Crise : ces remèdes qui tuent lentement le malade

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Pour les gouvernements, il n'y a plus que de mauvaises solutions pour trouver la moins mauvaise voie. On le constate, la rigueur budgétaire ne fait pas bon ménage avec une relance. Et pendant ce temps-là, une nouvelle et inquiétante bulle d'actifs est en train de se créer...L'analyse de François Leclerc, auteur de La crise n'est pas une fatalité (éditions Osez la République sociale) qui tient "La chronique de l'actualité de demain" sur le blog de Paul Jorion.

La dynamique de la crise emprunte de nouvelles voies. Afin de favoriser une relance, la course aux dévaluations compétitives se poursuit avec le Royaume-Uni, dont l'entrée en lice se prépare. Une course qui porte en elle des déséquilibres monétaires accentués et souligne d'autant plus le verrouillage de la réforme du système monétaire international.
Parallèlement, de nouveaux acteurs sont entrés dans le jeu : des manifestations massives se succèdent sur les grandes places d'Athènes, de Madrid, de Barcelone, ainsi que de Rome et de Sofia depuis peu. De leur côté, les banques centrales continuent de jouer « perso » une partie qui pour être efficace devrait être collective, tiraillées entre des impératifs contradictoires. Ce qui, dans leur majorité, les conduit au surplace, tout en étant conscientes du caractère palliatif limité de leurs mesures.
Pour les gouvernements, il n'y a plus que de mauvaises solutions avec lesquelles trouver la moins mauvaise voie. La rigueur budgétaire ne fait pas bon ménage avec une relance qui allégerait le poids du désendettement, et les tentatives pour combiner les deux ne dépassent pas le niveau des intentions. Les effets des dévaluations compétitives s'annulent entre elles, mais atteignent les pays « émergés » dont il était escompté hier qu'ils tirent la croissance.

Inflation, déflation et, depuis peu, stagflation
Les banques centrales contribuent par leur politique très accommodante à la formation d'une nouvelle bulle d'actifs, d'autant plus préoccupante que la régulation financière a été considérablement retardée et assouplie, au prétexte de ne pas casser l'instrument dont le salut est attendu - bien qu'il soit à l'origine du drame. On n'est d'ailleurs pas à un paradoxe près, en faisant passer, à la faveur des circonstances, des réformes d'inspiration libérale comme des remèdes aux maux qu'elles ont déclenchés.
Inflation, déflation et, depuis peu, stagflation... La ronde des mots qui font peur a repris, sans savoir celui qui sortira vainqueur de la danse, tandis que l'Europe tout entière s'enfonce dans la récession. Les banques centrales s'interrogent sur la définition de leur cible, envisagent de la modifier, quand ce n'est déjà fait, et l'on en vient au final à déboulonner les statues. Lord Adair Turner, président du FSA (Financial Services Authority), le régulateur britannique, et candidat malheureux à la succession de sir Mervyn King à la tête de la Banque d'Angleterre, s'interroge à haute voix. Il se demande si les banques centrales ne devraient pas engager des programmes massifs financés par la création monétaire, mais destinés directement aux entreprises et aux particuliers, enjambant les banques puisque celles-ci ne font pas descendre les liquidités dans l'économie réelle.

À terme, les classes moyennes et les équilibres sociaux sont menacés

Le désendettement ne se passant pas comme voulu, on en revient toujours aux mêmes solutions finales : la monétisation de la dette ou sa restructuration. Dans une logique de préservation du système financier, la première solution est naturellement prioritaire. Telle qu'engagée, elle brave le danger de l'inflation, les yeux fixés sur celle des prix à la consommation, sans se soucier du gonflement des actifs et de la formation d'une nouvelle bulle promise à l'éclatement. À tourner le dos à des mises en cause qui touchent au système monétaire et à la nature comme au poids de l'activité financière, d'autres reconsidérations s'imposent : l'État perd progressivement les moyens d'être l'instrument de la « providence » et prend le chemin de ne plus dispenser qu'un filet de survie, les classes moyennes et les équilibres sociaux à terme menacés. Ayant acquis ses dimensions monétaire et sociale, la crise atteindra alors sa plénitude.

