagne Italie, Grèce etc... Un peu de courage et de confiance aux capacités humaines face aux chaos réel mais non infranchissable si chacun retrouve les chemins de la solidarité et de la coopération réciproque pour des nations demain fraternelles ... non ? Utopie ? Alors choisissons la mort et ne faisons plus d'enfants pour commencer !!!
a écrit le 04/03/2013 à 20:00 :
Un excellent article.J'irais même plus loin que vous:on va vers une guerre totale pour la survie.L'age d'or de l'Occident c'est grosso modo 1 milliards de riches pour 3 milliards de crève la faim.Aujourd'hui c'est 2 milliards de riches pour 5 pauvres.Demain ,c'est 7 milliards qui veulent leur part du gateau,gateau reste le même et n'est plus extensible et a même tendence à se réduire depuis peu.Dès lors il est impossible d'envisager un partage des ressources,qui implique une forte perte pour le premier milliard qui possède encore largement l'avantage militaire ! Une chose est sûre on ne va pas s'ennuyer.
Réponse de le 04/03/2013 à 21:36 :
le reequilibrage a deja commence! chine inde bresil, se asiatique, amerique du sud... l'afrique ne devrait pas tarder a suivre
a écrit le 04/03/2013 à 19:37 :
personne ne peut obliger quiconque de croire en #dieu# , liberte de culte, ni de profiter des plaisirs de la vie mais nous pouvons au moins exiger que le capitalisme ne detruit pas les droits fondamenateux des hommes et des femmes de la societe
Les bulles, les delits d inities, la falsification de comptes, les pots de vin, l introduction de societes farfelues sur les marches financiers a des prix exorbitants, la ruine de petits porteurs,, les transactions de gre a gre, les [paradis fiscaux, etc...ne font que prouver les derives du capitalisme anonyme
a écrit le 04/03/2013 à 19:22 :
Un seul oubli de taille: la monté continue en puissance des états, de l'économie de connivence et son cortège de manipulations statistiques, mise à mort (au moins pour un temps) de l'aléa moral et négations des règles du droit les plus fondamentales.... Quand même pas rien quand on prétend s'intéresser au capitalisme, non?
a écrit le 04/03/2013 à 18:48 :
Nous pouvons au moins remercier les grandes puisssances et les multimilliardaires de la symbiose qu ils degagent lors du forum de davos pour gerer l economie mondiale en parfaite harmonie bien que des divergences existent...
La seule voie possible cest de les envoyer sur la lune tout en leur procurant les multiples plaisirs de la chair ...
a écrit le 04/03/2013 à 18:01 :
"la richesse mondiale fut plus que quadruplée en moins de vingt ans" ??? C'est pas parce qu'on fait tourner jour et nuit la planche à billets et qu'on crée de l'argent avec des produits pourris qu'on augmente la richesse !!! Il y a certes beaucoup d'argent en circulation, mais c'est pas de la richesse, c'est du papier dont on va s'apercevoir de plus en plus qu'il ne correspond à rien :-)
a écrit le 04/03/2013 à 17:49 :
Le capitalisme détruit l'humanité avec la pollution, la misère, les guerres, le chômage, l'individualisme, la dépression...
Mais le vrai problème, on n'a pas d'alternatives ? On a peur du changement.
Réponse de le 04/03/2013 à 19:11 :
Réponse ridicule, le socialisme c'est exactement la même chose, il n'y a pas de voitures ? de centrales ? de guerres ? de goulag ? de chômage ? de dépression ? de pollution ? chez les socialistes/communistes ? même le couple Aubrac légende de la résistance à du l'admettre ! en 2007 le capitalisme est mort et allait se réguler tout seul, c'est le socialisme qui a donné vie à l'immoralité actuelle qui nous troubles tous en prenant l'argent du peuple pour sauver des escrocs qui sont toujours en place. Depuis 2007 nous sommes dirigés par des socialistes mégalos qui ne font qu'empirer les choses et ne comprennent rien ou d'ailleurs le comprennent surement très bien et utilise la situation pour devenir des dictateurs. Le capitalisme n'existe plus chez nous depuis 2007, C'est en Asie que le capitalisme est en place et nous appelons ça des pays "émergents" ou tout le monde se ruent pour faire du fric !
