Le capitalisme est devenu pathétique

Michel Santi est l'auteur de "Splendeurs et misères du libéralisme", ouvrage dans lequel il s'interroge sur les raisons de la crise qui secoue l'Europe.

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S?il est contestable de parler de ?guerre des monnaies?, l?emploi de cette expression et l?usage de cette terminologie révèlent néanmoins une prise de conscience généralisée selon laquelle la dynamique du capitalisme est aujourd?hui sérieusement grippée. La parenthèse de coopération ? et d?harmonie ? globales est effectivement bel et bien fermée. Elle cède désormais la place à une période de fortes tensions marquée par le retour d?une compétition féroce entre nations. Et pour cause : comme la source de prospérité globale est sur le point de se tarir, les convives commencent à s?entre déchirer pour s?accaparer les dernières parts du gâteau.

La puissance chinoise s'est développée sans obstacles

Contraste absolu avec les trente années écoulées ayant vu l?émergence et l?enrichissement incontestés de la puissance chinoise. Que nulle nation au monde n?a tenté de remettre en question, et qui n?a provoqué aucune tension internationale et pas plus de friction avec ses voisins. Le développement spectaculaire de l?économie chinoise n?a-t-il pas engendré de vastes marchés, et profité du même coup à l?Asie du Sud-est, à l?Europe, à la Russie, aux Etats-Unis, aux exportateurs de pétrole et même au Japon ? L?antagonisme américano-chinois lui-même, avec les menaces proférées par les Etats-Unis quant aux manipulations chinoises sur leur monnaie comme le spectre de liquidations du stock chinois en bons du Trésor US, n?affectèrent quasiment pas le commerce international, pas plus que les profits des entreprises.

Les pays émergents et la financiarisation à l'origine d'une véritable orgie

En réalité, la richesse mondiale fut plus que quadruplée en moins de vingt ans, puisqu?elle est passée de l?ordre de 50 trillions de dollars au début des années 1990 à 200 trillions en 2007 ! La capitalisation globale des bourses à travers le globe s?étant, elle, appréciée de 11 à 65 trillions sur la même période. Orgie qui fut initiée et perpétuée par deux facteurs fondamentaux. D'une part, les délocalisations massives en termes de production industrielle en direction de pays à la taxation clémente, à la couverture sociale inexistante, aux salaires misérables et aux exigences laxistes dans le domaine écologique : les émergents.

D?autre part, le rapatriement des bénéfices des sociétés et des institutions financières vers leurs pays d?origine respectifs, aux économies intégrées. Liquidités qui autorisèrent ainsi la titrisation de prêts hypothécaires consentis à des familles insolvables et qui présidèrent à une progression sans précédent du marché immobilier. Liquidités qui furent donc canalisées vers les produits dérivés, vers les instruments à levier, bref qui profitèrent à toute la panoplie constitutive d?une bombe à retardement qui ne manquerait pas de ravager ses propres concepteurs : la financiarisation.

La modialisation appartient désormais au passé

La conjugaison de ces deux aubaines ? délocalisations et financiarisation ? permit le décrochage total des bourses. Car les flambées boursières révélèrent dès lors un univers en totale déconnection avec l?économie réelle telle que reflétée par les statistiques officielles comme le P.I.B. ou le taux de chômage. Cet enrichissement global ? et cette mondialisation heureuse ? appartiennent pourtant au passé.

Les entreprises, comme les Etats, devant désormais se partager une part de gâteau en peau de chagrin. Les nations souveraines elles-mêmes étant de nos jours réduites à se combattre ? voire à lutter contre des entreprises ! ? afin de préserver leurs intérêts toujours sur la sellette. C?est d?une part la Chine qui a sifflé la fin des réjouissances. Contrainte et forcée par la majoration de sa taxation des privés et des entreprises décidée pour compenser l?augmentation de ses salaires de l?ordre de 40% en quelques années. Tout comme ce sont les Chinois qui n?ont plus d?autre choix aujourd?hui que de se lancer dans des dépenses substantielles pour nettoyer leur atmosphère et leur pays des dégâts de cette production à outrance.