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Commentaires
a écrit le 25/03/2013 à 22:48 :
Un esprit tatillon vous fais remarquer que ce que vous appelez rigueur et d'autres austerité n'est qu'un vague tapage pour amuser la galerie tandis que la gabegie continue. Par ailleurs d'autres appellent a une austerité réelle mais en faisant payer la crise de façon solidaire et commune ce qui aurait exactement les effets pervers que vous décrivez. Il y a une solution autre mais logique, c'est de supprimer seulement toute dépense qui est inutile voir néfaste. Il y aurait certes 2 à 3 millions de chomeurs immediatement mais qui retrouveraient rapidement du travail, l'économie se trouvant brutalement libérée d'un poids insoutenable retrouverait une croissance a deux chiffres avec emplois à la clé.
a écrit le 22/03/2013 à 18:45 :
bon, tout cela, c'est beaucoup de mots, mais pour dire quoi au juste? Qu'on est mal, que l'Europe est en crise? Merci pour la nouvelle. Que la reaction et les mesures prises par l'EU ne favorisent pas la relance? Ouaip, on le savait. Que sortir la BCE de son rôle exclusif de gardienne de l'inflation (à la manière Bundesbank) conduit à monétariser et collectiviser la dette et à l'inflation? Ben, oui... Alors, cher auteur, aucune idée, aucune proposition, rien de neuf??? Semble que non. Crise européenne et journaliste en crise d'idées..logique.
a écrit le 22/03/2013 à 17:02 :
La crise tourne en rond...Et l'Europe,avec...L'UE gagnerait plus à entreprendre une refonte
totale de ses institutions,de ses statuts...C'est vital,avant que le mal n'empire sous des
contraintes bien différentes,plus pesantes,qui fassent le jeu de gouvernements sécession
nistes...Mais,entre l'Allemagne,qui s'affirme comme impériale économiquement;l'Angleter
re qui voudrait mieux paraître;et les "laissés-pour-compte",comment empêcher que l'UE ne s'étiole,que le bateau "godille"...?Ne faudrait-il pas que les 6-du Traité de Rome-ne repren
nent tout en mains,pour écrire une version plus démocratique,plus égalitaire...?Et qu'enfin,
l'UE existe,forte,unitaire,politiquement,militairement,financièrement...
a écrit le 22/03/2013 à 14:37 :
Désolé il y a trop de sous-entendus dans cet article, je ne comprend pas tous les raisonnements, il faudrait détailler. Ce que je comprend c'est que l'économie mondiale est hors contrôle, et que si chacun joue "perso", ça ne conduit pas l'optimum global mais risque plutôt de se terminer en "perdant-perdant" faute d'entente, ça en prend en tout cas bien le chemin.
Pessimiste, je dirais presque que c'est inéluctable.
a écrit le 22/03/2013 à 9:50 :
Avec un CAC a + 7,02 % sur 1 an ou est la crise ?
Réponse de le 22/03/2013 à 13:01 :
Et oui , c'est vrai, mais la crise a bon dos pour justifier tout et n'inporte quoi surtout
Réponse de le 22/03/2013 à 22:54 :
Normal que ça augmente. Le capital a compris qu'il pouvait faire n'importe quoi, les Etats interviendraient toujours pour rempiler après coup.
a écrit le 21/03/2013 à 19:30 :
Prose verbeuse pour dire ce que tout bon lecteur de LA TRIBUNE a déjà intégré depuis longtemps !
a écrit le 21/03/2013 à 19:27 :
Les médicaments ont des effets à long terme, ils distillent dans l'organisme leur molécules chimiques, et s'ils soignent dans un premier temps, à long terme ils fragilisent le malade.