Réponse de le 04/03/2013 à 20:09 :
Le socialisme et le capitalisme, et le communisme, et l'autogestion, et la plupart des systèmes de notre histoire récente, c'est la même chose. Le socialisme entend seulement distribuer différemment les fruits du système capitaliste, mais c'est le même système de base, basé sur la production et la vente de marchandises dans un but de valorisation de la valeur. Pour distribuer différemment les fruits d'un système, il faut encore que ce système existe. Marx n'a jamais dit que la "cellule germinale" du capitalisme était le libéralisme, ou la propriété privée des moyens de production, ou une mauvaise répartition des richesses. Il a dit que la cellule germinale du capitalisme est la marchandise, laquelle existe dans tous les systèmes que j'ai cité. Et à la fin de sa vie, voyant ce que donnait le "marxisme", il a déclaré, à plusieurs reprises, "je ne suis pas marxiste". Parce que les marxistes ont complètement fait l'impasse sur sa description de la marchandise, pour se focaliser sur la question de la distribution des richesses, qui est certes d'un intérêt réel mais secondaire. Dès lors que la reproduction sociale, c'est-à-dire le fait d'assurer notre vie quotidienne, est basé sur la production et la vente de marchandises, nous sommes dans le capitalisme. Dans ce système, il s'agit de vendre pour gagner sa vie, donc pour gagner de l'argent. Ce qui fait que l'intérêt de ce qui est produit passe au second plan. On ne se demande pas "de quoi avons-nous besoin ?" mais "comment valoriser un investissement pour gagner un profit ?" Profit qui permettra ensuite d'assurer ses besoins, dans un second temps. Ce mécanisme est voué à l'échec du fait de la baisse tendancielle du taux de profit, que ce soit dans sa variante communiste, socialiste, libérale, ou ce que vous voulez. Dans tous ces systèmes, la quantité de valeur créée baisse continuellement du fait des gains de productivité (qui sont énormes à notre époque). Donc le système n'arrive plus à extraire suffisamment de valeur pour assurer sa survie. On se met alors à financiariser, à s'endetter, pour créer de la valeur virtuelle. Mais ça ne marche qu'un temps. Comme on ne peut pas rembourser les dettes créées du fait de l'absence de suffisamment de valeur réelle, le système est sur le point de couler. Ce n'est la faute ni des socialistes, ni des "capitalistes", ni des communistes, ni de la gauche, ni de la droite, ni de qui que ce soit, sinon de l'incapacité de tout le monde à comprendre que tous les systèmes existants actuellement, tous les partis politiques, et toutes les idéologies sont basées sur une seule et même chose : la valorisation de la valeur par l'application de travail humain, lequel est de plus en plus superflu au fur et à mesure que la productivité augmente. C'est pourquoi on produit plus que jamais auparavant dans l'histoire, mais que le chômage monte. C'est pourquoi il faut une croissance infinie (le capital valorisé doit être re-valorisé, sinon le mécanisme se bloque, car personne ne peut recevoir un salaire si l'argent ne circule pas).
Réponse de le 05/03/2013 à 0:31 :
"la quantité de valeur baisse continuellement du fait des gains de productivité" oui mais oubliez "le progrès technique" qui permet alors de créer de nouvelles sources de richesses, de nouvelles marchandises....le capitalisme peut être une eternelle progression grâce à l'innovation non?
Réponse de le 05/03/2013 à 5:15 :
Le rêve c?est d?y croire mais Icare c?est brulé les ailes je pense !
La science appartient à la science et le capitalisme est un espace-temps il vie pour mourir jusqu?à la fin de son trajet !
Donc nous somme dans l?ère des imbéciles sans conscience mais viendra un jour ou l?ère de la science balayera ce monde du capitalisme.
Réponse de le 05/03/2013 à 10:15 :
tomtom, minuscule, le capitalisme est aussi une forme de fétichisme qui nous pousse à adorer les choses dont il dépend, dont la science. L'éternelle source de progression a trouvé ses limites dans les années 70, à partir desquelles les racines de la crise de la dette sont apparues. Il n'est plus possible de créer des (fausses) innovations en quantité suffisante pour compenser la saturation des marchés existants. Sinon la crise de la dette n'aurait pas existé.
Réponse de le 05/03/2013 à 13:22 :
Merci Raco pour votre lucidité et bonne analyse, je suis globalement d'accord avec vous, mais je ne voit pas trop comment on pourrait changer les choses...