La compétition pour attirer les capitaux se transforme donc en une guerre des tranchées

Les ravages de la financiarisation et de ses effets les plus visibles (subprimes, crise du crédit, crise de la dette souveraine en Europe périphérique, implosion de la bulle immobilière espagnole, faillites bancaires en Irlande et en Islande, etc?) ayant par ailleurs achevé de transformer notre monde en un environnement ? hostile pour le capitalisme ? où la notion de profit facile est désormais à jamais éradiquée. La compétition pour attirer les capitaux se transforme donc en une guerre des tranchées, où même les Etats n?ont plus d?autre ressource que de créer de la monnaie (et donc de la dette) pour financer leurs déficits. L?autre bouée de sauvetage à leur disposition étant de remonter leurs taux d?intérêt afin d?attirer ces liquidités, au risque de délabrer davantage des économies mal en point et d?aggraver leurs déficits par un service de la dette ascendant.

Comme la quasi-totalité des nations de ce monde se retrouve aujourd?hui confrontée à ces dettes pharaoniques, leur unique issue consiste donc à générer des liquidités « fraîches » grâce au levier des exportations. D?où les dévaluations qui ne sont en réalité que la réponse ? ou la réaction pavlovienne ? à des profits et à des dettes évoluant en sens inverse. Voilà pourquoi cette « guerre des monnaies » ? qui a quelque chose de pathétique et de désespéré ? est appelée à perdurer, voire à s?amplifier. Voilà aussi pourquoi nous devons anticiper une situation conflictuelle à l?échelle mondiale. Même s?il est désormais évident que nos nations ont épuisé le filon de la création monétaire et de l?enrichissement par l?exportation.

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre de l'O.N.G. "Finance Watch". Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme"

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Commentaires 92
à écrit le 20/03/2013 à 11:35
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la philosophie du capitalisme est "la maximisation du profit". (tout dirigeant qu'il soit d'accord avec ça ou non doit le faire sinon il sera viré) Il débouche donc nécessairement sur la surexploitation de la nature et de l'homme. On en voit les cons...

le 04/04/2013 à 9:34
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la philosophie du capitalisme c'est la propriété privée des moyensde production. La maximisation du profit est un comportement humain qui se retrovue dans toutes les sociétés, et la polution est liée au non respect du droit de propriété, symbole du c...

à écrit le 08/03/2013 à 15:01
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Ce que vous décrivez n'a aucun rapport avec le capitalisme ou le libéralisme, mais tout avoir avec l'étatisme. Toutes les décisions prises par les gouvernements dits de gauche sont favorables aux grands groupes au détriment des entrepreneurs. L'infla...

à écrit le 07/03/2013 à 8:43
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Je ne vois pas le rapport entre le capitalisme( qui dépend du concept d'actionnaire et de contrat) et les dettes actuelles( la debtocratie), il me semble que c'est une volonté politique de couler les pays en les endettant par électoralisme( on a tous...

le 07/03/2013 à 15:47
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La corruption existe, elle est réelle et condamnable, mais elle n'est pas le problème réel. Si nous avons un système de création monétaire absurde, c'est parce qu'aucune solution meilleure ne peut être trouvée. Notre problème n'est pas de créer de l'...

le 07/03/2013 à 23:05
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La capitalisme n'est pas rose mais jusqu?à preuve du contraire il reste le moins pire de tous les systèmes ayant existés. L'un des corollaire du capitalisme et de l'économie de marché est que les marchés financiers se régulent eux même et limitent le...

le 08/03/2013 à 3:51
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Le moins pire des systèmes, mais le seul à avoir engendré deux guerres d'ampleur planétaire, ayant causé la mort d'une partie significative de l'humanité, dans des conditions d'horreur inédites dans toute l'histoire, et cela en un rien de temps. Le m...

à écrit le 06/03/2013 à 9:04
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Ils (???) profitent des avancees scientifiques avec l invention des machines a billets, on imprime et on verra apres (Quand?????????????????????????????????????)...

à écrit le 06/03/2013 à 0:31
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il me semble, comme d'autres l'ont écrit avant M. Santi, que si la situation est bien pathétique, le capitalisme quant à lui est fondamentalement pathogène. Il en est d'ailleurs de même d'à peu près tout ce que l'homme pense ou créé... Le pb, me semb...