Les antibiotiques sont un autre exemple, car utilisés inconsidérément, ils deviennent inefficace. La potion nommée "austérité" semble avoir les inconvénients de la pharmacopée (Copé?) allopathique. Un traitement homéopathique, un peu d'acupuncture et une dose d'ostéopathie pourrait avoir un effet favorable à la guérison du malade.
a écrit le 21/03/2013 à 12:48 :
L'équipe au pouvoir nous conduit actuellement tout droit "dans le mur", faute de prendre les mesures d'ensemble salvatrices indispensables Même si la situation actuelle est en partie due à l'héritage ( pas seulement NS ), il n'en est pas moins vrai que FH doit enfin dire la vérité aux français Pourquoi pas plutôt un retour concerté vers les monnaies nationales ? !, Combien de temps encore vont "tenir" ces "politiques "de l'Europe de Bruxelles ? L'état de délabrement de cette Europe là, ne suffit-il pas à comprendre ?? Il suffirait de regarder peu de temps en arrière , au temps où une partie des mêmes changeait d'avis et considérant sans doute que nous n'étions que des idiots et qu'eux seuls savaient ce qui était bon pour nous , attendaient un moment plus favorable et nous faisaient revoter quand les résultats leur déplaisaient : Avons-nous oublié les traités de Maastrich , de Lisbonne etc etc contre lesquels j'ai toujours voté (pas tout seul d'ailleurs ! ), par méfiance élémentaire d'abord , par conviction ensuite ? Il existe en effet une autre solution , prônée par certains ( et pas seulement par le seul FN ) et par des économistes sérieux : revenir ( en concertation avec les Etats concernés ) aux monnaies nationales , au prix d'une dévaluation certes douloureuse ( mais pas plus douloureuse que dans l'hypothèse d'une "sortie" forcée ) et le retour à une monnaie commune En matière de responsabilité , nous n'aurions plus que les politiques que nous aurions élu , et qui ne pourraient plus se décharger sur Bruxelles Qui osera "tirer "le premier ? Surement pas les grecs , ! Alors , qui ???
a écrit le 20/03/2013 à 5:34 :
Le maintien de l'etat providence qu'avec déploration beaucoup appellent assistanat,l'enfermement des enfants des milieux populaires dans des structures scolaires et universitaires devenues garderies qu'avec emphase certains appellent démocratisation sont impossibles ,c'est aujourd'hui la fin d'un cycle.Aucun projet alternatif ne se fait jour, c'est le vrai problème .
Réponse de le 20/03/2013 à 19:21 :
Cest fait expres non ? Pendant que les plus riches sempiffrent, on calme le peuple avec des divertissements ?
a écrit le 19/03/2013 à 22:05 :
chacun de vous a presque une solution : mais le probleme sssss
a écrit le 19/03/2013 à 21:17 :
Bien résumé et démontré en Grèce ou en Islande et les USA et l'Angleterre : Restructuration ou monétisation ? La Grèce et l'Islande isolée peuvent restructurer ... Mais pour les USA endetté à 100% du PIB et avec toujours un deficit à 7% ainsi que l'Angleterre c'est la monétisation.
a écrit le 19/03/2013 à 16:25 :
Eh bien il faut apprendre aux Etats d'Europe Unis à thésauriser : c'est inconscient et dépassé de croire qu'un budget doit totalement etre dépensé : qu'arrive-t-il quand il y a ralentissement de l'économie ? les rentrées fiscales diminues et les efforts de relance sont multipliés (indemnisation chomage, RSA, mesures d'allègement fiscale, etc.) Il faut donc apprendre à nos chers hommes politiques que l'Etat ne peut mettre en danger toute sa population au prétexte qu'il n'a pas constitué de réserves. Surtout à l'heure ou l'économie est mondialisée et que les équilibres économiques changent vite, très vite...
a écrit le 19/03/2013 à 15:44 :
quand la monetisation a outrance va revenir sous forme d'inflation, les soi disant keynesiens pourront applaudir a tout rompre, vu que c'est de l'argent ' paye par personne' ( un peu comme euro bonds)... ah les gens n'auront plus de quoi bouffer? pas grave, la propension marginale a consommer est decroissante, l'important c'est de jeter l'argent public par la fenetre, comme on dit
Réponse de le 21/03/2013 à 17:55 :
Si vous pouviez laisser Winston-no-sport en dehors de ça, ce serait quand même plus honnête, intellectuellement parlant
a écrit le 19/03/2013 à 12:35 :
Avoir cru que l'Etat pouvait être l'instrument de la « providence » est la présomption fatale, la bulle étatique qui s'évanouit avec cette crise. L'Etat, lorsqu'il déborde de ses fonctions régaliennes et devient obèse, quand il renonce à la morale et au droit pour satisfaire les émotions et les instincts, se construit toujours aux dépens des populations, jamais à leur service, démocratie ou pas. Il va falloir se faire une raison : la danse des cigales, la fête des rentiers de la providence étatique, est terminée. Elles n'auraient jamais dû commencer car maintenant, il ne reste plus que des dettes à rembourser.