Réponse de le 05/03/2013 à 15:18 :
@ Raco : le relativisme est bien commode pour ne pas se donner la peine de réfléchir aux concepts, mais cela n'empêche pas de s'affranchir de la réalité. non, le socialisme et le capitalisme, ce n'est pas la mêm chose, allez doncdemander à des habitants des pays de l'est anciennement socialistes, ils vous expliqueront facilement la différence. Et méfiez vous quand même, car avec de tels raisonnements, vous insulteriez leur intelligence ...
Réponse de le 05/03/2013 à 15:29 :
@ Raco : je viens de lire la moitié de votre prose, quel charabia !!! vous confondez le capitalisme, qui est la propriété privé des moyens de production, avec le fait de devoir échanger entre humains pour améliorer son niveau de vie ... La reproductino sociale, ce n'est pas cela, vosu vous trompez de concept (c'est un concept sociologique cf bourdieu). Bref, ej ne vais pas plus loin, vous ne vous donnez même pas la peine d'apprendre et de digérer des concepts, vous en créez en reprenant le nom d'autres concepts et en mélangeant tout !!!
Réponse de le 05/03/2013 à 16:08 :
john galt, la propriété privée des moyens de production n'est qu'un statut qui ne change rien aux mécanismes sous-jacents du système basé sur le travail abstrait. Le fait d'échanger entre humains n'est pas forcément basé sur la mesure de la quantité de travail abstrait contenue dans chaque marchandise, comme c'est le cas dans le capitalisme, et aussi dans le socialisme. Quand je parle de reproduction sociale, je parle du fait de reproduire ses conditions matérielles d'existence, c'est-à-dire subsister, peu importe si d'autres personnes ont utilisé les mêmes termes pour dire autre chose. Dans notre système, les gens assurent leur subsistance effectivement en gagnant de l'argent, et non en produisant directement ce dont ils ont besoin. C'est pourquoi ils se fichent de ce qu'ils produisent du moment qu'ils ont un salaire. On peut décréter que les moyens de production appartiennent désormais à tout le monde, à l'Etat, à personne, à qui vous voulez, ça ne change rien : ces moyens de productions sont utilisés pour transformer du travail humain en marchandise, et la valeur ainsi créé sert à pouvoir se présenter sur le marché pour assurer ses besoins, en achetant une partie de la production des autres. Cette forme d'échange se base sur la quantité de travail abstrait (voir Le Capital, chapitre 1) contenue dans chaque marchandise. Personne ne va vous échanger un pantalon qui a nécessité 1 heure de travail contre une voiture qui a nécessité 3 semaines de travail. Dans les sociétés précédentes, ça ne fonctionnait pas comme ça. Prenons l'exemple simpliste de la société primitive (même si ça s'applique à d'autres sociétés plus avancées, c'est seulement plus simple à comprendre dans ce cas). Dans une société primitive, si quelqu'un va chasser pendant qu'un autre prépare des légumes, à la fin, tout le monde s'assoie et les légumes et la viande sont répartis entre tous. Peu importe s'il a fallu 1 heure pour préparer les légumes et 2 heures pour chasser. Dans cette société, l'important est que le travail nécessaire soit fait. Il n'existe pas de travail abstrait au sens marxien. Ca ne fonctionne pas du tout comme ça dans le capitalisme. Les marchandises qui arrivent sur le marché ont un prix qui dérive (indirectement, il serait long d'expliquer ça en détails) de la durée concrète nécessaire à leur réalisation. Donc plus on réduit la part de travail humain, plus la valeur de la marchandise diminue (je ne parle pas du prix, qui n'est pas la même chose, là encore il serait long d'expliquer la différence entre prix et valeur). Or ce système implique une augmentation constante de la quantité totale de valeur produite (qui se traduit, indirectement, par de la croissance, après laquelle court toute la société). Ce système possède donc une contradiction fondamentale : la concurrence pousse tous les acteurs économiques à augmenter leur productivité, ce qui diminue progressivement la quantité de valeur créée. En même temps, le système requiert de plus en plus de valeur. Il passe donc son temps à scier la branche sur laquelle il est assis, d'où les crises à répétition. Si dans le passé, on a pu résoudre les crises par une augmentation considérable des volumes de marchandises produites, on ne le peut plus depuis que la productivité est trop élevée.

Dans le socialisme, c'est pareil. La notion de travail abstrait existe, la notion de marchandise existe, la notion de valeur existe, et toutes ces notions s'articulent ensemble selon les mêmes mécanismes. Ceci même si vous écrivez sur un papier "cette usine appartient à untel ou untel", ce qui ne change que des détails superficiels, mais certainement pas les mécanismes de base du système.