à écrit le 06/03/2013 à 0:20
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ce sont les multiplicités d'interconnexions qui ont autorisé la libre circulation de l'énergie (bien et personne) et de l'infomation (argent, données). Rendus possibles par les progrés de la science et des transports. Ce qui résiste est l'état nation...

à écrit le 05/03/2013 à 20:42
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Pourquoi un tel titre d'article '' Le capitalisme est devenu pathétique''? On c'est très bien d'avance que sans le capitalisme, notre société ne fonctionnerai tout simplement pas. Bien que nous ayons des dettes jusqu'au cou, ou que l?Europe ne foncti...

le 05/03/2013 à 22:31
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Pas du tout, le capitalisme d'une simple idée de régir les échanges ( qui existaient avant le capitalisme ) a permis d'handicaper l'avenir, pour enrichir le présent, en mettant en place de plus en plus d'endettement. Seulement voilà il arrive un mome...

à écrit le 05/03/2013 à 15:24
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Mr Santi confirme l'affirmation de Von Mises p 104 de son livre "le socialisme, étude économique et sociologique" => "le socialisme, c'est la supression du rationnel et par là même de l'économie"

à écrit le 05/03/2013 à 14:10
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Je ne partage pas le pessimisme de l'auteur, ni d'ailleurs le commentaire sur les "economistes de l'OTAN"...(qui n'a toujours rien compris à la réalité économique: le capitalisme n'est que la conséquence des échanges monétarisés...il réapparaitra tou...

à écrit le 05/03/2013 à 11:48
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On remarque toujours trois problèmes chez les économistes de l'OTAN. 1) Cette façon d'ignorer la nocivité du capitalisme comme système de production. Autant expliquer directement que la fin justifie les moyens et donc que les bénéfices justifient de...

le 05/03/2013 à 15:11
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pouvez vosu expliquer cet a priori dans votre argument : "la nocivité du capitalisme" ??? et aussi : "les pays à histoire de production esclavagiste " ??? l"l'économie est échanges humains" ??? Sauf que Hegel est le maitre à penser de tous les social...

le 05/03/2013 à 16:28
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@ john galt, d'autant plus drole que ces pseudo-philosophes qui s'essayent à l'économie sont souvent des bons bourgeois bobo bien trop nourrit par un système qui leur a offert une certaine forme d'éducation; c'est juste leur petit fonds de conscience...

le 05/03/2013 à 16:52
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@ zéphir : + 10000 !! vous soulignez les contradictions fondamentales de tous ces "penseurs" à la petite semaine

le 06/03/2013 à 2:23
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Je ne suis pas un bourgeois, je rappelle qu'une économie est une science humaine qui se base avant tout sur une idéologie. Le discours naïf de la régulation des échanges existe de tout temps et partout. Celà ne change qu'il recouvre toujours une idéo...

à écrit le 05/03/2013 à 11:15
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article très interressant mais qui aurait été inaudible voilà 5 ans , la mondialisation comme en 1929 c'est bientôt fini , problèmes sociaux , problèmes fiscaux , le privé qui donne une dette colossale aux états qui eux meme ont coupés les recettes f...

le 05/03/2013 à 15:23
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"la mondialisation comme en 1929 c'est bientôt fini" ???? c'était comment la mondialisation en 1929 ? Vous pensez que la mondialisation va s'arrêter en consultant votre Ipad conçu aux USA, fabriqué en chine avec des composants allemands et japonais, ...

le 05/03/2013 à 22:40
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@john galt "alors qu'il n'y a jamais eu aussi peu de pauvres" d'où vous vient cette citation ? C'est bien une Citation j'espère ? Vous ne vous aventureriez pas à imaginer une telle affirmation sans aller la vérifier par vous-même ? Je veux bien qu'on...

à écrit le 05/03/2013 à 11:00
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Sombre analyse mais oh combien clairvoyante.

à écrit le 05/03/2013 à 9:36
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Ils ont le beau rôle ces économistes qui ne voient rien venir en majorité,les quelques rares qui arrivent a faire de la prospective par chance ou grâce a leurs talents sont ignorés par leur pairs. Qui croire sur la même page on peut trouver tout et ...