Réponse de le 19/03/2013 à 13:13 :
Vous la trouvez où, parceque ce doit être de la bonne!
De grace un peu de connaissance en économie vous éviterais d'écrire de telles bétises.
Réponse de le 19/03/2013 à 13:33 :
il a raison"bulle étatique".... C'est l'Etat -par la voix de politiques, de pseudos spécialistes achetés par les lobbys- qui nous a mis là ou nous en sommes. Et ce n'est pas eux qui nous en sortiront car à part créer des impots , ils ne savent RIEN FAIRE.
Réponse de le 19/03/2013 à 13:50 :
Vous auriez presque raison, "bulle étatique", si le pouvoir était resté aux états. Hors, la baisse monstrueuse des impôts pour les plus riches ainsi que les multiples solutions pour tricher montre que votre point de vue est faux en tout point. Désolé pour vous.
Réponse de le 19/03/2013 à 15:35 :
Clairement les obligations d'état sont surévaluées car les taux d'intérêt qu'elles portent sont anormalement bas ou négatifs, et maintenus bas par une politique monétaire accomodante qui ne saurait durer indéfiniment. Cette bulle va éclater à la moindre tension sur les taux et porte en elle-même un risque considérable de faillite des institutions financières nationales.
Réponse de le 19/03/2013 à 20:16 :
Merci d'étayer mon point de vue, bulletrucmachin. En effet, les US sont OBLIGES de racheter leur propre dette pour la garder calme. Mais ... jusqu'à quand...?? le cimeré tombera forcément un jour. Tout comme pour le Japon, état annexé par eux d'ailleurs... Y aiment bien annexer, les cowboys. Jaloux du colonialisme européen, sans doute.
Réponse de le 19/03/2013 à 22:22 :
Bien sur qu'il a raison bulle etatique. Et ceux qui mettent tout sur le dos des baisses des impôts des riches: la part de l'etat dans le PIB continue bien de monter pourtant.
Réponse de le 20/03/2013 à 8:49 :
Croire que l'Etat est autre chose que la représentation du peuple français est une erreur! Qu'elle soit devenue providentielle par l'effet de l'immigration, je le conçoit! Mais quelle soit présente pour "ses enfants" ne tient pas de la providence mais de la bonne gestion humaine!
Réponse de le 20/03/2013 à 12:27 :
@ yvan : "baisse monstrueuse des impots pour les plus riches" vous vouliez dire hausse à la place de baisse je présume ? sinon, vous avez un grave problème avec la réalité ...
Réponse de le 21/03/2013 à 18:11 :
@ john galtVous pensez vraiment que ce sont les décisions de Hollande depuis moins d'un an qui sont à l'origine de la crise ??? Faudrait voir à prendre un peu de recul !
En réalité, la décennie 2000 a bel et bien été marquée par d'importantes baisses d'impôts qui ont notamment bénéficié au capital et aux hauts revenus (Bush aux US, Blair au RU, Schroder en Allemagne, Chirac, niche Copé puis le paquet fiscal de Sarko en France...) et ont largement contribué à gonfler la bulle du crédit qui nous explose à la figure depuis 6 ans : plus d'argent dans les mains des "créditeurs" (cf le fameux "global saving glut" ie excédent mondial d'épargne cher à Ben Bernanke), toujours plus de liquidités, baisse des taux... tout cela a ouvert la voie à l'explosion du subprime (avec, il est vrai, l'aide de la politique américaine de promotion du crédit hypothécaire, cache-misère censé permettre aux pauvres de consommer plus alors que leurs revenus stagnaient désespérément...)