Réponse de le 05/03/2013 à 16:11 :
Et pour info, l'expression "reproduction sociale" a été utilisé par Marx bien avant Bourdieu, dans le sens que j'utilise ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Reproduction_sociale
a écrit le 04/03/2013 à 17:22 :
Hé oui. Nous en sommes là. Ca me donne envie de vous poser la question, tiens, Monsieur Santi. Vous, qui y avait participé, comme moi, n'avez-vous pas l'impression de bien vous être fait rouler ..??
Réponse de le 04/03/2013 à 18:05 :
je répond à sa place : "j'ai proné ce systeme, je me suis gavé comme tout le;monde sur le dos des plus faibles, et maintenant je fais payer mes analyses foireuses aux plus riches qui ont encore les moyens de placer leur argent...car détrompez-vous, le capitalisme est encore bien vivant et il n'a de cesse à s'adapter sous des aspects les cynique de bonne conscience et de bonne moralité...j'en suis la preuve vivante !"
a écrit le 04/03/2013 à 17:16 :
erreur manifeste , c'est plutot mortifére avec tous les dégats qu'il cause dans nos sociétés ( pollutions , égoisme à outrance , suicides, mal etre, drogues et alcoolisme, tueries , accidents , angoisse , chomage , etc;;;
la société devra changer sinon elle ira à sa perte , le reste n'est que discussion oiseuse.
Réponse de le 04/03/2013 à 17:45 :
socialisme, commusime, populisme, politique de gauche, de droite , centre, ... ( fascime et nazisme (ces 2 doctrines ont perdu de leur aura pour moi cest une bonne chose), printemps et enfer arabe, malien, ivoirien, faillites en serie, pedophilie, et j en passe car il faut etre fort aujourd hui pour suivre l actualite
MEME PAPA MOBILE A FINI PAR DEMISSIONNER,...........a croire que #DIEU# a fini par se lasser en attendant le jugement dernier ...
Réponse de le 04/03/2013 à 17:45 :
socialisme, commusime, populisme, politique de gauche, de droite , centre, ... ( fascime et nazisme (ces 2 doctrines ont perdu de leur aura pour moi cest une bonne chose), printemps et enfer arabe, malien, ivoirien, faillites en serie, pedophilie, et j en passe car il faut etre fort aujourd hui pour suivre l actualite
MEME PAPA MOBILE A FINI PAR DEMISSIONNER,...........a croire que #DIEU# a fini par se lasser en attendant le jugement dernier ...
Réponse de le 04/03/2013 à 17:45 :
socialisme, commusime, populisme, politique de gauche, de droite , centre, ... ( fascime et nazisme (ces 2 doctrines ont perdu de leur aura pour moi cest une bonne chose), printemps et enfer arabe, malien, ivoirien, faillites en serie, pedophilie, et j en passe car il faut etre fort aujourd hui pour suivre l actualite
MEME PAPA MOBILE A FINI PAR DEMISSIONNER,...........a croire que #DIEU# a fini par se lasser en attendant le jugement dernier ...
Réponse de le 04/03/2013 à 18:54 :
nous ne voulons ni dieu ni maitre pour pouvoir vivre la vie que nous souhaitons;
a écrit le 04/03/2013 à 17:01 :
Incriminer le capitalisme sauvage, c?est de la paranoïa. Sans capital, pas de travail, c?est élémentaire. Le monde sort de l?idéologie socialiste sur le siècle dernier et le système français n?a jamais été réformé. On a deux ennemis publics numéro un de l?humanité : le socialisme et le fascisme qui sont des idéologies criminelles fondées sur l?Etat. Et que fait-on exactement ça. La société n?a pas à obéir à l?Etat, mais l?inverse. D?où le doublement du nombre de fonctionnaires et le peu d?actifs que nous avons. On parle de reculer les retraites, mais de quelles retraites on parle ? Si certains ont la sécurité d?emploi, les autres ne l?ont pas. Nous avons donc une inégalité en droit. Nous devons abolir un certain nombre de choses. Nous devons nous assurer qu?on ne va pas l?urss tout ça parce qu?un bureaucrate veut s?enrichir en faisant souffrir les gens et surtout le mauvais travail.
Réponse de le 04/03/2013 à 17:23 :
Sans capital pas de travail ?
Mais alors comment ont fait (et continuent à faire) certaines sociétés traditionnelles pour survivre, elles qui n'ont pas de monnaie ?