à écrit le 05/03/2013 à 9:32
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L'humanité est une impasse.

le 05/03/2013 à 10:02
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La vie tue, lustucru?

à écrit le 05/03/2013 à 7:56
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Qu'est-ce que c'est, ces "trillons" ? Il existe une façon normalisée de désigner les multiples : méga, giga, téra. Si chaque branche se fait son petit vocabulaire dans son coin en ignorant le reste du monde, pas étonnant que ce soit le bordel et que ...

le 05/03/2013 à 8:57
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Un trilion est un million de milliard selon la seule nomenclature en vigueur s'agissant d'unités monétaires. Ouvrez autre chose que l'Equipe de temps en temps çavous évitera de vous galvauder dans ce genre de commenatires.

le 05/03/2013 à 9:22
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effectivement

le 05/03/2013 à 9:37
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Exact, Diamanti. Vrai, c'est un système complètement normalisé qui existe depuis le quinzième siècle et qui a valeur légale : décret 61-501 du 3 mai 1961. C'est donc la seule façon de quantifier des valeurs monétaires compréhensible par tous.

le 05/03/2013 à 9:39
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un peu de calme: méga, giga, téra ne sert que pour l'informatique. Un trillion est un milliard de milliards. Mais il est probable que l'auteur de l'article maîtrise mal les langues, et ait mal traduit de l'anglais: aux US, "one trillion" représente 1...

le 05/03/2013 à 10:03
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Les gens qui ne connaissent pas l'échelle longue, adoptée officiellement en France en 1961, ont peu de chance de connaître le préfixe « exa », qui correspond à trillion. http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelles_longue_et_courte#Noms_des_grandes_pu...

à écrit le 05/03/2013 à 3:10
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Un économiste, c'est un peu comme le manuel de montage du meuble IKEA acheté durant le WE: on le prend en compte, mais ce n'est ni grâce à ses instructions, ni grâce à ses muscles que l'on construit finalement le berceau du bébé. Ces "pseudos-experts...

le 05/03/2013 à 9:30
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Ah les experts de l'Internet.... Ils pullulent sur les forums et ont des avis définitifs sur tout. En général, ils écrivent du PMU.

à écrit le 04/03/2013 à 23:59
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Ce n'est pas le capitalisme qui est ici décrit mais le mercantilisme étatique le plus obtus qui voit s'affronter les nations entre elles dans une guerre absurde sans foi ni loi. Le capitalisme quant à lui, pour ce qu'on en sait, ne s'est jamais aussi...

le 05/03/2013 à 2:18
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Vous ne changerez pas la vérité donnant de faux chiffres. L?Afrique a vu ses populations sous-alimentées de près de 20% sur la période que vous citez.

le 05/03/2013 à 6:55
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Vous voulez dire bien moins que lors de la présence forte de démocraties socialistes florissantes? Cessez donc de toujours vouloir détourner les débats: ce qui est en cause n'est évidemment pas le capitalisme, mais ses dérives rendues possibles par l...

le 05/03/2013 à 8:15
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Le seul pays "liberal" en Europe, c'est l'Angleterre. L'auteur doit revoir sa copie !!

le 05/03/2013 à 15:12
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@Neuneu : avec 52 % de part dans le pib pour les dépenses publiques, vosu repasserez pour le libéralisme de l'angleterre ....

à écrit le 04/03/2013 à 21:25
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Le capitalisme est donc devenu "pathetique". Sauf que selon les dernières statistiques des Nations Unies sur le Developpement, le taux de pauvreté a connu un recul spectaculaire au cours des dix dernières années. Désormais un humain sur deux vit dans...

le 04/03/2013 à 22:46
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le capitalisme n'est pas un système, c'est un bricolage historique. Personne n'a jamais pensé le capitalisme, sauf après coup

le 04/03/2013 à 22:57
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Sauf que le communisme n'est qu'une variante du capitalisme, d'où son surnom de "capitalisme d'Etat". Le capitalisme va connaître le même sort, l'effondrement. Il augmente en effet les conditions matérielles de la vie, mais souffre d'un gros défaut :...

le 05/03/2013 à 15:26
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@ Raco : le capitalisme d'état est le nom technique du socialisme, absolument pas du capitalisme. Le capitalisme, c'est la propriété privée des moyens de production. Le capitalisme est le seul système économique durable, car c'est le seul système rat...

le 05/03/2013 à 20:05
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Il est peu intéressant de nommer des variantes de forme quand le fond reste le même. Le fond, c'est la marchandise. Peu importe qui possède les moyens de production des marchandises si la marchandise est là dans les deux cas. Le fétichisme de la marc...