Réponse de le 22/03/2013 à 12:38 :
@john galt vous avez mal lu les propos de yvan (cela doit être l'effet des lunettes déformantes de l'école de Chicago) il parle de baisse d'impôts pour les plus riches et uniquement pour ceux là. Il est exact que les impôts et taxes augmentent pour la masse mais ils baissent pour les plus aisés (c'est le mécanisme de redistribution libéral.!) résultat comme le dit Yvan. les cadeaux en impôts faits aux plus aisés (qui ne savent plus quoi faire de leur fric) sont convertis en prêts aux états qui ainsi progressivement deviennent tributaires des marchés (donc des plus aisés) C'est donc la confiscation progressive de l'Etat au profit d'une caste d'hyper riches et de leurs laquais : fonctionnaires internationaux et avocats et banques d'affaires. VOus appelez ça libéralisme et vous êtes content de cette évolution moi j'appelle cela de la ploutocratie et j'attends avec impatience que l'indignation renverse ce pouvoir de l'argent.
a écrit le 19/03/2013 à 12:12 :
Les relances par la consommation, et au nom d'une justice sociale bidon, c'est fini.
Il n'y qu'une relance possible : la relance par l'investissement.
C'est la seule façon de résorber le chômage structurel en France, qui est à un niveau scandaleux.
Tout le monde le sait.
Alors qui bloque ? Les fonctionnaires qui vivent bien sur la bête ? Les baby boomers qui veulent zéro inflation ? Une sainte alliance des deux ? Probable. Jusqu'au moment où çà pétera. Comme en 89 ?
Réponse de le 19/03/2013 à 14:42 :
Mais vous ne relancerez l'investissement que si la conjoncture s'améliore, c'est à dire si la consommation des ménages repart...
Réponse de le 20/03/2013 à 16:17 :
@Paul Andersain: euh jettez un coup d oeil au niveau d Epargne Francais, il est la le probleme, c est de l argent qui n apporte rien du tout a l economie mais qui finance juste le definicit de l Etat. CQFD !
Réponse de le 20/03/2013 à 16:42 :
@ Paul Andersain : croire que c'est la consommation qui tire la croissance est une absurdité keynésienne. JB Say avec sa loi des débouchés expliquait déjà au 19ième siècle que l'activité économique consiste en l'échange de produits cad offre contre offre. Faire une dichotomie entre "cosnommation" et "production" c'est divisé artificielement un produit en 2. La conjoncture (activité économique) s'améliorera grâce à l'innovation technologique et la hausse de la productivité grace à l'investissement, qui permettra ainsi la hausse de la production et donc une hausse de l'échange par augmentation de l'offre.
Réponse de le 21/03/2013 à 15:08 :
De l'offre sans demande, ça ne s?appellerait pas une crise de surproduction ?
Belle récitation de la pensée libérale qui a montré à plusieurs reprise qu'elle était dépassé. A l'époque de JB Say, l'économie était essentiellement agricole alors à part nous apprendre que les bananes poussent mieux sous les tropiques qu'en Bretagne et qu'on a donc intérêt à les importé...
Réponse de le 21/03/2013 à 18:59 :
Ils sont marrant les théoriciens de l'économie. Aucun recul sur la réalité, que de la théorie et de l'idéologie. Le pire c'est que la société les écoute aveuglément...

"La conjoncture (activité économique) s'améliorera grâce à l'innovation technologique et la hausse de la productivité grace à l'investissement, qui permettra ainsi la hausse de la production et donc une hausse de l'échange par augmentation de l'offre."
Et si vous n'avez pas demande, ça ne pose pas de problèmes particulier sur l'investissement à votre avis?
a écrit le 19/03/2013 à 11:54 :
A La Tribune : il faudra, puisque le sujet est évoqué dans cet article vague, que vous fassiez un VRAI BON article sur l'état de la GB, un jour. Car hormis quelques lignes dans les NOMBREUSES nouvelles qui passent, faire une concaténation et analyse de ces brèves vaudrait le coup.
Réponse de le 22/03/2013 à 14:39 :
je plussoie à la requête d'Yvan
a écrit le 19/03/2013 à 11:34 :
C'est surtout la misère qui atteindra sa plénitude. On en prend bien le chemin. Et on y échappera pas.

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