Réponse de le 04/03/2013 à 17:57 :
Sans capital...mais il vient d'où le capital?Comment, alors qu'il n'y avait rien, il s'est constitué? De la même manière qu'aujourd'hui, en faisant "suer le burnous", par l'oppression, l'esclavagisme, la soumission, la répression. Sans capital, pas de travail...et sans travailleurs tu le constitues comment ton capital? Tout seul dans ton coin avec tes petites main? Faudrait voir à pas sauter les étapes.
Réponse de le 04/03/2013 à 18:03 :
C'est l'inverse, Pas de capital sans travail, car le capitale n'est qu'un travail passé.. Le capital n?apparaît pas par magie...
Quand on dit qu'il faut du capital pour produire c'est faux, il faut de l?énergie....
Car absolument tout le capital est ressource naturel gratuite* énergie( fossile de nos jours).
Réponse de le 04/03/2013 à 18:55 :
Bravo,Mat;c'est effectivement l'énergie qui est à la base du développement de l'économie;et le fait que les ressources sont gratuites est la cause du chomage.
Réponse de le 05/03/2013 à 8:35 :
L'énergie primaire ne sert à rien si elle n'est pas "révélée"par une force capable de l'utiliser.
L'homme est donc à la base de l'utilisation de l'énergie et des ressources terrestres qui lui sont offertes gratuitement. Gratuitement mais pas sans conséquences.Le capital n'est constitué que de l'utilisation de richesses passées. Le travail est donc bien à l'origine du capital.
Réponse de le 05/03/2013 à 9:44 :
Je rappel que le facteur énergie produit par l'homme est 200 fois plus petite que celle produit par l?énergie machine.
Et le coût de l'énergie machine est entre 1000 à 20000 fois moins cher que l'énergie d'un homme.
On peut ainsi dire que l'énergie mondiale est égale à la production mondiale d'énergie des machines.

Chaque produit transformé dans le monde provient d'une transformation faite grâce à de l'énergie.
Donc le PIB mondiale évolue de même manière que l'énergie mondiale produite.

Or, on arrive à un pic et voir qu'on est déjà en décroissance au niveau extraction Energie fossile(qui représente 99% de l'énergie et dont une grosse partie est du pétrole). Le PIB sera donc mécaniquement négatif dans les prochaines années et celles qui suivent.

Apres savoir qui tira sur le couverture le plus fort pour atténué cette décroissance forcé, wait and see !


Pour ceux qui pense que la production = travail+capital .Je dirais , il y a du chômage dans le monde entier et des bulles spéculative(capital) et le PIB mondiale n'augmente pas...
a écrit le 04/03/2013 à 16:58 :
Guerre des monnaies? Evidemment ce type d'argument ressort toujours quand la situation de l'emploi, et des finances publiques, s'empire. Mais si l'on se réfère au EUR/USD, les véritables variations ont eu lieu avant la crise, de 2002 à 2008 (fort affaiblissement du dollar avec un passage de 0.8 à 1.50), tandis que depuis le début de la crise, nous avons une certaine stabilité, et le dollar est finalement plutôt un peu plus fort actuellement que sur la moyenne de cette période de crise.. pas sûr donc que cette guerre soit responsable de la décrépitude de la France. Par ailleurs, les privés qui en ont les moyens ne se reconnaissent pas dans la nécessité de financer des zones géographiques particulières; la compétition pour attirer les capitaux devrait être de la responsabilité du politique, mais en France, de droite comme de gauche, nos élus ne l'ont pas compris. ceux qui ont des capitaux ne veulent plus être scotchés à une zone géographique particulière, n'en n'ont cure, et vont là où les conditions rendent possible le profit, avec un souci de mondialisation que nos pères n'ont pas connu..la mondialisation ne concerne évidemment pas seulement la production. Au final, le capitalisme reprend donc tous ses droits, financant ce qu'il souhaite, là où il le souhaite, et une chose est certainement morte: c'est la notion de rentier à la papa comme au XIX siècle où acheter de la dette d'état permettait de générer des profits..
a écrit le 04/03/2013 à 16:30 :
Le ca[pitalisme sauvage ravage la planete entiere, alors vous pouvez toujours vous indigner et meme crever la gueule ouverte...Les partis politiques de tous bords sont de meche avec les richissimes de ce monde qui financent leurs campagnes electroles et....
Réponse de le 04/03/2013 à 16:46 :
est de mise...