à écrit le 04/03/2013 à 20:23
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Vite..très vite enrayer cette spirale mortifère infernale et ces accoutumances à voir l'homme uniquement comme un loup pour l'homme et qui occasionne si peu d'espoirs aux luttes qui doivent obligatoirement surgir comme on le voit au Portugal, en Espa...

à écrit le 04/03/2013 à 20:00
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Un excellent article.J'irais même plus loin que vous:on va vers une guerre totale pour la survie.L'age d'or de l'Occident c'est grosso modo 1 milliards de riches pour 3 milliards de crève la faim.Aujourd'hui c'est 2 milliards de riches pour 5 pauvre...

le 04/03/2013 à 21:36
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le reequilibrage a deja commence! chine inde bresil, se asiatique, amerique du sud... l'afrique ne devrait pas tarder a suivre

à écrit le 04/03/2013 à 19:37
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personne ne peut obliger quiconque de croire en #dieu# , liberte de culte, ni de profiter des plaisirs de la vie mais nous pouvons au moins exiger que le capitalisme ne detruit pas les droits fondamenateux des hommes et des femmes de la societe Les ...

à écrit le 04/03/2013 à 19:22
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Un seul oubli de taille: la monté continue en puissance des états, de l'économie de connivence et son cortège de manipulations statistiques, mise à mort (au moins pour un temps) de l'aléa moral et négations des règles du droit les plus fondamentales....

à écrit le 04/03/2013 à 18:48
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Nous pouvons au moins remercier les grandes puisssances et les multimilliardaires de la symbiose qu ils degagent lors du forum de davos pour gerer l economie mondiale en parfaite harmonie bien que des divergences existent... La seule voie possible c...

à écrit le 04/03/2013 à 18:01
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"la richesse mondiale fut plus que quadruplée en moins de vingt ans" ??? C'est pas parce qu'on fait tourner jour et nuit la planche à billets et qu'on crée de l'argent avec des produits pourris qu'on augmente la richesse !!! Il y a certes beaucoup d'...

à écrit le 04/03/2013 à 17:49
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Le capitalisme détruit l'humanité avec la pollution, la misère, les guerres, le chômage, l'individualisme, la dépression... Mais le vrai problème, on n'a pas d'alternatives ? On a peur du changement.

le 04/03/2013 à 19:11
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Réponse ridicule, le socialisme c'est exactement la même chose, il n'y a pas de voitures ? de centrales ? de guerres ? de goulag ? de chômage ? de dépression ? de pollution ? chez les socialistes/communistes ? même le couple Aubrac légende de la rési...

le 04/03/2013 à 20:09
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Le socialisme et le capitalisme, et le communisme, et l'autogestion, et la plupart des systèmes de notre histoire récente, c'est la même chose. Le socialisme entend seulement distribuer différemment les fruits du système capitaliste, mais c'est le mê...

le 05/03/2013 à 0:31
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"la quantité de valeur baisse continuellement du fait des gains de productivité" oui mais oubliez "le progrès technique" qui permet alors de créer de nouvelles sources de richesses, de nouvelles marchandises....le capitalisme peut être une eternelle ...

le 05/03/2013 à 5:15
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Le rêve c?est d?y croire mais Icare c?est brulé les ailes je pense ! La science appartient à la science et le capitalisme est un espace-temps il vie pour mourir jusqu?à la fin de son trajet ! Donc nous somme dans l?ère des imbéciles sans conscience ...

le 05/03/2013 à 10:15
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tomtom, minuscule, le capitalisme est aussi une forme de fétichisme qui nous pousse à adorer les choses dont il dépend, dont la science. L'éternelle source de progression a trouvé ses limites dans les années 70, à partir desquelles les racines de la ...

le 05/03/2013 à 13:22
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Merci Raco pour votre lucidité et bonne analyse, je suis globalement d'accord avec vous, mais je ne voit pas trop comment on pourrait changer les choses...

le 05/03/2013 à 15:18
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@ Raco : le relativisme est bien commode pour ne pas se donner la peine de réfléchir aux concepts, mais cela n'empêche pas de s'affranchir de la réalité. non, le socialisme et le capitalisme, ce n'est pas la mêm chose, allez doncdemander à des habita...

le 05/03/2013 à 15:29
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@ Raco : je viens de lire la moitié de votre prose, quel charabia !!! vous confondez le capitalisme, qui est la propriété privé des moyens de production, avec le fait de devoir échanger entre humains pour améliorer son niveau de vie ... La reproducti...

le 05/03/2013 à 16:08
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john galt, la propriété privée des moyens de production n'est qu'un statut qui ne change rien aux mécanismes sous-jacents du système basé sur le travail abstrait. Le fait d'échanger entre humains n'est pas forcément basé sur la mesure de la quantité ...

le 05/03/2013 à 16:11
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Et pour info, l'expression "reproduction sociale" a été utilisé par Marx bien avant Bourdieu, dans le sens que j'utilise ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Reproduction_sociale

à écrit le 04/03/2013 à 17:22
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Hé oui. Nous en sommes là. Ca me donne envie de vous poser la question, tiens, Monsieur Santi. Vous, qui y avait participé, comme moi, n'avez-vous pas l'impression de bien vous être fait rouler ..??

le 04/03/2013 à 18:05
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je répond à sa place : "j'ai proné ce systeme, je me suis gavé comme tout le;monde sur le dos des plus faibles, et maintenant je fais payer mes analyses foireuses aux plus riches qui ont encore les moyens de placer leur argent...car détrompez-vous, l...

à écrit le 04/03/2013 à 17:16
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erreur manifeste , c'est plutot mortifére avec tous les dégats qu'il cause dans nos sociétés ( pollutions , égoisme à outrance , suicides, mal etre, drogues et alcoolisme, tueries , accidents , angoisse , chomage , etc;;; la société devra chang...

le 04/03/2013 à 17:45
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socialisme, commusime, populisme, politique de gauche, de droite , centre, ... ( fascime et nazisme (ces 2 doctrines ont perdu de leur aura pour moi cest une bonne chose), printemps et enfer arabe, malien, ivoirien, faillites en serie, pedophilie, ...

le 04/03/2013 à 17:45
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socialisme, commusime, populisme, politique de gauche, de droite , centre, ... ( fascime et nazisme (ces 2 doctrines ont perdu de leur aura pour moi cest une bonne chose), printemps et enfer arabe, malien, ivoirien, faillites en serie, pedophilie, ...

le 04/03/2013 à 17:45
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socialisme, commusime, populisme, politique de gauche, de droite , centre, ... ( fascime et nazisme (ces 2 doctrines ont perdu de leur aura pour moi cest une bonne chose), printemps et enfer arabe, malien, ivoirien, faillites en serie, pedophilie, ...

le 04/03/2013 à 18:54
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nous ne voulons ni dieu ni maitre pour pouvoir vivre la vie que nous souhaitons;

à écrit le 04/03/2013 à 17:01
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Incriminer le capitalisme sauvage, c?est de la paranoïa. Sans capital, pas de travail, c?est élémentaire. Le monde sort de l?idéologie socialiste sur le siècle dernier et le système français n?a jamais été réformé. On a deux ennemis publics numéro un...

le 04/03/2013 à 17:23
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Sans capital pas de travail ? Mais alors comment ont fait (et continuent à faire) certaines sociétés traditionnelles pour survivre, elles qui n'ont pas de monnaie ?

le 04/03/2013 à 17:57
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Sans capital...mais il vient d'où le capital?Comment, alors qu'il n'y avait rien, il s'est constitué? De la même manière qu'aujourd'hui, en faisant "suer le burnous", par l'oppression, l'esclavagisme, la soumission, la répression. Sans capital, pas d...

le 04/03/2013 à 18:03
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C'est l'inverse, Pas de capital sans travail, car le capitale n'est qu'un travail passé.. Le capital n?apparaît pas par magie... Quand on dit qu'il faut du capital pour produire c'est faux, il faut de l?énergie.... Car absolument tout le capital es...