Réponse de le 04/03/2013 à 17:23 :
Très , très bien évoqué "nos temps actuels" ! + 1000
a écrit le 04/03/2013 à 16:24 :
au fur et à mesure que la tribune le publie, le charabia de ce monsieur devient de plus en plus inintelligible ...
Réponse de le 04/03/2013 à 16:55 :
Un peu "charabiesque" effectivement...!!! De plus, voilà un économiste distingué de plus qui "fait" de l'analyse a posteriori (on risque moins de se tromper...!!!) le plus souvent pertinente, mais a posteriori ce n'est pas très difficile. Par contre, sur la base de son constat où sont les propositions pour un "avenir meilleur"....? Nul part bien sûr , nous ne sommes pas dans la vraie vie économique et sociale....nous sommes dans "l'analyse économique" type ONG "donneuse de leçons" mais pas "donneuse" de solutions, car là il faut se mouiller...!!!
Réponse de le 04/03/2013 à 17:26 :
ben, tiens pas fou! ensuite, selon comment le vent tourne, faut rendre des comptes, si vous n'avez pas prédit les bonnes solutions selon vos analyses"......
Réponse de le 04/03/2013 à 19:47 :
Je ne comprends même pas comment la Tribune peut continuer a publier ce Mosieur...définitivement il ne faut pas s'étonner que les journaux ne sont plus lus...pathétique...
a écrit le 04/03/2013 à 16:16 :
"" décrochage total des bourses. "" y a vraiment qu'un macroeconomiste pour ecrire des trucs comme ca! quand on s'interesse a une entreprise, on regarde aussi et surtout son bilan et cr, ses ratios, etc... on jette aussi un oeil au business model, pour voir si ca tiens la route ( et en l'occurence les bilans des grosses boites n'ont rien a voir avec ceux des etats)
a écrit le 04/03/2013 à 16:14 :
Ce n'est pas le capitalisme qui pousse les Etats à s'endetter mais les gachis opérés par ces derniers.
Réponse de le 04/03/2013 à 17:28 :
plutôt..., oui !
a écrit le 04/03/2013 à 16:11 :
"Les ravages de la financiarisation et de ses effets les plus visibles". Vous voulez plutôt parler des ravages du Keynesianisme et de l'Etat-Providence dans une économie ouverte? En effet, au lieu de se réformer et de s'adapter à la nouvelle donne, certains Etats ont préféré la fuite en avant et se maintenir dans les chimères du passé. Le Capital et le Travail sont à la base du système productif. En économie ouverte, ces 2 moyens de production sont délocalisables. Au lieu de réduire la taxation du Capital et du Travail, ces Etats ont préféré maintenir le pouvoir d'achat (ex. pas de TVA "sociale"), maintenir les dépenses publiques au-delà du nécessaire, etc. parce que, soit-disant, la consommation, le pouvoir d'achat, la demande, est un "moteur de la croissance", selon les préceptes de Keynes. Mais pour cela, il a fallu faire des déficits et s'endetter. Au final, la dette a gonflé, les banquiers en ont profité pour "financiariser" ces économies basées sur la dette. Et puis, la bulle a éclaté: crise des subprimes, crise bancaire, crise immobilière, crise des dettes de la zone Euro, etc. Le problème n'est donc pas la "financiarisation" de l'économie, mais les modèles économiques anciens qui ne marchent plus en économie ouverte, et les Etats qui refusent de les remettre en question.
Réponse de le 04/03/2013 à 16:27 :
pathetique, toi tas pas lu keynes, et tu dervais,
Réponse de le 04/03/2013 à 18:38 :
Faudrait pas inverser les choses; C'est le travail qui a permit de créer du capital et qui est la base du système productif. Pour commencer à créer du capital lorsqu'au début il n'y avait rien, il a fallu que le travail soit gratuit, ce qui n'a été possible que par l'utilisation de la force. Le capital jusqu'à nos jours amassé est la somme de l'exploitation de la majorité de l'humanité par une minorité belliqueuse. Et rien n'a fondamentalement changé.
Réponse de le 04/03/2013 à 18:54 :
fredocool toi par contre tu as pas lu milton friedman et hayek....tu devrais
Réponse de le 04/03/2013 à 19:08 :
Il est utile de lire les extrémistes de droite ou de gauche à titre d'information, mais en faire son livre de chevet, c'est une autre affaire, car on voit bien qu'aucun n'a jusqu'à maintenant trouvé la solution.

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