le 04/03/2013 à 18:55
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Bravo,Mat;c'est effectivement l'énergie qui est à la base du développement de l'économie;et le fait que les ressources sont gratuites est la cause du chomage.

le 05/03/2013 à 8:35
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L'énergie primaire ne sert à rien si elle n'est pas "révélée"par une force capable de l'utiliser. L'homme est donc à la base de l'utilisation de l'énergie et des ressources terrestres qui lui sont offertes gratuitement. Gratuitement mais pas sans con...

le 05/03/2013 à 9:44
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Je rappel que le facteur énergie produit par l'homme est 200 fois plus petite que celle produit par l?énergie machine. Et le coût de l'énergie machine est entre 1000 à 20000 fois moins cher que l'énergie d'un homme. On peut ainsi dire que l'énergie m...

à écrit le 04/03/2013 à 16:58
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Guerre des monnaies? Evidemment ce type d'argument ressort toujours quand la situation de l'emploi, et des finances publiques, s'empire. Mais si l'on se réfère au EUR/USD, les véritables variations ont eu lieu avant la crise, de 2002 à 2008 (fort aff...

à écrit le 04/03/2013 à 16:30
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Le ca[pitalisme sauvage ravage la planete entiere, alors vous pouvez toujours vous indigner et meme crever la gueule ouverte...Les partis politiques de tous bords sont de meche avec les richissimes de ce monde qui financent leurs campagnes electroles...

le 04/03/2013 à 16:46
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est de mise...

le 04/03/2013 à 17:23
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Très , très bien évoqué "nos temps actuels" ! + 1000

à écrit le 04/03/2013 à 16:24
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au fur et à mesure que la tribune le publie, le charabia de ce monsieur devient de plus en plus inintelligible ...

le 04/03/2013 à 16:55
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Un peu "charabiesque" effectivement...!!! De plus, voilà un économiste distingué de plus qui "fait" de l'analyse a posteriori (on risque moins de se tromper...!!!) le plus souvent pertinente, mais a posteriori ce n'est pas très difficile. Par contre,...

le 04/03/2013 à 17:26
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ben, tiens pas fou! ensuite, selon comment le vent tourne, faut rendre des comptes, si vous n'avez pas prédit les bonnes solutions selon vos analyses"......

le 04/03/2013 à 19:47
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Je ne comprends même pas comment la Tribune peut continuer a publier ce Mosieur...définitivement il ne faut pas s'étonner que les journaux ne sont plus lus...pathétique...

à écrit le 04/03/2013 à 16:16
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"" décrochage total des bourses. "" y a vraiment qu'un macroeconomiste pour ecrire des trucs comme ca! quand on s'interesse a une entreprise, on regarde aussi et surtout son bilan et cr, ses ratios, etc... on jette aussi un oeil au business model, po...

à écrit le 04/03/2013 à 16:14
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Ce n'est pas le capitalisme qui pousse les Etats à s'endetter mais les gachis opérés par ces derniers.

le 04/03/2013 à 17:28
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plutôt..., oui !

à écrit le 04/03/2013 à 16:11
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"Les ravages de la financiarisation et de ses effets les plus visibles". Vous voulez plutôt parler des ravages du Keynesianisme et de l'Etat-Providence dans une économie ouverte? En effet, au lieu de se réformer et de s'adapter à la nouvelle donne, c...

le 04/03/2013 à 16:27
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pathetique, toi tas pas lu keynes, et tu dervais,

le 04/03/2013 à 18:38
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Faudrait pas inverser les choses; C'est le travail qui a permit de créer du capital et qui est la base du système productif. Pour commencer à créer du capital lorsqu'au début il n'y avait rien, il a fallu que le travail soit gratuit, ce qui n'a été ...

le 04/03/2013 à 18:54
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fredocool toi par contre tu as pas lu milton friedman et hayek....tu devrais

le 04/03/2013 à 19:08
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Il est utile de lire les extrémistes de droite ou de gauche à titre d'information, mais en faire son livre de chevet, c'est une autre affaire, car on voit bien qu'aucun n'a jusqu'à maintenant trouvé la solution.

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